Cet article n’est en aucun cas un article scientifique sur l’autisme et/ou sur l’hyperactivité. Dans un cas comme dans l’autre, un diagnostic précis doit être posé par des professionnels compétents. Mon objectif est uniquement d’aborder certaines situations dans lesquelles ces deux pathologies peuvent être évoquées.
Une fois par semaine, depuis bientôt deux ans, j’amène Adam à sa séance de musicothérapie avec des petites filles jumelles de son âge, toutes deux autistes. Fanta et Mawa vont aussi au cirque avec Adam tous les samedis depuis trois ans. Par conséquent, je les vois assez régulièrement. Quelle a donc été ma surprise lorsque leur mère m’a dit que l’hôpital qui les suivaient depuis plusieurs années, grand centre de référence pour l’autisme à Paris, avait prescrit de la Ritaline à Fanta parce qu’il la trouvait agitée!
L’expérience avait été de courte durée, car en administrant ce médicament (des amphétamines) sur une période de deux semaines à F., ses parents ne la reconnaissaient plus. Certes, elle était plus calme, voire amorphe, mais elle ne réagissait plus à grand-chose. Cela me rappelait tout à fait l’état d’Adam lorsqu’il était sous Risperdal (un neuroleptique) entre septembre 2007 et avril 2008. Mon fils n’était plus le même et il avait énormément grossi (+ 7 kilos en 7 mois qu’il n’a jamais reperdu). J’avais également arrêté.
Nos enfants étaient-ils hyperactifs en plus d’être autistes?
La question mérite qu’on y réfléchisse quelques instants car certains enfants atteints de troubles envahissants du développement souffrent également d’hyperactivité (ou d’hyperkinésie) qu’il faut traiter. On dit de l’hyperactivité qu’elle est un symptôme transnosographique, c’est-à-dire qu’on peut la retrouver dans différents tableaux, notamment dans les troubles envahissants du développement (TED), les troubles de l’humeur ou encore dans les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (TDAH).
À cette époque, ma réflexion s’était arrêtée à ce simple constat car je connais Adam et je connais Fanta. Ni l’un ni l’autre ne me semblaient présenter de signe d’hyperactivité, voire même d’agitation au-delà de ce qui est admissible.
Mon expérience personnelle m’a conduite à devoir approfondir le sujet puisque mon fils aîné vient d’être diagnostiqué TDAH, sous une forme sévère qui le contraint à devoir prendre un traitement médicamenteux, du Concerta. Il s’agit de la même molécule que celle de la Ritaline.
Comme pour l’autisme, j’ai effectué différentes recherches durant le temps des bilans qui ont conduit à ce diagnostic. C’est dans ce cadre que j’ai visionné, il y a quelques semaines, la vidéo d’une émission canadienne au cours de laquelle Monsieur Stéphane Blackburn, ancien professeur de philosophie canadien, était interviewé. Il racontait son histoire personnelle, intéressante à plusieurs titres car jusqu’à ses 30 ans, il avait été diagnostiqué hyperactif verbal. Après la naissance de ses deux fils, qui souffraient de troubles du développement, le diagnostic d’autisme (Asperger) avait finalement été posé en ce qui le concernait, ses deux garçons étant Asperger pour l’aîné et autiste sévère pour le cadet (la maman est neurotypique).
Les frontières entre TED et hyperactivité ne sont donc pas toujours évidentes à déterminer, d’autant que comme pour l’autisme, les causes de l’hyperactivité ne sont pas encore connues. Néanmoins, la participation de facteurs neurobiologiques, cognitifs et environnementaux dans le développement et l’évolution du trouble est aujourd’hui clairement admise.
Comme pour l’autisme, les psychiatres français, dans leur très grande majorité, pensent que si un enfant bouge, c’est qu’il y a un trouble affectif dans la relation avec ses parents et qu’il faut donc envisager une psychothérapie.
Pour le reste des médecins français et les neuropédiatres (soit la minorité), le problème se situe dans le domaine neurologique et ils prescrivent un médicament auquel sera souvent associé des prises en charge adaptées en psychomotricité et/ou en orthophonie, notamment. Les résultats sont en règle générale satisfaisants et la famille retrouve une vie sereine, l’enfant hyperactif aussi. Les apprentissages peuvent s’effectuer correctement.
