Le pré-langage de l’autiste verbal en images

Stanislas est autiste de haut niveau ou peut-être Asperger. En tous cas, il est autiste verbal sans déficience intellectuelle.

Il a été handicapé dans l’acquisition du langage par des otites séreuses à répétitions, que nous avons mis du temps à repérer puis à soigner.

Ceci dit, son entrée dans le langage a été très particulière, et si j’avais parcouru quelques forums ou sites d’information sur l’autisme, ou si notre entourage médical avait été plus sensibilisé, je pense que nous nous serions posés d’autres questions, plus tôt, sur la manière dont Stan abordait cette acquisition essentielle pour son développement.

Ce film a été tourné en juillet 2008, Stan avait 21 mois. Oui, Stan parle, il n’est pas mutique, quelques mots (maman, papa, Adrien) émergent, quelques onomatopées (cris d’animaux imités pour signifier l’animal, par exemple) sont présentes, mais son langage est tout de même « bizarre »:

  • Stan s’est inventé son propre vocabulaire, son propre lexique, qui subsiste encore aujourd’hui qu’il est vraiment entré dans le langage expressif « courant ». Il avait aussi inventé sa propore structure de langage.
  • Pour Stan, le langage a longtemps été une mélodie, qui permet de communiquer. Une mélodie, accompagnée de gestes, qui répond à une autre mélodie qui sort de la bouche de maman, papa ou quelqu’un d’autre. D’ailleurs Stan a longtemps plus chanté que parlé.
  • Nous n’avons jamais cessé de stimuler sa parole, de le faire travailler sur le versant compréhensif du langage aussi. Même quand nous parlions dans le vide, même quand nous faisions les questions et les réponses, nous avons mis des mots sur tout, tout le temps, reformulé sans cesse son charabia.

Le pré-langage de l'autiste verbal en images

Nous n’avons jamais utilisé le PECS, puisque nous ne savons que depuis fin août quelles sont les difficultés de Stan. Et finalement, aujourd’hui Stan parle, et plutôt pas mal, en tous cas il fait des phrases, il est compréhensible pour un nombre de plus en plus grand de personnes, il sait exprimer ses besoins, mais aussi partager ses émotions et ses intérêts.

Bien sûr tous les traits « caractéristiques » sont présents (pas de « je », inversion toi-moi, diffculté avec le genre des mots, etc.), mais la communication efficace tant expressive que compréhensive est établie: le courant passe.

Et pour vos enfants, comment l’entrée dans le langage se passe-t’elle? Quelles stratégies avez-vous mises en oeuvre pour la faciliter?

18 thoughts on “Le pré-langage de l’autiste verbal en images

  1. Comme Stan, Adam a commencé à chanter avant de se mettre à parler. C’est effectivement la mélodie des mots qui lui plaisaient.
    Par contre, à 21 mois, Adam était complètement mutique. Il n’a commencé à véritablement parler (phrases de deux mots ou plus) à presque 5 ans au moment où mon père est tombé gravement malade. Avant, ce n’étaient que des mots isolés. Le langage rend évidemment la vie quotidienne plus facile.
    Je n’ai pas vraiment utilisé la méthode PECS (même si j’ai tout le matériel) parce qu’il ne me paraissait pas cohérent de l’utiliser à la maison et pas à l’école (forte réticence de la maîtresse et mon classeur a été officiellement perdu). Maintenant qu’il connaît beaucoup de mots, je ne ressens pas la nécessité de l’utiliser.
    La rééducation orthophonique est encore très importante car Adam parle « du nez », ce qui rend difficile la compréhension des « m », « b » et « p » notamment.

  2. Thomas lui a commencé a parler à un âge « normal » et au début, je crois, normalement. A 18 moi mois il avait une dizaine de mots ciblés, dont Toa pour Thomas. Il imitait aussi des cris d’animaux. C’est à cet âge qu’il a eu une grosse régression et que son langage a commencé à progresser très lentement. Il a donc pris du retard.

    Vers20 mois il assemblait 2 mots du style « Encore Oui-Oui » « Au parc » en montrant sa poussette.

    A un plus de 2 ans il fait de petite phrases en écholalie uniquement, mais arrive parfois à les placer dans le bon contexte.

    Un peu avant ses 3 ans il commence à répondre aux questions fermées et à utiliser le « je », mais rarement. Et à presque 5 ans, le « je » n’est toujoours pas acquis.

    A presque 5 ans il a un gros retard de langage, car il en est toujours aux pettes phrases courtes et simples. Il ne comprend toujours pas le mot « pourquoi ».

    En ce moment il essaie beaucoup de parler, je peux donc lui apprendre des phrases plus compliquées. Mais je vois bien que ça lui demande un effort considérable. Que pour lui ça n’a rien d’évident.

