Motricité globale et imitation

Grâce au livre Intervention Béhaviorale auprès des jeunes enfants autistes, je trouve plein d’idées d’exercices à faire à la maison avec Matthieu. Je pense essayer de suivre tous les exercices du livre petit à petit, car ils sont très intéressants.

L’imitation est souvent difficile pour les enfants autistes, mais l’exercice que je vais vous présenter fait partie du curriculum débutant pour l’imitation.

Asseyez-vous devant votre enfant et demandez-lui de vous imiter en lui donnant la consigne « fais ça »:

  • frapper sur la table,
  • applaudir,
  • faire coucou de la main,
  • lever les bras,
  • taper du pied,
  • cacher son visage avec ses mains,
  • toucher sa tête…

Vous pouvez en imaginer d’autres (ou vous procurer le livre sur Amazon pour voir encore toutes les autres idées pour imiter les mouvements de motricité globale). Si votre enfant ne fait pas les gestes demandés, vous devez l’inciter physiquement en le guidant à chaque fois que vous lui faites une demande.

Si votre enfant fait les gestes plusieurs fois de sa propre initiative lorsque vous lui demandez, et qu’il en fait plusieurs, il y a de grandes chances qu’il généralise par la suite ce comportement à un grand panel d’imitation de mouvements.

L’enfant autiste et les déguisements

On sait que la triade autistique, qui est observable avant les trois ans de l’enfant, se caractérise par une altération des interactions sociales, une anomalie grave dans la communication ainsi que par des intérêts restreints et des comportements répétitifs.

Lorsque j’avais lu le livre de Bernadette Rogé, Autisme, comprendre et agir, j’avais été frappée par l’une de ses remarques concernant le jeu symbolique des enfants autistes. Elle expliquait que l’imitation à caractère social se mettait difficilement en place et que les jeux symboliques du « faire semblant » étaient absents ou apparaissaient tardivement chez l’enfant autiste.

Madame Rogé ajoutait que lorsque le jeu d’imitation était présent, car appris après avoir vu l’adulte (ou l’enfant, selon moi) réaliser une activité, il gardait un aspect répétitif et peu créatif. Et de citer le cas de l’enfant autiste ayant appris à donner à manger à la poupée et ne pouvant pas varier son comportement lorsqu’on lui demande de donner à boire.

En y réfléchissant, je m’étais rendue compte qu’Adam n’avait effectivement jamais joué à un jeu d’imitation, alors que dès ses deux ans, son frère aîné avait réclamé un déguisement de Spiderman, puis de chevalier, un garage, un petit train… L’énumération est sans fin tellement sa chambre est remplie de jouets.

À ce moment-là, Adam avait trois ans et il ne jouait à rien, si ce n’est prendre des petites voitures pour faire tourner les roues. Son jeu était non conventionnel, quelque soit le jouet utilisé.

L’accès au jeu symbolique s’avère ainsi particulièrement difficile pour les enfants autistes car l’une de leurs grandes difficultés est l’imitation des autres, qui trouve son origine dans l’anomalie de la communication. Se déguiser s’avère donc souvent impossible pour un enfant autiste, alors que pour les enfants neurotypiques, c’est un loisir très apprécié.

Adam n’a pas échappé pas à la règle jusqu’à une période extrêmement récente. Le carnaval de l’école s’est déroulé sans lui trois années consécutives, puisqu’Adam se sauvait dès qu’il voyait le déguisement arriver. Lorsqu’enfin on parvenait à lui mettre un chapeau, il l’enlevait avant même que la photographie ait pu être prise.

À la maison, Adam avait accepté une seule fois de mettre le déguisement du personnage de Scream en 2007 et un chapeau de mousquetaire la même année, sans initier le moindre jeu. Il s’agissait juste d’une tenue vestimentaire qu’il avait bien voulu enfiler. C’était tout, mais je me disais que c’était toujours mieux que rien.

Adam nous signifiait que se déguiser n’avait aucun sens pour lui. Il était Adam et personne d’autre.

Pour le carnaval de l’école de cette année, j’avais quand même demandé à ma mère de venir voir Adam avec son appareil photo, sait-on jamais… La surprise a été de taille. Non seulement Adam avait passé son déguisement de chevalier, préparé en classe, mais il portait également sa couronne! Il s’est laissé photographier.

Le lendemain, à la maison, Adam a spontanément pris son déguisement pour le mettre car il voulait se bagarrer avec son frère, avec des épées souples qu’il était allé chercher. Adam a tout simplement voulu jouer au chevalier, comme n’importe quel petit garçon neurotypique de son âge.

