Autisme Infantile (3)Dur dur, ces jours-ci! Ça fait un petit moment que je n’ai pas écrit parce que les rendez-vous chez les spécialistes se sont enchaînés, et que Matthieu n’a pas été très facile à vivre depuis un mois: il a toujours été un peu dur mais ces derniers temps il se met à crier si on le contrarie, ce qui est vite fatiguant pour le reste de la famille.

J’en ai parlé à notre pédopsychiatre, et le conseil qu’il m’a donné est de l’inscrire au SESSAD. Seulement, nous avons un certain nombre d’heure dans la journées, et de jours dans la semaine, et je passe déjà les trois-quarts de ma semaine à l’amener à ses séances. De plus, nous allons déménager bientôt, et il doit commencer l’école à la rentrée. Non, sincèrement, nous n’allons pas pouvoir revenir encore plus souvent à la ville.

Son autre argument est qu’au SESSAD ils sont habitués à s’occuper d’enfants autistes, contrairement à la halte-garderie où Matthieu va et où on le laisse faire n’importe quoi (allumer et éteindre les lumières, ouvrir et fermer les portes, faire du flapping, etc.). Ceci dit, avec la maîtresse qu’il aura en septembre, nous nous sommes mises d’accord sur l’importance de continuer les efforts de la maison à l’école, et donc j’ai son accord pour y travailler de concert avec l’AVS.

Alors nous avons mis le marché en main à Matthieu: s’assagir ou abandonner l’école au profit du SESSAD. Nous avons trop investi dans l’école pour laisser tomber maintenant, mais s’il n’est pas plus calme nous serons obligés de changer nos plans et de l’inscrire au SESSAD dans le département d’à-côté.

Depuis que nous lui avons expliqué cela, j’ai noté un changement flagrant dans son attitude. Maintenant, la plupart du temps, c’est son petit frère qui fait des bêtises. Il a aussi commencé à comprendre que, lorsque l’on gronde son frère, on ne s’adresse pas à lui (ouf!). J’ai bon espoir qu’on arrive à le scolariser en septembre.