    Il ne sait pas exprimer ses émotions,ou très peu.

    Il prononce assez bien, même s’il a quelques difficultés: Saussettes au lieu de chaussettes, alors qu’ il y a environ 2 ans il savait prononcer le son « CH ».

    Il n’a que 2 mots inventés: »piaceau » pour cerceau et « passe » pour carré. Et quand on le reprend il répond: »ça resemble à un carré, mais c’est pas un carré, c’est un passe! »

    Malgré tout cela, la communication avec des personnes autres que ses parents reste très difficlie. Il ne parle presque pas en présence d’étrangers. La faute à la timidté ou à l’autisme? Comment savoir???

    Pour le faire progressser, je le corrige lorsque ce n’est pas correcte. J’essaie aussi de l faire parler le plus possible en uli posant beaucoup de questions.

  3. Pierre a commencé à parler vers 3 ou 4 ans. Aujourd’hui, à 7 ans, il parle très bien (presque trop) même s’il a encore des difficultés de prononciation. Il a un vocabulaire très riche et construit des phrases complexes sans aucun problème. Par contre, il inverse « tu » et « je » et a du mal à mettre le bon ton.
    Solène a commencé à parler au même âge, mais elle a progressé beaucoup moins vite que son frère de ce point de vue. Aujourd’hui, à 9 ans, son orthophoniste dit qu’elle a un vocabulaire très riche, mais ne sait pas l’utiliser. Elle fait des phrases courtes, assez mal construites. Aussi, pour soutenir l’apprentissage du langage (ainsi que celui de la lecture) nous venons de lui mettre en place un classeur PECS, utilisé aussi bien à l’IME qu’à la maison. Voici son classeur :
    Sur la couverture, la « bande-phrase » :
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=217&u=11227261
    A l’intérieur, les différents pictos :
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=218&u=11227261
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=219&u=11227261
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=220&u=11227261
    Il y a également les mots qu’elle sait déjà écrire, sans image (le but étant qu’à la fin elle n’ait plus besoin du tout d’image, puis plus besoin du tout du support écrit) :
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=221&u=11227261
    Enfin, les différentes émotions, sur lesquelles elle est en train de travailler à l’IME :
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=222&u=11227261

  4. Pour Raphaël, nous avons utilisé un support visuel surtout pour l’organisation de la journée, de la semaine et des taches quotidiennes. Cela a été très important pour le matin; car avec l’arrivée de sa petite sœur, je ne pouvais être tout le temps avec lui. Avant il lui fallait minimum 2heures pour se préparer le matin maintenant en 3/4 heures il est prêt, sans colère et rituel. Du coup tout le monde part serein!!!
    Son langage augmente avec l’école et son programme de soin mais aussi, car nous continuons a lui décrypté toutes les situations. Depuis peu il commence à amorcer un échange (une mini conversation) avec nous.

  5. Esteban (3 ans depuis le 24/10) a évolué comme Stan. Il chantait/fredonnait vers 14 mois, vers 18 mois il changeait les paroles des chansons. Il chante toujours beaucoup.

    A partir de 18 mois, il faisait des colères quand nous ne comprenions pas ce qu’il disait. Il a un mot inventé ‘poon’. On ne sait pas ce que c’est, ni en quelle langue car nous lui parlons volontiers en anglais ou en espagnol.

    L’échange a été et est difficile avec lui. Il a dit non à 24 mois et ça l’affolait. Le oui n’est apparu qu’à 31 mois pour le signe de la tête et 32 mois verbalement. Il faut dire qu’on insistait vraiment avec la tête pour qu’il comprenne. Jusque là, il répétait la question s’il voulait ce qu’on lui demandait. L’école lui a fait beaucoup de bien au niveau échange avec nous l’an dernier, même s’il reste muet en classe.

    IL ne comprend pas le choix ‘ou’. Tu veux le bleu ou le rouge?; réponse ‘ou le rouge’. IL ne comprend pas « pourquoi », même s’il utilise ‘parce que’ hors contexte.

    Nous n’avons pas le « je ». Par contre, mon/ma/mes, ont été acquis. Il parle de lui à la 3ème personne: Esteban, il est tombé ». Toi/moi ne sont pas acquis.

    On comprend tout ce qu’il dit. Mais il adore parler de ses obsessions: ce qui tourne, roule, coule, s’ouvre/se ferme, et clignote. Surtout quand il n’est pas rassuré. Il ne parle pas aux personnes qu’il ne connaît pas. IL chuchote à l’orthophoniste, reste muet avec son pédiatre. Au mieux, il leur répond hors contexte que « le garage est fermé » par exemple!!