J’en conclus qu’Adam a fait des progrès importants en matière d’imitation et de communication au cours des derniers mois et qu’il a désormais accès au jeu symbolique. J’avais d’ailleurs remarqué que son imaginaire se développait au regard des dessins qu’il produit depuis le début de l’année.

Nous « fêterons » le mois prochain les cinq ans de prises en charge d’Adam. Le travail a été très long et parfois douloureux mais la persévérance paie: les résultats sont là et nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin.

Jeux de construction aimantés

Alors, avant tout, je voulais vous mettre en garde par rapport à ce jouet, car sans surveillance il y a possibilité qu’un enfant autiste mette les billes aimantées à la bouche et les avale, ce qui peut le rendre très gravement malade. Donc, ces objets doivent toujours être utilisés sous très haute surveillance de votre part.

Matthieu a utilisé les jeux de construction aimantés avec Faustine, sa psychomotricienne, pour apprendre la minutie, la précision, et l’imitation. Elle lui a fait toucher comme les aimants s’attirent, ce qui lui a bien plu, et il a aussi compris que certains aimants se repoussent selon leur face.

Faustine a fait des formes et a demandé à Matthieu de les reproduire. C’était une nouvelle activité, qu’il est allé choisir de lui-même, et que nous nous sommes empressés d’adapter à son niveau, pour qu’il puisse en tirer un enseignement et faire progresser son habileté à manipuler les objets.

Voici quelques liens pour trouver ces jeux de construction:

Pour les plus grands, il existe aussi des modèles à construire, avec des voitures à monter ou des manèges à construire, par exemple.

Comme c’était la première fois que Matthieu travaillait avec ce matériel, Faustine lui a laissé un peu la liberté de le découvrir sans donner trop de contraintes, afin que Matthieu ne s’énerve pas trop vite et puisse se l’approprier un peu. Le but, par la suite, sera de reproduire des formes en deux dimensions, et pourquoi pas en trois dimensions aussi! Pour les plus doués, on peut aussi demander à respecter la couleur des bâtonnets par rapport au modèle, ou bien de reproduire la figure après avoir regardé le modèle une minute, le modèle caché pendant l’exercice, etc.

Avez-vous proposé ce genre d’exercice à votre enfant? Quels en sont les pour et les contres? Quels autres exercices que ceux que j’ai cité vous paraissent intéressant à faire avec ce matériel?

L’autisme n’est pas contagieux

Il n’y a pas que les parents qui doivent apprendre à vivre avec l’autisme. Il y a aussi la fratrie, les enfants et les adultes du monde extérieur.

Antoine a une grande soeur. Margaux avait 3 ans lorsque ce petit frère est venu doublement l’envahir, en lui prenant sa place d’enfant unique et en n’étant pas comme tous les autres petits frères.

Ils ont été scolarisés dans la même école de village. Margaux en a souffert car trop de monde autour d’elle parlait de ce « p’tit Meyer » de la maternelle (le fils de l’instit’ en plus!). La solution d’urgence a été de faire déménager Antoine, son AVS individuelle et les commérages dans une autre école.

Quelques années plus tard, en entrant au collège en ville, Margaux a laissé sa valise de soeur d’autiste pour retrouver anonymat et distance. L’entrée en 6ème a été salvatrice, Margaux est devenue « soeur d’Antoine », ayant le choix d’en dire davantage ou pas à ses nouvelles copines ou à ses professeurs.

Cette liberté lui a permis de construire elle-même sa relation avec son frère. Elle a alors eu envie de nous questionner, d’assister à l’arbre de Noël de l’IME où elle a eu la bonne surprise de retrouver une copine trisomique qui faisait de la danse avec elle le mercredi après-midi. En tant qu’adolescente, elle a tissé des liens avec ceux de l’IME et les croisait avec plaisir au collège où il y a une UPI.

En revanche, les assemblées de l’association « Autisme Jura » ne lui plaisaient pas, l’autisme y prenait vraiment beaucoup trop de place (et nous avons d’ailleurs fini nous aussi par prendre un peu de large)! Quand nous avons commencé à écrire « Le Prince Coquelicot », c’est elle qui est venue proposer son grain de sel avec dessins et poèmes.

Margaux a fait son chemin, elle peut aujourd’hui assumer d’être la soeur d’Antoine tout entier. Pour cela, il a fallu laisser le temps au temps, accorder à notre fille aînée beaucoup d’attention, d’écoute et d’espace: sa chambre est un territoire sacré et Antoine ne doit pas y aller.

