Montessori: Corbeille d’habillage

Rendre les enfants autonomes fait partie de la pédagogie Montessori. Sa pédagogie ne concerne pas que les apprentissages scolaires, bien au contraire.

Je vais vous parler de la corbeille d’habillage qui sert, comme son nom l’indique, à mettre les habits de la journée et de la nuit.

Esteban et Iléan ont chacun dans leur chambre une belle corbeille d’habillage en osier.

Maria Montessori insiste beaucoup sur la qualité des produits que les enfants manipulent: des matériaux nobles comme le bois, le verre, le métal, plutôt que le plastique.

Le soir, nous préparons leur corbeille pour le lendemain. Ils me disent ce qu’il faut y mettre pour le lendemain. Les pictos peuvent être affichés au dessus de la corbeille pour qu’ils le fassent tout seul. Ils déposent alors dans la corbeille le slip, le pantalon, le pull, les chaussettes.

Le lendemain matin, ils quittent leurs pyjamas et peuvent s’habiller tout seuls. Tout est déjà prêt! Et ils peuvent ranger leur pyjama dans la corbeille pour le soir suivant s’ils le réutilisent.

C’est tout simple, mais cela les aide à s’organiser, à réfléchir à quoi ils auront besoin le lendemain, et ils arrivent tous fiers en nous disant « Je suis beau, hein! », « Je me suis habillé tout seul! »

Relation de cause à effet?!

Depuis que Mathilde est « propre », c’est-à-dire pipi dans les toilettes après un mois de travail, et caca dans les toilettes après six mois de travail… et sur demande de l’enfant, tout le monde a l’impression qu’elle est libérée d’un poids!

À l’école, elle gère seule ses besoins, et l’equipe a l’impression qu’elle est plus libre de ses mouvement, donc plus autonome. Elle aime beaucoup travailler à la table avec la maîtresse, et fait son travail en autonomie nickel. Elle arrive même à manifester son mécontentement sur le choix du jeu de société, et le choisit elle-même.

À la maison, le changement est radical depuis l’apprentissage de la propreté. Un puzzle des Aristochats est resté dans l’armoire de la salle de jeux pendant cinq ans, et, d’un seul coup, il y a une semaine, Mathilde est allée le chercher et l’a fait sur son bureau! 104 pièces!

Faut-il y voir un lien de cause à effet? Allez savoir! Allez comprendre! En attendant, j’y vois un pas vers l’autonomie, et le désir de Mathilde de prendre les choses en main, de décider de son activité, de son ouverture au monde, d’exprimer ses envies…

Il a fallu beaucoup de travail, de sa part, et de toutes les personnes qui l’entourent. Mais quel soulagement et quel bonheur de la voir exprimer ses propres envies, sans sollicitation, et demander de l’aide lorsqu’elle en a besoin! Parce que maintenant elle sait qu’elle est capable de beaucoup de choses et ne baisse plus les bras!

Activités fonctionnelles

Lors de ma formation ABA-VB avec Diane Fraser, son maître-mot pour régler tous les cas de comportements inadaptés était: activité fonctionnelle!

L’activité fonctionnelle était donc devenue pour moi une formule magique « anti-trouble-du-comportement ». Hélas, comme toute formule magique, ses ingrédients sont parfois difficiles à trouver!

En effet, quand notre charmant monstre décide de piquer une bonne crise et de jeter tout ses jouets par la fenêtre, « l’activité fonctionnelle » ne nous saute pas aux yeux.

Néanmoins, à force de cogiter le soir pendant mes périodes d’insomnies, j’ai commencé à mettre en place tout un calendrier d’activité adaptées à mon petit autiste de trois ans.

En voici la liste succinte:

  • Le matin au réveil, notre première « activité fonctionnelle » est de s’étirer et de mettre ses habits avec le moins d’aide possible de maman.
  • Mettre ses chaussures peut devenir une activité si l’on décide aussi de les cirer ou de les brosser.
  • Samuel aime les ustensiles ménager. Je suis donc partie de son amour de la pelle et de la balayette pour lui apprendre à nettoyer les escaliers. Passer l’aspirateur est un puissant renforçateur quand on a la possibilité d’appuyer sur le bouton marche/arrêt. Et vous n’imaginez pas le pouvoir d’attraction du « Pliz » sur les chiffons quand on apprend à un petit à faire la poussière. Le ménage est une de mes activité fonctionnelle préférée!
  • Les soins sont aussi une activité fonctionnelle très prisée. Se coiffer, ou apprendre à coiffer les autres. Faire sa toilette, se brosser les dents (Sam est fan de sa brosse à dent électrique), et pour les grandes filles, se maquiller ou se faire des masques de beauté.
  • La cuisine, ce n’est pas l’activité favorite de Samuel, mais pour certain enfants un peu plus grands c’est une activité très renforçante. On peut leur apprendre à couper des fruits ou des légumes, à se servir d’un micro-ondes pour faire du pop-corn, faire des compotes ou des jus de fruits pressés. Évidemment, pour les plus jeunes, on peut commencer par des tâches plus simples, comme laver des fruits , ou couper une banane avec une cuillère.
  • Le jardinage est aussi une activité très ludique. Samuel aime l’eau, il apprend donc à arroser les plantes dans le jardin. Maintenant que c’est l’automne, on s’amuse à ramasser les feuilles pour en faire un gros tas dans lequel on peut se jeter!

