Motricité manuelle: visser et dévisser

Faustine, la psychomotricienne de Matthieu, lui fait travailler la psychomotricité fine en lui proposant un jeu où il faut visser et dévisser des vis et des écrous en plastique colorés.

Ce genre de jeu est utile pour maîtriser les gestes usuels et les actions fonctionnelles (dans ce cas, ouvrir un bocal ou une bouteille, par exemple). Cela aide Matthieu à travailler sa coordination musculaire.

Mais Faustine profite de ce jeu pour corriger ou améliorer d’autres aspects des troubles autistiques de Matthieu:

  • le flapping: Matthieu fait du flapping quand il est content ou bien quand quelque chose tombe, ce qui le stimule visuellement. On voit qu’il fait beaucoup d’efforts pour se contenir les premiers temps. Quand il n’arrive plus à s’empêcher de le faire, Faustine le reprend gentilment. Voir aussi les articles: Signe de TED: Le flapping et Important: réduire les rituels au maximum.
  • la rigidité sur les couleurs: Matthieu a tendance à vouloir faire des paires de couleur vis/écrou. Cela devenait un peu une obsession, donc Faustine le bloque en le devançant et en désapareillant les couleurs sur certains éléments.
  • la prise en main correcte des éléments: Faustine l’incite à ne pas en prendre plusieurs à la fois, et à avoir un positionnement correct des mains et des doigts.
  • la constance: Faustine lui apprend qu’on termine ce qu’on a commencé, qu’on range ce qu’on a sorti quand on a fini une activité, et qu’on ne s’éparpille pas.
  • rester assis le plus possible: c’est très important que Matthieu apprenne à rester assis pendant les activités si on veut qu’il s’intègre à l’école.
  • accepter que chacun ait son tour: c’est assez dur pour Matthieu, qui généralement n’aime pas quand on touche ses jouets en même temps que lui. Il apprend ainsi la patience, le tour de rôle et le respect des règles.

Motricité manuelle: visser et dévisser

Chose amusante, à un moment donné Matthieu crie « AOUET’ » en tapant sur les portes du placard de la salle de psychomotricité. Au départ, je n’ai pas fait le rapprochement, mais en l’entendant plusieurs fois répéter ce mot, et en le revoyant faire en vidéo par la suite, j’ai compris: il doit être en train de repenser au dessin animé La Belle et la Bête de Walt Disney, où les villageois prennent un bélier pour enfoncer les portes du château de la Bête. « AOUET’ » veut en faire dire « Tuons la bête »!

Matthieu prend même une vis pour s’en servir comme bélier sur les portes du placard! Par contre, je ne sais pas pourquoi il pense à cela à ce moment-là. Des idées, quelqu’un?

Premiers doutes

Adam pleure. Il pleure le matin, l’après-midi, le soir et encore la nuit. C’est un enfer. Rien ne semble le calmer, ni les câlins, ni le bain, ni les promenades. La nourriture constitue une exception mais je ne peux pas passer mes journées à le nourrir pour qu’il se calme. Il a déjà doublé son poids de naissance à deux mois! Que dire maintenant qu’il en a six. Qui est donc ce bébé qui ne ressemble en rien à son frère quand il avait le même âge?

A force de passer des nuits blanches, je suis épuisée. Je n’ai plus envie de rien, sauf de dormir et d’avoir la paix, de ne plus l’entendre. Je finis par mettre Adam dans son transat tous les soirs et je le fais dormir dans l’entrée, en fermant soigneusement toutes les portes. C’est la seule façon d’atténuer ses pleurs mais pas de les faire cesser. Comble de l’horreur, je finis par prendre littéralement Adam en grippe et je ne veux plus m’en occuper. Je le « délègue » à son papa et me concentre sur Axel, son frère aîné.

Premiers doutes

Et puis, un peu avant Noël, Adam finit par un peu mieux dormir, et surtout, il cesse de pleurer. Je me dis que tout est rentré dans l’ordre. Accalmie de courte durée car ses troubles du sommeil ressurgissent peu de temps après. Un soir, je craque et je décide d’emmener Adam sur le balcon pour ne plus l’entendre. Fort heureusement, son père a eu la présence d’esprit de m’arrêter et Adam a retrouvé son lit immédiatement. Mais c’est dire dans quel état je me trouvais.

