Le problème, quand on découvre l’autisme, c’est qu’on n’est pas toujours bien informé. On a tendance à se fier aux personnes qui ont un parcours médical, un peu en fermant les yeux, et en priant pour que tout se passe bien. Cependant, on finit parfois par se rendre compte que l’on se retrouve coincé dans les CMP, CAMPS, IME, hôpitaux de jour et assimilés…
Coincé? Oui. Parce que ces institutions refusent de voir les enfants qu’ils suivent partir ailleurs. J’ai entendu des histoires d’horreur, des parents menacés parce qu’ils ont voulu retirer leurs enfants.
Évidemment, ce n’est pas le cas partout, et il y a sûrement des exceptions à cette règle, mais en général la prise en charge dans ces instituts est insuffisante, voire même inutile, ou pire, faisant régresser des enfants qui pourraient faire des progrès ailleurs… quand on ne fait pas, parfois dans le dos des parents (qui, ne l’oublions pas, sont tenus comme responsables de l’état de leur enfant par la plupart des psychanalystes, en particulier les mamans), subir des tortures comme le packing aux enfants qui y sont suivis, tout ça « pour leur bien ».
Alors, comment échapper à ces instituts de cauchemar, sans risquer de se retrouver au tribunal, à devoir se battre pour garder ses enfants? Voici une des méthodes à suivre pour s’en sortir tranquillement:
- Trouvez un pédopsychiatre en libéral qui accepte de poser un diagnostic et de suivre votre enfant. Le mieux serait qu’il soit pro-comportemental, comme celui de mon fils Matthieu. Le côté psychologique est aussi intéressant, car la famille peut aussi être suivie par cette personne, qui aidera à régler les problèmes quotidiens, et donnera des conseils pratiques sur la prise en charge.
- Mettez en place une prise en charge en libéral: orthophonie et psychomotricité. Pour bénéficier de séances d’orthophonie remboursées par la sécurité sociale, faites faire une ordonnance par votre médecin de famille ou le pédiatre qui suit votre enfant. Au passage, demandez-lui de remplir pour vous une demande d’ALD, qui vous permettra de ne pas avoir à avancer l’argent des séances.
- Une fois tout cela en place, signalez à la MDPH que vous désirez changer de méthode de prise en charge, en demandant au pédopsychiatre d’appuyer votre demande, et en donnant le nombre d’heures de séances d’orthophonie et de psychomotricité par semaine. Pour bien faire, il faudrait qu’il y ait minimum deux séances d’orthophonie par semaine, et deux de psychomotricité, plus un passage hebdomadaire chez le pédopsychiatre.
Si vous avez tout bien fait dans l’ordre, les récrimination des différents instituts seront ignorées car vous aurez mis une prise en charge intéressante pour votre enfant en libéral. Mais vous savez quoi? Le mieux est de ne pas mettre votre enfant dans ces instituts à la base! Mais ce n’est que mon opinion!
Avez-vous ou avez-vous eu des problèmes à sortir votre enfant d’un CMP, CAMPS, IME, hôpital de jour ou assimilé? Partagez votre témoignage dans les commentaires.

L’année dernière, nous avons commencé à nous inquiéter pour Julien, le petit frère de Matthieu, qui avait un retard de parole, passait beaucoup de temps à imiter son frère, et faisait de nombreuses crises de colère pour les moindres raisons.
Dans le milieu de l’autisme, une guerre fait rage, parmi tant d’autres: comportemental contre psychanalyse. Les partisans des deux approches pour aider les autistes à progresser s’affrontent souvent sur les forums, se rabaissent mutuellement, et démontent point par point avec plus ou moins de logique et d’efficacité les arguments des autres.
La machine se mit donc en marche et le pédiatre me renvoya vers deux autres intervenants: une neuropédiatre et une pédopsychiatre avec qui je m’empressai de prendre rendez-vous. La neuropédiatre nous conseilla d’effectuer une série d’examens: prise de sang, d’urine, IRM, EEG… Tous les résultats étaient normaux. Malheureusement, entre la pédopsychiatre et Tom, le courant ne passait pas du tout et nous avons dû interrompre ces rendez-vous pour les remplacer par des séances de psychomotricité avec une psychomotricienne fantastique.

