Comment je me suis payé une bonne tranche de rire: un rendez-vous chez le pédopsy local

J’avais lu sur différents forums des témoignages édifiants, j’avais lu sur le net quelques articles sur la psychanalyse qui m’avaient laissée sans voix, je pensais que ce genre d’âneries n’existaient que dans le monde parrallèle du net.

Je me suis trompée.

Comment je me suis payé une bonne tranche de rire: un rendez-vous chez le pédopsy local

La vraie vie de parents d’autiste permet de basculer, sans crier gare, dans un univers parrallèle. C’est accessible (à trente kilomètres de chez nous), c’est à peu près au même prix qu’un bon spectacle comique parisien (65 euros les soixante minutes), et ce n’est pas ruineux en baby sitter puisque – Ô Joie, Ô bonheur – l’enfant est au coeur de l’action…

C’est… un rendez-vous chez le pédopsychiatre version psychanalyste, magicien et illuminé.

- « Bonjour Stanislas, sais-tu qui je suis? »

(Stanislas se couche par terre et fait l’étoile de mer)

- « Je suis un adulte qui va te venir en aide, tu n’es plus un bébé, [bla bla bla, bla bla bla]… » (La phrase complète dure environ dix minutes, et mon cher et tendre ne l’a pas retenue, trop concentré à contenir le fou rire qui débutait)

(Stanislas fait un prout dans sa couche, rigole comme un tordu)

- « Savez-vous de quoi souffre Stanislas? »

Mon mari, tranquille répond:

- « Mon fils a été diagnostiqué TED avec troubles du spectre autistique à priori apparentés au syndrome d’Asperger, ce qu’un bilan complet à Debré devra préciser. »

- « Monsieur, non! Je vous en prie! Ne prononcez pas ce mot! »

- « Lequel? Préciser? Debré? Fils? Autisme? »

- « Mais Monsieur, ce mot est synonyme de désespoir! Il bloque l’enfant dans un état! »

- « Regardez-moi bien monsieur. Ai-je l’air désespéré? »

Le psy abandonne la partie et se tourne vers Stan:

- « Stanislas, je te demande de te lever. » ( Euh, Stan, le monsieur te demande de te lever)

- « Stanislas, lève-toi, je te le demande! »

(Stan rampe jusqu’au bureau et s’autostimule en en suivant le bord)

- « Stanislas, explique-moi pourquoi tu suis ces lignes? »

(Stan s’essuie maintenant le nez le long de la ligne d’arrête du bureau, Dieu merci il n’est pas enrhumé)

- « Monsieur, Stanislas ne veut pas grandir, mais je vous garantis que je peux le sortir de son autisme si vous me l’amenez tous les quinze jours » (Vous pouvez me le signer avec votre sang? Vous faites le contrat de confiance Darty vous aussi?) « Il souffre en fait du syndrome de Peter Pan. » (Et moi, je suis la Fée Clochette peut-être?)

Voilà le cirque auquel mon mari s’est prêté la semaine dernière. Je crois que l’on va garder notre pédopsy « habituel », ça nous obligera à faire deux heures de route à chaque fois, mais au moins, on n’aura pas à écouter ce genre d’imbécilités.

Je me demande tout de même ce qui se passerait si nous faisions confiance à ce professionnel remboursé par la sécu. Combien d’enfants passent-ils dans les mains de tels « professionnels », combien de parents y ont-ils cru?

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32 Responses to Comment je me suis payé une bonne tranche de rire: un rendez-vous chez le pédopsy local

  1. Alicia McLoughlin says:

    Ha ha ha; je ris mais mon dieu c’est vraiment tragi-comique…. Vous a-t’il expliqué ce qu’est le syndrome de Peter Pan? Morte de rire!!! sérieusement cependant, mais où va-t’on??? C’est grave d’entendre des choses comme cela

  2. Christel Teyssier says:

    J’ai RDV avec un pédospy le 16 nov pour faire diagnostiquer mon fils Esteban (3 ans le 24/10), et j’espère que ça ne va pas se passer comme ça!?!

