Gérer la violence envers autrui et soi-même (3): comprendre les divers facteurs (organiques, psychologiques, sensoriels)

La violence envers autrui et soi-même

road rash is in fashion (photo: Nathan Lewis)

La semaine dernière, je vous ai demandé quels sont les thèmes que vous aimeriez que l’on aborde sur Autisme Infantile.

À la demande de Sonia, je vais aujourd’hui essayer de traiter le sujet des enfants qui se tapent, se mordent ou se griffent.

Je vous propose donc une série d’articles sur le thème Gérer la violence envers autrui et soi-même:

  1. La structuration de l’espace et du temps
  2. Éducation, apprentissages et communication
  3. Comprendre les divers facteurs (organiques, psychologiques, sensoriels)
  4. Travail sur les facteurs déclenchants

N’hésitez pas à partagez vos trucs et astuces, et à compléter ma réflexion dans les commentaires.

Dans le livre Les troubles du comportement associés à l’autisme et aux autres handicaps mentaux, écrit par Gloria Laxer et Paul Tréhin, que je vous recommande chaudement, il est écrit que la plupart des troubles du comportement peuvent être expliqués ainsi: un manque de compréhension de l’environnement, un manque de capacités de communication, des facteurs organiques, des facteurs psychologiques ou des facteurs indépendants spécifiques.

On peut réduire les troubles du comportement (cris, coups, violence envers autrui ou soi-même) en intervenant sur ces difficultés. En agissant ainsi le plus tôt possible, on peut peut-être leur éviter de devoir aller dans une structure d’accueil plus tard, et faciliter leur insertion dans la société.

Facteurs organiques

Un enfant autiste qui a mal peut avoir des troubles du comportement. Comme il ne peut pas dire qu’il souffre, ni où il souffre, cela peut être très difficile de déterminer la raison de son mal-être.

Si c’est possible, il faut lui apprendre à désigner l’endroit où il a mal. Pour Matthieu, par exemple, il sait se frotter là où il a mal (si par exemple il s’est cogné), ou bien il me met la main sur l’endroit où il souffre. Une fois, il s’est aussi allongé sur moi, pâle, car il avait très mal au ventre.

C’est sûr que le fait que je sois sa maman et que je le connaisse sur le bout des doigts m’aide énormément pour repérer les petits signes qu’il n’est pas bien. Il est toutefois important que d’autres personnes aussi puisse être mis au courant par Matthieu lui-même, en cas d’une absence de ma part. C’est pourquoi il est utile de lui apprendre à communiquer ce genre d’informations.

Idées

  • Lui apprendre à indiquer sur une image de corps humain l’endroit où il souffre. À chaque fois qu’on repère une douleur (ongle incarné, coupure au genou, etc.), il faut sortir l’image et pointer l’endroit où il a mal ainsi que l’endroit correspondant sur l’image, en disant « j’ai mal », et en lui demandant de répéter et de pointer à son tour.
  • Lui apprendre à désigner l’endroit où il souffre sur lui-même en disant « j’ai mal ». Il faut en profiter pour lui apprendre le mot correspondant à la partie du corps où il souffre: « j’ai mal au ventre », « j’ai mal à la tête », « j’ai mal au bras », etc.

Facteurs psychologiques

Ce n’est pas parce qu’ils ne savent pas exprimer leurs émotions et leur tristesse que les enfants autistes ne ressentent pas de la peine dans certaines situations. Parfois, c’est juste un problème de compréhension, qui peut être expliqué, ou un problème de structuration, qui provoquent ce mal-être.

Il faut parfois apprendre un comportement approprié en lieu du trouble du comportement. L’enfant autiste ne sait pas forcément d’instinct, comme les enfants neurotypiques, comment réagir, et peut s’automutiler au lieu de tout simplement… pleurer.

Que ce soit un départ, une déception, un déplaisir, il faut expliquer la situation à l’enfant avec des mots simples et adaptés à son niveau, et lui donner la manière correcte d’exprimer ses sentiments et ses émotions.

