Ca y est, après dix mois de bataille, de recherche, d’incompréhension, de colère, nous y sommes arrivés. Maëlys a été vue par un médecin spécialisé sur Paris, qui a enfin mis des mots sur les troubles de Maëlys, n’en déplaise à son CAMSP.

Maëlys a un retard de développement d’au moins un an, avec des troubles autistiques.

Nous pouvons enfin lancer la prise en charge spécifique de la puce! Orthophoniste, mise en place de la méthode PECS, viennent se rajouter à la psychomotricité déjà présente. Nous avons l’impression qu’une partie du poids s’est enfin enlevé de nos poitrines, que Maëlys va enfin avoir la suivi qui va lui permettre de mieux progresser.

Depuis le rendez vous d’ailleurs, la miss a sacrément avancer sur deux points:

Après deux mois de « travail » intensif, Maëlys commence ENFIN, à 27 mois, à montrer du doigt. C’est encore sur demande, et pas d’elle-même, mais c’est bien présent. Et surtout, cela désamorce une grande partie des colères, car je sais à présent ce qu’elle veut.

De plus, un des troubles de Maëlys est sa rigidité alimentaire. Elle ne mange que si c’est lié avec une purée, si il y a viande ou poisson il faut lui mixer car sinon, elle se crée un deuxième palais avec la nourriture (un truc horrible, car après je suis obligée d’aller lui enlever avec le doigt, puisqu’elle ne veut pas avaler), et surtout Maëlys ne mâche absolument pas.

Donc à 27 mois, elle ne mangeait que des assiettes de 18 mois, mixées pour la plupart, quelques rares morceaux de pain ou de gâteau (sec uniquement), mais c’est tout. Bref tout ce qu’elle pouvait laisser fondre dans sa bouche afin de l’avaler après.

Elle ne voulait RIEN goûter, ni fruit, ni fromage, ni crudité, ni nutella, rien de rien de rien du tout qu’on pourrait donner en petit morceau pour goûter et apprécier surtout! Rien qui change des assiettes bébé aussi…

Et avant hier: je mange toujours avec ma puce la semaine, mon homme étant absent. Elle avait fini son assiette, quand – ô miracle! – elle lorgne vers la mienne où se trouvaient des spaghettis! Ni une ni deux, je lui en tend une, mais elle ne veut pas toucher. Alors je lui mets mon assiette devant elle. Et après de multiples tergiversations, elle se lance enfin et prend un spaghetti dans les mains. Encore plusieurs minutes de tripotage, et là, LE MIRACLE! Elle porte le spaghetti à la bouche! Oui oui oui! Inutile de vous dire que j’étais dans tout mes états, à la féliciter…

Et la cerise sur le gâteau, c’est qu’elle l’a mangé et en a même redemandé d’autres!

Alors un midi, pour voir ce que cela donnait, j’ai servi à Maëlys de petits morceaux de saucisses avec quelques spaghettis. Je précise que cette assiette il y a encore un mois l’aurait fait hurler de terreur rien que de la voir. Et là, elle a mangé! Beaucoup moins que d’habitude, c’est vrai, mais c’est une telle victoire!

Petit à petit, allons-nous enfin pouvoir abandonner les assiettes de bébé?

En tout cas une chose est sûre, je ne l’ai jamais forcée, je l’ai laissé prendre son temps, même si cela n’est pas toujours évident, et cela a payé.

Chaque chose vient à qui sait attendre…