  3. Béatrice says:

    Oui , il nous a envoyé ensuite sa prose par mail !!! Que je conserve précieusement dans ma « boîte à meuh » :-) )
    Une magnifique présentation powerpoint , que je me ferai un plaisisr de partager avec qui voudra rire un peu avec moi ;-) )
    Ce qui est vraiment tragique , c’est que l’autisme attire tout un tas de guèpes sur le pot de miel: Les parents sont démunis, ne savent pas à quel saint se vouer, alors c’est une voie royale :
    entre les pedopsy à 2 balles, les méthodes X ou Y , n’ayant jamais démontré aucune efficacité, les structures officielles où les parents n’ont pas leur mot à dire etc….
    Nos mômes ont vraiment de la chance , j’en ai vraiment l’impression et chaque jour davantage.

  4. yayie says:

    très bien d’avoir choisi le parti d’en rire !!! parce que vraiment c’est triste et honteux.
    comme tu le dis, d’autres enfants vont voir ce pedopsy et malheureusement si ils ne sont pas informés et bien l’enfant perd des années avant d’avoir le bon diagnostique.
    c’est quand même dingue que les professionnels de la santé n’arrivent pas à se mettre d’accord !!!!!!!

  5. Béatrice says:

    CHrystel , surtout méfiez vous des diagnostics à base de psychose infantile, troubles border line etc…Quand çà part comme çà, çà part mal ;-) )
    Et ne vous inquiétez pas outre mesure, notre psy « habituelle » n’est pas d’obédiance psychanlyique en ce qui concerne l’autisme , elle est favorable au fait que nous utilisions une technque comportementale pour prendre en charge Stan (ABA) et reconnait très volontiers qu’elles sont plus efficaces que la désespérante attente du déclic psy, et nous aide beaucoup dans d’autres domaines, particulièrement notre propre positiponnement par rapport au handicap de Stan (qui a le m^me age que votre fils à 5 jours près), le positionnement de son frère, etc ..

  6. Cécile Pieltin says:

    Mon fils de 10 ans, Damien, a été surtout suivi par des neuro-pédiatres. Des, parce que dans un hôpital universitaire, ça bouge, les médecins ne restent ps en place. La plupart du temps, tout s’est plutôt bien passé. Le jour où ça a coincé, c’est quand un grand crétin a décrété, après 30 minutes de « conversation » avec mon fils, qu’il avait un quotient intellectuel de 60… Euh, sur quoi se basait le monsieur ??? Je n’en sais rien, mais je n’ai plus voulu retourner chez ce triste sire. Maintenant, il est suivi par la pédo psy de l’école, voit une psychologue une fois/semaine. J’essaie de trouver un pédo psy en dehors de l’école, pour le suivi à long terme mais impossible d’avoir un rdv. Les délais sont de 6 à 9 mois dans les meilleurs cas :(

  7. Isa D says:

    Oui bienvenue dans ce cirque tragi-comique de ce qu’est la perception des TED en France ….
    Parfois, on en rit. Parfois on a envie de vomir. Vraiment.

    Parce que lorsque les parents ne savent pas, des enfants qui passent par les fourches caudines de la psychanalyse et de la psychiatrie se retrouvent en situation de maltraitance.

    Mais pour le reste, vivre avec un enfant asperger (le mien a 9 ans) est aussi une très belle aventure. Touchante et drôle !

    Je vous souhaite un beau parcours avec votre petit Stanislas !

  8. Julie la maman de Maëlys says:

    C’est drôle et en même temps, ça fait très peur… Heureusement vous avez compris qu’il était à oublier… Bon courage pour votre « route », ce n’est malheureusement à mon avais pas la dernière fois que vous allez tomber sur des illuminés!

  9. maryline says:

    Rien à commenter, juste pour enfoncer le clou, j’ai récemment reçu ça dans ma boîte mail, c’est édifiant et à diffuser largement :

    http://www.youtube.com/watch?v=styoL5EbvFo

  10. maryline says:

    J’oubliais, sur youtube c’est scindé en 11 parties, bon visionnage.

