Moi, je dis merci à Internet!

Lorsque la psy du CMP qui suivait mon fils depuis quelques mois m’a parlé de psychose infantile, je ne savais pas ce que c’était. Je n’avais jamais entendu ce terme. C’était en février 2005, j’avais Internet à la maison, alors j’ai sauté sur mon ordi pour comprendre de quoi elle me parlait.

Je me suis inscrite sur des sites où il y avait des forums de discussions, comme celui-ci: Forum Autisme.

J’ai « discuté » avec de nombreuses mamans, j’ai décrit le comportement de mon fils pour savoir: Autiste? Pas autiste?

J’y ai trouvé du réconfort, et j’ai été incroyablement surprise par la solidarité: une maman enseignante m’a envoyé du « travail » en graphie, parce que j’avais écrit un message où je disais que mon fils n’écrivait pas. J’ai été conseillée aussi sur les médecins à aller voir et sur ceux à ne pas aller voir.

J’ai rencontré de visu des mamans (je n’habitais pas loin de l’hôpital Robert Debré, à l’époque, alors j’avais l’occasion de voir les mamans qui y venaient). Lorsque j’ai eu besoin de conseils pour la scolarité de Léonard, ce sont encore des mamans enseignantes du net qui m’ont conseillée.

J’ai rencontré une maman solo à Paris, maman d’une enfant autiste, qui m’a donné plein de tuyaux sur la prise en charge et sur les aides financières (MDPH), mais aussi celles spécifiques à la ville de Paris.

Je suis allée sur le site de l’association SAtedI, parce que je voulais avoir un maximum de renseignements afin de pouvoir envisager le futur de Léo plus ou moins sereinement. J’ai même rencontré une personne de l’association, et ce fut ma première rencontre avec un adulte autiste.

J’ai lu des milliers de choses sur l’autisme, des centaines de témoignages de parents, des blogs écrits par des personnes atteintes du syndrome d’Asperger, qui avaient eu le diagnostic tardivement.

Je me suis retrouvée dans une situation absurde: je me retrouvais à avoir des intérêts restreints (comme mon fils!), l’autisme n’avait presque plus de secret pour moi (sauf pour les termes trop biologiques, car j’ai eu un bac A2, je n’ai pas fait de biologie depuis au moins 25 ans, et que je n’y comprenais rien).

Je finissais ma maîtrise de Français Langue Etrangère quand j’ai eu le diagnostic de Léo (j’ai repris mes études après avoir eu mon fils). Je me souviens d’une veille de partiel où j’étais complètement paniquée, parce que j’avais l’impression d’en savoir plus sur l’autisme ou sur les TEDs  en général que sur la description grammaticale, et c’était pourtant l’objet de cet examen.

Et pourtant, la psy du jardin d’enfants thérapeutique, où avait échoué mon pauvre Léo parce qu’il lui fallait des groupes socialisants, m’avait dit de me méfier du net! Elle affirmait qu’on pouvait y lire tout et n’importe quoi, et m’avait fait une sorte d’allusion comme quoi on pouvait vite se monter le bourrichon en s’écoutant entre parents! Oui, oui, oui… On se monte le bourrichon entre mères pathogènes! On fait même des concours: celle qui aura le gosse le plus autiste! Pfff!

Je ne le répéterai jamais assez: sans le réseau d’Internet, je ne sais pas où Léo et moi aurions fini (et je crois que j’aime autant ne pas chercher à imaginer). Sans parler du fait, aussi, que j’ai pu faire travailler Léo grâce aux trésors qu’on peut trouver sur des sites faits par des enseignants ou des parents qui scolarisent leur(s) enfant(s) à la maison.

Pour n’en citer que quelque uns, je citerai:

Je remercie Internet mille fois!

Nos livres actuels, et les livres en projet

Autisme Infantile cherche à mettre sur le marché des livres intéressants, qui changent de certaines idioties qu’on peut lire dans certains livres psychanalytiques qui pullulent sur les étagères des librairies.

Pour profiter des réductions régulièrement, n’hésitez pas à nous suivre sur notre page Facebook ou sur Twitter, où je les annonce, afin que vous puissiez vous procurer ces livres à prix encore plus petits!

Nos livres actuels

Nos archives

Nous avons mis à disposition, pour ceux qui préfèrent le format papier, toutes nos archives depuis mai 2009, et dont les bénéfices m’aident à payer en partie l’hébergement du site:

En prévision: le format e-book sur diverses plateformes (Amazon, FNAC, Smashwords, iTunes, etc.)