  6. Chrystel, encore une fois , je retrouve Stan dans ton post, on a aussi plein de mots inventés, tiens d’aillerus on devrait se mettre à plusieurs et faire un dictionnaire français/ autiste , je suis sûre que çà nous ferais une bonne tranche de rigolade :-) )
    Donc toi tu as poon
    moi j’ai :
    - Founir –> manger, du stanislasien foun –> la fourchette :-) ))
    - Taout –> voiture
    - guiguing –> musique
    - amé –> dessin animé
    - ouf–> chaud
    - wo –> boire à tous les temps , sous toutes les formes de contenant et de contenu
    - cahin –> toute forme animale
    - pa-inpin–> petit ours brun
    - après j’ai les plus tradi , quasi neurotypiques :
    – piquin: copain
    - ta hute (à ne pas confondre avec taout :-) ) –> la peinture
    - akane –> Stanislas
    Fallait vraiment le décodeur :-) )
    Maintenant çà va beaucoup mieux, il utilise le bon mot, m^me si le lexique initial subsiste , m^me si il y a des imperfections de prononciation.

    Et chez nous on ne parle pas de la porte du garage, mais de maman qui a cassé une bouteille de vin au supermarché (comme çà, si je voulais rester discrète , c’est rapé :-) )) toute la ville est au courant, c’est la manière de Stan de rentrer en contact lol

  7. Nous avons consulté une orthophoniste alors que notre fils avait 24 mois. Il ne disait pas un seul mot. On s’attendait à un retard de langage, mais pas à une hypothèse de troubles envahissant du développement.

    Après 5 mois d’orthophonie intensive, il a dit le mot : papa. Puis, maman, papi, mamie. Il n’a toujours pas les L, F, N, G, V, R, il laisse tomber les doubles consonnes, mais il parle beaucoup. L’été dernier, il a commencé à faire des phrases SUJET-VERBE-COMPLÉMENT. Depuis un mois, on a même droit à des PARCE QUE. Il inverse le toi/moi, il invente des mots et chante.

    Sa plus grande motivation pour parler? Raconter des histoires… Il adore les livres et les films. Le visuel des livres l’aide à trouver les mots. Nous empruntons des livres à la bibliothèque toutes les semaines et nous avons fait beaucoup de jeux de lotto, bingo, etc.

    Lorsqu’il ne disait pas un seul mot, nous avions introduit les PECS et les picto-gestes (http://www.cscoe.com/publications/pictogrammes.html). Il a appris les gestes pour dire : encore, non pas, fini, besoin d’aide, pas content, aime, avec, sur, faim, boire, chips. Ils les laissent tomber progressivement. Par contre, en situation de stress et d’anxiété, le visuel est toujours le meilleur canal de communication.

    Depuis une semaine, on s’attaque aux L. Son papi a réussi à lui faire dire CHOCOLAT. Son premier L! Y a des mots plus motivant que d’autres.

    Le plus touchant pour moi fut le jour où il a réussi à dire son prénom.

  8. Je crois que si j’avais su que mon fils allait avoir des problèmes de parole, je l’aurais appelé tom ou Sam, parce que Stanislas , c’est définitivement trop difficile :-) ))

  9. De Maëlys on me dit tout le temps qu’elle « chantonne ». C’est exactement ça.Maëlys a un langage très riche, mais un langage, à ELLE. Que personne ne comprend sauf elle.
    Grâce à la méthode PECS elle dit enfin des mots à deux ans et demi qui sont de NOTRE vocabulaire. Mais j’ai parfois l’impression désagréable de lui apprendre notre langue et qu’elle parle une langue étrangère.

  10. Mathilde,
    As-tu utilisé une méthode particulière pour Pierre?
    Mon fils essaie de faire des phrases plus grandes et plus compliquées, mais n’y arrive pas, alors il s’énerve. J’essaie de lui faire répéter après moi, mais il se bloque. Je vois que ça le frustre de plus en plus. J’ai peu qu’il ne se renferme, voire pire d’une régression.
    Comment ton fils a-t-il réussi à apprendre à construire des phrases complexes?
    Merci!

  11. Bonjour,

    je suis l’éducatrice spécialisée d’un jeune garçon autiste de 7 ans. Il est pour une deuxième année au préscolaire, pour ainsi lui donner la chance de progresser d’avantage avant l’entrée à la 1ère année. Ce jeune garçon ne parle pas, il utilise parfois l’écholalie. Par contre, s’il est fâché ou s’il fait du triage, il est capable de compter jusqu’à 14.

    J’essais d’aller le rejoindre avec des activités qu’il aime, la musique, la piscine, etc. Parfois cela fonctionne, il va me répondre par oui ou par non, mais sans plus. Si vous avez des moyens qui peuvent m’aider à l’aider, cela très apprécié.

