Le parcours de Matteo n’a pas toujours été facile. Nous avons pourtant eu un coup de chance:
- Il a pu fréquenter pendant un an et demi (de 2 ans et demi à 4 ans) une crèche dont le projet d’accueil était axé sur l’intégration des enfants handicapés. L’équipe était très motivée, chaleureuse… un petit paradis pour Matteo et pour moi, maman solo à l’époque.
- Ses progrès en terme de socialisation étaient si importants que l’entrée en maternelle a semblé toute naturelle, du moment qu’il pouvait bénéficier d’une aide en classe.
Toutefois, maman seule qui travaille à plein temps signifie scolarisation de l’enfant à plein temps, de 7 heures 30 le matin à 18 heures voire 18 heures 30 le soir, mercredi inclus! Malgré la présence d’une EVS (charmante, mais non formée), au bout de trois semaines de ce rythme infernal, Matteo semblait perdu au milieu des 33 enfants de la petite section.
La maîtresse se plaignait de plus en plus de son comportement: couché par terre au fond de la classe, il émettait un son aigu en permanence, tout en fixant les roues d’un petit camion de pompier qu’il faisait aller d’avant en arrière. Dès qu’il le pouvait, il tentait de fuguer dans le couloir. Quand il fallait sortir de la classe (et donc lâcher le camion), c’était tout un drame.
Au bout d’un mois, Matteo a commencé à se barbouiller avec ses excréments, particulièrement au Centre de loisirs, le mercredi, où il côtoyait des enfants de tous les âges. C’est à ce moment-là que sa psychologue, au CAMSP, a commencé à parler de psychose et d’hôpital de jour pour enfants.
L’expérience de la maternelle a pris fin brutalement, après que Matteo ait tenté d’enjamber la fenêtre du dortoir, au premier étage, parce qu’il voulait aller faire du tricycle dans la cour. Rattrapé in extremis par sa maîtresse, il a été gentiment exclu de l’école trois jours après.
Heureusement, si j’ose dire, il venait d’être reconnu handicapé, et j’ai pu prendre un congé de présence parentale à temps plein pour le garder avec moi à la maison. Mais comment ne pas penser que ce congé sonnait le glas de mon activité professionnelle?
La déscolarisation de l’enfant handicapé entraîne presque toujours l’arrêt, temporaire ou définitif, de l’activité d’un de ses parents. Le moral et le niveau de vie s’en ressentent. Le handicap a gagné, en quelque sorte. Mon fiancé, aujourd’hui mon mari, nous a recueillis chez lui: nous déménagions à 30 kilomètres pour refaire notre vie.
Trop grand pour le CAMSP, en janvier 2009 Matteo commence à fréquenter un CMP. Double avantage: la pédopsychiatre connaît les TED, et le psychomotricien semble pratiquer une méthode plus comportementale, qui fonctionne.
Nous retentons l’école maternelle: je passe le barrage de la secrétaire de mairie, pour qui un enfant autiste n’a pas sa place à l’école, et Matteo intègre de nouveau une petite section en mars 2009. Grâce à l’opiniâtreté de sa nouvelle enseignante-référente, nous obtenons très vite l’aide d’une AVS à raison de 9 heures par semaine.
Parallèlement, la pédopsychiatre m’informe qu’elle a demandé un placement à temps partiel à l’hôpital de jour du coin. Pour moi, à l’époque, tant que Matteo reste scolarisé, même un peu, tout va bien.
Au mois de mai, nous tentons quand même de le faire admettre en CLIS 1 : celle de la commune voisine de la nôtre est très réputée. Le refus sera difficile à vivre, Matteo n’est pas prêt, et surtout il n’est pas propre, ce qui constitue un obstacle majeur.
La poursuite de la scolarisation classique est décidée, Matteo fait sa rentrée en moyenne section en septembre 2009. Après la valse des AVS qui se succèdent, enfin l’une d’entre elles semble vouloir rester.
