C’était la dernière incertitude majeure qui m’angoissait terriblement: comment la directrice de l’école maternelle, dans laquelle Stan va entrer pour la première fois en petite section la semaine prochaine, allait-elle réagir à l’annonce du handicap de mon loulou? Allait-elle manifester des craintes, de l’angoisse? Allais-je essuyer un refus poli mais ferme? L’intégration scolaire est tellement importante pour un enfant autiste

Eh bien, j’ai eu tort d’angoisser. Oui, il existe au moins une directrice d’école, une institutrice et une ATSEM, dans ce bas monde, à qui l’autisme ne fait pas peur, qui se sont ruées sur Internet pour récupérer de la documentation, qui m’ont passé un coup de fil enthousiaste pour me dire que ce serait un défi dans leur vie d’enseignante, un challenge qu’elles comptaient bien réussir et qui allait enrichir leur expérience! Je n’en croyais pas mes oreilles!

J’ai vraiment entendu une équipe enseignante dire qu’elle se sentait responsable de l’épanouissement des enfants, de TOUS les enfants qui lui étaient confiés.

La demande d’AVS est donc lancée. Une entrevue avec le médecin qui prend en charge l’aspect éducationnel de Stan est prévue afin que les instituteurs puissent se familiariser avec l’approche spécifique que nécessite ce handicap. La classe de Stan va être structurée pour mieux l’accueillir, les petites images correspondant à chaque activité sont préparées pour qu’il comprenne ce qui se passe, et une attention particulière lui sera portée en attendant que l’AVS arrive.

Maintenant, il n’y a plus qu’à espérer que Stanislas sera heureux durant les trois prochaines années dans cet environnement, et que cette période clé pour sa future autonomie soit vraiment riche de progrès!

Je voulais partager cela avec vous, car j’ai eu trop souvent le coeur serré en lisant le témoignage de parents dont les enfants ont été mis au ban de l’école de la République. Ça m’avait fait froid dans le dos.

Apparemment, un autre monde est possible, il faut que ça se sache, il faut que ça s’étende. Il faut qu’un jour plus aucun parent ne soit mort d’angoisse à l’idée de parler du handicap de son enfant à une équipe éducative avant sa première rentrée scolaire.

Et chez vous, comment la rentrée va-t-elle se passer?