Reconnaître la différence ou la normalité?

Mon petit bout de chou n’a pas encore de prise en charge, et plusieurs interrogations me viennent face a ses stéréotypies, ou d’ailleurs peut-être pas des stéréotypies… comment savoir si telle ou telle chose est un symptôme du type autistique ou pas? Qu’est-ce que fait ou ne fait pas un enfant « normal »?

Mes questions quotidiennes, pour décrypter peut-être un peu plus notre quotidien, et amener le questionnement vis-à-vis du personnel médical, sans pour autant trop se faire de soucis…

Mon Killian nous regarde dans les yeux (même si par moment je doute de son regard, car il fuit quand même par moment, mais la plupart du temps, c’est un bon contact visuel).

Il ne nous écoute pas forcement, de temps en temps seulement. Il commence juste à comprendre certaines choses, mais ne les fait pas. On peut remarquer par des petits actes qu’il commence à comprendre.

Notre victoire: beaucoup moins de coups. Ça lui arrive encore, mais plus rarement. Mais comment savoir si c’est dû à l’autisme ou si c’est simplement pour nous montrer qu’il peut se faire ça et nous faire réagir?

Mais, nous avons des petits soucis au quotidien, tels que:

  • Killian ne veut pas marcher dehors, ça devient très difficile car sa sœur fait le même poids que lui, et ça devient lourd à gérer.
  • il ne veut pas que je lui prenne la main. Pour le moment ce n’est pas vraiment un souci, vu qu’il refuse tout net d’être autonome dehors. Pourtant il marche bien, mais uniquement en intérieur.
  • il ne veut pas manger de morceaux. On aimerait l’amener petit a petit à le faire, sans le contrarier, mais nous n’y arrivons pas.
  • il ne veut pas jouer. Par moment je me demande si il ne s’ennuie pas! Comment savoir s’il ne veut pas jouer parce que les jeux ne sont pas faits pour lui, ou parce qu’il n’a pas envie, ou parce qu’il ne sait pas y jouer?
  • les cris perpétuels, dès le matin. Dès le lever: des cris et des cris en permanence.  Il n’a absolument pas de patience, dès que je prépare le repas (alors qu’il ne le réclame pas), dès que je suis aux fourneaux, c’est tout un cirque. Dès que je le couche, pareil. Il n’est jamais content, je passe mon temps à me demander si il est heureux.
  • la toilette, une horreur: dès que je lui nettoie les parties sensibles, comme le pénis, les oreilles, les dents, les mains, c’est un cirque infernal. D’ailleurs, je n’arrive plus à le faire vraiment correctement. L’instant douche (car nous n’avons pas de baignoire) devient vite un calvaire, et je fais au plus vite, les cheveux idem, je ne peux plus nettoyer vraiment à fond sans qu’il réagisse très violemment.

Tout ceci m’amène au questionnement: est-ce qu’il est si différent des autres enfants? Comment savoir ce qui est lié à la possibilité d’autisme, ou simplement au développement d’un enfant normal? Comment savoir s’il a mal ou si il est contrarié? Et comment faire une liste sans pour autant trop en dire, trop en faire, et sans pour autant être à coté de la plaque?

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25 Responses to Reconnaître la différence ou la normalité?

  1. Béatrice Bolling says:

    Tu sais, moi j’ai deux enfants. Un neurotypique et Stan.
    Je peux te dire que je ne me souviens pas de la première fois où adrien a fait pipi aux toilettes, Stan je m’en souviendrai toute ma vie (mes mains mordues, et mon visage bourré de coups de poing aussi ;-) ))
    Je peux te dire que des jouets d’Adrien, il y en avaoit pârtout dans la mason, il sautait d’un truc à l’autre , les trimballait , s’amusait comme un gosse quoi. Avec Stan , aucun problème de rangement: Ces jouets restaient sagement où ils étaient , il les jetait seulement si je les sortait ;-) )
    Adrien, comme tous les gosses n’aimait pas les shampoings et se laver les dents, Stan hurlait , frappait, dès qu’il fallait se brosser les dents ou se laver.
    la liste et longue
    Ce qui fait la différence c’est « le degré au dessus », c’est le truc en plus qui fait que je n’avais pas le mode d’emploi de Stan, c’est le côté envahissant, perturbant des choses. Inutilse de dire que la liste que tu dresses parle d’elle m^me.
    Tout le boulot est de tirer hacune des lignes de ton texte , vers la normalité. Il faudra que tu arrives à apprendre à ton fils à se laver les dents correctement, à se laver les chaveux, à marcher dehors en te tenant la main, à gouter à tout etc etc.
    Cà va être dur , très dur, super dur, mais si tu ne le fais pas maintenant , alors qu’il est encore petit, tu devras trimballer en poussette un gamin de 6 ans, qui devra^passer en anesthésie générale pour soigner ses dents gatées parce qu’elles n’auront pas été lavées, etc.
    C’est notre responsabilité de parents , parce que c’est notre rôle d’aider nos enfants à être autiste oui, mais parmi les autres.