Matteo est très apprécié de ses camarades et s’intègre de mieux en mieux au groupe. Ces progrès doivent beaucoup à sa prise en charge, en libéral, par une orthophoniste spécialisée depuis 20 ans dans le traitement des troubles autistiques. J’ai dû la trouver par moi-même (merci Cécile!), car pour le CMP comme pour le CAMSP autrefois, ce type de prise en charge n’était pas prioritaire.
Lors du dernier bilan au CMP, la question de l’entrée en institution de Matteo pour septembre 2010 ressurgit: l’hôpital de jour le plus proche a fait savoir, au bout d’un an, qu’il ne pourrait pas l’accueillir, parce qu’il est non verbal.
Hébétée par le décès brutal de mon père, je laisse la pédopsychiatre faire partir des demandes à toutes les autres structures qu’elle juge adaptées. Elle insiste sur les bienfaits du regroupement des soins, pour le suivi de Matteo mais aussi pour mon organisation de future maman: un petit frère est en route, et mes déplacements vont devenir difficiles. Elle m’assure que sa scolarité ne sera pas remise en cause: un temps partiel pourra être décidé avec l’école, et les transports seront assurés par un service de taxi spécialisé. Au pire, il recevra, dans l’établissement de soins, un enseignement assuré par un intervenant agrée par l’Education Nationale.
Alors pourquoi devrais-je m’inquiéter?
Tout simplement parce que je comprends mal cette insistance: Matteo progresse vite depuis qu’il est correctement suivi, et il adore aller à l’école. C’est peut-être un préjugé de ma part, mais il me semble que tant que son intégration en milieu scolaire ordinaire est satisfaisante, on devrait poursuivre dans ce sens. D’accord, il aura 6 ans à la rentrée prochaine, en grande section de maternelle: et alors?
Je me suis un peu documentée sur les différentes institutions proposées : CLIS, IME, HDJ… le monde du handicap est un monde hanté par des sigles étranges!
D’après ce que j’ai lu, le maintien dans une école classique serait plus stimulante pour les enfants autistes et TED: ils peuvent y prendre exemple sur des enfants « normaux » et se socialiser durablement. De plus, cette option, même avec l’embauche d’une AVS, coûte moins cher à la collectivité qu’un placement en institution.
L’admission en CLIS 1 fait rêver: l’enfant reste scolarisé en milieu ordinaire tout en bénéficiant d’un enseignement adapté, les effectifs sont très réduits et les enseignants spécialisés. Toutefois, ces classes sont très rares, et les pré-requis, nombreux: la propreté doit être acquise, l’enfant doit avoir atteint un certain niveau…
Le recours à l’IME semble être adapté quand l’enfant commence à souffrir de sa différence, par exemple. Pour en savoir plus sur ce type d’établissements, je vous invite à consulter ci-dessous un extrait de l’excellent dossier du Magazine Déclic.
Curieusement, je n’ai pas trouvé d’article évoquant l’entrée en hôpital de jour d’un enfant autiste ou TED. Cette option, pourtant privilégiée par la pédopsychiatre de mon fils, semble même être écartée d’emblée par les différents dossiers que j’ai pu consulter (notamment le guide « Mon enfant est autiste », à retrouver dans la Librairie du magazine Déclic, collection « Mon enfant »).
Si l’on pousse la recherche plus loin, sur internet par exemple, c’est carrément effrayant: orientation psychanalytique des soins presqu’exclusive, pratiques expérimentales ou tout bonnement barbares (le « packing »), aucun apport scolaire, enfants livrés à eux-mêmes…
Les témoignages de parents ayant même dû lutter pour retirer leur enfant d’un hôpital de jour font froid dans le dos: menaces de plainte pour défaut de soins à l’encontre des parents « récalcitrants » avec risque de placement de l’enfant à la clé, aides financières supprimées…
Je souhaiterais donc lancer le débat sur l’orientation de nos enfants après 6 ans, car j’ai l’impression que c’est à cet âge surtout que les ennuis commencent. Vos témoignages seront les bienvenus!
Si votre enfant autiste ou TED s’épanouit en institution spécialisée, faites-nous partager votre expérience. Si, au contraire, vous avez vécu une expérience négative avec ce type d’établissement, faites-le nous savoir. Si vous estimez que rien ne vaut l’école ordinaire, dites-nous pourquoi.