Nos mini e-books

Nos mini e-books traitent de manière concise un sujet bien précis, pour trouver facilement une information:

Nos livres sur l’autonomie

Une de nos préoccupations, à nous, parents d’enfants autistes, c’est de les amener vers un maximum d’autonomie. Malheureusement, c’est parfois compliqué, et un guide pour se lancer peut être utile:

Livres en projet

Voici une liste des livres que j’ai en projet, si possible pour l’année 2012:

  • Autisme et autonomie à la maison: Le sommeil, les heures de coucher pour établir de bonnes routines de sommeil et d’heures de repos, pour les enfants comme pour les parents.
  • Les parens coupables, un témoignage qui fera jour, avec votre participation, sur toutes les embûches et les problèmes que rencontrent les parents d’enfants autistes depuis le jour de la naissance de leur enfant (couple, famille, amis, travail, école, soin, etc.)
  • Autisme: Guide de l’enseignant, un livre se basant en partie sur le guide écrit par Béatrice Bolling, mais avec des informations utiles sur l’autisme, qui permettra d’approfondir la réflexion pour les instituteurs qui accueillent un enfant autiste, le tout pour qu’ils aient toutes les informations nécessaires de A à Z pour bien intégrer un enfant autiste dans leur classe
  • Quatre tomes d’archives (Autisme Infantile 2011 Tome 4, et Autisme Infantile 2012 Tomes 1 à 3)
  • Urgence autisme, un guide des premiers pas pour les parents qui découvrent que leur enfant est autiste (mini e-book, probablement)

Quels sont vos besoins en matière de livres? La plupart de ces sujets sont traités dans les articles d’Autisme Infantile, mais parfois un livre regroupant toutes les informations peut être utile.

Comment ça se passe à l’école pour vos enfants?

En cette période de PPS, il serait de bon ton de discuter entre nous de comment se passe la scolarisation de vos enfants. Sachant que l’autisme est la grande cause nationale 2012, on peut espérer que l’intégration des élèves autistes se passe de mieux en mieux, non?

N’oubliez pas de nous dire:

  • en quelle classe se trouve votre enfant,
  • ce que l’école a mis en place pour l’aider,
  • les difficultés qui lui mettent des bâtons dans les roues,
  • comment il est accepté par ses camarades,
  • ce que vous avez fait pour que la scolarisation se passe au mieux pour lui,
  • etc.

Enseignants qui passez par ici, avez-vous des élèves autistes dans votre classe ou votre école? Comment cela se passe-t-il? Que vous manque-t-il pour que tout se passe bien? Quel est le facteur qui a aidé à une bonne scolarisation de votre élève autiste?

Partagez dans les commentaires!

Comment jouer sur la culpabilité de ses parents et les monter l’un contre l’autre

La vie chez les Hamidi, c’est TRÈS, TRÈS DUR. J’ai tendance à bloquer tous les comportements gênants, en particulier les stéréotypies et les rituels, même si je ferme parfois les yeux sur un flapping ou deux.

Du coup, les enfants ont pris l’habitude m’ennuyer dès que c’est humainement possible. Par exemple:

  • demander à boire de l’eau à l’heure du coucher,
  • demander à passer aux toilettes à l’heure du coucher,
  • demander à passer aux toilettes à l’heure de la sieste.

Autant je peux concevoir qu’il peut arriver d’avoir soif un soir, ou une envie pressante une fois de temps en temps parce qu’ils sont petits et n’ont pas prévu la capacité de leur vessie, autant je refuse que ça devienne un rituel.

Du coup, je me retrouve à devoir culpabiliser parce que je leur refuse tout ça – je leur refuse à boire! Je leur refuse d’aller aux toilettes! Et je me retrouve à devoir argumenter avec leur papa de la véracité ou non de leurs besoins.

Ils ont des périodes, comme ça, où ils ne demandent pas à aller boire ou à aller aux toilettes tous les soirs. Dans ces cas-là, je peux concevoir que ce sont des besoins, et pas des astuces pour pénibiliser leur mère.

Chez les enfants neurotypiques de nos amis, j’ai pu constater que les enfants sont capables de comprendre le principe de boire et d’aller aux toilettes pour la nuit. Les nôtres en sont capables aussi.

On voit de suite leur coquinerie, vu qu’ils se marrent en demandant, et demandent en même temps tous les deux. De plus, je m’assure toujours qu’ils soient passés aux toilettes et qu’ils aient bu juste avant de se coucher…

Vous avez vu? Je culpabilise encore, et j’essaie de me justifier… Ah les petits coquins! ;)

Le but de cet article? Nous les mamans nous savons d’instinct ce qui se passe avec nos enfants. Il faut arrêter de culpabiliser et s’écouter un peu plus. Et les papas, eux, doivent essayer d’arrêter de nous culpabiliser encore plus! Faites-nous confiance, nom d’un petit bonhomme! ;)

Comme si on n’en bavait pas déjà assez!

Maintenant que j’ai fini mon livre sur la propreté, qui devrait être disponible très prochainement, j’ai dans l’idée d’écrire un livre témoignage – pas de mon propre parcours, puisque pour l’instant nous avons été plutôt chanceux dans notre malheur, mais de celui de tous les parents d’enfants autistes.

