Autisme Infantile (1)En septembre de l’année dernière, avec l’accord de notre pédopsychiatre, nous avons pris la décision de scolariser notre enfant à la rentrée suivante plutôt que tout de suite. Matthieu n’était pas encore prêt à commencer sa scolarité immédiatement car il était encore trop hyperactif et nous pensions alors déménager très vite à une heure de notre résidence actuelle. Nous avons donc planifié une rentrée en septembre 2009, qui nous permettrait de le préparer à la discipline nécessaire à la vie scolaire, et d’éviter de le changer de classe et d’école en milieu d’année.

Pendant plusieurs mois, la psychomotricienne, l’orthophoniste et moi avons focalisé nos efforts sur sa préparation à l’école tout en continuant les soins nécessaires de sa prise en charge:

  • nous avons habitué Matthieu à rester assis pendant les séances de travail (environ une demie-heure à la fois, mais avec fermeté),
  • nous avons commencé à aborder les activités qu’il va rencontrer à l’école (peinture, collages) afin qu’il ne soit pas en échec sur tous les aspects de l’école,
  • nous avons travaillé plusieurs contraintes (attendre son tour, écouter les consignes avant de se lancer dans un travail, obéir à des ordres simples comme venir, prendre, poser, etc.).

Jusqu’à présent, Matthieu a toujours eu du mal au départ à s’adapter aux consignes, en particulier la première fois, pour y revenir volontiers et de lui-même aux séances suivantes, comme s’il avait besoin d’une pause pour vraiment intégrer les manipulations et consignes. Une fois motivé, il réussit correctement les exercices, ce qui prouve qu’il faut savoir insister et ne pas baisser les bras au premier échec.

De plus, je l’ai inscrit avec son petit frère à la halte-garderie deux matinées par semaines, pour qu’il puisse se frotter un peu à d’autres enfants et se rendre compte qu’il existe des règles en collectivité.

Les règles de la halte-garderie sont plutôt laxistes par rapport à celles qui vont exister à l’école, et Matthieu ayant facilement deux ans de plus que tous les autres enfants, il leur est plutôt difficile de se faire obéir efficacement, car ce qui fonctionne avec des tout-petits n’a aucun effet sur mon enfant. À l’école, Matthieu devrait pouvoir béneficier d’une AVS (Assistante de Vie Scolaire), qui s’occupera exclusivement de lui, et l’aidera à s’adapter aux règles de l’école et à se focaliser sur les activités qu’il devra effectuer comme les autres enfants.

Je suis plutôt satisfaite de cette première vraie prise de contact. Déjà, parce que la maîtresse a pu se rendre compte que mon  fils ne sera pas si difficile à adapter en classe, mais qu’il a tout de même besoin d’une AVS puisque là où un enfant de son âge écoute l’adulte, il est ardu de retenir son attention et de l’inciter à coopérer si une personne ne s’occupe pas exclusivement de lui.

Ensuite, j’ai noté avec bonheur que la maîtresse et moi sommes sur la même longueur d’onde: il n’est pas question de laisser Matthieu seul au fond de la classe à faire ce qu’il veut pour ne pas qu’il gêne le bon déroulement des activités. Il va falloir être parfois très stricts pour qu’il s’habitue à évoluer en groupe, surtout au départ. Mais son intégration au sein du groupe est notre objectif principal en ce qui concerne Matthieu.

Durant cette première matinée à l’école, j’ai servi d’AVS à Matthieu. Tout s’est plutôt bien passé, il a été le centre de l’attention de tout le monde, en particulier des petites filles (héhé) qui ont été particulièrement curieuses de ce nouveau venu, et cela laisse présager d’une bonne rentrée, à condition que l’AVS soit en meilleure forme physique que moi et n’ait pas peur de courir à longueur de temps!