À vous, maintenant!


Bonjour,
Maman d’un petit garçon autiste de presque deux ans, mais aussi enseignante, je voulais juste préciser que la scolarisation des enfants autistes en école ordinaire en élémentaire (après le CP) existe et fonctionne parfois très bien même à temps partiel, la plupart du temps avec une AVS (ce n’est pas possible pour tous les enfants bien sûr, il faut quand même certains pré requis).
Pour les CLIS1, j’apporte un léger bémol. Je pense que c’est quelque chose de très très bien pour nos enfants à condition que l’enseignant soit formé et volontaire. J’ai le souvenir lors de ma première année d’enseignement d’une collègue affectée en clis pour sa première année aussi, qui n’avait eu aucune aide de la hiérarchie et qui s’était débrouillée seule. Heureusement, elle était très motivée et s’en est bien sortie mais ça aurait pu ne pas être le cas…
Pour l’hopital de jour, ce qu’on en voit à l’école lors des synthèses ou équipes éducatives n’est pas très réjouissant. Celà dépend surement des hopitaux de jour et des équipes. Celui dans lequel vont les deux enfants qui sont en maternelle dans l’école semble n’avoir rien à faire des apprentissages scolaires et peu de l’autonomie et cherche seulement à laisser l’enfant s’épanouir (piscine, peinture, poney…). Mais c’est seulement notre vision de l’extérieur.
Pour le reste, j’y connais rien. Mais en tant que maman, j’espère de tout mon coeur qu’Achille s’en tirera assez bien pour rester à l’école. Si ce n’est pas le cas, je ne sais pas du tout ce que je ferai (à part éviter l’hopital de jour).
Bon courage
Mon fils est encore trop petit , mais je me posais une question en lisant toutes les difficultés d’intrégration scolaire. Est-il possible d’envisager la scolaristaion à la maison -ce qui permet par exemple de faire de l’abA , et de s’adapter aux besoins de nos enfants- avec l’enseignement à distance. Quitte à inscrire par ailleurs l’enfant dans des activités collectives pour lui permettre une socialisation (centre de loisir, sport, etc).
Claire, comme nous avons discuté plusieurs fois, je pense que Matteo DOIT continuer à aller à l’école l’année prochaine. Il aura un an de plus que les autres mais peu importe. Dans notre petit comité au cirque, il aura le même parcours qu’Aaron, Fanta, Mawa et Adam : tous ont fait deux petites sections avant de poursuivre en moyenne et en grande section. De toute façon, tu dois donner ton accord pour une orientation. Si pas d’accord, Matteo continue l’école où il progresse bien. Il y a toute sa place.
Soit dit en passant, je ne comprends même pas pourquoi la pédopsy a fait une demande d’orientation en Clis, sachant que Matteo n’était pas encore propre …
Après, la question est plus compliquée : quelle orientation, CP classique, Clis ou hôpital de jour ?
Pour ma part, je considère que nos enfants doivent rester scolarisés en milieu ordinaire aussi longtemps que possible (CP ou Clis qui est aussi un milieu ordinaire). La plupart des enfants autistes en sont tout à fait capables.
Pour Adam, j’ai donné mon accord lors de la dernière équipe éducative pour qu’il aille en Clis l’année prochaine car je pense qu’en CP, il serait perdu parmi des effectifs très nombreux. Comme en plus il ne supporte pas l’échec, je ne voulais pas qu’il déclenche des crises à répétition.
La MDPH vient de donner une décision positive. Pour autant, la route est encore longue car il faut trouver la clis qui l’accepte.
Dans ma commune, il y en a une mais elle n’accueille que des enfants avec des troubles très profonds. Exit Adam, il est trop « au dessus du lot » selon la directrice. Dans la commune avoisinante, exit aussi Adam car la 1ère n’accueille que des enfants trisomiques, quant à la seconde, au vu des mails échangés entre ma psychomot et l’enseignant ce week end, Adam serait encore trop au dessus au niveau des compétences….