  11. Agnès says:

    Mdr …. trop fort ton témoignange Béa …
    Vous vous n’étes pas duppe mais ….. malheureusement il y a des parents qui sont complement perdus et qui avalent ce genre de conneries dite pas des « PROFESSIONNELS » ….
    J’en ai fait l’esperience avec Emma ….
    DESOLER RIEN A VOIR AVEC L’AUTISME …. JE SUIS PLUTOT DANS LA MUCOVISCIDOSE …
    Donc n’était pas encore diagnostiquée muco, elle avait 1 mois …. mais elle était délà très encombrée +++…. après chaques biberons , elle les revomissaient avec les glaires vertes dedans …donc perte de poid … tirage au niveau des côtes (elle avait du mal a respirée), pas de fievre par contre. Je suis donc allée chez un pédiatre très réputé dans ma ville les honoraires aussi :S …..
    Le diagnostique fut le suivant …… pas d’encombrement ….y’a pas de fievre donc pas d’antibio….. FAITE LUI DES LAVAGES DE NEZ …..
    Deux ou trois jours plus tard Necker m’appel …. rendez vous le lendemain …le dignostique tombe …votre fille a une maladie incurable …blablabla … bref !! Batterie d’examens…..
    Le « pas d’encombrement » c’est transformé en « plusieurs foyers plumonaire donc une atélectasie a gauche (le lobe qui se retracte et l’air qui ne circule plus dedans) ….
    Le « pas de fievre donc pas d’antibio » …s’est transformé en sur-infection au staf doré
    resultat des courses …. plusieurs mois d’hospitalisation et d’antibiothérapies pas voie veineuse …. des fibroscopies …. et au final une lobectomie du lobe inferieur gauche (ablation du lobe).
    Voilà comme quoi il ne faut pas faire confiance et se fié a son instin ….
    Bravo a vous de ne pas avoir était naïf ….. moi j’ai cru a un diagnostique…..parce que c’était un « PROFESSIONNEL » …….ET JE M’EN VOUDRAIS TOUTE MA VIE.

  12. Laurent says:

    Faut-il vraiment en rire ?

    Quand on sait que les prises en charges adaptées précoces permettent aux enfants porteurs d’autisme de compenser à terme une grande partie du handicap, on ne peut que considérer que tout ce qui fera perdre du temps aux prises en charge adaptées conduit de fait à une aggravation du handicap.

    Faites parler des parents d’autistes adultes et ils vous expliqueront que leur enfant n’en serait pas là s’il avait pu bénéficier d’une prise en charge adaptée.

    Prendre conscience -de la responsabilité des incompétents (si ce n’est des charlatans) dans l’aggravation du handicap de nombreux autistes- amène à se poser la question de comment un Etat peut laisser se développer une situation si préjudiciable au développement de personnes souffrant d’un handicap.

    Que l’on puisse percevoir des honoraires pour de tels résultats avec la bénédiction des institutions, interroge sérieusement sur la tolérance de telles dérives par notre société.

  13. Tu sais Laurent, on en rit pour pas en pleurer!

    Bien sûr que des gens comme ça ne devraient pas exercer. On fait notre « devoir » en parlant de l’autisme autour de nous, en aidant les gens qui passent par ici à avancer le plus rapidement possible pour les prises en charge, en témoignant ici, etc.

    Ne t’inquiète pas que si on se rend compte que quelqu’un ici a un pédopsychiatre (ou autre professionnel de la santé) qui lui tient un tel discours, on va vite lui exposer les risques de l’écouter!

  14. Agnès, tu ne peux pas décemment t’en vouloir. C’est grave, très grave, la mucoviscidose, et tu ne peux pas être tenue responsable d’un médecin qui se rate ou qui connait mal son métier. C’était il y a combien de temps?

    Bises à Emma.