  2. ptitsa says:

    Mo aussi d’accord avec béatrice.
    La difference pour moi entre un neurotypque et un autiste ( en fait il n’y en a pas, c’est un conitnuum), c’est le désir de controle hors-norme de l’autise.

    Et je peux le comprendre: si on ne controle rien à ce que l’on voit, si on ne comprend rien à ce qui se passe autour de nous, qu’on ne comprend pas les comportements de l’entourage, le meilleur moyen c’est de garder le controle au max, d’imposer sa loi, car l’intuition sociale, les lois, les cadres….ça vole trop haut pour lui; mon flsl controle comme ça, pour survivre.

    Pour caricaturer: Soit on se met dans son monde et on obéit à ses lois, par ce qu’il ne comprend pas les notres. Soit on l’aide à comprendre.

    Evidement, mon fils est plus à l’aise qu’avec sa petite voiture qu’avec un enfant dotn il ne comprendra pas les réactions.

    A mon avis il fau etre pragmtqiue: tu as un enfant là, qui a des problemes pour apprendre, qui n’apprend pas spintanément: que vas tu faire, dans la vie de tous les jours pour lui faire comprendre?
    Comment sois tu te comporter pour qu’il choisisse le bon comportement? On doit toujours faire le choix d’obéri ou non devant une situation: il doit comrpendre que faire le choix d’obéir lui sera plus bénéfique, qu’il y gagnera.

  3. Bonjour,

    Béatrice a raison, c’est « le degré au dessus » qui fait la différence. Tous les enfants passent par des phases où ils rouspètent pour manger, se laver, font des caprices. Chez les nôtres, c’est amplifié car ils ne savent pas/ne peuvent pas exprimer ce qu’ils ressentent autrement que par des cris, car ils ont des peurs, des terreurs que nous ne comprenons pas.

    Esteban ne mange aucun morceau (3 ans et 3 mois) non plus. IL ne sait pas mâcher, bébé, il n’a mis aucun objet à la bouche. On lui présente les aliments, on le laisse jouer avec. Parfois il touche, parfois il lèche, parfois il met en bouche et recrache. IL n’accepte que ce qui fond entre le palais et la langue. Beaucoup d’enfants autistes ont des problèmes de praxies buccales. On voit l’orthophoniste pour ça. Et ça peut se débloquer tout seul du jour au lendemain, sans aucune explication.

    Le laver n’est pas facile, mais lui laver les cheveux est un calvaire, même avec moi dans la baignoire, il panique, il est terrorisé. Jusqu’à ses 2 ans, il hurlait quand il ne voulait pas quelque chose et répétait la question quand il voulait qq ch. Puis le non est arrivé et les hurlements se sont un peu calmés. Le oui n’est arrivé qu’à plus de 2 ans et demi. Même s’il parle, parfois, il n’arrive pas à exprimer ce qu’il veut et il crie, hurle. Il a des terreurs, notamment en voiture si qn passe par là. Que pense-t-il? Je ne le sais pas: il ne voit pas le corps en entier, il a peur de se faire agresser…???

    Pour le pot, ce fut des hurlements car il refusait de s’y asseoir dessus. Puis à l’école il a dû faire comme les autres. Et au bout de quelque mois à l’école, il a accepté de s’asseoir sur le réducteur des toilettes à la maison et ce fut gagné.

