Bien que très heureuse d’avoir quitté cette campagne hostile, je suis tout de même un peu stressée. J’ai rendez-vous avec la directrice de la nouvelle école de Nicolas. Bien entendu, elle connaît la situation. Nous sommes en novembre, l’école a déjà commencé depuis deux mois: cela ne va pas être simple pour l’intégration.

Je me retrouve devant une femme charmante, pas du tout réfractaire et pleine de bonne volonté. Elle m’explique que la nouvelle institutrice de mon enfant est volontaire. C’est le summum, l’apothéose, la quatrième dimension! Après avoir rejeté mon fils pendant les deux premières années scolaires, ici on accueille Nicolas à bras ouverts.

Par la suite, tout s’est mis en place rapidement: une nouvelle AVS, une nouvelle orthophoniste, le référent scolaire, la directrice, l’institutrice… Tous formidables.

Nicolas s’est intégré très facilement à son école. Il ne semblait pas perturbé—au contraire, il a progressé à pas de géant, le langage est apparu petit à petit. Il a commencé également à écrire.

Les mamans m’ont aussi accueillie avec gentillesse. Nicolas a été souvent de la fête pour les anniversaires et a pu, lui aussi, avoir un ballon. Je pense souvent à eux encore maintenant.