Que vais-je faire ? Poursuivre mes recherches et certainement pas cesser de stimuler Adam. Il apprend à lire tout seul et j’étais très fière de lui hier soir lorsqu’il a réussir à lire tout seul les syllabes du « P » et du « R », sans aucune aide de ma part.
La recherche va peut être durer un certain temps mais au bout, il y aura la réussite.
Courage et demain, lors de l’équipe éducative, demande bien le passage de Matteo en grande section.
Les CMP, CAMPS ont toujours ce discours formaté à se demander s’ils n’ont pas de points retraite en plus s’ils y arrivent à caser un enfant dans un institut. Ils prônent pour un regroupement de soins car c’est l’éternelle guéguerre entre le public et le privé. Ne te laisse pas faire. J’aurai pu faire la bétise de le mettre en HJ (l’(école me mettait la pression) mais j’ai refusé car j’ai eu la chance de rencontrer des parents qui ont eu du mal à sortir leur enfant de là et j’avais eu l’occasion d’en visiter un. Cela donne froid dans le dos.
Je pense que tu peux demander encore une année en maternelle ; c’est ce que nous avons fait pour Nicolas. Ensuite, quand il a fallu l’orienter, nous avons opté pour une CLIS car je ne le sentais pas assez autonome et puis il aurait fallu une AVS à temps plein, chose complètement utopique. Tout se passe bien en CLIS et maintenant il sait lire, écrire, compter, il attaque les multiplications. Je suis ok pour la propreté comme condition (et encore l’année dernière il y avait une petite fille autiste profond pas propre dans la CLIS) et un certain niveau (et pourquoi pas le BAC). Nenni !!
Prends cette année supplémentaire pour que Mathéo acquiert la propreté.
@ l’orthophoniste m’a souvent dit que ce n’était pas l’école qui est obligatoire mais l’enseignement donc tu peux envisager la scolarisation à la maison.
@ Cécile Brovo à Adam.
dsl j’ai écrit trop vite
@ Béa l’orthophoniste
@ Cécile Bravo
Je suis maniaque même dans les fautes d’orthographe.
@ Béatrice,
http://www.cise.fr/index.php?page=0&opt=con
Ma fille aînée a eu un parcours super : elle est restée d’abord trois ans dans une crèche géniale et très investie. La crèche a demandé une dérogation pour qu’elle puisse y rester une année supplémentaire, car elle n’était pas vraiment prête pour l’école. Ma fille a, cette année-là, commencé l’école tout doucement en petite section à raison de 3h par semaine, tout en maintenant son intégration à la crèche.
L’année d’après, elle a pu aller à l’école beaucoup plus souvent ; elle a bénéficié, pendant le temps scolaire, d’une AVS municipale (payée par la mairie, avec le statut d’employé de mairie). Parallèlement, elle était suivie à l’hôpital de jour. Ce régime a duré pendant quatre ans, toujours avec la même AVS, car elle a bénéficié de deux années de maintien en maternelle.
Par la suite, comme elle avait le niveau scolaire nécessaire pour aller en CLIS, elle a pu intégrer l’école primaire, tout en maintenant sa prise en charge à l’hdj. C’est là que les choses ont commencé à se gâter : certes, elle avait le niveau scolaire, mais elle ne supportait plus le nombre d’enfants. La maîtresse, plus habituée à des dyslexiques et à des élèves au handicap léger, ne s’est pas tellement investie.
Heureusement, c’est à ce moment que ma fille a obtenu une place dans l’IME auprès duquel nous faisions des démarches depuis trois ans. Voilà un an que ma fille fréquente assidûment cet IME, et je suis absolument ravie de sa prise en charge. Non seulement elle n’a pas perdu le contact avec le milieu ordinaire (car cet IME a une classe annexée au sein d’une école primaire ordinaire), mais elle est très bien prise en charge (ils sont spécialisés dans l’autisme et travaillent avant tout selon les méthodes TEACHH et PECS). Ils font plein d’activités dans tous les sens : récemment, ils sont allés à la montagne, faire de la luge, du traîneau et des raquettes ; ils vont régulièrement au cinéma, une fois par mois ils vont au muséum de Toulouse avec un guide spécialisé. Cet été ils ont fait de la spéléologie, ils ont campé, ils ont fait un baptême de l’air…
Ma fille n’aurait pas connu tout ça si elle était bêtement restée à souffrir à l’école !