    Hier encore, on a eu une crise car il y avait un trou dans son camion: pas de fenêtres aux portes. Tout doit être entier. C’est pour cela qu’il ne veut pas de boutons sur ses vêtements, ça fait des trous. Mais il ne le dit pas; il hurle et pleure avec des yeux remplis de panique en essayant de s’arracher la chemise s’il y a des boutons.

    Il ne mange pas tout seul car il risque de se salir (on vient de le comprendre). Depuis 2 semaines, on travaille sur « s’essuyer la bouche tout seul ». C’est un début. Il le fait seul depuis 3 jours. C’est encore moi qui donne à manger, mais maintenant il sait s’essuyer la bouche seul.

    Passer à table fut difficile. Béatrice nous a bien aidés en nous guidant. Ce fut rude, mais maintenant il passe à table, même s’il ne mange pas. C’est un moment en famille, où on se retrouve tous ensemble. Ce sont des petits gestes qui sans doute paraissent insignifiants à des parents d’enfants NT, qui ne se posent pas ce genre de questions. Le but est de pouvoir sortir, aller au McDo par exemple, sans souci.

    Il parle et le contact oculaire est là, mais ses stéréotypies, son flapping, ses obsessions (roule, coule, tourne, clignote, la lune), sa peur des autres sont là. Et on essaie de tout faire pour sa vie soit plus facile pour lui parmi nous, parmi les autres.

    Courage
    Christel

  4. Eglantine says:

    Juste un petit truc, je n’ai pas le temps de développer mais pour le shampoing, c’était toute une crise aussi. Lui dire: « Si tu ne cries pas, tu auras un petit smarties après » Chez moi, ça fonctionne très bien. Il y a encore des piqures de rappel de temps en temps mais ce ne sont plus les crises quand on lave les cheveux.

  5. olivier says:

    Trouble Envahissant du Devellopement.

    Le probleme se situe quand ça devient ENVAHISSANT

    envahissant par le trop ou le pas assez

  6. Justine says:

    Bonjour à tous,

    Tout d’abord je tiens à vous dire que je suis un peu gênée de venir dans ce forum vous parler car je ne suis pas parent d’un enfant autiste, mais étudiante en troisième année en éducation spécialisé.

    En ce qui me concerne, j’ai fais le choix de ces études pour être avec les personnes autistes et là je prépare mon TFE sur l’autisme.

    Je souhaiterais pouvoir prouver aux professionnels ainsi qu’a mes professeurs que l’autisme n’est pas un handicap en soi, mais une différence.

    Pour cela, j’aurais besoin de vos avis sur la question, et je tolère bien entendu les réponses des personnes qui ne sont pas d’accord avec moi car leur avis aussi m’intéresse.

    Pour moi, le travail avec les familles et en famille me parait très important dans le cas de l’autisme. c’est pourquoi je m’adresse à vous.

    Merci d’avance pour vos témoignage, vos avis et vos coup de gueule

  7. Il n’y a pas à avoir honte Justine, vous êtes la bienvenue, comme tout le monde, à participer ici!

    Sachez que nous sommes en majorité des parents d’enfants autistes, pas des professionnels de la santé, mais il y a quelques personnes très au fait qui participent parfois ici, et nous nous efforçons tous de témoigner sur ce que nous connaissons en témoignant de notre quotidien avec nos enfants.

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas à intervenir et à les poser, nous serons tous heureux de vous répondre si nous le pouvons.

  8. Justine says:

    Un grand merci pour l’accueil en tout cas. je trouve ces témoignages très enrichissant et tellement plus concret que les nombreuses théories.

    A vrai dire, j’aimerais savoir si tout comme moi vous êtes d’accord à définir l’autisme comme une différence à la norme ou comme handicap (au point de vue du terme scientifique). Bien entendu, en utilisant pas le terme handicap pour l’autisme, je ne dénigre pas les difficultés qu’il entraine au parent et à l’entourage, voire à l’enfant

  9. Je n’ai pas de réponse réelle à cela… j’ai envie de dire, différence de la norme, autre manière de vivre, si la personne peut vivre de manière autonome et heureuse. Si cette personne a besoin d’aide pour les choses les plus basiques, ne peut pas communiquer à l’âge adulte, bref, ne peut pas s’en sortir seule, je préfèrerais garder le terme de handicap. Donc, pour nos enfants, la plupart sont handicapés… en espérant que le handicap se transforme en simple différence avec du travail et plein d’amour!