Facteurs sensoriels

On en a déjà parlé, nos enfants ont des hypersensibilités et des hyposensibilités qui peuvent les gêner dans leur vie de tous les jours. Un enfant gêné par un stimulus, que nous ne connaissons pas ou sur lequel nous n’avons aucun pouvoir (par exemple, le bruit d’une moto qui passe dans la rue, un reflet dans une vitre de l’immeuble d’en face, etc.), peut avoir un comportement problématique et se frapper ou frapper les autres.

Dans le cas où nous pouvons agir sur l’élément gênant, il est possible de l’éliminer ou le remplacer par quelque chose qui ne dérange pas notre enfant. Il est aussi possible d’essayer de le désensibiliser progressivement, en l’exposant au stimulus qui le dérange par petites doses, en le prévenant à l’avance (car l’imprévisibilité des facteurs sensoriels pénibles pour nos enfants les rendent encore plus difficile à supporter).

Enfin, il faut lui apprendre, là aussi, un comportement différent du comportement problématique.

Exemples

  • Quand un bruit le dérange, il ne doit pas se taper, mais il peut mettre ses mains sur les oreilles et/ou venir nous montrer ce qui ne va pas (en profiter pour travailler la communication et lui donner un modèle qu’il pourra reproduire: « trop fort! »).
  • Quand le fait qu’une autre personne le touche le gêne, il ne doit pas la frapper ni se jeter à terre. Il peut dire qu’il ne veut pas, ou bien simplement repousser légèrement de la main.

Avez-vous remarqué quels facteurs rentrent en compte dans les troubles du comportement de votre enfant? Avez-vous réussi à les empêcher d’utiliser la violence dans ces cas-là, et si oui, comment? Partagez dans les commentaires.

Prise en charge spécifique: le travail sur les émotions

Ayant gardé de bons contacts avec l’association de parents gérant l’IME de Saint-Claude, dans lequel Antoine a été pris en charge durant quatre ans, il m’arrive encore de participer à certaines séances de réflexion. Cette association (APEI) invite régulièrement des intervenants extérieurs à des tables rondes très intéressantes.

Notre fils Antoine grandit, bientôt 14 ans… Le Prince Coquelicot dévoile notre travail de défrichement de son enfance, et je crois que le jardin familial final avait assez belle allure. Aujourd’hui, nous repartons à l’aventure avec une nouvelle contrée inconnue à explorer: l’adolescence! Il nous faut prendre ce nouveau sac de noeuds par un bout, mais lequel?

Il y a trois semaines environ, lors d’une réunion à l’APEI, j’ai pu organiser clairement tout le fouillis de pensées qui me trottaient dans la tête. Cela m’a aussi permis de me rassurer: même si le chemin de mes questionnements et cogitations est parfois tortueux et scabreux, je finis par arriver quelque part par mes propres moyens, et j’y retrouve des gens!

Bref, l’intervenante ce samedi-là avait le même avis que moi, mais avec les mots et la légitimité qui vont avec. Preuve que parents et professionnels de terrain ont beaucoup à apporter.

Je ne parle pas ici des chercheurs – ils cherchent inlassablement, ils trouvent de plus en plus et Dieu sait si leur travail est important, mais ils sont si loin de nos enfants…! Il est enrichissant d’écouter un grand universitaire ou un éminent professeur, mais lorsqu’on rentre à la maison, que l’on se retrouve en état d’urgence face à son enfant qui pique une colère que l’on n’a pas vue venir, que l’on ne parvient pas à contenir et encore moins à apaiser, les grandes avancées de la science ne servent à rien.

J’ai repiqué les boutures laissées par Karima – cette intervenante – dans un peu de terreau personnel, et je vous présente ma nouvelle plate-bande qui n’a pas encore de fleurs (c’est l’hiver!).

Le point commun à tous les autistes est un état émotionnel variant de l’hyper- à l’hyposensibilité. Aucune prise en charge spécifique de l’autisme ne peut être mise en place sans un travail pertinant sur les émotions. On entre là dans le domaine de l’invisible et de l’intime. Sans une bonne dose d’empathie et d’équilibre, on peut  s’y embourber facilement.

