J’étais très sceptique lorsque j’ai reçu deux exemplaires de Mon ami Ben, car la phrase « un chat sauve un enfant de l’autisme » me faisait grincer des dents.
C’est donc avec beaucoup de prudence que j’ai abordé ce témoignage, m’attendant à trouver de nombreuses inepties et à devoir refuser d’en parler ici même sur Autisme Infantile, puisque nous ne parlons généralement que des livres, films ou reportages que nous avons particulièrement apprécié, ou qui nous ont interpellés.
Je n’ai pas été déçue par ce livre, au contraire. C’est encore un cas de « marketing qui a voulu frapper un grand coup en utilisant de grands mots ».
On y voit la détresse d’une maman solo, dont l’entourage ne voit (ou ne veut pas voir) l’autisme de son enfant, le défilé des médecins qui restent dans le vague, la misère des aides et institutions pour que l’enfant progresse. Bref, je n’ai pas trouvé, dans ce témoignage qui est pourtant très récent, cet El Dorado que l’on dit trouver presque partout ailleurs qu’en France!
On y voit aussi l’évolution bénéfique de cet amitié entre George et le chat, le danger d’une telle amitié quand on sait que la vie d’un chat peut parfois tenir à un fil, et qu’on peut perdre un compagnon et par la même occasion le seul lien que l’enfant a pu former avec le reste du monde, même sa mère.
Julia Romp est une conteuse formidable, ce fût une très bonne lecture. J’ai particulièrement adoré ces quelques phrases, que je vous livre:
« Ce livre n’est pas le récit d’un traitement miracle de l’autisme, bien sûr, mais c’est notre histoire, celle de la liberté que Ben a donné à George avec son caractère joueur, sa gaité et surtout son amour. Ben a changé notre vie pour toujours et si les problèmes de George sont loin d’être réglés, je sais que l’amour qu’il a pour Ben – et la façon dont cet amour nous a tellement rapprochés George et moi – nous a sauvés tous les deux. »
Mon ami Ben, c’est l’histoire tragique d’une maman seule contre tous à se battre pour que son enfant autiste ait le meilleur, magré les barrières de son handicap. C’est aussi une histoire d’amour, tout d’abord d’une maman pour son enfant différent, mais surtout entre un petit garçon et un chat pas banal du tout. Enfin, c’est une histoire poignante qui vous tirera probablement quelques larmes: de tristesse, de bonheur et de soulagement.
Mon ami Ben
Un chat sauve un enfant de l’autisme
Comment communiquer la joie de vivre à son enfant lorsqu’il est atteint d’autisme?
C’est la question à laquelle se heurte Julia, mère célibataire londonienne en élevant George, son fils de neuf ans, qui montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier.
L’arrivée d’un chaton aussi seul et perdu que lui va permettre au petit garçon de s’ouvrir aux autres et rendre à sa mère tout l’amour qu’elle lui a donné.
Mais, un jour, cet équilibre retrouvé bascule. Laissé seul durant quelques jours, le chat Ben s’échappe. George se replie alors irrémédiablement sur lui-même tandis que Julia, sa mère, va se livrer à une quête désespérée pour retrouver le seul être capable de donner le sourire à son fils. Six mois passeront sans entamer sa volonté, et elle devra traverser le pays, malgré la neige et les centaines de kilomètres, pour pouvoir enfin déposer Ben dans les bras de son fils pour Noël.
Un témoignage bouleversant prouvant une nouvelle fois combien l’amitié entre l’homme et l’animal peut faire des miracles.
Vous êtes une
Je considère que l’approche psychologique est intéressante à condition qu’elle soit centrée sur des aspects psycho-éducatifs.