Le co-sleeping, terme visant à déculpabiliser les parents, mais qu’est-ce donc? C’est comme le co-voiturage mais dans les bras de Morphée. Je m’attend à un tollé général. Dans certaines contrées, ce sujet n’est pas tabou.

Depuis 8 ans, nous sommes des parents faibles, qui cédont aux peurs nocturnes de Nicolas. Tous les soirs, nous lui répétons que les monstres n’existent pas, que nous sommes à côté. Rien n’y fait. Nous avons changé son lit pour en choisir un plus grand pour faire comme les grands: bof! La veilleuse, non plus. Les livres à ce sujet: il a haussé les épaules. De grandes discussions avec son pédopsychiatre chéri: pfff…

Mais comment en est-on arrivé là? Nicolas dormait bien dans son lit jusqu’à ses deux ans. Il a suffi d’une fois où il était bien malade, et voilà! Fini le sommeil en duo!

En fait, Nicolas s’endort très bien dans son lit, mais quand il se réveille, il vient nous rejoindre. Et nous, parents, n’entendons rien. Le matin, nous nous apercevons de sa présence. Mon dos se plaint. Au début, il y avait de la place, mais maintenant qu’il mesure à peu près 1m50 et chausse du 39, papa et maman ont mal partout.

Un jour, alors que j’en parle pour la énième fois avec Nicolas, il a bien voulu me répondre, car en général il s’énerve quand on aborde le sujet. « J’ai peur du noir et des monstres, et dans votre lit il fait jour ». Nicolas est poète.

Avec la psychologue cognitiviste, nous avons mis en place un compte à rebours jusqu’au 15 octobre. Nous avons accroché un calendrier dans sa chambre—chaque soir, Nicolas raye le jour d’avant. Le 15 octobre au soir, ce sera terminé les festivités. Tous les soirs, nous expliquons le pourquoi du comment à Nicolas.

Gageons que cette méthode fonctionne.