  15. Béatrice says:

    Pour Agnes (je suis la marrainne de Emma , sa petite fille qui a la muco) , c’était il y a 3ans (Emma a six mois de plus de Stan).Et c’est juste incroyabele ce qui s’est passé. La médecine pédiatrique est quand m^me très aléatoire, la mucorhume, l’autismemùauvaisehumeurpassagère, la varicelleeczéma, l ‘entorsejambe cassée, l’otite qui n’existeplus quand un ORL vérifie l’oreille 3 heures après…. J’en passe et des meilleures…
    Les erreurs de diagnostic sont légion, et pas uniquement chez les médecins généralistes hélas. Les pédiatres sans doute lassés après 15 consultations de nains huralnts au nez crottés , n’ont pas toujours la vigilance qu’ils devraient avoir.
    Et dans les cas de maladies graves , qu’elles oient physiques ou mentales , bonjour les dégats .
    Donc comme je le dis toujours, le seul garde fou, c’est notre instainct de maman ; Nous on sent quand quelque chose ne va pas.

  16. Clairement, il ne faut pas hésiter à s’écouter, même si au final on s’inquiète pour rien, mieux vaut avoir tort et que l’enfant n’ait rien que de passer à côté de quelque chose de grave. Mais en même temps, on n’est pas médecin, et Agnès ne devrait pas s’en vouloir.

  17. BOUSQUET says:

    J’ai été infirmier et j’ai travaillé en psychiatrie pendant 9 ans.
    Je sais que ce que vous rapportez je l’ai fréquemment vu.
    Nous avons été affectés par ces incompétences lorsque nous avons du consulter plusieurs fois à 7 endroits différents pour obtenir un diagnostic d’autisme.
    ,
    Je ne vais écrire qu’une seule chose: chers parents, demandez qu’on vous écrive que poser une « étiquette » d’autisme enferme les enfants et comprommet leur avenir.

    Vous pourrez alors obtenir des domages et intérêts pour retard de diagnostic.
    Pas par cupidité, mais pour vous aider à survirvre après que vous ayez perdu votre boulot parce que personne d’autre que vous n’est capable de garder votre enfant.

    Pour vous aider à survivre après que les psy nomme la Maman comme au « centre de la problématique autistique » avec toutes les conséquences potentielles sur la vie de famille, de couple etc…

    Quand vous dépendez par manque d’argent d’un psy assigné géographiquement, l’enfant et les parents ont vraiment très peu de chances de survivre correctement.

    Ce qui est totalment tabou, méconnu, et non étudié, c’est la quantité de dépressions réactionnellles, choix extrêmes, et fais divers sordides que génèrent ces situations, entretenues par ces Médecins persuadés dans leurs intimes conviction des anneries qu’ils assènnent.

  18. Cécile says:

    Voilà une consulation qui ne me surprend guère.
    Reste encore les questions suivantes qu’on m’a régulièrement posées (et qui sont toujours amusantes !) :
    - est-ce un enfant désiré ? (non je l’ai trouvé sur le parvis de Notre Dame et je l’ai ramené …)
    - votre enfance a t-elle été heureuse (très gênant car mes parents sont restés mariés 45 ans, jusqu’au décès de mon père et je ne suis pas une enfant battue non plus)
    - d’où la réflexion suivante : il doit quand même y avoir quelque chose que vous refoulez!!!
    L’approche psy, c’est que du bonheur.
    PS : j’ai arrêté ce type de prise en charge depuis longtemps

  19. Celine b says:

    Je comprends que ça dégoûte largement les parents d’avoir affaire à un psy comme ça qui a mon sens est tout simplement un charlatan. Heureusement que nous ne sommes pas tous comme ça mais une consultation comme ça est à proscrire ça me paraît clair. Bon courage à ceux qui vont aller consulter pour établir un diagnostic et je ne peux que vous recommander en tant que psychologue d’aller consulter des professionnels qui vous ont été recommandés comme les équipes des centres ressource autisme, l’unité d’évaluation de l’hôpital Robert Debré…

  20. Laurent says:

    En réponse à Nathalie;

    Pour préciser ma pensée, il est clair qu’il faut bouger et faire évoluer les mentalités. Un des points importants passe par la régulation des professions psy* et ce qu’il conviendrait de faire c’est faire pression sur les politiques pour qu’on interdise à des professionnels non-certifiés (sur la connaissance moderne de l’autisme) de s’occuper d’enfants porteurs d’autisme.