C’est pour cela que je fais appel à vous, qui avez vécu tellement de coups dur, de coups bas, qui avez été tellement insultés, rabaissés, humiliés et culpabilisés.

Je veux montrer au monde ce que nous, parents d’enfants autistes, devons subir au jour le jour, parce que la société ne veut que des parents parfaits, avec des enfants parfaits, et que le handicap, en particulier invisible comme l’autisme, est l’occasion de pointer du doigt les présumés coupables.

Je vous mets ici une liste des sujets que je voudrais traiter. Envoyez-moi un petit e-mail avec votre témoignage, et je reviendrai vers vous si je pense l’inclure dans ce livre. Anonymat garanti si vous le désirez.

  • La vie avec un enfant handicapé: difficultés, fatigue…
  • L’époux/l’épouse qui nous mène la vie dure
  • La famille qui ne veut pas voir ou bien accuse les parents de mal s’occuper de l’enfant
  • Les amis qui désertent ou bien nous sortent des horreurs
  • Les voisins qui nous font des problèmes, qui nous dénoncent pour mauvais traitements…
  • Les professionnels de la santé, qui donnent de mauvais diagnostics, ou aucun diagnostic, qui s’occupent mal de nos enfants et ne veulent pas qu’on sache ce qu’ils font, qui nous culpabilisent…
  • L’école, qui refuse notre enfant, ou nous met des bâtons dans les roues
  • L’État et les organismes, qui nous font serrer la ceinture par manque de subventions, retards de paiement, absence d’AVS…
  • et tout autre sujet qui, selon vous, manque à cette liste!

Merci de m’envoyer donc un e-mail à nathalie@autismeinfantile.com avec votre ou vos témoignages. On les retravaillera ensemble avant publication.

Comment se passe votre rentrée?

Septembre est là, les petits cartables et les petites trousses remplies de fournitures scolaires ont été achetés et tout est prêt pour absorber un maximum d’information chez nos chers petits.

La plupart des élèves normaux ont intégré l’école pour la première fois, ou bien retrouvé leurs anciens camarades.

Mais qu’en est-il des élèves autistes?

Parents

Faites-nous savoir si:

  • votre enfant a pu être intégré dans une école, que ce soit de l’enseignement spécialisé ou dans un milieu ordinaire,
  • l’AVS de votre enfant était au rendez-vous,
  • un Plan Personnalisé de Scolarisation est prévu (ou a déjà été tenu lors d’une réunion) pour aménager au mieux la scolarisation de votre enfant,
  • tout se passe bien avec l’équipe éducative de votre enfant,
  • etc.

Rappellez-vous de faire passer à l’enseignant et à l’AVS de votre enfant ces articles compilés par Béatrice dans sa boîte à outils, qui leur permettront de connaître les meilleurs moyens de faire classe à un enfant autiste:

Enseignants, AVS, équipe éducative

Avez-vous des questions à nous poser pour mieux comprendre comment aider votre élève, parvenir à passer une année la plus sereine possible, organiser votre classe pour une approche réussie avec un enfant autiste?

Nous sommes ici pour vous donner des pistes pour vous en sortir, car il est parfois difficile de comprendre comment fonctionnent nos enfants, mais avec de la bonne volonté, il est possible d’améliorer grandement la situation.

Bref, racontez-nous comment se passe cette rentrée 2011-2012 pour vous et votre enfant/votre élève.

Boîte à outils de l’enseignant ou AVS: La communication parents-enseignants

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

La communication avec les parents est essentielle, d’une part parce que les familles sont de plus en plus nombreuses à faire le choix d’une prise en charge éducative et comportementale à la maison et en libéral, dans laquelle l’école est un lieu de généralisation de certains apprentissages, et ensuite parce que, pour tout parent, laisser un enfant qui communique peu ses besoins, dans un environnement forcément moins chaleureux que le milieu familial, est un peu anxiogène.

Fixez donc des rencontres régulières avec les parents, autorisez l’AVS à communiquer avec eux, pour les progrès, le confort et la confiance de tous.

Nul besoin cependant d’échanger des romans. Une simple feuille de circulation telle que celle-ci est parfaite pour informer:

Aujourd’hui j’ai travaillé:

  1. Écriture:
  2. Maths:
  3. Lecture:

Mon comportement était:

L’AVS colorie ou entoure le bon bonhomme, avec un petit commentaire en cas de gros souci ou de grosse joie, et ça roule. Les parents peuvent compléter le même type de fiche à propos des devoirs et leçons.

