Un pas de géant, certes!

Depuis quelques temps, les intervenants de la prise en charge de Nicolas et nous-même parents, avont noté de grands changements chez mon fils.

Je ne sais pas si cela est dû à ses séances avec la psychologue cognitiviste, les prémices de l’adolescence ou bien les deux, mais nous notons de réels progrès dans son comportement.

Tout d’abord, son orthophoniste est devenue véritablement sa confidente, et au début de chaque séance, il raconte sa journée. Lorsqu’il revient de vacances (car nous faisons un break pendant les congés scolaires), il lui parle de ce qu’il a fait, et si Monique, son orthophoniste, l’interrompt, Nicolas lui dit qu’il n’a pas fini de tout raconter. Comme elle me le faisait rappeler, encore l’année dernière, il fallait lui sortir les mots de la bouche.

De plus, Nicolas aborde des sujets pertinents et se pose des questions existentielles sur la nudité, la maladie, sur ce qu’il voit à la télé, la mort.

En ce qui concerne la nudité, la psychologue a abordé l’anatomie et cette séance l’a passionné. Nicolas reste hilare à la vue d’une paire de seins ou d’un homme torse nu.

Le sujet de la maladie est venu car il connaît un petit garçon qui est diabétique et qui va à l’hôpital. Du coup, à chaque fois qu’il entend le mot maladie, il l’associe au diabète, mais comment lui parler de cette maladie tout simplement? J’avoue être un peu à court d’arguments en ce moment, mais la psychologue m’aide aussi.

En l’espace de quelques mois, le chien de mes parents et celui d’une connaissance sont morts. Sur le moment, j’ai dit ce qui se passait par la tête et j’ai parlé du pays du Père Noël. Avec le recul, j’aurai dû trouver une autre explication, je l’accorde. Mais il me questionne souvent sur le sujet, et me demande si les chats aussi vont au pays du Père Noël (car nous avons un félin à la maison), si une fois guéri, on revient, etc. Doucement, je lui explique que non, le plus simplement possible.

Des sentiments confus m’envahissent. Je n’avais pas anticipé ce changement, et je doute quant aux bonnes paroles que j’emploie pour lui expliquer une chose qui me fait moi-même horriblement peur.

Nous sommes très heureux de ce grand pas chez Nicolas, mais, paradoxalement, plus il comprend le monde des neurotypiques, plus il est angoissé et excité. Aussi, ses stéréotypies, notamment de répéter, ont augmenté. Ses intervenants n’en ont pas l’impression, nous oui.

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8 Responses to Un pas de géant, certes!

  1. a n g e l says:

    bravo pour le grand pas de géant, et je voulais dire aussi que j’adore la photo, il est super classe Nicolas, didon!

    bon courage pour les explications, en tant que maman de neurotypiques, crois-moi que je me goure et que je louvoie aussi…

  2. Lise says:

    Bravo de très beaux progrès !!!! Une belle victoire. Je souhaite une belle route à ce petit homme. Pour les stéréotypies je vais peut être dire une bêtise mais apparemment l’entrée dans l’adolescence peut générer des troubles de ce type, c’est peut être juste un concours de circonstances, lié au bouleversement hormonal ? Bonne chance et merci pour ces nouvelles pleines d’espoir

  3. veronique says:

    Merci pour vos encouragements.

  4. Cécile says:

    L’essentiel, c’est que Nicolas progresse toujours.
    Je pense que les questions sont également bon signe. J’aimerai qu’Adam me pose les mêmes quand il aura l’âge de Nicolas. Le tout, c’est de lui apporter des réponses compréhensibles et vous allez les trouver sans difficultés.

  5. candy11 says:

    bravo nicolas et c’est vrai que quand on évolue d’un côté d’autre facteurs se déclenchent mais je ne peux que te féliciter pour toi et ton fils

  6. véronique Gard says:

    Merci à tous.

  7. Catherine B says:

    Bravo à Nicolas et à ses parents !
    Oui, je trouve également qu’il progresse, qu’il s’ouvre.
    Par contre, je t’encourage à lui dire juste la verité : les animaux meurent et nous mouront aussi, tout comme les plantes : tout ce qui vit fini par mourir après avoir grandi et prosperé, c’est comme cela. Je crois que la vérité rassure, ce que l’on préssent et qui n’est pas dit angoisse. Bravo pour ton texte, Véro, c’est un plaisir de te lire !
    Je t’embrasse

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