Cet article ne concerne en aucune manière les grands-parents maternels et paternels de Maëlys, ni quelques personnes de notre famille, OUF!

Depuis que Maëlys est née, je ne fais que me justifier… Elle est née à 6 mois et demi de grossesse, donc nos premières relations se sont passées avec une paroi de plexiglas entre nous deux. Forcément cela apporte quelques difficultés.

Du coup, cela a commencé dès le retour à la maison:

– « Mais pourquoi tu la fais dormir direct dans sa chambre? Pas dans la vôtre? »
– « Parce que j’ai besoin de quelques heures À MOI. » Comment se sentir égoïste et culpabiliser…

– « Pourquoi tu la fais tant vacciner? »
– « Parce qu’en temps que prématurée, elle a des vaccins obligatoires. » Et pan, prend toi ça dans les dents…

– « Et pourquoi, pourquoi, pourquoi??? »
– « PARCE QUE! » Zut, flûte, crotte à la fin!

Bon sang! La prématurité a fait de ma fille, dès le départ, un « spécimen » à part. Du coup, tout ce qu’on faisait était passé à la loupe… Et c’était rare si une action n’était pas suivie de commentaires! Alors quand les difficultés sont apparues, n’en parlons pas…

– « Mais pourquoi vous vous faites tant de souci? Elle est normale, votre fille! »

– « Et pourquoi vous cherchez la petite bête, il n’y a aucune raison! »

À toutes ces questions, une seule réponse me venait à la bouche: « Parce qu’on veut que notre fille ait un problème, donc on cherche, on finira bien par trouver quelque chose?! » Non mais, qu’est-ce que les gens croient, sincèrement?! Mais non, je restais polie, et comme d’habitude, depuis la naissance de ma fille, je me JUSTIFIAIS! Et tout cela continue encore aujourd’hui: chacun de nos comportements est inspecté et soumis à questions.

Sauf que maintenant, j’ai laissé tombé. Ceux qui ne veulent pas comprendre, eh bien tant pis! Moi j’en ai marre de devoir m’expliquer sur tout. Nous sommes des parents comme les autres: on fait des choix, qu’on espère les mieux et les plus adaptés à notre fille. Peut-être on se trompe, évidemment, mais on espère que non… Mais bon sang, laissez-nous VIVRE!