Pour Constant, c’est différent. Quand il est arrivé, Antoine était déjà là (il avait presque 10 ans). Pour lui, Antoine est LE grand frère. C’est valorisant pour celui-ci que nous essayons de responsabiliser à grand renfort de « pas faire peur à Constant », « Constant est fragile, pas pousser », « montre à Constant comme tu sais bien faire »…!

Constant bébé n’a jamais sursauté aux hurlements de son frère. Entre 2 et 3 ans, il lui a collé au train pour l’imiter, comme par exemple, courir à toute vitesse autour de la table du salon (l’aîné et le cadet ayant dans ces moments-là le même âge mental). Mais le petit a aussi appris les couleurs en guettant celles des taxis allant et venant pour le grand.

Constant vient d’avoir 4 ans. Ses compétences et ses connaissances ont déjà largement dépassé celles d’Antoine dans bien des domaines. Mais Antoine demeure pour lui son aîné, celui qui a de grandes jambes, des jouets intéressants à chiper et qui sait faire plein de choses. Le fait qu’Antoine fasse pipi assis et lui fièrement debout ne paraît pas le perturber. Quand Antoine va mal, que son comportement part en vrille, nous lui disons qu’Antoine est un Prince Coquelicot, petite formule magique que nous allons remplir de sens au fur et à mesure que Constant va grandir et pourra en comprendre davantage.

Constant ne court plus autour de la table du salon simplement parce qu’Antoine le fait, mais dans l’espoir de le doubler ou de lui faire croquer les fesses par son crocodile en plastique. Il imite son frère puis s’approprie ces expériences nouvelles et les assaisonne à sa sauce. Pour lui, il n’y a aucun intérêt à s’enfermer dans un « jeu rituel » – il innove, invente, imagine… il est déjà en train de changer de cour!

Quelle importance qu’il demande parfois à la manière d’Antoine du « carré du pain », puisque la fois d’après, aussi naturellement, il dira du pain de mie. Constant a du caractère, il est têtu. Il y aura sûrement des crises, mais nous osons croire qu’elles seront liées à la jalousie et à la compétition fraternelle, à l’opposition à l’autorité des adultes plutôt qu’au malaise de partager son espace avec un autiste. En fait, le pire pour nous serait qu’Antoine ne puisse à présent plus grandir parmi sa fratrie ni avec d’autres enfants.

Nous répétons souvent qu’Antoine, avant d’être autiste, est un enfant. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les jeunes qu’il côtoie à l’IME ou à l’Hôpital de Jour? Nous avons remarqué que les enfants de l’IME, aussi empétrés soient-ils dans leurs pathologies diverses, sont très souvent bienveillants, voire même protecteurs à l’égard de notre fils, qui se sent relativement bien parmi eux.

Depuis deux ans, Antoine fréquente un autre établissement dans lequel figure une section « autiste ». Sept « atomes » autistes tournicotent dans un pavillon et une cour réservés. Cet espace n’appartient qu’à eux, car la vie en grande communauté leur est insupportable. Leur comportement et leurs rituels sont ingérables dans un cadre trop large soumis à l’imprévu et aux impératifs qui ne sont pas les leurs. Nous voyons ce pavillon comme un refuge.

Là où le bât blesse, c’est quand, face au manque de moyens des éducateurs et à la négligence de l’administration, il faut réclamer des sorties en ville, des échanges avec d’autres enfants… pour qu’existent des passerelles entre les deux mondes.

Récemment, nous avons rencontré Suzon, jeune femme autiste de haut niveau, qui avait envie de faire connaissance avec le Prince Coquelicot. Nous avons été sidérés de voir Antoine, qui ne l’avait jamais vue, quitter son pilier et fendre la foule pour venir à elle, lui toucher les cheveux et lui offrir une fraise Tagada. Instant magique: ils se sont reconnus, sur la même longueur d’ondes!

Il en est ainsi lorsque nous partons en voyage à l’étranger et sommes ravis d’y croiser par hasard un autre français, que l’on pourra même qualifier de génial s’il vient en plus du même département. Quand on est loin de chez soi, cela fait du bien de trouver quelqu’un de son pays, parlant la même langue et ayant les mêmes habitudes, même si en fait, tout nous sépare.

