J’ai mis beaucoup de temps pour écrire cet article, parce que pendant plusieurs semaines l’inquiétude m’a rongée de l’intérieur. Il y a environ un mois, j’amenais mes deux fils chez notre pédiatre pour la visite habituelle: respectivement celle des 4 ans et celle des deux ans.

Il y a deux ans, notre pédiatre nous disait ses doutes quand à mon fils aîné, et nous encourageait à faire les tests de dépistage. Nous n’avions pas voulu y croire à l’époque, et puis nous avions finalement pu accepter que notre fils si brillant et en avance avait un problème.

Le mois dernier, la pédiatre de nos fils m’a fait part de ses inquiétudes par rapport à mon plus jeune enfant. Il n’avait pas voulu parler, faire les activités proposées, et avait en général été imbuvable pendant toute la scéance. Le mot autisme a été prononcé encore une fois.

Malgré tout ce que j’ai appris sur l’autisme depuis deux ans, je suis passée par une période de doutes énormes sur l’état de notre petit. Ayant déjà mis une fois en doute les dires de la pédiatre, je ne voulais pas ne pas la croire à nouveau et perdre du temps qui pouvait être précieux pour aider mon fils.

Cepandant, malgré quelques petites choses “inquiétantes”, je ne retrouvais pas les signes de l’autisme chez lui:

  • il pointe du doigt les choses qu’il souhaite partager avec moi, comme par exemple des images sur un livre, et dit même les mots (les noms des animaux, les objets, les transports, etc.),.
  • il initie et cherche le contact oculaire,
  • il sait bien imiter (frapper dans les mains, apprendre par imitation les parties du visage, etc.).

Nous avons eu la chance d’avoir déjà dans notre entourage un pédopsychiatre, une psychomotricienne et un orthophoniste qui ont été très rassurants. Les prémices de stéréotypies que j’avais remarqué chez mon plus jeune fils étaient surtout une imitation de son grand frère, et rien d’inquiétant aux yeux des spécialistes.

Notre pédiatre a été prudente, se méfiant de balayer trop prestement un jugement d’autisme dans une fratrie qui contient déjà un sujet. Ce qu’elle a pris pour un TED était simplement du “tête-de-lardisme”, mon fils cadet ayant un sale caillou lorsqu’il s’agit de faire des choses devant des inconnus, surtout à l’heure où il devrait faire sa sieste.


Mise à jour du 26 août 2012

Trois ans plus tard… Julien a reçu un diagnostic de TED. Comme quoi, la pédiatre avait 100% raison…