De très nombreux enfants autistes ont des difficultés à accepter la frustration de l’échec – elle peut engendrer des comportements problèmatiques. Pour éviter de placer l’enfant dans cette situation, il est souhaitable que l’enseignant informe une fois par mois les familles des compétences qui vont être travaillées sur la séquence suivante. Ainsi, elles seront travaillées à la maison à l’avance, ce qui permettra d’aplanir les plus grosses embûches et de gagner un peu plus de compliance de la part de l’enfant.

Ces échanges vous permettront aussi de connaître quelles sont les compétences que les parents travaillent à la maison, et que vous pouvez inciter l’enfant à généraliser à l’école (acquisition de la propreté, boire au verre, stéréotypies à bloquer, etc.).

Fixez les règles du jeu avec les autres parents d’élève dès la rentrée. La présence d’un adulte supplémentaire dans la classe, ou de plusieurs adultes (psychologue ABA par exemple), n’est pas un luxe injustement consenti à un élève de la classe: c’est l’accompagnement indispensable d’un enfant handicapé, dont le handicap est – il faut le rappeler – protégé par le secret médical. Les parents de l’enfant handicapé peuvent accepter de communiquer autour de son handicap, ou pas.

N’oubliez jamais que les parents sont les meilleurs spécialistes de leur enfant et que, pour ce qui concerne l’autisme, ils sont de plus en plus souvent mieux formés et informés que les « professionnels » qui vous entourent (CAMPS, CMPP, psychologues scolaires, etc.). N’oubliez jamais que vous êtes peut-être parent vous-même, ou que vous le serez peut-être un jour, et qu’environ une naissance sur 110 est sur le spectre autistique. Soyez l’enseignant ou l’AVS que vous aimeriez rencontrer sur votre route si par malchance votre enfant était ce 1%…

Cet article fait partie de la boîte à outils de l’enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe. Partagez vos idées et vos expériences dans les commentaires de l’article.

Les mamans en ont marre!

Évidemment, comme d’habitude, je dis maman, mais ça s’applique aussi aux papas dans le même cas.

De quoi on en a marre? Qu’est-ce qui nous met en colère, nous frustre, nous donne envie de taper dans le tas?

Un paquet de chose, pour tout vous dire…

  • Quand on nous donne des conseils, alors que la personne n’a pas les données pour réfléchir aux possibilités, à la faisabilité, aux conséquences, et que du coup, ça fait un peu le conseil sorti du paquet de lessive, de par sa qualité et la surprise qu’il provoque chez la maman fatiguée qui en a marre d’argumenter.
  • Quand on parle dans le vide, qu’on ne nous écoute pas, et qu’après on nous accuse de ne pas avoir donné toutes les nouvelles ou dit toutes nos réflexions.
  • Quand on laisse sous-entendre qu’on n’y comprend rien, qu’on est des feignantes, qu’on est bêtes, qu’on s’en fout de nos gosses.
  • Quand on ose nous dire que si on ne veut pas faire x, c’est parce qu’on a honte de notre enfant différent.
  • Quand, par hasard, notre enfant fait un progrès, et que la personne qui était là par hasard se l’approprie, de par sa présence, niant par là même tout le travail effectué en amont.
  • Quand on donne des ordres contradictoires à nos enfants, mettant du même coup notre autorité à la poubelle.
  • Quand les gens croient savoir mais ne savent pas, et du coup nous donnent des conseils complètement farfelus.
  • Quand on se rend compte qu’on est là seulement pour torcher des fesses et faire la vaisselle, et qu’à part ça on n’en a rien à fiche de notre bien-être, de nos pensées, de nos goûts, de notre personnalité.
  • Quand on nous regarde de travers dans la rue parce que notre enfant flappe ou pousse des petits cris, comme si on était des mamans indignes, ou pire, responsable du handicap de notre enfant (de par notre négligence et notre bêtise, voir ci-dessus pour une liste non-exhaustive des festivités).
  • Quand on sent qu’on n’est pas soutenues dans nos décisions, quand on discute nos choix éducatifs.
  • Quand on nous appelle dès que notre enfant demande quelque chose, où dès qu’on ne fait pas quelque chose à la seconde, comme si on allait le laisser sans eau, sans nourriture, ou sale dans sa couche.
  • Quand on a la sale impression que les gens mettent tous les problèmes nouveaux de notre enfant sur notre dos, parce que c’est forcément notre faute, mauvaises mères que nous sommes, s’il a fait une crise à l’école ou si il a souillé ses sous-vêtements.
  • Quand on ne nous laisse pas avoir de la cohérence dans les routines, heures de coucher, en chamboulant tout sur un coup de tête parce que ça fait bien sur le moment.

J’ai malheureusement l’impression que je pourrais continuer comme ça pendant des heures et des heures.

Ces derniers temps, j’en ai marre de me justifier envers tous et pour tout, j’ai envie qu’on me laisse être la maman que je suis et qu’on me fasse confiance au lieu de me mettre des bâtons dans les roues. Et vous, comment ça se passe pour vous?