Je me disais que les grandes vacances allaient me faire du bien, que je profiterais de mes deux enfants, surtout que je partais seule avec eux. Leur papa venait de trouver du travail et ne pouvait pas partir.

Ce mois de congé a été terrible. J’ai pris le temps d’observer Adam, dont le comportement m’étonnait depuis quelques semaines: pourquoi donc ne tournait-il pas la tête quand je l’appelais, y compris lorsque je criais, alors que le générique de son dessin animé préféré lui faisait immédiatement regarder la télévision? Quelle était donc cette manière de jouer qui n’en était pas une et qui consistait à passer tous les jouets qui se trouvaient devant lui derrière lui, sans prendre le moindre intérêt à les regarder, les toucher et les utiliser? Et puis, pourquoi mon bébé ne mettait-il jamais sa tête au creux de mon épaule, pour me faire un câlin? J’avais l’impression de le laisser complètement indifférent lorsque je le prenais dans mes bras pour l’embrasser.

A la fin du mois de juillet, j’avais pris ma décision: je prendrais rendez-vous avec la pédiatre dès la fin des vacances pour lui faire part de mes inquiétudes. Quelque chose n’allait pas; Adam venait de fêter ses 13 mois.

« Ne vous inquiétez pas, chaque enfant a un développement différent ». C’est par cette affirmation que s’est conclu mon rendez vous médical du mois de septembre suivant. Sur mon insistance, ma pédiatre me communique quand même les coordonnées d’un audiomètre, « si cela peut vous rassurer, mais Adam n’est pas sourd ». La surdité! Je ne voyais que cette cause pour expliquer le comportement bizarre de mon fils.

Au mois d’octobre, impossible de faire les examens en cabinet de ville, Adam est trop agité. Il faut aller à l’hôpital pour faire un potentiel évoqué auditif; le rendez-vous est donc pris pour le mois de janvier. Le seul problème (et il est de taille), c’est qu’il faut qu’Adam soit endormi. Le médecin compte donc sur ma mère et moi-même pour lui faire faire la sieste. L’après-midi est une horreur, Adam refuse de se coucher, hurle, se débat, bref, il refuse de dormir. À bout de force, et aux côtés du médecin qui nous a fait sortir, il finit par s’endormir et l’examen est pratiqué. Je suis désappointée à la lecture du compte-rendu: Adam n’est pas sourd, il entend même parfaitement bien.

Adam a maintenant 19 mois et j’ignore ce que signifie son comportement qui empire de jour en jour. En effet, maintenant qu’il marche, il s’est mis à tournoyer sur lui-même depuis plusieurs semaines et peut faire le tour de la table basse de la salle à manger sans s’arrêter une heure durant. Sa seule distraction consiste à battre des bras quand il semble content. Ajoutons à cela qu’il ne regarde personne en face, et qu’il se contente de regards périphériques, et le tableau est complet.

Je prends sur moi de consulter un psychiatre, puisque ma pédiatre ne semble pas convaincue qu’il y ait un problème. Après avoir observé Adam une vingtaine de minutes, il me regarde et me dit que mon fils souffre d’un trouble très grave, qu’il est autiste. Je suis abasourdie et quitte précipitamment son cabinet les larmes aux yeux. Comment peut-on poser un tel diagnostic après seulement quelques minutes? Adam n’est pas autiste, c’est impossible, c’est mon fils. Je prends rendez-vous avec le service de psychopathologie de l’enfant à l’hôpital Robert Debré à Paris pour avoir un diagnostic.

Nous sommes au mois de mai 2005, Adam a 23 mois.

État des lieux sur l’alignement et l’empilement des jouets

L’alignement ou l’empilement des jouets peut être un signe de l’autisme s’il est présent en conjonction avec d’autres signes importants, comme l’absence de contact oculaire.

État des lieux sur l'alignement et l'empilement des jouets

Depuis quelques temps, j’essaie de réduire les rituels et les stéréotypies au maximum. J’ai décidé d’empêcher Matthieu de faire du flapping, en lui permettant ceci dit d’aligner des objets – ce qui me semble être une stéréotypie moins gênante.

