Merci beaucoup, thanks a lot, vielen danke, grazie mille, σε ευχαριστώ πάρα πολύ

Suite à mon article « Recherche tonton et tata », vous avez été nombreuses à répondre et à ouvrir votre coeur à Nicolas. Mon fils a été gâté par des cartes postales qui sont accrochées au mur de sa chambre, et même un livre sur les oiseaux qu’il a adoré. Il s’intéresse et pose des questions: « Et tata(s) , elle habite où, c’est loin? »  ou encore « y a t-il des fontaines, des carroussels où elle habite tata(s)? ».

J’ai beaucoup hésité à publier ce texte car je craignais que l’on ne comprenne pas ma démarche. Je redoutais une éventuelle pitié, de tomber dans le pathétique. Rien de tout cela ne s’est produit. J’ai été très émue par votre élan de générosité et je me suis aperçue que nous n’étions pas les seuls à vivre cettre fracture dans le cercle familial. Certaines ont réussi à tourner la page mieux que d’autres, et je les admire.

Toute cette solidarité de la communauté n’a fait que confirmer une idée déjà bien ancrée par mon vécu. Plus le temps passe, plus je préfère la compagnie des gens qui vivent le handicap quel qu’il soit. Bien sûr, j’ai des exceptions qui confirment « ma règle ». J’ai quelques amies qui ne connaissent pas le handicap et avec qui je m’entend bien, qui m’écoutent et surtout ne me jugent pas. Et puis, il y a les autres, les connaissances, « les copines » qui ne comprennent pas mon humeur en dent de scie, font la psy avec moi, ou qui ont parfois des propos vexants (pas plus tard qu’hier sur le temps nécessaire à Nicolas pour comprendre une consigne). Je ne dis rien mais ça m’énerve. Par contre, quand je suis avec des personnes qui vivent une situation similaire à la mienne, nous sommes sur la même longueur d’onde de suite.

Alors ma question est la suivante: faut-il souffrir pour être bon, généreux, compréhensif, comme vous l’êtes vous toutes?

Tata Sylvie, tonton Bernard, tata Fanfan, tata Lydie, tata Isabelle, tata Stéphanie, tata Cécile, tata Christina et les cousins: merci du fond du coeur!

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6 Responses to Merci beaucoup, thanks a lot, vielen danke, grazie mille, σε ευχαριστώ πάρα πολύ

  1. Kristel says:

    Moi aussi je veux devenir tata de Nicolas :-) Tu pourrais m’envoyer ton adresse via mon e-mail d’autisme infantile ? J’enverrai à Nicolas de jolies cartes de mon petit patelin.

    Ce que tu dis me fait un peu penser à ce que Francis Perrin disait sur son petit garçon autiste dans un reportage d’Envoyé Spécial (si j’ai bonne mémoire). Il disait que l’enfant autiste c’était un peu comme un « cadeau fardeau ». Fardeau parce que c’est pas toujours évident à vivre mais cadeau parce que ça nous permet de rencontrer plein de gens formidables :-) J’étais assez d’accord avec lui.

    Pour ma part, je ne pense pas (ou plutôt n’espère pas) qu’il faille souffrir pour devenir bon, généreux et compréhensif mais vivre des expériences aussi difficiles ça rend au moins plus tolérant.

    Je te souhaite plein de bonnes choses à toi et Nicolas.

  2. Isabelle says:

    Pas de merci pour moi Véronique ! je trouve ma réaction tout à fait normal ! et je suis fière d’être tata d’un

    Nicolas exceptionnel ! De tout mon coeur :-) ))

  3. courcet says:

    oui, malheureusement je crois qu’il faut que les gens soient touchés eux même(même pas des proches) par les points négatifs pour qu’ils comprennent.On cotoie de plus en plus de gens égoistes.J’en fait peut être partie aussi, mais je ne m’en rends pas compte, alors si vous vous en rendez compte , n’ayez pas peur de me le dire pour me faire ouvrir plus grand mes yeux et mon coeur.Merci de tes remerciements malgré mon manque de cartes depuis quelque temps, mais ça va revenir!!!!!!! Bises à vs 3. Sylvie

  4. lydie says:

    merci a toi ne nous avoir laisser le droit d’etre tata ou tonton du coeur etre parent d’un enfant autiste est une grande douleur au plus profond de soi et bien que l’on soit entouré par la famille et les amis seul les parents et famille d’enfant autiste peuvent comprend ce que l’on vie tout les jours alors oui parfois certain mambre de nos famille s’eloigne certain amis ne prennes plus de nouvelle nous invite plus par peur de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire personnellement je ne leur en veux pas car je n’attend pas d’eux ni pitier ni pleurs alors je les laisse partir sans regret je prefere les tatas et les tontons du coeur ceux qui vous dise « alors comment tu vas aujourd’hui ? si tu a besoin de moi je suis la ! tu peux compter sur moi ! « 

  5. Véronique Gard says:

    @ Sylvie pourquoi penses tu être égoïste et ne t’inquiète pas pour les cartes postales, tu es très occupée comme nous toutes.

    @ Lydie Merci à toi d’être la tata de coeur de Nicolas et tu peux également compter sur moi.

    Je n’ai plus de regret de voir les gens s’éloigner mais je ne crois pas que c’est parce qu’ils ne savent pas comment nous parler, je crois qu’ils ont peur de la « contagion » et aussi ils sont jaloux parce que bien qu’avec un handicap, nos enfants sont très bien élevés et puis que nous Mamans et Papas, on marche la tête haute.

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