L’enjeu de la prise en charge de l’hyperactivité est donc important. Encore faut-il que le diagnostic de l’hyperactivité soit posé par des professionnels formés, sur la base d’entretiens, de bilans et d’examens.
Si les troubles d’hyperactivité sont présents partout (maison, loisirs et école) et depuis toujours, on parle de trouble constitutionnel (par exemple, dans les TED ou les TDAH). Si les troubles sont intermittents et d’apparition récente, on parle de trouble secondaire, réactionnel, situationnel (par exemple, dans certains cas de précocité, de dys).
Le diagnostic n’est pas posé avant 6 ans en général, même si l’enfant est agité dès la maternelle. Il peut être en échec scolaire dès le CP. Les relations sociales deviennent difficiles et il n’est pas rare que l’enfant soit rejeté.
La triade symptomatique de l’hyperactivité est la suivante:
- un déficit de l’attention: l’enfant a du mal à se concentrer, il est facilement distrait, il ne termine pas ce qu’il commence sans que son intelligence soit en cause…
- l’impulsivité: l’enfant n’attend pas son tour, coupe la parole, ne peut se conformer aux ordres, passe d’une activité à une autre sans terminer ce qu’il entreprend…
- une hyperactivité motrice: l’enfant grimpe et court partout, ne tient pas assis même en classe, il est en mouvement perpétuel, il s’agite et ne peut jouer en silence…
Seulement 3 à 5% de la population générale serait concernés par l’hyperactivité, ce qui représenterait 1 à 2 enfants par classe.
Au vu des différents critères caractérisant l’hyperactivité, je pense qu’on peut parfois avoir des doutes concernant un enfant autiste, en raison de certains de ses comportements, qui peuvent faire penser à ce symptôme.
Je me rappelle qu’Adam était très agité lorsqu’il était petit, criant à la moindre frustration, se roulant par terre, se tapant la tête contre les murs quand il était en colère ou contrarié, refusant de rester dans son lit le soir et se levant sans cesse. C’est d’ailleurs pour ce dernier motif que je lui avais administré du Riperdal, prescrit par son psychiatre, car j’étais épuisée par quatre années sans sommeil.
Pour autant, Adam n’est pas hyperactif. Plus jeune, il faisait des crises régulièrement tout simplement parce que nous ne le comprenions pas (il est resté non verbal jusqu’à presque 5 ans). Maintenant qu’il a accès au langage, à la communication orale et gestuelle, les problèmes de comportement d’Adam se sont considérablement réduits. Adam est en réalité un enfant calme. Il ne manifeste aucune impulsivité. Il a encore du mal à rester concentré, mais seulement lorsque l’activité qui lui est proposée ne lui plait pas. Il ne souffre d’aucun trouble de l’attention.
Exemple concret: à l’heure où j’écris ces lignes, il est 21 heures. J’ai préparé, comme tous les soirs, une infusion aux enfants (c’est mon côté grand-mère!). La tisane manque de sucre. Axel court dans la cuisine et s’accroche au placard pour tenter de prendre un morceau qui est placé trop haut. Il s’énerve, se pend encore plus au meuble (j’ai dû le faire raccrocher en urgence une première fois car il menaçait de tomber à terre) et se met finalement à crier en m’invectivant car je ne viens pas assez vite. Adam, quant à lui, vient me chercher en me disant du « sucre maman » et attend que je lui en donne, puis me remercie.
Durant ¾ d’heure, Axel m’a également demandé à peu près cinq fois de suite comment s’écrivait le nom de Michael Jackson pour écouter des chansons sur You Tube, qu’il arrête toujours avant la fin. Il m’a questionnée sur des sujets, tous plus farfelus les uns que les autres, sans arrêt. Il a papillonné dans la salle à manger durant le même temps pour faire toutes sortes d’activités bruyantes, sans jamais en finir une. J’ai fini par l’envoyer au lit. Adam a joué tranquillement à Mario Kart, ne réclamant qu’une ou deux chansons spécifiques avant d’aller se coucher.