    Dans le cas présent, il s’agit d’un professionnel qui n’a pas plus connaissance des avancées de la connaissance sur l’autisme qu’un plombier zingueur et encore si le plombier a un enfant autiste ce dernier serait plus qualifié pour avoir un avis.

    Dans le domaine de la santé les professionnels qui n’actualisent pas leurs connaissances sont dangereux pour la santé de leurs concitoyens, donc il convient de prendre en compte les aspects au pénal de cette négligence à la fois pour les charlatans et professionnels incultes mais aussi pour ceux qui sont senser surperviser les politiques publiques de santé.

    Maintenant il faut prendre en compte l’important lobbying que font auprès des politiques les professions qui voient venir une perte du marché de l’autisme avec la montée des approches éducatives spécialisées. Ce qui est ressenti globalement c’est une perte de business pour le médical au profit de l’éducatif comme d’ailleurs le veut sur le fonds la loi de 2005. Au passage, il faut bien voir que l’application la loi est sabotée par les acteurs dont l’intérêt économique est affecté par cette évolution ou que simpleme que çà dérange dans leur train-train.

    Donc il est très important de pas mésestimer les facteurs d’opposition à l’application de la loi de 2005 et à l’évolution des mentalités.

    Pour te donner un exemple de la puissance de ce lobbying et donc des influences négatives exercées sur les politiques, je te cite l’exemple du rapport du sénateur Alain Millon sur « l’état inquiétant de la psychiatrie en France ».

    On a pu lire dans la presse à propos de ce rapport cette jolie phrase sur l’état alarmant de la psychiatrie en France qui a fait le tour de tous nos forums :
     » Il insiste sur la nécessité d’améliorer les traitements et de faire un effort en faveur de la recherche, la France étant « mal placée » sur le plan international, même si elle est en pointe sur certaines pathologies comme l’autisme.  »

    Il faut bien voir là que quelqu’un a glissé à l’oreille du sénateur que la France « est en pointe sur certaines pathologies comme l’autisme  » et que cet influenceur est assez puissant pour faire avaler une pareille couleuvre tant il est de notoriété publique que la France est un des pays occidentaux les plus en retard « sur des pathologies comme l’autisme ».

    Il faudrait encore discuter de la notion de pathologie pour l’autisme et s’étonner de cette terminologie surtout quand le rapport permet de comprendre l’impact de la stigmatisation dans le retard des diagnostics et donc des prises en charge ce qui au final entretient le dysfonctionnement du secteur psychiatrique français.

  21. Béatrice says:

    Merci Laurent pour votre commentaire fort intéressant.
    Je partage évidemment tout à fait votre point de vue, point de vue encore renforcé par l’article de Pr Golse cette semaine dans Libé qui est purement et simplement outrageant pour la communauté de parents , d’enfants, et d’adultes touchés par l’autisme.
    Mr Golse s’y étonne que de plus en plus de parents aujourd’hui refusent toute prise en charge médicale et psychiatrique de leur enfant autiste , et se tournent vers les approches educativo comportementales.

    Moi, mère d’autiste de moins de trois ans , tout à fait récemment diagnostiqué ,je confirme que entre le syndrome de Peter Pan, la psychanalyse de mon couple (nous sommes tous deux nés sous x…), et une technique educativo comportementale qui a -scientifiquement- démontré , partout où elle a été utilisée, son efficacité, je confirme donc qu’il ne m’a pas fallu plus de deux semaines pour choisir mon chemin et tracer ma route . Chez nous , ce sera ABA. Cà va nous coûter cher – puisqu’en France , un universitaire n’a pas un savoir « remboursable » comme n’importe quel psy à deux balles qui s’est arrêté à Bettelheim, mais bon, en 3 ans , la durée de prise en charge « moyenne » nécessaire avec un aussi petit bout’dchou, j’aurai dépensé en gros 60-70000 euros, le prix d’une voiture neuve … C’est pas grave, je marcherai ou ferai de la bicyclette :-) , ou je ne deviendrai jamais propriétaire . Je m’en fous.