Ce qui fait que les enfants autistes sont repérés dans la rue, dévisagés, montrés du doigt, c’est bien sûr le coktail de comportements bizarres, dérangeants, insupportables ou déstabilisants qui les accompagne. Nous vivons dans une société normopathe, tout doit rentrer dans des cases: nos vêtements, nos mots, nos mimiques, nos kilos, nos gestes, nos loisirs et même nos rêves. Le sacro-saint quotient intellectuel fixe souvent les frontières de la normalité, et tout ce qui dépasse, au-dessus ou en-dessous, est malmené.

Or, il n’existe aucune échelle pour mesurer l’intensité d’un regard, aucun étalon pour calculer la distance qui sépare un individu du groupe. L’autisme ne se mesure pas conventionnellement, n’entre dans aucune classification pré-établie. C’est une façon d’être qui dépend du quotient émotionnel de la personne.

Les « troubles du comportement » ne sont que la partie visible de mécanismes souterrains complexes et méconnus: le traitement de la pensée et la perception des émotions.

Nous  avons tous une capacité à nous représenter notre état émotionnel ainsi que celui des autres. Pour un autiste, c’est impossible. Un autiste ne peut faire semblant, ni « jouer à », et par conséquent, jouer tout court.

La théorie de l’émotion incarnée commence à être reconnue. Les autistes ne mentalisent jamais leurs émotions. Ainsi, même le souvenir d’une émotion provoque la réaction physique initiale. Et l’empathie que nous attendons tellement d’eux ne peut se manifester que s’ils peuvent retrouver l’émotion adéquate en recréant par autostimulation son contexte physique (le coeur qui bat fort, par exemple) .

En prenant conscience dans un premier temps que tout comportement est mesurable et observable, on parvient à utiliser plus facilement un vocabulaire « neutre » qui ne qualifie ni ne juge (des verbes d’action: il crie, il tape, il jette…). Le pas est déjà grand. Ensuite, en cessant de se demander en boucle « Pourquoi il fait ça? Comment faire pour qu’il arrête? », on se rappelle que tout comportement a deux objectifs possibles: obtenir ou éviter.

On peut alors enfin parvenir au sous-sol, là où règnent les émotions. Arrive donc le moment de réapprendre avec son enfant les émotions de base excitation/calme. Puis progressivement, selon le rythme et les capacités de chacun, pourront se décliner les nuances de la palette plaisir/déplaisir, joie/tristesse-peur-colère, surprise/dégoût, fierté/honte. Pour accompagner l’enfant dans ce voyage, nous devons être rassurants, c’est à dire cohérents et prévisibles, maîtres de nos propres émotions, en n’ayant que deux mots d’ordre: simplifier/concrétiser.

Et si, malgré tout, (on ne se refait pas!), on a besoin d’un soupçon d’évaluation – mais positive bien entendu – la petite phrase de Monsieur Chossy fait beaucoup de bien: « Tous les autistes sont des surdoués du coeur ».

Sans oublier Temple Grandin (autiste professeur de sciences animales à la Colorado State University): « Le pire que vous puissiez faire, c’est de ne rien faire », et sur ce point, tous les experts sont d’accord – même s’ils ne s’accordent pas sur grand-chose d’autre!

Hyposensibilité olfactive

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)Cet article fait partie d’une série sur les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles).

La plupart des informations contenues dans ces articles sont tirées du livre La Personne autiste et le syndrome d’Asperger écrit par Jean-Charles Juhel et Guy Héraut.

L’hyposensibilité olfactive peut provoquer plusieurs comportement chez les enfants autistes:

  • il aime sentir les personnes et les animaux, notamment la transpiration,
  • il aime les odeurs intenses (attention, c’est assez dégoûtant: se lécher les mains, sentir ses doigts après les avoir introduits dans son anus, se fourrer les doigts dans le nez puis dans la bouche),
  • il aime sentir et manger de la nourriture très assaisonnée,
  • il aime sentir les objets qu’il connait, ainsi que les personnes de son entourage.

Personnellement, je ne vois pas d’autre moyen que de l’empêcher de faire ces choses-là (du moins, les plus dégoûtantes).

Impossible d’envisager une quelconque intégration en milieu social si l’enfant ne peut pas s’empêcher de fourrer ses mains dans sa couche, ou de lécher sa morve.