Je crois que les autistes, avec leur mode de communication qui nous est si souvent et si douloureusement hermétique, ont une capacité instinctive – pourquoi pas télépathe? – à faire passer des messages apaisants entre eux.

En conclusion, qu’il s’agisse de choisir une nounou, une école, un orthophoniste ou un lieu de prise en charge spécialisé, la première exigence à avoir est que l’enfant rencontre plus qu’une neutralité bienveillante. Pour se sentir en sécurité et avoir envie de progresser, il a besoin d’une empathie sensible. Cette empathie, à moins de tomber sur la perle rare qui la possède instinctivement, doit être apprise… mais c’est comme la trigonométrie, certains n’y comprendront jamais rien!

Cette empathie précieuse ne peut exister la plupart du temps qu’au sein d’équipes professionnelles formées, spécialisées TED, accompagnantes et accompagnées psychologiquement. La bonne volonté ne suffit pas.

Dans la vie, on ne peut jamais tricher sur ce que l’on est vraiment. On peut changer de milieu géographique, culturel, professionnel ou social… mais jamais de classe affective.

Unir la fratrie pour faire progresser l’enfant autiste

Pour ceux qui ont plus d’un enfant, comme nous, il y a possibilité d’utiliser la bonne influence que peut avoir l’enfant neurotypique pour son frère, en essayant d’unir la fratrie et de valoriser tous les enfants.

Unir la fratrie pour faire progresser l'enfant autiste

Chaque réussite de chaque enfant est la réussite de tous

Quand un des enfants, qu’il soit neurotypique ou neuroatypique, réussit quelque chose, il faut que cela soit la réussite de toute la famille. Encouragez-les à s’applaudir les uns les autres et à se féliciter.

Encourager l’imitation chez l’enfant autiste

Pour aider l’enfant autiste à apprendre à imiter, pour l’aider aussi à apprendre de nouvelles choses, rien de mieux que de tout faire en groupe. Que ce soit apprendre à se laver les mains, à faire pipi dans les toilettes à l’école, de travailler une activité de motricité fine, si tout le monde s’y met, ça sera plus facile pour l’enfant neuroatypique.

Donner des missions à ceux qui en sont capables

Quand ils sont jeunes, les enfants adorent rendre service et qu’on leur donne des missions. Par exemple, quand nous allons voir ma nièce et mon neveu, je leur demande de dire à Matthieu de ne pas flapper, ou de me prévenir s’il allume et éteint une lumière en dehors de mon champ de vision. Ils sont très heureux de faire ça, ça les fait se sentir importants et ils savent que ça me fait plaisir.

Unir la fratrie

En unissant la fratrie, chaque enfant peut à son tour être encouragé, félicité, et avoir une utilité dans la vie familiale. Au lieu de leur demander de participer aux tâches ménagères, par exemple, vous pouvez leur demander d’aider leur frère ou soeur autiste à progresser, participant ainsi à la bonne marche de la famille.

Quelques petits trucs et astuces d’une maman

J’ai tout de suite remarqué qu’avec Maëlys, il y avait quelque chose de flagrant, c’est que tout ce qui se faisait naturellement chez les autres enfants, il fallait les lui apprendre… Du coup, très vite, dès que jai compris de quoi « souffrait » Maëlys, j’ai mis de petites choses en place pour l’aider à la maison. Chaque jour était une journée de bébé normale, avec des stimulations plus importantes sous forme de jeux.

Quelques trucs et astuces d'une maman

Maëlys ne venait jamais avec un livre pour qu’on lui lise. Quand on se mettait avec elle, au bout de 10 secondes, elle décrochait et repartait, solitaire. Et quand je lui lisait le livre, elle ne pointait rien du doigt, rien ne l’interressait. Mais seule elle pouvait « lire » des minutes entières!

Aussi j’ai commencé tout les jours, même si cela ne durait que quelques secondes, à m’asseoir avec elle et un livre; elle avait 18 mois. Et tout les jours je prenais sa main, tendais l’index, pointais une image, et disais le nom de cette image.

Au début elle restait dix secondes, puis trente, puis une minute, puis le livre entier! Déjà une partie de gagnée…

Puis un jour, à 19 mois et demi, on lisait et elle a pointé du doigt seule une image! Puis une autre! A chaque pointage, je lui nommait le dessin. Et puis vers 20 mois, LA victoire! Elle est venue me voir un jour, d’elle même avec un livre. J’en aurais pleuré…

C’est l’exemple typique du travail de tous les jours avec Maëlys.