PS : au fait, maintenant, ma fille sait lire et écrire, depuis quelques mois !
Merci à tous pour vos réponses !
Le débat est lancé, et grâce à vous il a de bonnes chances d’avancer.
J’ai rencontré l’équipe du CMP de Matteo aujourd’hui, pour faire le point avec eux.
Ils vont soutenir mon souhait de le voir poursuivre en grande section de Maternelle l’an prochain.
Il a fait beaucoup de progrès en peu de temps, il n’y a donc pas de raison que l’école s’y oppose à priori.
Ils vont appuyer également ma demande de 3h d’AVS supplémentaires, afin que Matteo soit scolarisé dès février 2 journées à temps plein au lieu d’1 et demie actuellement (sauf cantine : trop d’élèves, de déplacements, de bruit…).
Tout ceci nous fait gagner un temps précieux, notamment pour ses progrès dans l’acquisition de la propreté et du langage, deux sésames sans lesquels bien des portes se ferment…
Pour répondre à Béatrice, oui, l’enseignement et même les soins à la maison sont possibles, j’ai cru comprendre que les SESSAD peuvent répondre à ce type de besoin : encore faut-il en trouver un qui connaisse l’autisme et dont l’approche puisse convenir à l’enfant, comme à ses parents.
Et Mathilde nous démontre que l’école à tout prix n’est pas forcément toujours la solution : une équipe motivée et formée à des méthodes qui marchent, au sein d’un I.M.E. ouvert sur l’extérieur, ça peut être aussi une vraie chance !
Finalement, outre la délicate question de l’orientation, se pose encore le problème du manque de places dans les structures, et des délais : c’est quand même rageant d’avoir enfin trouvé la solution adaptée à son enfant, et de devoir ramer pour qu’il puisse y accéder ! Cécile, je pense à toi, je sais que tu ne lâcheras pas.
Affaire à suivre… encore merci pour vos témoignages !
Bonjour, Quand je pensais à l’accompagnement scolaire à domicile, je pensais à lécole faite par les parents , avec une prise en charge ABA ou autres organisée par les parents + intervenants. Je ne pensais pas au SESSAD . D’ailleurs j’ai vu le blog d’une amman entre temps qui fait cela avec sa fille , et olivier m’a envoyé un lien.
) de se passer des institutions lorsque les prises en charge qu’elles proposent ne sont qu’occupationnelles, ou pas afdaptée à la situation personnelle de l’enfant.
Donc il est possible (m^me si çà ne doit pas être facile tous les jours
Un apparté Claire: Pour l’acquisition de la propreté , l’ABA est souverain. Mon fils est AHN , il est propre au niveau pipi , le jour en 4-5 mois, je sais que des autistes sévères y sont arrivés en un an , un an et demi.
Il faut absolument en faire une priorité. C’est la pierre angulaire de l’autonomie.
bonjour
je gère le blog des orthophonistes d’Alsace.
Je me permets d’extraire votre témoignage et de faire un lien vers votre site …
notre blog a pour vocation d’être curieux…
Si cela vous dérange d’apparaître « chez nous », écrivez-moi
Juste un petit mot sur « l’école à la maison » oui oui oui c’est possible et à mon avis avec des parents motivé le choix le plus personnalisé pour l’enfant qui existe.
Mon frère a été déscolarisé à l’âge de 7 ans en CE1… et effectivement a beaucoup plus progressé à la maison avec ses frères et soeurs autour de lui !
L’éducation nationnale « menace » souvent mais en 15 ans nous n’avons jamais eu aucun contrôle ! Et au final un jeune adulte épanouïe, cultivé, tonton gaga d’une petite nièce !
Et franchement le même choix se pose aujourd’hui pour ma fille et je pense que le choix final risque d’être le même (même si handicap différent).