Pas de doute, Adam est un enfant autiste pas du tout hyperactif.
Cécile merci vraiment pour cet article
Figure toi que je suis exactement dans la même réflexion car j’ai vu 2 neurologues récemment sur des CHU en posant clairement la question: ma fille est elle hyperactive ? Elle grimpe literallement aux rideaux, escalade tout, se réveille régulièrement a 4h du mat et saute partout, ne sieste jamais, dort très peu et vit dans une agitation permanente, qui est épuisante. J’ai toujours l’impression de lui courrir derrière, ce qui laisse peu de place aux apprentissages a la maison.
Leur réponse a été a priori non (en effet pas de diagnostic avant 6 ans), mais que cet agitation se retrouve souvent chez les enfants autistes ou TED, de manière plus ou moins sévère.
Je suis soulagée de te lire et surtout de voir qu’avec l’accès au langage certaines choses se décantent, la description de tes fins de soirées ressemble aux miennes (hier rideau coulissant décroché même en faisant exprès je ne sais pas comment j’aurais fait !!!!).
Ce qui m’inquiète c’est qu’en effet en France la réponse est quasi systématiquement : Risperdal. A croire qu’ils ont des actions sur ce médoc !
J’ai eu de très mauvais échos aussi de ce médicament, même si le neurologue me l’a dépeint comme qqchose de souvent positif. Je suis alors tombée exclusivement sur les mauvaises personnes car dès que j’en parle à qqn (plusieurs dizaines de parents maintenant) j’entends parler d’effets secondaires très préoccupants. Alors pourquoi s’acharner avec ce médicament ?
Je souhaitais de la mélatonine pour ma fille, la réponse a été « pas de tests validés avant 6 ans…même si les tests sur enfants >6 ans, ados et adultes sont bons ».
Mais si je ne m’abuse le Risperdal c’est pas avant 5 ans en France en théorie…voire 15 ans dans certains pays, donc ?
La neuropsy qui suit ma fille me parlait du Concerta et que dans les colloques sont partagées des études américaines comme quoi cette molécule , y compris sur enfants autistes, non diagnostiqués TDAH améliore leur vigilance et diminue l’agitation, régule un peu le sommeil, sans les effets secondaires du Risperdal.
J’en ai parlé au neurologue mais elle m’a dit que cela n’était pas si simple et que cette molécule a aussi des effets génants. J’ai du mal a croire que ce soit pire que le Risperdal. Alors entre médeçins ils ne sont jamais d’accord, ça on a l’habitude, mais ce souci de l’agitation est central dans la gestion quotidienne de nos enfants, j’aimerais avoir et trouver plus de pistes de recherche sur les molécules et argumenter avec les neurologues (je ne suis pas médeçin m’a t’on rétorqué, certes, mais vu les énormes boulettes faites sur le dossier de ma fille depuis le départ par des médeçins, c’est peut être pas plus mal que j’ai un autre regard, en plus j’assume au quotidien les conséquences des erreurs donc j’ai un mot à dire et des questions a poser, mais il me manque des infos).
Bonjour Lise.
Personnellement, le Risperdal a eu des effets secondaires trop importants pour Adam, en particulier sur sa prise de poids. A même pas 7 ans, il pèse plus de 35 kg et je n’arrive pas à le faire maigrir du tout. Heureusement qu’il est grand (1,31 m) car sinon, il serait franchement rond. Lorsqu’il a été sous traitement (7 mois), il était plutôt « abruti », plus du tout réactif. Certes il était calme mais jje ne le reconnaissais plus. La maman de Fanta, la petite fille dont je parle, a fait le même constat. J’ai donc décidé d’arrêter et la pédopsy m’a dit que j’avais eu raison car Adam n’est en réalité pas agité.
Pour le Concerta, j’ai peu de recul (mon fils aîné est sous traitement depuis 2 semaines). Je note des effets secondaires importants : sensations de nausées, maux de ventre qu’Axel estime assez pénibles. En revanche, sa attention et sa concentration sont indubitablement meilleures. Il va donc falloir trouver le bon dosage. attention au niveau du sommeil : le Concerta est connu comme engendrant des troubles supplémentaires (coucher plus tardif et mauvaises nuits) : cela reste des amphétamines.