État des lieux sur l'alignement et l'empilement des jouets

Depuis quelques semaines, Matthieu ne fait quasiment plus de flapping. Il a cependant commencé à aligner et empiler de plus en plus d’objets. Il me semble qu’il reporte une stéréotypie sur l’autre. Comme les alignements et les empilements sont, selon moi, moins ennuyeux socialement, je me réjouis de voir ces progrès (surtout que les alignements et empilements sont occasionnels et ne sont pas envahissants).

Etat des lieux sur l'alignement et l'empilement des jouets

Quel va être la prochaine stéréotypie sur laquelle nous allons travailler? Obtiendrons-nous d’aussi bons résultats? Il faut aussi voir si les progrès faits durant ces semaines peuvent durer.

Flapping VS Aligner des objets

Dans mon optique de réduire au maximum les rituels et stéréotypies, j’ai toujours été consciente que lorsqu’on essaie de faire disparaitre une stéréotypie, une autre prend sa place.

Depuis quelques temps, nous demandons à Matthieu d’éviter de faire du flapping, en particulier lorsque nous sommes en dehors de la maison, ou lorsqu’il semble ne pas pouvoir s’arrêter. Nous avons essayé en particulier de les remplacer par d’autres signes moins gênants, comme des applaudissements ou un signe de victoire avec le poing levé.

Flapping VS Aligner des objets

Il semble que Matthieu ait reporté son besoin de stéréotypies et de rituels sur l’alignement d’objets, ce que je préfère grandement (entre autre, parce que c’est plus socialement acceptable que le flapping).

Nous parlions l’autre jour avec Jean et Marylin du besoin qu’ont les autistes d’effectuer ces rituels. Ils sont réservés à propos de la réduction des stéréotypies, et semblent préférer une plus grande liberté d’action que moi, qui serais plus partisane d’autoriser les stéréotypies dans un cadre (vous me dites si j’ai mal compris, d’accord?).

Et vous, qu’en pensez-vous? Êtes-vous très partisan de l’arrêt total des stéréotypies, quelles qu’elles soient? Êtes-vous plutôt, comme moi, dans une optique de les réduire en dehors d’un cadre pour une meilleure intégration sociale plus tard (du moins, les plus visibles)? Ou pensez-vous qu’il faut laisser les autistes choisir leurs moyens de prédilection pour gérer leurs émotions, et ne pas interférer?

Je vous rappelle que nous sommes ici pour discuter calmement et exposer nos points de vue afin de pouvoir nous faire la meilleure idée qu’il soit pour le bien de nos enfants. Alors pas de disputes! ;)

Pourquoi mon enfant aligne toujours ses jouets?

Nathalie HamidiPosez-moi les questions qui vous préoccupent par email à nathalie@autismeinfantile.com et je développerai ma réponse dans un article sur ce site, pour que tout le monde puisse en bénéficier.

Votre enfant aligne les jouets, ou les objets, en rang d’oignon et de manière plutôt incongrue – en plein milieu de la pièce, par exemple, ou au beau milieu de son lit. Cela peut être une simple obsession du rangement, comme cela peut être un signe mineur de l’autisme.

Pour savoir si c’est l’un ou l’autre, il faut observer son enfant et répondre à ces trois questions:

  • Contact oculaire
    Est-ce que mon enfant me regarde dans les yeux?
  • Pointage du doigt
    Est-ce que mon enfant sait pointer du doigt, pour attirer mon attention sur quelque chose ou bien pour désigner un objet sur ma demande?
  • Faire semblant
    Est-ce que mon enfant fait des jeux d’imitation (dînette, poupée, etc.)? Par exemple, est-ce qu’il sait faire semblant de boire dans un verre vide?

On peut dépister l’autisme chez les enfants dès 18 mois. Si vous avez répondu non à une ou plusieurs des trois questions ci-dessus, il y a un risque moyen à fort d’autisme chez votre enfant. Il faut alors se diriger rapidement vers un professionnel de la santé (votre pédiatre ou votre médecin de famille, par exemple) pour lui parler de ces signes, et lui demander de vous orienter pour effectuer un dépistage.

Parfois, d’autres signes peuvent vous mettre la puce à l’oreille en plus de l’absence de contact oculaire, de l’absence de pointage du doigt et de l’absence de jeux d’imitation, par exemple:

Toutes ces informations et bien d’autres vous seront demandées lors des tests de dépistage. N’hésitez pas à donner le plus d’information possible à la personne qui se chargera de faire les tests, afin qu’elle fasse un meilleur compte-rendu.

