Maintenant que l’orage du diagnostic est passé, maintenant que la vie reprend son cours, plus digne du gros fleuve que du ruisseau, maintenant que je commence tout doucement à accepter, je me rends compte que, finalement, tout cela prend un sens riche, voire passionnant.
L’aventure que nous vivons grâce à Stan me mène sur des chemins sur lesquels je n’aurais sans doute jamais flané, sur des sentiers escarpés auxquels je ne me serais probablement pas mesurée, sur des sommets où je n’aurais pas imaginé être transportée.
Je ne me rendais pas compte, lorque mon fils aîné avait 3 ans, de la masse de choses qu’il savait, de chaque petit pas qu’il faisait – c’était normal. Il avançait très vite, en plus, donc rien ne m’étonnait plus, déjà. Il avait marché à 9 mois, faisait des phrases complexes à 2 ans. J’étais « blasée ».
Stan m’a appris la valeur des choses obtenues de hautte lutte, la joie de la minuscule victoire insignifiante du quotidien. Je crois pouvoir dire que pas un jour ne passe sans émerveillement.
Dans le petit film associé à ce billet, on voit un enfant heureux, qui commence à revendiquer son autonomie à coups de « moi tout seul », un enfant heureux que sa maman pousse banalement sur une balançoire. Une maman dont on sent bien qu’elle est au bord des larmes, des larmes de joie bien sûr. Papa est derrière la caméra qui ne perd pas une miette de ce moment banal.
Moment banal mais précieux. C’était la toute première vraie séance de balançoire pour Stan, à 3 ans et demi… Nous avons mis plusieurs années à tenter désespérément d’obtenir ce moment tellement simple, cette joie enfantine tellement commune. Des mois à essuyer les crises en public, les morsures lorsqu’on voulait mettre Stan sur la balançoire.
C’est ces moments-là qui sont irremplaçables et qui donnent leur sens à notre vie de parents, et de parents d’enfants différents. Quel est le dernier moment magique que vous avez vécu? Partagez-le avec nous!