La socialisation a tout prix a vraiment des limites… et malheureusement on ne sait jamais exactement ce qui se passe à l’école ou en IME… il y a des équipe très bien, des équipe très bien dans la forme (j’ai travailler dans un IME très réputé… et franchement j’ai été scandalisé de voir « de l’interieur »),…
Le SESSAD offre en général des soins donc n’est pas adapté pour une scolarisation mais permet d’avoir l’orthophoniste, psychomot’ ou autre « à la maison ».
Bonjour à tous,
mon fils a été suivi par le CAMPS ensuite par le SESSAD jusqu’à maintenant
il a commencé l’école à 2ans et demi et on m’a dit qu’il n’arrivait pas à suivre et était très agité
ça a commencé comme ça
j’ai toujours fait confiance aux professionnels pour son cas , mais maintenant je me pose des questions
il est en clis1 et sessad comme complément 3fois par semaine.
son état s’empire et il a des tics depuis un an maintenant , à l’école, ça ne va plus, il se fait maltraité par les autres enfants et quand il revient il fait des drôles de bruits et a des tics pendant un moment avant que ça se calme , il a beaucoup changé
depuis ce week end, j’ai appris par mon ex compagnon que mon fils a été diagnostiqué psychotique
le pire c’est que mon ex compagnon ne s’en occupe pas et c’est quelqu’un de violent
comment est ce que j’ai pu être mise à l’écart alors que je suis la première concernée?
je suis en colère et triste à la fois et ne sait plus quoi faire…et le SESSAD veut mettre mon fils en IME
est ce que vous avez vécu aussi ce genre de situation , j’aurai besoin de témoignage à ce sujet
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Maman élevant seule ma fille de 5ans et travaillant casi chaque jour jusque 19H30 le soir(sauf dimanche et encore.. et le jeudi) il m’était difficile de lier beaucoup d’affinités sachant qu’a 20H elle était ko de sa journée..Voila mon problème, d’après une enseignante de sa première année de maternelle elle ne jouait peu avec les autres et manquait de concentration…(tout se passait bien à la maison sur le peu de temps), on me conseille de la faire suivre au camsp, donc bilan, il me révèle que ma petite fille est triste( je ne comprends rien, très gaie pourtant en dehors et à la maison..)et qu’il y a certaines lacunes de concentration et d’autonomie, mais rien d’autre..C’est sure et evident que n’étant que très peu avec elle ce fut dure de la rendre autonome,mais pourquoi ne pas la laisser grandir?Acceptant ce fait et pour soulager les maitresses j’ai donc recours en plus du camsp, du soutien scolaire à une AVS avec qui elle a du mal pour la MS, ma fille ne l’accepte pas, l’année suivante meme topo de nouveau avs avec qui cette fois çi il semble que ça se passe très bien.Récemment j’ai été convoquée par le corps enseignant qui souhaite que ma fille soit suivi en cmp (je précise que les enseignantes ne savait pas de quoi il s’agit exactement, m’ayant demandé..)pendant le temps scolaire, je suis totalement contre, je l’ai fait savoir mais vu l’insistance et me trouvant démunie j’ai fini par accepter,aux yeux de certains je vais paraitre injuste mais je précise que tous les suivis qu’elle a eu ne lui ont été d’aucunes aides ni pour moi ni pour elle, que maintenant elle ne sait plus rien faire toute seule il faut toujours l’assister pour les toilettes, pour tracer une ligne..de ce fait pour moi ses soins se sont révelés inutiles, très frustrant voire meme aliénant je n’ai plus aucune confiance en ce personnel et je pense que d’autres enfants réellement malade car aucune maladie n’a été decrétée sur elle en aurait beaucoup plus besoin..je trouve ça injuste, intenable pour moi qui ne voit pas le problème mis à part que l’on veuille absolument la faire rentrer dans un moule, ça nous rend très triste et ses personnes ne le comprennent pas..j’envisage de prendre un avocat pour la prochaine réunion en juin, car je trouve leurs propos fous et sans preuves concrètes, pour moi ma fille a peut etre besoin d’une aide je l’accepte mais légère dans ce cas ou alors