Lors de ma formation ABA-VB avec Diane Fraser, son maître-mot pour régler tous les cas de comportements inadaptés était: activité fonctionnelle!
L’activité fonctionnelle était donc devenue pour moi une formule magique « anti-trouble-du-comportement ». Hélas, comme toute formule magique, ses ingrédients sont parfois difficiles à trouver!
En effet, quand notre charmant monstre décide de piquer une bonne crise et de jeter tout ses jouets par la fenêtre, « l’activité fonctionnelle » ne nous saute pas aux yeux.
Néanmoins, à force de cogiter le soir pendant mes périodes d’insomnies, j’ai commencé à mettre en place tout un calendrier d’activité adaptées à mon petit autiste de trois ans.
En voici la liste succinte:
- Le matin au réveil, notre première « activité fonctionnelle » est de s’étirer et de mettre ses habits avec le moins d’aide possible de maman.
- Mettre ses chaussures peut devenir une activité si l’on décide aussi de les cirer ou de les brosser.
- Samuel aime les ustensiles ménager. Je suis donc partie de son amour de la pelle et de la balayette pour lui apprendre à nettoyer les escaliers. Passer l’aspirateur est un puissant renforçateur quand on a la possibilité d’appuyer sur le bouton marche/arrêt. Et vous n’imaginez pas le pouvoir d’attraction du « Pliz » sur les chiffons quand on apprend à un petit à faire la poussière. Le ménage est une de mes activité fonctionnelle préférée!
- Les soins sont aussi une activité fonctionnelle très prisée. Se coiffer, ou apprendre à coiffer les autres. Faire sa toilette, se brosser les dents (Sam est fan de sa brosse à dent électrique), et pour les grandes filles, se maquiller ou se faire des masques de beauté.
- La cuisine, ce n’est pas l’activité favorite de Samuel, mais pour certain enfants un peu plus grands c’est une activité très renforçante. On peut leur apprendre à couper des fruits ou des légumes, à se servir d’un micro-ondes pour faire du pop-corn, faire des compotes ou des jus de fruits pressés. Évidemment, pour les plus jeunes, on peut commencer par des tâches plus simples, comme laver des fruits , ou couper une banane avec une cuillère.
- Le jardinage est aussi une activité très ludique. Samuel aime l’eau, il apprend donc à arroser les plantes dans le jardin. Maintenant que c’est l’automne, on s’amuse à ramasser les feuilles pour en faire un gros tas dans lequel on peut se jeter!

Du coup, me direz-vous, est ce que cela réduit vraiment les mauvais comportements?
Eh bien, dans l’ensemble, la réponse est oui. Samuel est tellement occupé, et surtout tellement valorisé par ce qu’il apprend à faire, qu’il passe moins de temps à stéréotyper, et surtout qu’il évite les périodes d’ennui propices aux grosses bêtises!
Le revers de la médaille, c’est que je suis ultra-fatiguée par toutes ces activités, et que je ne peut plus sortir mes chiffons sans que Samuel n’arrive pour mettre la main à la pâte. Alors, il est tout mignon, mais le ménage qui me prenait dix minutes me prend une heure, je ne peux plus sortir une brosse sans qu’il veuille me refaire ma coupe, et les plantes du jardin sont arrosées même quand il pleut!
Mais ce n’est pas cher payé pour tout ces apprentissages qui lui seront essentiels pour une vie autonome. Et vous, qu’avez-vous mis en place pour réduire les mauvais comportements de vos enfants?
Ca y est, encore un truc qui m’énerve! Je prends le dictionnaire:


Je ne vous en parle pas souvent, mais Matthieu a un petit frère qui s’appelle Julien, et qui est né juste avant que le diagnostic d’autisme ne soit posé.

Des quatre principales stéréotypies que présentait Adam lorsqu’il avait un an et demi, deux sont globalement éradiquées à ce jour, alors qu’il a sept ans.
On me dit souvent trop ferme ou trop regardante par rapport à mes enfants, notamment avec Matthieu, à qui je ne passe rien, ou très peu. Je suis « toujours sur son dos » pour le reprendre quand un comportement ne me convient pas – pas pour mon confort personnel, car je vous garantis que ce n’est pas franchement amusant pour moi, mais bien pour qu’il sache quels sont les comportements acceptables ou pas.
Depuis quelques temps, les intervenants de la prise en charge de Nicolas et nous-même parents, avont noté de grands changements chez mon fils.