Je n’ai pas vu les signes, mais ils étaient pourtant bel et bien là.
Matthieu refusait de travailler à l’école, pour quoi que ce soit, alors que généralement il accepte de faire plusieurs exercices.
Matthieu disait non et s’opposait régulièrement à chaque fois qu’on lui demandait quelque chose, que ce soit un effort ou simplement une question sur ses préférences.
L’année dernière, on faisait régulièrement des pauses dans les prises en charge et l’école, parce que l’air de rien, les enfants neurotypiques sont déjà fatigués juste avant les vacances, et que les nôtres ont généralement des efforts en plus à fournir pour faire les mêmes choses que les autres.
Cette année, on ne les a pas faites, on n’a pas vu la fatigue de Matthieu. On lui a même fait des problèmes en lui reprochant de ne pas travailler, au lieu de chercher ce qui n’allait pas, ce qui le faisait changer d’attitude à ce point. À cet âge-là, les enfants aiment apprendre, du moment où on leur apprend de manière ludique et adaptée. On ne pourra pas me persuader qu’un enfant de sept ans devient fainéant en trois semaines, paf, comme ça.
Lundi soir, je ramenais Mattheu à la voiture, et je ne suis pas passée par le chemin habituel: nous avons pris les marches au lieu de prendre la pente devant l’école. Ce qui d’habitude provoquerait une petite rigidité, suivie d’une acceptation de la part de Matthieu, s’est transformé en crises de hurlements pendant une heure, avec des larmes, des coups de poing au sol.
Pendant une heure, impossible de calmer Matthieu, impossible de lui changer les idées. Moi qui connais bien mes enfants, j’étais désemparée et ne trouvais pas quoi faire pour arranger les choses.
Les crises, moins fortes mais tout de même présentes, ont duré encore quelques jours, malgré l’arrêt de l’école et des prises en charge de Matthieu, mais aujourd’hui cela va mieux, on voit un changement important de comportement chez lui. Je pense qu’il a eu, tout simplement, un trop-plein, et qu’il va falloir faire plus attention à ces signes à l’avenir.
Comment cela se passe-t-il avec vos enfants avant la période des vacances? Sont-ils fatigués ou au contraire plein d’énergie? Partagez dans les commentaires de l’article.
Quoi de plus éprouvant que de voir les vacances s’achever, et de se dire: « J’aurais vraiment besoin de souffler un peu… ». Vous me direz: « Ben… ne pas avoir de vacances du tout! »
Au risque de choquer plusieurs d’entre vous, je le dis tout net: je suis bien contente de revenir travailler et de passer le mois d’août seule, sans mes enfants. Enfin trois semaines de tranquillité, les premières depuis l’année dernière! En fait, c’est l’unique période durant laquelle je peux souffler et ne penser qu’à moi. Finis les cris, les crises et les hurlements tout au long de la journée. Je redécouvre ce que le mot silence veut dire.
Le temps passe, mais ça y est, ce sont les vacances! Que ça fait du bien! Et dans tout ça il y a Maëlys qui:
Plus le temps passe, plus les intervenants de Matthieu et moi-même nous rendons compte que les progrès que fait Matthieu lui demandent énormément d’énergie. Non seulement nous avons beaucoup de trajets pour l’amener à l’école, mais en plus on lui demande de faire des activités qui ne lui viennent pas naturellement, et qui ne sont pas toujours forcément un jeu ou une détente pour lui.
Mais quelques jours avant de partir, elle en est sortie pour repartir dans une phase de progrès où tout va bien! Elle a donc pu aborder ces vacances avec enthousiasme. Et ça a marché! Nous sommes partis en bord de mer: tous les jours plage et eau.