Bon courage
merci, oui c’est exactement ce que m’a évoqué la neuro pour le Concerta et vu que ma fille a déjà des soucis de sommeil….
c’est le cercle vicieux a mon avis si elle dormait plus elle se concentrerait plus. Je ne comprends pas la réticence des neuros français autour de la mélatonine, il y a forcément qqchose que j’ignore car les deux que j’ai vus, de CHU différents font tout pour ne pas en prescrire, ils préfèrent carrément atarax/nopron pour l’un et risperdal pour l’autre tout en me faisant comprendre que tant que je peux tenir ce serait mieux de faire sans et que cela ne durera qu’un temps car après impact sur le cerveau….hyper rassurant…. Je ne comprends pas ces réticences et ces postulats un peu flous je suis larguée sur le sujet, si qqn pouvait éclairer ma lanterne sur le sujet je le/la remercierais
Entre nous, Lise, le Nopron n’avait eu aucun effet pour Adam. C’était comme s’il n’avait rien pris.
Pour le Risperdal, la pédopsy d’Adam m’avait également mise en garde sur les effets à long terme, notamment des tremblements de la machoire non contrôlés (pas très rassurant). C’est sûr que si on peut de passer de traitement, c’est mieux. Avec Adam, tout est simplifié depuis qu’il se fait comprendre (soit depuis environ 2 ans, il avait 5 ans quand il a commencé à verbaliser).
Cet article m’intéresse car je suis aussi en plein questionnement. A vrai dire, cela fait déjà un bout de temps.
Mon fils ne sait pas se concentrer sur une activité (bon, ça c’est plus lié à l’autisme mais c’est gênant pour les apprentissages!), a une forte agitation psychomotrice (ça c’est dur), ne sait pas rester assis (il va mettre ses pieds en l’air, se coucher sur la chaise, se lever)
C’est vrai que j’envisage la Ritaline à la fin de la grande section maternelle pour voir si cela aurait un effet sur cette hyperactivité car cela compromet fortement sa scolarisation. Alors, je ne sais pas comment doit être un enfant à 5 ans, je ne m’en souviens plus. Mais c’est vrai que je supporte moins cette hyperactivité parce qu’elle est couplée avec d’autres attitudes problématiques.
très bel article qui explique bien !!!!!!!
mon fils est TDAH, diagnostiqué en CE1, il est maintenant en CM1.
il est suivi en psychomotricité et en orthophonie, une fois par semaine et voit sa pédopsychiatre tous les 3-4 mois.
il est sous ritaline et franchement ça lui a changé la vie, je dirais que les effets secondaires sont négligeables par rapport au bénéfice obtenu sur son attention, sa concentration, son agitation, son estime de lui et sa confiance en lui.
je te souhaites beaucoup de courage cécile car un enfant autiste et une enfant tdah, tu ne t’ennuies pas à la maison !!!!!
si tu as des questions sur le tdah, n’hésites pas, je commence à être rodée maintenant.
bonne continuation
@ Eglantine, à voir s’il s’agit vraiment d’hyperactivité ou pas (à déterminer avec les professionnels qui s’occupent de votre fils) car je sais qu’Adam avait aussi de gros problèmes de concentration petit, qu’il n’a plus à présent. Idem pour l’agitation motrice qui était, pour lui, un moyen de se signaler à notre attention. Maintenant, chaque enfant est différent …
@ Eglantine et Yayie, je pense aussi que la Ritaline a des effets positifs. Pour Axel, le choix s’est porté sur le Concerta car il a à effet successif (3 doses au cours de la journée) pour lui permettre (et à moi aussi) d’avoir un effet bénéfice jusque 19-20 heures. Comme cela, les devoirs ne devraient plus être une lutte permanent ! En effet Yayie, je ne m’ennuie pas avec un enfant TDAH et TED, pas un instant de répit. L’heure du coucher est bienvenue
Super article et discussion!