  10. Justine says:

    Merci beaucoup votre avis éclair pas mal mon sujet.

    En fait j’ai beaucoup de mal a formuler ma question. Ce que je souhaiterais exprimer c’est qu’il faut arrêter un peu d’essayer sans cesse de les ralliés à la norme, mais plutot tenter de les prendre comme ils sont.
    Je suis consciente de l’entièreté des difficultés surtout en ce qui concerne les soins et la gestion quotidienne, mais je trouve aussi que leur vision des choses et ce qu’ils peuvent nous apporter est très intéressante. Par conséquent, il me semble intéressant de supprimer les symptômes encombrant sans pour autant détruire leur spectre autiste qui les définissent au final comme une personne à part entière.

    J’aimerais beaucoup avoir votre avis la dessus car j’aimerais à l’aide de ce TFE rendre une meilleure vision de l’autisme et sans pour autant choquer des parents.

    je suis en tout cas ravie de ce site et franchement continuer comme ça car c’est une véritable mine d’or pour les parents mais aussi les professionnels qui bloquent.

  11. Merci de vos encouragement! Nous nous donnons tous du mal pour essayer d’être le plus utile possible, mais nous sommes encore loin d’avoir couvert tous les sujets, toutes les infos et tous les angles de réflexion… mais ça n’est pas grave, il est impossible de tout dire de toute manière, et ça veut dire qu’Autisme Infantile a encore de beaux jours devant lui! ;)

    Je vous donne mon avis, mais en insistant bien que c’est une réflexion personnelle et pas forcément « aboutie », parce qu’elle est plus instinctive que vraiment réfléchie.

    Je pense qu’il n’est pas possible de changer les personnes autistes. Je pense que leur fonctionnement est différent du nôtre, et que quoi qu’on fasse, ils pensent et réflechissent différemment – il n’est donc pas possible de les rallier « à la norme ». De plus, ce n’est pas souhaitable, selon moi, parce que ça ressemble beaucoup à de l’eugénisme, vouloir que tout le monde soit comme le copain – sans vouloir arriver au point Godwin! ;)

    Cela dit, il y a certains comportements qui doivent être changés, selon moi, pour que la personne autiste puisse accéder à une vie agréable, autonome, digne… Il faut lui apprendre à contrôler en public certaines stéréotypies, par exemple, afin de pouvoir espérer vivre en société avec les autres, avoir un travail, etc. Il y a des personnes autistes qui sont suffisamment autonomes pour pouvoir vivre seuls, ou se marier, travailler, avoir des enfants, etc. Ce que ces personnes font de leur vie leur est propre, et c’est à elles seules de décider de ce qu’elles veulent.

    Pour les enfants plus handicapés que différents, pour continuer la discussion précédente, je pense qu’il y a des comportements sur lesquels on ne peut pas céder, notamment tout ce qui est auto-mutilations ou violences. En travaillant sur la communication qui leur fait défaut, on peut parfois améliorer des situations qui peuvent alors changer du tout au tout: imaginez un enfant qui tape, la réaction des personnes autour. Si cet enfant ne tape plus, il aura plus d’attention, plus d’amour de la part d’autrui (les parents aiment toujours leurs enfants, mais les parents ne sont ni éternels ni omniprésents, et peuvent un jour ne pas être là au bon moment).

    Donc en conclusion, je suis d’accord avec vous: les autistes ont le droit de penser de la manière qui leur est propre. À nous de leur donner un maximum de clefs pour s’en sortir, et prendre des décisions éclairées sur leur manière d’agir par la suite: pas une malédiction mais un choix conscient.

    Je me suis permis de signaler sur notre page Facebook cette discussion qui est intéressante, et j’espère que plusieurs autres personnes viendront témoigner ici et donner leur opinion.

    J’espère avoir pu vous aider. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas.