Si vous souhaitez vous faire une opinion rapidement sur la possibilité que votre enfant soit autiste ou pas, vous pouvez vous procurer mon mini e-book Mon enfant est-il autiste? qui vous expliquera en une trentaine de pages les signes de l’autisme et les risques que votre enfant en soit atteint.

Il était une fois

Pourvu qu’elle soit vive, énergique, dynamique, qu’elle aime le sport et la nature! Nous promettons de l’inscrire au cours de natation, de ski alpin, d’escalade, de l’emmener en randonnée découvrir les paysages de France, d’Irlande et du Canada, de lui apprendre à aimer et respecter les animaux, de…

Il était une fois

Voici le début des aventures de ma puce, née à l’aube de l’été 2005, en Belgique. Nous l’attendons pour le vingt-et-un juin, elle est née un jour plus tard, dans une atmosphère détendue, au terme d’une grossesse parfaite.

Nous la confions à la crèche trois mois plus tard, lorsque je reprends mon activité professionnelle.

Solène n’est pas gourmande et laisse plus que des fonds de biberon. Dès le deuxième mois, sa courbe de poids décroche de la tendance minimum. Premières inquiétudes. Que faire? Changer de lait, ajouter de la vanille, des épaississants? Elle est fluette mais en bonne santé, n’est-ce pas l’essentiel?

Au sixième mois, sa courbe de poids progresse toujours sous le modèle standard. Par mesure de précaution, le pédiatre nous conseille un bilan complet, qui ne révèlera rien de particulier.

A la même époque, une visite chez l’ophtalmologue s’impose. Le strabisme persiste : il faut coller un cache à gauche et à droite, en alternance, deux heures chaque jour. C’est une surveillance de tous les instants pour les pauvres puéricultrices!

Solène évolue à la crèche au sein d’un groupe d’une dizaine d’enfants de son âge entre lesquels il y a, tout au plus, trois mois d’écart. Elle est mobile et active. Il est toutefois impossible de ne pas remarquer une posture « inédite » qu’elle adopte régulièrement. Sur le dos, elle se cambre en prenant appui sur la tête et les talons. On en rit, c’est une future une gymnaste, petite, mince et souple ! Dans cette position, qu’elle semble apprécier, elle a tendance à agiter les mains…

Il était une fois

J’ai toujours pensé que notre société de consommation surestimait les capacités des bébés pour nous vendre des jouets qui ne sont pas adaptés à l’âge mentionné sur la boîte. Une table d’activités à 6 mois? Un jouet électronique qui propose des cris d’animaux et des chiffres à 9 mois? Solène aime surtout jeter ses jouets.

Aux alentours de son premier anniversaire, nous sommes, comme tous les parents, tellement impatients de la voir marcher. A 18 mois, elle se déplace, le tronc redressé mais sur les genoux. Elle refuse de poser les pieds à terre. C’est l’époque des premières interrogations. Est-ce normal qu’elle ne marche pas encore? Que faire? Lui proposer un trotteur pour la stimuler? On dit que c’est dangereux. On entend aussi très souvent que tous les enfants évoluent à un rythme différent.

L’inquiétude me ronge doucement. Est-ce « uniquement » un retard psychomoteur? Mamy me persuade qu’il y a autre chose mais je peux difficilement cerner ce qui ne va pas bien. Je ne connais pas précisément les différents stades de développement des petits enfants. J’ai la vague impression que Solène manque de réaction. Son visage est peu expressif. Je remarque que le chien de Mamy l’amuse plus que nous…

Notre pédiatre, lors d’une visite de routine, place « traits autistiques » et « regard fuyant » dans la conversation. Solène vient de fêter ses 18 mois et le premier rendez-vous chez un neuro-pédiatre est fixé.

Le monde s’écroule…

Important: réduire les rituels au maximum

Les rituels et les stéréotypies sont très présents chez les autistes. S’il est possible d’essayer d’expliquer à un autiste adulte pourquoi il vaut mieux ne pas trop suivre de rituels, chez l’enfant autiste c’est beaucoup plus compliqué, mais pas moins important.