Activités fonctionnelles

Du coup, me direz-vous, est ce que cela réduit vraiment les mauvais comportements?

Eh bien, dans l’ensemble, la réponse est oui. Samuel est tellement occupé, et surtout tellement valorisé par ce qu’il apprend à faire, qu’il passe moins de temps à stéréotyper, et surtout qu’il évite les périodes d’ennui propices aux grosses bêtises!

Le revers de la médaille, c’est que je suis ultra-fatiguée par toutes ces activités, et que je ne peut plus sortir mes chiffons sans que Samuel n’arrive pour mettre la main à la pâte. Alors, il est tout mignon, mais le ménage qui me prenait dix minutes me prend une heure, je ne peux plus sortir une brosse sans qu’il veuille me refaire ma coupe, et les plantes du jardin sont arrosées même quand il pleut!

Mais ce n’est pas cher payé pour tout ces apprentissages qui lui seront essentiels pour une vie autonome. Et vous, qu’avez-vous mis en place pour réduire les mauvais comportements de vos enfants?

Autisme et autonomie à la maison: La propreté

Vous souhaitez aider votre enfant à devenir propre? Que vous ayez déjà entamé le long apprentissage de la propreté, ou que ce ne soit encore qu’un projet, ce livre sur l’autonomie vous permettra de mettre la main sur toutes les astuces et les connaissances  qui ont fait que nos enfants sont devenus propre.

Je ne vous mentirai pas: cela peut être un travail de longue haleine, et c’est pour ça qu’il vaut mieux partir avec tous les atouts en main, afin d’avoir le maximum de chances de votre côté, et de pouvoir entreprendre cet apprentissage avec le plus de sérénité et de confiance possible.

Autisme et autonomie à la maison: La propreté est disponible au format livre et au format e-book si vous avez un e-reader, une tablette ou un téléphone avec une application Kindle:

Dans la même collection, il y a aussi Autisme et autonomie à la maison: L’alimentation, les repas, si vous souhaitez aider votre enfant à apprendre à manger seul.

Table des matières

Préambule

  • C’est grâce à vous qu’il pourra réussir
  • Des exemples pour mieux comprendre
  • Vous êtes de super parents
  • Retroussez vos manches!

Remerciements
Avant de commencer

  • Avertissement
  • Introduction

Principes généraux de la méthode Hamidi

  • Adaptation au cas par cas
  • Construction incessante d’une base de connaissances
  • Apprentissages pas à pas
  • Tenacité avec un soupçon de mesure
  • Choix des routines
  • Généralisation
  • Quand ne pas utiliser la méthode hamidi?

Se préparer à la propreté

  • Mon enfant est-il prêt à apprendre la propreté?
  • Toujours prêts!
  • Se faciliter la vie (surtout la nuit)
  • Mettre tout le monde à contribution
  • Rassembler son courage

Les étapes de la propreté

  • Accepter de s’asseoir sur les toilettes
  • Faire pipi sur demande
  • Demander à faire pipi, ou aller aux toilettes tout seul
  • Se retenir
  • Faire tous ses besoins aux toilettes
  • Propreté nocturne
  • Généralisation de la propreté

Les problèmes que vous risquez de rencontrer

  • Les refus
  • Les débordements
  • Les routines
  • Les confusions
  • Les comportements d’échappement
  • Les étalages d’excréments

Techniques

  • Avoir un timer sous la main
  • Utiliser des renforçateurs
  • Utiliser les tableaux de comportement
  • Jouer sur les routines
  • Les guidances
  • Exiger la compliance
  • Augmenter les chances de réussite aux toilettes
  • Estompage des renforçateurs et guidances

Techniques de soutien

  • Être intraitable
  • Gérer les angoisses
  • Accepter de montrer ce qui se passe quand vous allez aux toilettes
  • Expliquer pourquoi il est important d’être propre
  • Réserver un temps aux toilettes spécialement pour le caca
  • Faire reconnaître les signes d’inconfort

Les astuces

  • Se faciliter la vie avec les vêtements
  • Prévenir l’enfant un peu avant
  • Emporter un bout d’activité
  • Vérifier les toilettes avant de tirer la chasse
  • Préférer les toilettes au pot
  • Montrer à l’enfant qu’il est grand maintenant
  • Empêcher certaines routines
  • Enlever les sources de distraction

Autres compétences à acquérir

  • Se déshabiller seul
  • S’essuyer seul
  • Se rhabiller seul
  • Se laver les mains

Et après?