    Je vous remercie, Karryne

  12. Karryne, je lis que vous êtes éductarice spécialisée , en IME peut-être ?
    A vous lire j’ai l’impression que le petit garçon dont vous vous occupez a une prise en charge pscho dynamique , et essentiellement occupationnelle.
    Alors ce que je vais vous conseiller ne va peut-être pas vous plaire, mais ici , on est entre gans de bonne compagnie, et on n’hésite pas à ce dire les choses franchement et amicalement :-) )))

    Cet enfant devrait bénéficier depuis l’âge de 3 ans d’une prise en charge adaptée à son handicap autistique basée sur un traitement comportemental et éducatif .
    Cet enfant devriat bénéficier :
    - D’orthophonie adaptée à l’autisme, c’est à dire pas celle qui attend l’émergence désir de parler chez l’enfant, mais celle qui lui apprend véritablement à parler et qui fait que des autistes initialement non verbaux parviennent à communiquer : Je veux parler du PECS ou du Makaton.
    - De psychomotricité adaptée à son handicap, pas celle qui laisse son « moi peau » s’exprimer :-) ), celle qui initie l’autonomie et le dévelomment.
    - De prise en charge éducativo comportementale (TEACHH , ABA , selon le souhait des parents et l’enfant) qui permettrait non pas de faire de l’occupationnel piscine ou musique , où l’enfant stéréotype et s’autostimule à qui mieux mieux et est renforcé dans son comportement problématique par un éducateur qui tente désespérément de rentrer en relation avec lui, mais d’établir un programme sur la base des compétences de l’enfant afin de lui permettre d’être en condition de réussir l’étape suivante (ici la scolaristaion).

    Votre post dit bien l’inefficacité des prises en charge qu’offrent la vaste majorité des IME, CAMPS et autres structures françaises.
    Formez vous, regardez ce qui se passe partout ailleurs, en Scandinavie, dans tous les pays anglo saxons, en australie,au japon, en corée, aux US, en Espagne !
    Lisez Tony Attwood, Ron Leaf , Skinner, Lovaas !

    Et revenez nous dire comment vous évoluez dans votre vision de l’autisme .

  13. bonjorr ,a tous apres lecture ,je me posse des questions car ma fille de 22 mois ne me dit que maman,elle ne parle toujours pas ,j ai deja un enfant dys,l orthophoniste ne veut la prendre qu a 24 mois et encore ,je voudrais juste savoir si je pourrais avoir plus d information ,car je suis sur que se n est pas normal,pourtant elle est tres intelligentes,je vous remercie.

  14. @Lugon, 22 mois , c’est encore tout petit. A-t-elle d’autres signes qui vous inquièteraient ? avez vous lu le e-book de nathalie Hamidi, à l’intérieur duquel vous trouverez un M-Chat qui vous permettra de savoir si vous devez être vigilante par rapport à un risque de TED .Cà coûte 2€, çà vaut le coup.
    https://www.lulu.com/commerce/index.php?fBuyContent=8016548

  15. Pingback: Un 18 novembre sur Autisme Infantile | Autisme Infantile

  16. Votre témoignage m’interpelle un peu car, à moins d’être certaine à 100% que votre enfant présente de l’autisme, le genre de troubles que vous décrivez se retrouve également dans la dysphasie, et le fait que l’enfant choisisse de « chanter » plutôt que de parler est dû au fait que le chant utilise une autre zone cérébrale que celle du langage parlé selon la pédopsy qui s’occupe de ma fille.
    Certains enfants sont diagnostiqués autistes alors qu’ils présentent parfois une dysphasie couplée à d’autres déficits (comme la dyspraxie), encore mal connus, même des neuropédiatres, des neuropsy ou des pédopsy.
    Mon fils a longtemps été suspecté d’être autiste de haut niveau alors qu’il est dysphasique et dyspraxique. Il a été « sauvé », si je puis dire, par le fait que j’aie décidé par moi-même d’aller consulter un centre de logopédie (orthophonie en France) spécialisé dans les troubles du développement et des apprentissages.
    Quant à ma fille, l’évaluation est en cours car elle a aussi souffert d’otites et présente une épilepsie frontale non manifestée cliniquement (qu’on appelle, depuis peu, épilepsie cognitive).
    Je crois qu’il est important d’être attentif à la communication (non verbale, s’il la recherche ou la fuit, s’il semble comprendre ce qu’on attend de lui, nos mimiques, etc.) des enfants, surtout lorsqu’ils présentent des troubles importants du langage.

  17. oui, la dysphasie et Autisme sont des troubles parfois le diagnostic c’est difficile. Au début de trouble de mon fils, le CRA a hésité de poser de diagnostic, il nous oriente vers un centre d’évaluation de trouble de langage et de l’apprentissage pour bilan complémentaire. Mais il est Autiste;

  18. Gwen,
    Votre fils a été sauvé parce que le diagnostic n’est pas Autiste ? ou parceque on a trouvé le vrai diagnostic pour aider mieux l’enfant ?

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