    Amicalement,
    Nathalie Hamidi

  12. Isabelle says:

    je suis maman d’un autiste asperger (donc de haut niveau) et par ce fait, je suis devenue un peu spécialiste de la question sans le vouloir, haha ! Je dirais pour pour la société, l’enfant autiste est « handicapé » parce qu’il ne suit pas nécessairement le même chemin, c’est parfois (plus souvent) plus long que les autres d’obtenir certains acquis et certains ne les obtiennent jamais. Pour la société qui supporte financièrement les parents de ces enfants (du moins au Canada), parce qu’ils ont des ateliers d’ergothérapie, d’orthophonie, de toutes sortes de trucs qui finissent en pie, ils sont « handicapés ». Mais pour nous parents, ils sont nos enfants tout simplement. Mon fils est très différent des autres de par sa manière de penser, de percevoir avec son imagination ou ses sens (il a un nez extra-fin, il pourrait compétitionner avec son chien d’assistance, lol !). Il m’amène dans des « endroits » que je n’aurais jamais cru explorer… il fait de moi quelqu’un d’autrement plus patient que nature, hahaha ! Ce n’est pas facile, loin de là… Il faut gérer la routine, la grande anxiété, les intérêts restreints, les organes sensoriels en folie, le mauvais sommeil… mais si on regarde cela très positivement, c’est toute une aventure !!! Pas besoin d’aller dans les montagnes russes ! Je me sens privilégiée d’avoir un enfant tel que lui et tout ce que je souhaite, c’est qu’il soit heureux. Je m’y emploie chaque jour, avec simplicité.

  13. Merci Isabelle d’avoir témoigné, c’est très vrai ce que vous dites. C’est pour ça qu’on est plus forts à plusieurs: en mettant nos cerveaux ensemble, on voit les choses sous tous les angles possibles!

  14. cyril says:

    Bonjour justine,d abord merci a toi et a toutes les personnes qui s investissent dans le domaines des troubles infantiles,sans vous beaucoup de parents serais dans l impasse.
    De mon avis personnel l autisme est encore trop peu connu du domaine medical car les troubles sont different selon chaque cas et impossibe de savoir pourquoi et comment il se cree.
    Ce n est effectivement pas une maladie,sauf de mon avis personnel l autisme declenche par l intolerance au gluten,mais voila le probleme les troubles autistiques sont nombreux et tres difficiles a etudier dut aux problemes de language.Je suis papa d un petit garcon de 5ans et je ne le considere pas comme malade ni handicape mais simplement qu il percoit le monde differement,ca lui donne une innocence qui font de lui un garcon adorable.
    Merci aux personnes qui ont crees se site et a celle qui temoigne ca m a permis de tenir bon et pour les parents qui sont confronte a ces troubes courage et tenez bon vous n etes pas seul.

  15. Florence says:

    Merci pour cette discussion, effectivement, très intéressante.

    Je suis maman d’une enfant autiste de 10 ans. Je ne suis pas spécialiste (même si on le devient un peu par la force des choses) donc je donne mon avis personnel.

    Il y a quelques années je pensais comme Cyril, l’autisme est une différence et nous devons l’accepter mais cela ne suffit pas hélas…
    Certes nos enfants auront toujours une autre manière de voir le monde, il seront toujours différents mais pour arriver à vivre dans notre société, à être le plus autonome possible, à être heureux, ils doivent être aider à divers degrés selon chacun et donc en cela c’est un handicap.

    Ma fille est tout à fait consciente de sa différence mais elle en souffre car elle comprend qu’elle n’arrive pas à communiquer et à s’exprimer comme un enfant de son âge.
    En classe elle à besoin d’être stimulée, d’être rassurée… Elle le sait très bien.
    A côté de ça, elle a des aptitudes surprenantes : une mémoire phénoménale avec des souvenirs qui remonte très dans sa petite enfance, ou une vision d’une précision extreme, si bien qu’elle est capable de voir des détails qui échappent aux autres.

    je pense qu’on ne peut pas séparer les deux termes. C’est une différence d’abord mais celle-ci doit être aidée pour que les personnes atteintes d’autisme en souffre le moins possible.

    Et bravo pour votre site, je ne peux plus m’en passer, une vraie mine d’or qui doit vous demander un énorme travail…

  16. Justine says:

    Un grand merci à tous pour vos réponses. Au fil des messages mon sujet s’éclaire et se peaufine.

    Je ne pense pas que les professionnels sont plus avancés que vous sur la question. Tout comme vous, on cherche, on test et on invente tous les jours. Il me semble qu’avec eux il est impossible de toujours rester fixé au même méthode et objectifs. Il faut sans cesse se réinventer pour trouver de nouvelle stratégie.