  • Propreté et scolarisation
  • Gérer les régressions
  • Enlever les couches tout d’un coup ou progressivement?
  • Faire pipi debout pour les garçons ou pas?
  • Pousser vers l’autonomie
  • Ne plus porter de couche, accepter le slip

Mes articles à propos de la propreté sur Autisme Infantile

  • Important: réduire les rituels au maximum
  • Maternelle, autisme et propreté
  • Quand les rituels deviennent gênants
  • Conseils pour aider la propreté à s’installer
  • Un peu d’autonomie au niveau de la propreté
  • PROPRE!
  • La guerre du slip
  • Propre à l’extérieur aussi: la généralisation
  • Acquisition de la propreté: quand ça tourne au cauchemar
  • Autisme, école et propreté: couches ou slip?
  • Propreté: combattre les refus et donner les clefs de l’autonomie
  • L’inexplicable lien entre la poussée des dents et la propreté

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Bibliographie

  • Volumes disponibles

Trouver un équilibre entre trop et pas assez

Trouver un équilibre entre trop et pas assez

Puzzle solving kids (photo: 世書 名付)

Difficile de savoir quand on en fait trop et quand on n’en fait pas assez dans la prise en charge d’un enfant autiste. Il n’y a pas de véritable réponse universelle, car chaque cas est à prendre en compte. Moi, de mon côté, je m’efforce de trouver le juste milieu entre trop et pas assez, ce qui veut dire constamment réviser mon jugement sur les activités à faire avec Matthieu.

Matthieu bénéficie d’une bonne prise en charge lors de l’année scolaire:

  • de l’orthophonie, deux fois par semaine
  • de la psychomotricité, deux fois par semaine aussi
  • un rendez-vous hebdomadaire chez un pédopsychiatre qui nous aide à pousser la réflexion plus loin, sait nous recadrer si nous oublions quelque chose, ou donner des idées pour aider Matthieu à progresser
  • des professionnels de la santé compétents qui travaillent avec mon enfant et obtiennent de bons résultats lors des exercices qu’ils lui font faire
  • un bon accueil à l’école où Matthieu apprend en priorité à vivre avec les autres et à accepter les règles de l’école (côté apprentissages, on le soupçonne de lire beaucoup de mots mais on n’a pas la possibilité de le vérifier).

À la maison, j’essaie donc de minimiser les apprentissages scolaires, qu’il aborde en séances et à l’école, et de me concentrer plutôt sur l’autonomie, le respect des règles et, récemment, sur le fait de ne pas crier à la moindre contrariété.

J’essaie d’utiliser ses intérêts du moment pour construire avec lui une relation de jeu, des capacités d’écoute de consignes, travailler la logique et la patience, comme par exemple avec les puzzles, qu’il commence tout juste à assembler (les enfants autistes voient généralement plus les formes que les images, et donc sont très forts pour les encastrements et plutôt pas doués pour les puzzles car ils ne voient pas l’image à reconstituer comme critère de manipulation).

Je veux qu’il ait aussi du temps pour s’amuser sans grosse supervision, et même pour s’ennuyer, car ça permet de faire marcher le cerveau… vous rappellez-vous quand vous étiez petits, les longues après-midi d’ennui où vous réinventiez le monde? Un enfant a aussi besoin de moments plus calmes, où il n’est pas dirigé dans un exercice, même ludique.

Quelle est la ligne, pour vous, entre trop et pas assez?

Travaux pratiques à la maison avec son enfant autiste

C’est l’été, les prises en charge se font plus légères pendant que les intervenants et votre enfant prennent un repos bien mérité. Plus d’école non plus. C’est l’occasion de travailler un peu avec votre enfant, à la maison, en tête-à-tête ou avec l’aide de sa famille et/ou de ses amis.

Voici quelques travaux pratiques que nous vous avons proposé auparavant…

Conseils pour bien travailler à la maison

Compétences utiles

Psychomotricité

Communication

Compréhension et logique

Autonomie

Comportement

Apprendre en jouant

Et vous, que faites-vous travailler à votre enfant en ce moment? Partagez vos exercices avec nous dans les commentaires!

