Comme vous l’aurez sûrement compris, il y a un trop plein d’émotions, de révolte, de trouille, de culpabilité, qui gronde en moi – je vous rassure tout de suite, çà a toujours grondé. Le diagnostic de Stanislas et la vie de dingue qui s’en est suivie n’ont été qu’un amplificateur, d’autant plus perturbant que maintenant je ne sais plus vraiment à qui parler de tout ça sans recevoir en retour tout ce qui m’enfonce davantage encore: la pitié, l’indifférence, l’agacement, et même la jalousie.
Mais, ce trop plein, il faut bien le déverser avant qu’il ne déborde sur le mode éruption volcanique (et là, les nuages de cendre, je peux vous le garantir, stagneraient bien plus d’une semaine au dessus de mon petit monde)!
J’ai donc décidé de rencontrer un psy. Le même genre de psy que rencontre mon Stanou: un psy TCC qui par chance connait bien la problématique des enfants précoces, Asperger, autistes, qui est aussi passionné par la prise en charge post-traumatique… en bref, un pro qui sait exactement de quoi je parle quand j’évoque mes difficultés de maman, d’épouse, de working girl et de femme, tout simplement.
J’ai découvert que ça fait vraiment du bien d’avoir un endroit où poser mon sac, une heure par semaine, un endroit où je peux tout dire et où quelqu’un me dit qu’il me comprend, que mon besoin de m’épancher est légitime, et qu’il peut me donner deux ou trois pistes pour me rendre la vie plus légère. Cette heure « perdue », cette heure volée au boulot, à l’ABA, aux jeux avec l’ainé, à mon mari, au budget du ménage… c’est l’heure la plus profitable de la semaine.
Je sais que parfois il est difficile de passer le seuil du psy. Après tout, nous ne sommes pas folles, et puis on s’en sort pas si mal. Pourtant, je vous assure, c’est une vraie soupape de sécurité, qui vous oblige à vous regarder vous et votre nombril, une fois de temps en temps, dans une vie qui, nous le savons toutes, ne nous laisse que peu d’opportunités d’être la maman sereine, détendue, positive, et confiante dont nos enfants particuliers ont tant besoin.
Alors la prochaine fois que vous craquez, que vous ne trouvez pas l’oreille attentive dont vous avez besoin, n’hésitez pas! Pensez-y! Une écoute et quelques conseils pour soi, par un pro, ça aide, vraiment!
C’est vrai que pouvoir parler de nos difficultés auprès d’un psy qui comprend notre situation aide bien (quand je dis compréhensif, je veux dire qui ne verse pas dans le dramatique en vous disant toutes les 10 minutes : ma pauvre, vous n’avez pas une vie facile! Ca, je le sais).
Il en existe.
J’y vais une fois par mois ou tous les 15 jours, selon mes dispo…
J’ai poussé la porte de mon psy il y a 2 ans, je ne regrette pas ! J’attends cette heure où je peux vider mon sac, pester, raconter les victoires,… et où on m’a déculpabilisée (de ce qu’un premier psy m’avait dit : trouble lien mère-enfant), m’a appris à avoir confiance en moi, en mon rôle de maman, en mon jugement pour les prises en charge de Sacha,… J’y ai également appris à prendre du temps pour moi, à lever le pied, recharger les batteries pour mieux repartir et ce, sans culpabiliser… j’ai appris aussi comment demander de l’aide, çà a l’air idiot mais grâce à cela j’ai un réseau qui s’est créé autour de notre famille et je sais maintenant sur qui je peux compter… Oui j’attends vraiment cette heure chaque semaine.
Le rêve , j’adorerai trouver un psy comme ça ! et une heure juste pour parler de nous , de nos bobos et du reste, c’est enfin une heure pour soi, et pas pour le reste du monde! Difficile d’être un Atlas permanent et de porter le « monde » sur nos épaules. …
Je n’ai pas encore fait le pas……..et pourtant. J’ai le sentiment que je suis tombée si bas que même un psy ne pourra rien pour moi. Mais je sais que mon petit loulou a besoin d’une maman épanouie et je pense que d’ici peu je vais franchir la porte, pour lui et pour moi. Merci pour vos témoignages.
Je vois ma psy toutes les semaines …
c’est super quand on peut trouver quelqu’un pour décharger le trop plein. Personnellement, je ne pourrais plus jamais pousser la porte d’un psy et lui faire confiance. En revanche, j’ai des amis qui m’aident à lâcher la soupape et cela fait un bien fou aussi.