De même, elle n’a jamais supporté d’avoir de la nourriture ou de la saleté sur les mains. Mais elle a vite adoré dessiner. Alors j’ai allié les deux, et acheté de la peinture au doigt. Inutile de vous dire qu’au début elle n’y a jamais touché, c’est maman qui dessinait. Mais l’envie de dessiner était trop forte, et au bout de deux ou trois séances elle a mis le doigt… Puis la main! Et maintenant les séances de dessin se passent dehors car elle en a de la tête aux pieds, elle adore… Et cela a permis autre chose: maintenant elle prend du pain ou des gâteaux secs dans la main, grâce à cette avancée!

Quelques petits trucs et astuces d'une maman

Maëlys a également énormément de mal à se « représenter » et comprendre son corps. Du coup, tous les jours, au moment du bain, on énumère les parties du corps et du visage. Elle a aussi un livre qu’elle adore, et qu’on lit souvent. Certaines choses semblent acquises comme le ventre, le dos, les cheveux, mais pour le reste elle s’embrouille encore fortement. Mais aucune importance, ça viendra!

Maëlys n’a jamais imité dès son plus jeune âge. Depuis ses 12 mois, on fait bravo, on fait les marionnettes… On ne s’est jamais découragés même si on n’a jamais eu de retour. Et lesrésultats commencent à arriver! A deux ans et deux mois elle commence à faire bravo, même si ce n’est pas toujours dans le contexte, et elle commence à imiter la chanson des marionnettes. C’est un magnifique progrès pour nous!

Quelques petits trucs et astuces d'une maman

Bien sûr il reste pas mal de points « noirs », sur lesquels on « travaille » tout les jours, mais je n’oublie pas que je ne suis qu’une maman et que malheureusement, bien souvent, je me retrouve impuissante. Je ne sais pas quoi faire pour l’aider à apprendre à « demander », pointer du doigt, communiquer avec nous, quoi. Je suis sûre qu’il existe de petites techniques ou astuces. Mais bien souvent je les découvre seule.

Le CAMSP dit qu’il faut laisser le temps au temps, je ne suis pas entièrement d’accord…

Autisme et fratries

J’ai mis beaucoup de temps pour écrire cet article, parce que pendant plusieurs semaines l’inquiétude m’a rongée de l’intérieur. Il y a environ un mois, j’amenais mes deux fils chez notre pédiatre pour la visite habituelle: respectivement celle des 4 ans et celle des deux ans.

Il y a deux ans, notre pédiatre nous disait ses doutes quand à mon fils aîné, et nous encourageait à faire les tests de dépistage. Nous n’avions pas voulu y croire à l’époque, et puis nous avions finalement pu accepter que notre fils si brillant et en avance avait un problème.

Le mois dernier, la pédiatre de nos fils m’a fait part de ses inquiétudes par rapport à mon plus jeune enfant. Il n’avait pas voulu parler, faire les activités proposées, et avait en général été imbuvable pendant toute la scéance. Le mot autisme a été prononcé encore une fois.

Malgré tout ce que j’ai appris sur l’autisme depuis deux ans, je suis passée par une période de doutes énormes sur l’état de notre petit. Ayant déjà mis une fois en doute les dires de la pédiatre, je ne voulais pas ne pas la croire à nouveau et perdre du temps qui pouvait être précieux pour aider mon fils.

Cepandant, malgré quelques petites choses “inquiétantes”, je ne retrouvais pas les signes de l’autisme chez lui:

  • il pointe du doigt les choses qu’il souhaite partager avec moi, comme par exemple des images sur un livre, et dit même les mots (les noms des animaux, les objets, les transports, etc.),.
  • il initie et cherche le contact oculaire,
  • il sait bien imiter (frapper dans les mains, apprendre par imitation les parties du visage, etc.).

Nous avons eu la chance d’avoir déjà dans notre entourage un pédopsychiatre, une psychomotricienne et un orthophoniste qui ont été très rassurants. Les prémices de stéréotypies que j’avais remarqué chez mon plus jeune fils étaient surtout une imitation de son grand frère, et rien d’inquiétant aux yeux des spécialistes.

Autisme et fratries

Notre pédiatre a été prudente, se méfiant de balayer trop prestement un jugement d’autisme dans une fratrie qui contient déjà un sujet. Ce qu’elle a pris pour un TED était simplement du “tête-de-lardisme”, mon fils cadet ayant un sale caillou lorsqu’il s’agit de faire des choses devant des inconnus, surtout à l’heure où il devrait faire sa sieste.