qu’il me démontre un réel handicap, je suis arrivée à me dire si le but n’était pas de nous rendre folle elle et moi…depuis 3 mois j’ai arreté de travailler e j’attends juste une chose c’est qu’elle grandisse afin de leur montrer que cet exces de soin elle n’en avait pas du tout besoin, les jugements de certains sans preuves scientifiques sont une honte, le psychique ne peut pas etre mesuré c’est trop vaste..et je me battrai jusqu’au bout pour qu’on la laisse tranquille ou je l’accompagnerait à tous ces rdv si je n’ai pas le choix car la confiance ne règne surement pas dans ses lieux , voilà je suis déçue pas par ce que l’on me dit de ma fille mais par les proportions que l’on prend à son égard..les gens s’ennuient ils à ce point?pour moi ça reste un vaste ko et personne ne lui a laissé le temps, ne la prise comme elle était, je précise qu’elle a un vocabulaire souvent au dessus de ses camarades, juste qu’elle a du mal à s’insérer aux consignes..voilà je suis écoeurée et j’ai perdu confiance dans ce personnel enseignant.au lieu de ma sentir soutenue épaulée comme je devrai le sentir; je ressens que ce ne sont que des préjugés qu’il n’y a pas de regard neuf porté sur elle, et depuis ça me rend malade je pleure beaucoup tous les jours, chapeau !pour conclure pour moi il est clair que c’est la société qui nous aura causé des torts, déja mes horaires, secondo la non patience des maitresses mais laissez la grandir..par pitié!!!! ok pour l’avs pour vous soi disant soulager, mais pourquoi la formater?et troisièmement le fait de se referer uniquement aux on di de son passé,(des problèmes on peut en trouver à tous c’est plus facil) d’agir aveuglement sans connaitre et voir le réel mal etre s’il y a, et de me pousser à ce point sans raison ni preuves!!vers qui me retourner?
Et pourquoi pas vous renseigner sur « Autisme Espoir Vers l’Ecole », je suis bénévole au sein de cette association depuis quelques temps, j’ai fait beaucoup de recherhces, récolté de nombreux témoignages, et de ce qu’il en ressort, une trêve scolaire est nécessaire pour que l’enfant autiste puisse reprendre l’école et s’y épanouir. En effet, ces enfants ne sont pas bien avec le bruit, le monde, c’est pourquoi je vous invite à vous renseigner sur cette association, c’est la méthode la plus naturelle que je connaisse, basé sur les 3I : individuelle, interactive et Intensive. voici le site : http://www.autisme-espoir.org
Bon courage.
Mon fils a 6 ans, il en en grande section de maternelle avec avs, à mi-temps avec l’hôpital de jour, qui est trés bien ! Si si ça existe même si c’est rare !
Ils utilisent des méthodes éducatives comme le teach, et aussi traditionnelles comme la musique, la cuisine ou le poney, mais mon fils y a fait d’énormes progrés et pas l’ombre de méthodes barbares contrairement à un ime de la région qui utilise le packing sans surveillance médicale et soi-disant en accord avec les parents ! Comme quoi il faut se méfier !
Nathan grandit et bientôt l’hôpital de jour ne pourra plus le prendre ne charge alors nous avons opter pour le sessad, et il devrait arrêter l’h de jour bientôt.
Nathan a le niveau requis pour le cp, seul son comportement et manque d’autonomie posent probléme.
Malheureusement l’h de jour nous a obligés d’accepter une demande de clis pour accepter de leur côté, notre demande de sessad !
Même si la clis ted est trés trés bien, j’aurais voulu qu’il aille en cp avec avs, mais l’enseignant référant dit qu’il y aura de la place en clis en septembre et que comme c’est ce qu’on a demandé c’est ce que l’on aura !
Jusqu’a maintenant Nathan n’a pas eu de problémes avec les autres enfants, il est trés bien accepté, pourvu que ça dure !
Avec la situation actuelle, on ne sait plus on met où nos enfants.
Mon fils a6ans et il sera orienté vers un CLIS TED et là s’il aura de la place, car la CLIS est à 26km de chez nous et limité 6places.
je suis maman d’une petite fille ted agé de 4 ans , en moyenne section de maternelle , j’appréhende beaucoup la scolarité de ma fille