    Votre réflexion personnelle Nathalie est parfaite, et tout a fait en accord avec ce que j’essaye d’exprimer depuis plusieurs mois. Un grand merci pour le signalement qui a ramené pas mal de personne.

    Florence, c’est justement pour ce cas là que j’ai du mal a me positionner dur et ferme sur le non handicap de l’autisme, car quand l’enfant en souffre, là c’est un handicap et il faut y remédier un maximum.

    Encore un grand merci à vous tous de m’avoir éclairer sur cette question et encore merci d’avoir trouver le temps dans votre vie pour faire ce site.

  17. J’ai lancé un article pour discuter sur le sujet, il paraîtra dans deux semaines (le 12 août). Si vous avez des idées et opinions à rajouter, il ne faudra pas hésiter à aller les donner! =)

  18. veronique says:

    Je ne suis pas une experte ni médecin. Je suis la maman d’un enfant diagnostiqué autiste léger. C’est bien beau votre volonté de vouloir expliquer dans votre thèse que la vision d’un enfant autiste est enrichissante, qu’il ne faut pas absolument vouloir les rallier à la norme mais ce sont pour moi de grandes idées utopistes. Je vous prie de m’excuser pour mes propos mais en somme c’est joli de parler comme cela mais vous ne vivez pas notre quotidien. L’autisme de mon fils est un handicap et je ferai tout pour que mon fils soit rallié à la norme. Il sait mentir et j’en suis fière parce que s’il garde son innocence d’autiste, il se fera chahuté, montré du doigt. Je veux qu’il se fonde dans la masse le plus possible et qu’il soit le plus autonome possible.

  19. Justine says:

    Bonjour Véronique,

    Je respecte entièrement votre idée. Je tiens juste à préciser que selon moi qu’il n’y a pas de véritable expert en autisme étant donné qu’il y a autant d’autisme que d’autiste. c’est justement pour cela que je me permets de sondé le maximum de personne, et surtout au niveau des parents pour mieux percevoir leur avis sur la question.

    Leur façon de vivre, de supporter leur autismes ou encore les méthodes utiliser son différente pour chacun. Les stéréotypies du même type auront toujours quelques choses de différents chez l’un et chez l’autre.

  20. Charlotte, orthophoniste says:

    Bonjour

    Alors c’est l’oeuf et la poule! Qu’est-ce qui est venu en premier? Le handicap, ou le regard porté sur le handicap?
    Pour moi oui, l’autisme est un handicap pour s’intégrer dans la société, mais si la société ne voyait pas l’autisme comme un handicap, alors l’autiste ne serait pas handicapé…
    (Ouhla, elle est compliquée ma phrase, mais je me comprends, j’espère que je ne suis pas la seule!)

    Plus simplement, on parle beaucoup du terme « autisme », mais intéressons-nous aussi à cette notion de « handicap ».
    J’ai été amenée à réfléchir à la question depuis que les fameuses MDPH ont fait leur apparition… Pile poil à ce moment là, une de mes patientes devait être orientée en UPI. La maman est arrivée furax dans mon bureau en me disant : « vous vous rendez compte?? Il faut que j’aille inscrire ma fille à la maison du handicap!! Mais elle est pas handicapée ma fille, oh! ».

    Voici ce que je réponds aujourd’hui quand je parle de MDPH (et de handicap), que ce soit dans le cadre d’autisme, de dyslexie, de déficience intellectuelle, de trouble attentionnel, de dyspraxie, et autres joyeusetés :
    « un HANDICAP c’est une gêne »
    Quand on est dyslexique on est drôlement gêné, on est handicapé. C’est handicapant dans la vie de tous les jours d’être dyslexique non?

    Pareil pour l’autisme. Je pense que quel que soit le degré d’autisme c’est handicapant d’être autisme.
    Les jeunes adultes asperger vous diront qu’ils ont du mal à s’organiser, à se trouver un(e) amoureux(se), à partir en voyage, à bien s’intégrer au travail…
    Certains ne le diront pas, car ils ne parlent pas, et tout de même, c’est handicapant de ne pas parler non?

    En fait, malheureusement, c’est handicapant d’être différent!

