Dans le vocabulaire des judokas, Hajime veut dire départ—bref, c’est parti.

Cela fait cinq ans que Nicolas fait du judo, non pas pour qu’il fasse des compétitions, mais pour l’intégrer dans un milieu ordinaire. Après avoir essuyé un premier refus, à croire que les enfants de 5 ans participaient aux Jeux Olympiques, j’ai rencontré un autre professeur par l’intérmédiaire de l’AVS de Nicolas. Celui-ci a accueilli Nicolas sans aucune difficulté et beaucoup de gentillesse.

Chaque fin d’année, les enfants reçoivent un diplôme rappelant les valeurs d’un judoka et changent la couleur de la ceinture en fonction de leur progrès. Ce qui m’émeut à chaque fois, c’est que Nicolas reçoit aussi son diplôme, son changement de ceinture ou des galons à coudre, même si les progrès de mon fils en judo ne sont pas comparables aux autres judokas. Aussi, maintenant, Nicolas est ceinture jaune-orange grâce à son professeur, Stéphane, qui joue le jeu. Il faut rajouter que Nicolas est très fier et à l’aise dans son kimono.

Pour cette année, Nicolas a changé de groupe. Il est avec des grands qui commencent à comprendre son handicap et s’en accomodent très bien. Les grands ayant un bon niveau, c’est un très bon exemple et moteur pour mon fils qui progresse bien. Stéphane est ravi de ce changement de groupe.

Un mercredi, un des enfants arrive au cours et serre la main à ses potes. J’ai été touché de voir qu’il a tendu également la main à Nicolas, qui a eu un moment de surprise et d’hésitation, puis a répondu de même.

Je suis très fière et très satisfaite de mon fils. WAZA ARI!