Important: Réduire les rituels au maximum

Pendant longtemps, Matthieu a fait du flapping à chaque fois qu’il était content (c’est à dire, environ toutes les deux minutes – on a un enfant très heureux, et c’est tant mieux, mais il fallait faire quelque chose). À force de lui demander de ne pas le faire, en lui tenant les mains gentilment pour l’en empêcher, il a fini par presque abandonner ce rituel. Cela lui arrive encore parfois, mais c’est rare, et un simple rappel suffit pour qu’il fasse attention à ne pas le faire de nouveau.

Il a fallu du temps là aussi, mais il a presque cessé d’ouvrir/fermer portes et placards, et d’allumer/éteindre les lumières. Du moins, à la maison, où je veille comme si j’avais du lait sur le feu. À la halte-garderie, où les assistantes maternelles sont moins « facho » que moi, il lui arrive de faire cela plusieurs fois, même si elles le lui interdisent. Malgré mon autorisation d’être fermes et de le gronder, restreindre s’il le faut, je remarque qu’il y passe de nombreuses minutes à chaque fois qu’il y va. Du coup, forcément, tant qu’elles ne seront pas plus fermes là-bas, il continuera ces stéréotypies.

Important: réduire les rituels au maximum

Ces temps-ci, Matthieu réclame à aller faire pipi dès que nous entrons dans un nouveau lieu. Alors que je me réjouissais au départ qu’il puisse demander à aller aux toilettes à l’extérieur de la maison, j’ai vite remarqué que ça devenait un rituel. Alors la semaine dernière, après concertation avec mon équipe thérapeutique, nous avons décidé de ne plus céder lorsqu’il demandait, en particulier s’il avait uriné avant de venir. Non pas pour briser son autonomie future, mais pour lui faire comprendre que les toilettes ne sont pas un passage obligé quand on rentre dans un nouveau lieu.

Signe de TED: Le flapping

Le flapping est un geste répétitif des mains et/ou des bras courant chez les personnes atteintes de Troubles Envahissants du Développement (TED). Ce geste, assez mignon lorsqu’il est présent chez les enfants (on va jusqu’à dire qu’ils font le papillon, ou qu’ils battent des ailes) est moins gracieux à l’âge adulte, et on cherche à diminuer la fréquence de cette stéréotypie chez les enfants autistes.

Le flapping est un des signes qui nous a permis de déterminer qu’il est autiste, grâce au dépistage précoce qui a été fait un peu après l’âge de deux ans.

Je vois mon fils “flapper” lorsqu’il est content, ou intéressé. Chez certaines personnes, c’est la nervosité qui déclenche le flapping. J’ai lu que ça les aidait à vider le trop-plein d’émotions.

Pourquoi l’empêcher de flapper?

Ce qui suit n’engage que moi. Je pense qu’il est important pour mon fils d’essayer de ne pas flapper pour pouvoir plus tard être plus facilement accepté dans notre société, si jamais il arrive à vivre “normalement” et à aller à l’école, avoir un travail, une famille, etc. (bref, si il est high-functioning).

Je pense que le flapping n’est pas, et ne sera sans doute pas socialement acceptable durant les années de vie de mon fils. Il a prouvé qu’il est capable de se dominer, et je crois essentiel qu’il le fasse dans des situations bien précises, comme par exemple en public. Je ne vois pas cependant pourquoi je lui interdirais de flapper en privé si il le désire, du moment où il arrive à ne pas le faire en société.

Signe de TED: Le flapping

L’aider à vider son trop-plein d’émotions autrement

Notre fils ne flappe pas lorsqu’il est nerveux ou stressé, mais seulement lorsqu’il est content ou intéressé par quelque chose. Nous arrivons petit à petit à détourner ses papillonages en lui proposant d’effectuer des gestes plus “socialement acceptables”: applaudir, serrer le poing en signe de victoire et crier “ouais!”, faire un high-five avec l’un d’entre nous, ou tout autre geste pouvant être fait de manière “normale” (je n’aime pas trop ce mot, mais à défaut de mieux, il faut bien que je l’utilise).

Attention: ce comportement à lui seul n’est pas forcément un signe d’autisme, s’il n’est pas accompagné de plusieurs autres signes (dont trois particulièrement révélateurs). Si vous êtes inquiets pour votre enfant, consultez l’article sur les signes de l’autisme pour avoir plus d’information, et n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel de la santé qui vous proposera un dépistage s’il l’estime nécessaire.