    Ce qui me révolte c’est toutes ces mamans et ces papas , qui sont trimballés d’HDJ, en psy parfois (souvent )incompétents, en CAMPS, rien ne bouge, l’enfant continue à ne pas parler, à stéréotyper de plus en plus, n’est pas propre, a des rigidités alimentaires, ne dort pas , crache, tape, s’automutile, j’en passe et des meilleures, et la réponse à tout çà c’est atelier pateaugeoire, Risper…, packing…Alors qu’aux m^mes maux , dans d’autres pays, on répond par des techniques qui règlent le problème sur la durée.
    Moi je voudrais juste que des gens comme Golse ou d’autres, jouent à vie ma vie , quelques mois, avec des parents d’un autiste profond, avec pour seul secours la psychanalyse , juste pour voir…

  22. Lucie says:

    Béatrice,
    C’est vrai qu’il faut parfois rire au lieu de pleurer. Pour nous on a vécu un exemple semblable au tiens avec des psys d’HdJ.

    Encore aussi drôle, va voir ce témoignage:
    Sur la Page 4: La psychanalyse de Jérémy…

    C’est une histoire qui date mais je constate que l’on a toujours ses mêmes propos…

    Pour info, ma fille à 7 ans maintenant, ne parle pas encore vraiment (beaucoup d’écholalie) mais fait enfin des progrès grâce à l’ABA et une orthophoniste qui interviennent un peu dans l’école.
    Malheureusement, comme toi, les moyens financiers sont très limités et on fait plutôt l’ABA avec la guidance parentale de la thérapeute qui nous explique comment faire.
    J’aimerais tant pouvoir avoir des intervenants ABA chez nous tout les jours, mais ce n’est pas possible.

    à bientôt!

    Lucie

  23. Audreyyy says:

    Bonjour,
    Je suis maman d’un petit garçon de 19 mois qui vient d’être « diagnostiqué » « très à risque pour un TED » (il dépasse les seuil d’autisme aux tests effectués). Le psy qui nous suit au CMPP (on y est allé que 3 fois) en attendant une prise en charge par l’hopital Trousseau, nous en a sorti de pas mal aussi, du style :
    - Achille ne parlant pas (absolument aucun mot), je lui demande s’il faut que je le fasse répéter, il me répond « il faut laisser le désir émerger », s’il ne parle pas c’est qu’il n’en a pas envie
    - Je lui donne le rapport des premiers tests, il me répond : « ces gens qui vous ont fait ça, vous etes sûre qu’ils sont compétents ? Achille n’a pas l’air bien autiste, il a juste un blocage. Et au fait, qu’avez vous ressenti pendant votre grossesse ?
    - Achille était il un enfant désiré ? Votre mari le regarde-t-il de temps en temps ? (sous entendu, on ne s’en occupe pas), alors que mon mari s’en occupe beaucoup dès qu’il rentre du travail. Je pense que sa soeur prend trop de place à la maison ! (Alors qu’il ne m’a jamais posé de question sur ma fille)

    Quand je lui ai dit qu’on avait rendez vous avec un spécialiste à Trousseau, il a eu l’air vexé et m’a dit : « vous leur direz bien qu’il y a une très bonne prise en charge qui a débutté au CMPP et qu’on fait ce qu’il y a à faire ! » pfffff

    Pour le pédiatre, lorsque je lui en ai parlé (de l’autisme d’Achille)(ça faisait déjà 5 ou 6 mois que je lui disait qu’Achille était bizarre et que je pensais qu’il y avait un problème), il m’a répondu en riant « Bah, Achille n’a pas du tout une tete d’enfant autiste, c’est surement juste un retard de langage (faisant fi de tous les autres signes dont je lui avait parlé). Pourtant, il est très bien avec les enfants, et les a toujours très bien soigné !