Si je peux me permettre, voici mon temoignage:
Ma fille, Bethany est atteinte d’autisme et nous avons, jusqu’a il y a environs 2 mois, des GROS soucis de sommeil et ce, depuis des annees.
Elle a 8 ans et vraiment pas moyen de la faire dormir (et s’endormir) sans ma presence (ou celle du Papa).
C’etait vraiment tres penible et son sommeil etait tres leger donc pas de bonne qualite.
On en avait parle avec des medecins et un pediatre homeopathe qui lui a prescrit different remedes mais rien ne semblait marcher.
Finalement, un autre homeopathe nous a fait un remede (elle melange differents composants pour faire ses propre granules) et ca a marche!
Je n’y croyait plus et enfin, Bethany s’endort SEULE et RESTE DANS SON LIT TOUTE LA NUIT! En fait, l’homeopathe m’a dit apres que c’est un remede qu’elle prepare souvent dans les cas d’hyperactivite mais que ma fille ne l’est pas. Nous sommes tous deux d’accord sur ce point puisque si quelque chose l’interesse, elle est super concentre et s’assagi avec l’age.
Donc cela vaux le coup, si vous connaissez de bon homeopathes, pensez-y!
a bientot!
Lucie
Je suis d’accord Lucie, c’est un peu pour ça que je prépare à Adam une tisane tous les soirs. Ca le calme et il sait que c’est le top départ pour le lit. Je trouve qu’Adam s’assagit également avec l’âge.
J’avais pensé à l’homéopathIe. Ton témoignage a fini de me convaincre Lucie.
De toute façon même si ça marche pas ça ne fait pas de mal à la différence des nopron, atarax, risperdal & co.
Par contre moi sur ma fille les effets sont faibles, c’est pour ça que je pense a un déficit en méla, ça l’homéopathie ne peut rien faire si une hormone yoyote……
Notre enfant Adrien (13 ans) est Hyper actif, il a été orienté après le CE1 vers une Cliss pour enfant ayant des troubles du comportement pendant 4 ans, avec 3 demi journées d’école par semaine et des soins en hopital de jour le reste du temps. Cette année dès septembre il a réintégré une 6 eme de consolidation. Il s’est bien intégré mais n’arrive pas à suivre car il a accumulé un retard important. Il a une AVS à mi-temps qui l’aide mais qui à été beaucoup absente jusque là en raison de maladie et qui n’a pas été remplacée. Hier soir nous avons entre autre au cour d’une réunion rencontré la psychologue qu’Adrien voit en séance toutes les semaine pendant 30 minutes, elle nous parle pas d’hyperactivité mais de troubles envahissants, alors que les deux sembles assez liés…..Il a eu pendant quelques mois un traitement ritalin a petite dose qui avait amélioré son comportement, il était plus présent au présent…. mais l’équipe du centre pédo psychiatrique de la petite ville ou il était suivi en cliss n’était pas d’accord et a arrêté la ritaline pour le remplacé par du risperdal qui « l’assommait » littéralement… En tant que parents, nous avons pris la décision de l’arrêter. Aujourd’hui nous nous reposons la question de l’opportunité d’un traitement Ritaline pour l’aider à se poser….. Est ce que quelqu’un à un pré ados dans le cas d’Adrien….. Merci pour vos témoignages et vos conseils
Mon fils prend du Risperdal , et n’a aucun effet secondaire , que du positif, il est vrai qu’il est diagnostiqué schizophrène depuis l’âge de 10 ans après avoir eu le diagnostic de TEd parce qu’il était trop jeune pour « obtenir » le statu de schizo !! Il est vrai aussi que je retrouve de ses attitudes lorsqu’il était petit à travers vos témoignages sur l’autisme. Bon courage à toutes ! (mais où sont les pères ??? ;=) )
A 10ans votre enfant a diagnostiqué schizophrène !!! Je ne suis pas Medecin mais quand même. C’est une maladie qui commence à l’âge de l’adolescent pas avant je pense. Parfois certains PsyKK disent n’importe quoi.