Le mieux est de procéder, je pense, en se fiant à la méthode ABA, qui va permettre de renforcer les comportements positifs et d’effacer petit à petit les comportements inappropriés.

Votre enfant a-t’il une hyposensibilité olfactive? Quels en sont les causes, et quelles en sont les conséquences? Comment le vivez-vous au jour le jour, et comme aidez-vous votre enfant à surmonter ou à s’adapter à ce handicap?

Hyposensibilité gustative

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)

Cet article fait partie d’une série sur les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles).

La plupart des informations contenues dans ces articles sont tirées du livre La Personne autiste et le syndrome d’Asperger écrit par Jean-Charles Juhel et Guy Héraut.

L’hyposensibilité gustative est assez fréquente chez l’enfant autiste. Voici les caractéristiques que l’on peut remarquer chez un enfant ayant une hyposensibilité gustative:

  • il aime toutes les nourritures et mange n’importe quoi, même parfois des substances non comestibles
  • il aime la nourriture très assaisonnée ou épicée
  • il aime mettre des objets dans sa bouche

Matthieu a clairement, pendant longtemps, eu une hyposensibilité gustative sévère. Il n’a jamais eu aucun souci pour manger, il a toujours tout aimé. Il mettait aussi beaucoup les objets à la bouche, heureusement il n’en a jamais avalé parce que j’ai toujours été vigilante de ne rien laisser traîner de suffisamment petit pour être avalé.

Quand il était petit, il n’appellait pas lorsque sa couche était pleine, et je me rappelle encore l’horreur quand je retrouvais son lit à barreau, ses draps et… sa figure, barbouillés de caca. De quoi faire comme la fille dans le film l’exorciste: un jet puissant de vomi rien que d’y penser!

Heureusement, c’est une habitude qu’il a perdue, à force de vigilance et de sévérité de ma part. J’ai réfreiné ses pulsions de tout mettre à la bouche, et j’ai toujours encouragé son enclination à manger de tout quand on est à table.

Votre enfant a-t’il une hyposensibilité gustative? Quels en sont les causes, et quelles en sont les conséquences? Comment le vivez-vous au jour le jour, et comme aidez-vous votre enfant à surmonter ou à s’adapter à ce handicap?

Hyposensibilité tactile

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)

Cet article fait partie d’une série sur les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles).

La plupart des informations contenues dans ces articles sont tirées du livre La Personne autiste et le syndrome d’Asperger écrit par Jean-Charles Juhel et Guy Héraut.

L’enfant autiste atteint d’une hyposensibilité tactile peut avoir un ou plusieurs de ces comportements:

  • il ne semble pas conscient des sensations sur les différentes parties de son corps
  • il aime les stimulations tactiles répétitives
  • il touche de façon excessive les objets ou les personnes
  • il mord ou suce les objets de manière excessive
  • il met ses mains dans sa bouche régulièrement
  • il lèche ou mord certaines parties de son corps

Matthieu a eu une période très courte où il se mordait les mains, mais comme je le lui ai interdit régulièrement, l’empêchant de le faire, c’est une manie qu’il a perdu.

Par contre, il met régulièrement les objets à la bouche, les mordant ou les suçant dès que j’ai le dos tourné.

Contrairement à certains enfants autistes qui ne sentent pas la douleur, Matthieu montre des signes de souffrance s’il se cogne: il pleure rarement, mais il a tendance à se frotter là où ça a cogné, ou bien à me mettre la main dessus pour me faire comprendre qu’il s’est fait (très) mal.

Votre enfant a-t’il une hyposensibilité tactile? Quels en sont les causes, et quelles en sont les conséquences? Comment le vivez-vous au jour le jour, et comme aidez-vous votre enfant à surmonter ou à s’adapter à ce handicap?

Hyposensibilité auditive

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)

Cet article fait partie d’une série sur les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles).

La plupart des informations contenues dans ces articles sont tirées du livre La Personne autiste et le syndrome d’Asperger écrit par Jean-Charles Juhel et Guy Héraut.