    Heureusement, nous avons la chance d’avoir une amie qui travaille dans le domaine de l’autisme (dans le sud de la france malheureusement alors que nous sommes en région parisienne) qui a pu faire tester Achille et qui a pu nous orienter et nous faire avoir des rendez vous rapidement chez des spécialistes.

    Comme quoi, non seulement, c’est difficile d’accepter que son enfant soit différent mais en plus, il faut le faire comprendre aux professionnels et se battre contre les incompétents !

  24. Audreyyy says:

    J’oublié de préciser qu’Achille a été testé par B. Rogé et son équipe : « ces gens qui vous ont fait ça, vous etes sûre qu’ils sont compétents ??? »
    Là, j’ai senti le fou rire nerveux monter en moi… et j’ai eu tout le mal du monde à me retenir

  25. BEATRICE says:

    @Audreyy , j’imagine que tu sais déjà ce que je pense de tout celà :-) )) Affligeant !
    Je te souhaite de rnecontrer comme nous des professionnels compétents, au courant que l’approche de l’autisme a pas mal évolué partout dans le monde depuis 40 ans ….

  26. Val says:

    faut en rire pour pas ne pleurer. J’avoue que là j’ai rit un bon coup et je veux bien lire le mail. Heureusement Teddy n’a eu que deux nouilles pour le moment si je zappe certains instituteurs qu’il a eu parce que ce n’est pas leur profession de détecter ce type d’handicape. Au final, je me plains de la lenteur ici pour faire bouger les choses mais on est encore bien épaulé.

  27. OUDOT says:

    il y a 20/25 ans, On avait pas le choix, il n’y avait que des professionnels comme celui-ci!! Et je n’exagère pas (en plus il étaient crédibles et la socièté les approuvait a 100%) , d’ailleurs on ne parlait pas d’autisme a cet epoque , mais de psychose infantil … Imaginez-vous, nos adultes autistes aujourd’hui en France…

  28. Laurent says:

    A quand une cartographie des professionnels recommandés par les parents ?

    De la même manière, une cartographie des écoles où les enfants autistes sont réellement les bienvenus serait d’un grand service pour les parents.

  29. Roland says:

    C’est fou ce qu’on veux nous faire avaler comme débilités parfois.
    On devrait aussi faire une carte avec les noms des « professionnels de la santé » à éviter. Mais je pense qu’on se ferait attaquer en justice.

    J’ai rencontré un patient dans un établissement de santé mentale (je précise que j’y étais en tant que stagiaire) étiqueté psychose infantile. Il était traité à grand coups de neuroleptiques et mis régulièrement en chambre d’isolement (quand il se montrait trop agité ou violent).
    Déjà à l’époque, mon fils n’avait pas encore était diagnostiqué, j’ai trouvé cette façon de le traiter déplorable.
    On m’a dit aussi qu’il avait été victime de violences au sain de sa famille, étant plus jeune, et que c’était probablement cela qui avait provoqué sa maladie. Foutaises!
    Moi je pensais déjà à l’époque que c’était plutôt son état qui avait du favoriser l’attitude de ses parents « indignes ».
    Mais bon je n’était que stagiaire et que vaut la parole d’une stagiaire face à des professionnels. RIEN!!!
    Victime de la barbarie à tous les niveaux, le pauvre gamin ne pourra jamais s’en sortir.

  30. moeket says:

    maman d’une jeune femme de 33 ans HELAS , j’ai connu ce genre de psik pendant 10 ans , je ne savait rien de l’autisme…et au fil du temps j’ai vu l’etat de ma fille se degrader elle c’est enfoncer dans un autisme tres severe ; elle n’est pas du tout autonome ; n’est pas propre n’a aucun contact , ne se lave pas seule ne mange pas seul . resultat : elle est acceuillie en MAS car son etat est grave et de plus elle fait maintenant des crises d’epileptie violantes , je suis eccoeurer de savoir que de tel individus excercent encore !

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