  21. Pingback: Handicap ou simple différence? | Autisme Infantile

  22. faour says:

    mon garçon de 10 ans a été diagnostiqué autiste a ll’age de 4 ans,avant il a essayé l’ecole maternelle et comme il pleurait beaucoup sa maitresse m’avait dit de le garder une année encore a la maison.la pediatre qui le voyait ne m’a aucunement parlé d’autisme mais me disait que je le maintenais dans un etat bébé,alors j’ai changé mon comportement avec lui en essayant de le rendre plus autonome mais aucun changement:dehors il courrait tout le temps!!a la maison il etait tres sage et ne s’interressait a aucun jouet,il semblait etre tres mure car il observait tout ce qui se passait et repartait dans son coin s’isoler!j’ai eu un declic,le jour ou dans un parc d’enfant il etait seul,il jouait avec un baton a creuser un trou tres concentré il n’a pas remarqué que le jardin se remplissait d’enfants et de mamans,c’est alors qu’il a levait la tete et a hurlait en voyant tout ce monde apparaitre autour de lui;ce fut tres violent,il avait l’air terrorisé!!et j’ai compris tout de suite ce qui l’avait effrayé sachant que je ne l’avais pas quitté des yeux;c’est comme ça que je l’ai emmené a mon medecin de famille en lui expliquant tout et là il m’a dirigé sur le CADIPA de ma region.J’ai beaucoup observé durant toutes ses années pour comprendre sa façon de faire et de voir les choses car prendre le temps pour ça est essentiel pour connaitre son enfant;le n’ai pas trouvé des reponses a tous ses mysteres mais j’en ai quand meme trouvé pas mal,en voici qques uns:pour lui A LA BASE c’est ou noir ou blanc,l’entre deux n’existe pas!!(nous travaillons dessus grace au mot moyen qu’il a appris sachant que moyen se trouve entre le gros et le petit,d’ailleurs cela marche tres bien car un jour il me montre l’eau du robinet ,il fait couler l’eau chaude ensuite l’eau froide puis l’eau tiede et là il me dit :- »moyen ».)il est tres personnel,aime dominer et ne voit pas d’interet a etre avec les autres et pour casser ça je l’eduque comme mes autres enfants et je lui fais tout faire comme son petit frere et avec lui:toilette,repas,habillage,le coucher a la meme heure il sort meme dehors jouer dans la cour avec lui et sans moi(je reste discretement a la fenetre)ils se donnent toujours la maison quand on sort en magasinset cela marche tres bien car il partage son gouter,comprends l’interdiction,appreçie les sorties ,les jeux de guilis,de bagarres en fait il a beaucoup déteind sur son petit frere et ce dernier se regale a partager avec lui!Il y aurrait encore beaucoup de chose a dire mais je vois que mon texte est deja trop long!!tout cela pour vous dire qu’il peut y avoir beaucoup d’amelioration faites a la maison,alors parents ne vous découragé pas et n’hesitez pas a introduire vos autres enfants dans la vie de votre enfant autiste, certes il est different mais ne doit pas l’etre dans la fratrie.

  23. faour says:

    CE QU’A DIT CHARLOTTE EST TRES VRAI…

  24. kathy says:

    je m’appelle kathy jai 32 ans et jai un petit garcon qui s’appelle alex et qui a 2 ans le docteur le pediatre ainsi que la psychoéducatrice pense qu’Alex a des grosses chance detre autisme car le contact visuelle ne se fait qu’avec maman et papa et de courte duré il répete certain mots mais ne parle pas bcp encore ils est plutot solitaire mais aime quand meme que papa ou maman sois près mais naccepte pas la compagnie denfants j’ai un peu de difficultée aussi avec le fait de savoir si certaine chose est un symptome ou simplement une ptite manie d’enfant il fait des ptites crises pour des rien comme dechapper un jouets lorquils les enligne a repetition naime pas bcp se faire laver les cheveux et les parties intimes mais aime quand meme aller dans leau meme si ca devient un peu moin amusant en vieillissant il boit des biberons a repetition sinon la crises mais ne crie pas sans cesse toute la journée est ce que la fréquence des crises ou des peurs des battement de mains viennent avec le degré d’autisme ou avec l’âge si vous pouvez maider le temp que l’ont est plus d’information ou un diagnostique plus avancer en attendant les commentaires que je lis maide a comprendre quelques comportement que je ne comprenait pas vraiment merci

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