très bon article que je partage,l’hyperactivité est très mal connue comme l’autisme il y a plusieurs stades c’est ce que j’explique souvent à l’entourage
Bonjour,
j’ai lu avec intérêt cette page, il y a malheureusement peu de littérature sur ce thème spécifique. Mon fils Valentin est âgé de 28 mois, le diagnostic n’est pas encore posé « officiellement » mais celui-ci souffre « très vraisemblablement » de TED. Lorsque les troubles ont commencé à émerger je pensais au départ que Valentin souffrait d’un TDAH (AVEC hyperactivité). J’avais trouvé comme symptomes : instabilité psychomotrice, maladresse, chutes fréquentes, enfant semblant ne pas entendre lorsqu’on l’apelle…Mon fils présente tous ces symptomes. J’ai d’ailleurs consulté un specialiste réputé sur les TDAH. Lorsqu’il m’a expliqué que Valentin n’etait pas hyperactif mais que son agitation motrice découlait d’un TED (TED : terme que j’ignorais d’ailleurs jusque là) le monde s’est écroulé. J’avais abordé la « sur activité » de Valentin avec différents pédiatres dès ses 18 mois mais tous avaient été rassurants. L’hyperactivité n’est de toute façon pas officiellement diagnostiquée avec 4-6 ans. Depuis j’ai reparlé de cette instabilité y compris au neurologue que nous avons vu depuis. Personne ne veut se prononcer. En ce qui me concerne POUR LE MOMENT Valentin souffre de TED ET hyperactif. L’hyperactivité est sans doute le trouble le plus difficile à vivre au quotidien. Mais Valentin dort bien donc nous parents avons tout de même une trève! Ton article m’a redonné confiance, l’évolution d’Adam est positive et prometteuse de beaucoup beaucoup de progrès.
A bientôt!
bonsoir,
j’ai lu avec attention l’article ainsi que les commentaires des mamans. en fait je suis maman d’un petit garçon de 28 mois. depuis ses 18 mois j’ai commencé à m’inquiéter à propos de son comportement et de son manque de communication. jusqu’à aujourd’hui mon bébé ne parle pas. parfois on a l’impression qu’il « babille » quelque « mama ou baba » mais sans vraiment être sûr qu’il nous appelle. d’ailleurs il n’écoute pas quand on l’appelle et n’obéit pas à nos ordre (d’ailleurs nous avons l’impression souvent qu’il ne nous comprend pas). il adore la musique mais il fait des fixations sur certaines mélodies ou chansons et quand elles s’arrêtent c’est la crise et rien ne peut le consoler..; bref nous avons déjà parler de ces symptômes à son pédiatres et il lui a fait faire des tests d’audition et un électro-encéphalogramme. pour l’audition pas de problème mais pour « l’autre », il a juste dit » existence de quelques phases où son rythme été plus rapide que la normale » qu’est ce que cela veut dire? il n’a pas voulu nous expliquer il a juste dit qu’il fallait passer à l’IRM pour vérifier si ce n’était pas « physiologique ». je lui est dit que j’avais beaucoup lu sur l’autisme et il a répondu qu’iol soupçonnait cela aussi mais n’a pas voulu poser un diagnostic final. il vient de lui prescrire du tégrétol car il m’a dit aussi qu’il a remarqué qu’il est un peu trop actif et c’est VRAI mon bébé « ne sait pas marcher calmement » il ne fait que courir à la maison ou dehors. j’ai peur j’a
j’ai vraiment très peur… je ne sais pas si l’autisme ou l’hyperactivité sont posés comme diagnostics finaux comment grandira mon bébé?? sera-t-il à peu prés normal?? je ne sais pas trop aidez moi!!!!
Autisme et hyperactivité sont deux pathologies différentes. Il faut faire faire un dépistage d’un éventuel trouble envahissant du développement rapidement car les prises en charge doivent débuter le plus vite possible (sur Autisme Infantile, vous avez une carte des CRA – centre ressources autisme). L’hyperactivité ne se diagnostique pas avant 6 ans (elle est finalement plus difficile à vivre au quotidien que l’autisme).
Les enfants autistes grandissent tous différemment. Quelque soit leur degré de handicap, ils sont plein de compétences et sont plein de vie.
Mais avant tout, foncez pour avoir un diagnostic précis.