Comment j’aimerais ne plus lire certaines choses à la Une du Monde

C’était à la une du Monde l’autre jour. Une mère a donné la mort à sa fille IMC de 8 ans, avant de tenter de se suicider.

Ce n’est pas la première fois évidemment que cela arrive. Une femme seule, séparée de son mari, vivant avec sa mère retraitée, et élevant sa fille totalement dépendante. Arrivée de région parisienne à St-Malo il y a deux mois. Deux mois d’été, de vacances, avant le grand saut. Un peu de grand air iodé pour tout balayer, la fatigue, l’isolement, la tristesse, la peur, la culpabilité, et partir, avec son enfant, plus légères et un peu bronzées.

C’était l’enfer pour elle. C’était l’enfer pour sa fille. C’était une vie pour tenir l’autre qui ne tenait qu’à un fil. On juge une société à la manière dont elle traite ses membres les plus faibles…

Hier deux maillons faibles parmi les faibles ont craqué.

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7 Responses to Comment j’aimerais ne plus lire certaines choses à la Une du Monde

  1. Cécile says:

    Et que dire à présent car la maman reste seule, sans sa fille. L’enfer encore et toujours jusqu’à la fin de sa vie, j’imagine.

  2. Hasbeen says:

    Perso je pense que c’est une situation qui ne donne pas lieu à jugement. Nous ne sommes pas à la place de cette maman, nous ne savons pas les étapes qui ont jalonnées sa vie, nous ne connaissons que ce que les métiers ont bien eu le droit de transcrire….. C’es effectivement à prendre comme un signal d’alarme, un signe de détresse immense…… Je dis cela aujourd’hui mais hier je pensais autrement (par hier j’entends quelques années), j’aurais mal jugé, car pour moi une vie est sacrée quelqu’elle soit, elle l’est toujours mais je crois qu’avec nos galères petites ou grandes on prend de la distance, on ne sait pas ce que l’on ferait dans un tel cas de figure, un instant, un moment suffit parfois pour que les destins basculent, donc on ne peut juger, ni dire moi jamais…….

    Je reste choquée par le côté vie supprimée, tuer, mettre fin aux jours d’une personne reste pour moi difficile à comprendre mais je ne suis pas cette maman, je ne vis pas sa vie, sa problématique………

    Une maman de ma connaissance m’a dit un jour qu’elle espérait que son fils « autiste sévère » meurt avant elle. J’ai été très choquée, j’ai eu une très mauvaise réaction car pour moi il était inconcevable de penser une telle chose, cela avait déjà un côté sordide, criminel sans l’être vraiment, mais avec recul je commence à percevoir ce qu’elle voulait exprimer……..

    Toute vie est à respecter, mais encore faut-il que les parents d’enfants « différents » aient une compréhension bienveillante d’autrui, de l’aide dans les moments difficiles, un parcours du combattant moins difficile (ça redonde), bref des appuis, pas de la pitié mais une réelle solidarité, des aides concrètes, des instants pour souffler en ayant la tête au mode repos car l’enfant, l’ado ou l’adulte est entre des mains comptéhensiives, une prise en charge adaptée, bref que le bambin profite quand les parents profitent d’un repos mérité. C’est pas le nirvana, c’est une utopie réalisable mais je sais pas pourquoi on tourne en rond….. Ce genre de situation pourrait tant être évité, tant de souffrance…….. pour ?

  3. Hasbeen says:

    Euh je voulais dire médias et pas métiers :/

  4. Anne71 says:

    On y pense toutes à un moment ou à un autres, par toutes, j’entends les mamans d’enfants « sévèrement » handicapés. Toute vie est à respecter, certes, mais à quel prix…. tout ça est bien triste, et on reste bien seul. La fatigue et la lassitude jouent beaucoup. Le manque de relais. Pas assez de services de soin à domicile… Bien sûr, que je souhaiterais que mon fils parte avant moi: fait on des enfants pour qu’ils soient plus que dépendants et ne puissent survivre seuls???? Bien sûr, on réfléchit et notre intellect trouve tout de suite des arguments moraux pour défendre cette vie fragile et différente mais pourtant tout aussi valable , mais ça reste au fond de nous, c’est une pensée « primitive »., presque animale je dirais.

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  7. Radosevic Nathalie says:

    Oui, ça m’attriste car il y a des années moi même j’étais au bout du rouleau et seule, personne pour m’aider, me soutenir, ni faire relais ! Heureusement, j’ai pu bénéficier d’une travailleuse familiale à temps…car j’étais vraiment pas bien ! Mais c’est vrai, on n’est pas à la place de cette maman, on ne peut pas juger…et puis bon, on a un enfant autiste, si l’enfant était paralysé de partout et qu’elle ne voyait pas le bout du tunnel, que son enfant ne pouvait qu’aller en s’aggravant, ça c’est clair que ça tue à petit feu ! Il faut vraiment être aidée pour ne pas craquer ! Enfin, il n’y a pas à faire de comparaison entre handicaps, il y a des parents qui sont deux et qui ne peuvent pas mieux gérer et parfois être seule c’est mieux que d’avoir un mari qui n’aide en rien et qui au contraire critique tout ! Bref…on ne peut pas juger, c’est clair ! On n’est pas à sa place.

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