Matthieu a une hyposensibilité auditive. Les comportements suivants sont presque quotidiens chez lui, même si nous travaillons à les réduire:

  • il crie fréquemment, et émet régulièrement des sons
  • il aime les jouets qui font du bruit
  • il aime les sons répétitifs et forts
  • il aime frapper les objets contre les tables, meubles, murs ou planchers
  • il aime coller son oreille contre les surfaces qui produisent des vibrations (par exemple, le lave-linge)
  • il aime la foule

Tous ces comportements sont plutôt difficiles à réduire, et ils demandent une attention quasiment constante. Si votre enfant est tout petit, il faudra peut-être le maîtriser physiquement (en faisant doucement, toutefois) pour l’empêcher de les faire.

Les cris et petits bruits, en particulier, peuvent être très épuisants pour les parents et la fratrie. Quand l’enfant autiste est non-verbal, cela n’aide pas, mais s’il arrive à acquérir le langage cela peut améliorer les choses. On peut alors lui demander de parler à la place de crier.

Votre enfant a-t’il une hyposensibilité auditive? Quels en sont les causes, et quelles en sont les conséquences? Comment le vivez-vous au jour le jour, et comme aidez-vous votre enfant à surmonter ou à s’adapter à ce handicap?

Hyposensibilité visuelle

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)

Cet article fait partie d’une série sur les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles).

La plupart des informations contenues dans ces articles sont tirées du livre La Personne autiste et le syndrome d’Asperger écrit par Jean-Charles Juhel et Guy Héraut.

L’hyposensibilité visuelle peut se manifester de plusieurs manières. Par exemple, l’enfant autiste aime:

  • les sources lumineuses, les miroirs ou les surfaces brillantes
  • les effets visuels (comme les portes coulissantes automatiques, les feuilles d’arbres qui tombent)
  • transvaser l’eau d’un verre à l’autre dans le bain
  • mettre ses mains devant ses yeux
  • les jeux d’ombres et de lumières

En lisant ces exemples, je remarque que la plupart d’entre eux sont matière à auto-stimulations, comme les mains devant les yeux, les jeux de lumières, les portes coulissantes… Dans le cas d’une hyposensibilité visuelle, faut-il plus désensibiliser l’enfant, et l’aider à surmonter ses stéréotypies?

Matthieu doit avoir une hyposensibilité visuelle, car il n’a pas de souci avec les miroirs, le plein soleil, les lumières crues ou les couleurs trop vives comme c’est le cas avec une hypersensibilité visuelle. De plus, il lui est facile d’accrocher le regard, ce qu’il fait de plus en plus. Par contre, plusieurs des activités citées ci-dessus lui plaisent beaucoup.

Votre enfant a-t’il une hyposensibilité visuelle? Quels en sont les causes, et quelles en sont les conséquences? Comment le vivez-vous au jour le jour, et comme aidez-vous votre enfant à surmonter ou à s’adapter à ce handicap?

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)

Les troubles du développement sensori-moteur (perturbations sensorielles)

Tantrum (photo: hyperscholar)

Les cinq sens de l’enfant autistes peuvent provoquer chez lui de grandes perturbations, alors même que les récepteurs sensoriels sont intacts. Leurs comportements semblent indiquer qu’il y a un dérèglement (ou désordre) du processus sensoriel: en gros, ils ne perçoivent pas les stimuli sensoriels comme nous. Cela pourrait être dû à une augmentation ou à une réduction de l’activité neuronale, afin de rester en harmonie avec les autres fonctions du cerveau.

Les stimuli sensoriels ne provoqueront pas toujours le même genre de réaction d’un jour sur l’autre, l’enfant autiste ayant une expérience perceptuelle instable. Les hypersensibilités ou hyposensibilités peuvent atteindre les cinq sens, mais chez certains enfants autistes, il n’y aura qu’un seul de ces sens atteints.

Les différentes perturbations sensorielles

Dans les jours qui viennent, je vous propose une série à propos des troubles du développement sensori-moteur.

Nous verrons ce que peuvent entraîner ces troubles, et réfléchirons à comment aider nos enfants à mieux vivre avec ces handicaps. Je compte sur vous pour partager vos expériences sur les sujets abordés, ainsi que vos trucs et astuces.

Pour l’écriture de ces articles, j’ai adapté les informations contenues dans le livre La Personne autiste et le syndrome d’Asperger, écrit par Jean-Charles Juhel et Guy Héraut.