Petit enfant autiste deviendra grand (3): Apprendre à partir seul pour un séjour de longue durée

Petit enfant autiste deviendra grand (3): Apprendre à partir seul pour un séjour de longue durée

Angry Crab, Crossing the Road (photo: Ryan Harvey)

Au début de l’année scolaire, nous avons fait le pari, avec sa maîtresse, qu’Adam partirait en classe de mer avec sa classe, pour la première fois loin de sa famille, comme les « grands » de CM2 qui étaient aussi du voyage. Pourtant, ce n’était pas évident de laisser partir son fils autiste de 7 ans. Pour la maîtresse, sacré défi également (elle est partie finalement avec 7 des 9 enfants de la CLIS).

La préparation pour ce séjour d’une semaine s’est déroulée simultanément à la maison mais surtout à l’école, à partir de la rentrée des vacances de printemps:

  • travail en commun avec les CM2 pour dessiner une frise géante et apprendre ensemble un chant sur la mer pour le spectacle de fin d’année de l’école, ce qui a permis aux enfants d’apprendre à se connaître avant le voyage,
  • dans la classe, activités centrées sur le milieu marin avec la tenue d’un carnet de bord qui détaillait également les différentes étapes du voyage et des journées (très utile pour Adam qui déteste les imprévus en bon enfant autiste),
  • à la maison, décompte des jours avant le départ et préparation d’Adam à partir seul, sans sa maman (il pensait que je venais aussi!). Gros travail pour développer son autonomie personnelle à laquelle il est globalement parvenu (habillage et déshabillage seul, se laver sous la douche, s’essuyer, apprendre à ramasser ses affaires…).

Le jour J, Adam était prêt. Je l’ai levé sans difficulté, bien qu’il ait été très tôt, pour aller au point de rendez-vous. Il était content. Un dernier bisou et j’ai laissé mon fils de 7 ans partir en classe de mer.

Je l’ai récupéré grandi à la fin de la semaine, et beaucoup plus autonome.

Le séjour s’est très bien passé, en particulier grâce à l’encadrement des animateurs, dont la ville avait accepté d’augmenter le nombre compte tenu de la présence des enfants de la CLIS. Adam ne m’a pas réclamé. Il a fait preuve d’une capacité d’adaptation importante, qui a surpris sa maîtresse. Il n’a connu aucun trouble du sommeil alors que, d’habitude, chaque changement de lieu est compliqué à gérer (j’avais quand même placé sa couverture fétiche dans sa valise!). Il s’est régalé de voir la mer, d’aller pêcher, de jouer avec le sable et surtout d’être avec ses copains.

Au retour, la maîtresse de la CLIS a demandé aux enfants de noter les trois choses qu’ils avaient aimées durant la classe de mer. Pour Adam, cela a été:

  1. j’ai aimé la boum (organisée la veille du départ et pendant laquelle il a beaucoup dansé),
  2. j’ai aimé les crabes,
  3. 3) j’ai aimé les copains (de belles amitiés se sont forgées et les CM2 ont découvert les enfants de la CLIS avec leurs différences et inversement).

Ma photo préférée du séjour est d’ailleurs Adam, marchant sur la plage pieds nus, en donnant la main à son copain de classe.

Bel exemple d’intégration et de socialisation pour un enfant autiste!

Commentaires des deux maîtresses sur le séjour:

Beau temps! Riches activités! Très bonne équipe d’animation! De beaux moments d’entraide, d’échanges, de complicité! Un moment inoubliable!

Depuis qu’il est rentré, Adam me demande régulièrement quand est-ce qu’il repart avec l’école…

Petit enfant autiste deviendra grand (2): Apprendre à rentrer seul dans la maison

Petit enfant autiste deviendra grand (2): Apprendre à rentrer seul dans la maison

Door (photo: Darrel Birkett)

Petit enfant autiste deviendra grand. Cette affirmation peut paraître stupide tant elle est évidente, et pourtant, il y a plusieurs mois, j’ai appris à Adam à rentrer seul à la maison, car plus tard il sera amené à se déplacer seul.

Nous avons tous lu ou eu connaissance de cas d’enfants, voire d’adolescents, autistes qui s’échappaient de chez eux.

J’ai pourtant fait le choix d’apprendre, dès ses 7 ans, à Adam comment se servir d’une clé pour ouvrir une porte, de lui faire mémoriser les trois codes d’accès pour accéder à notre immeuble (eh oui, c’est Fort Knox chez moi), et même d’ouvrir la boîte aux lettres (la clé est beaucoup plus petite, et il a dû apprendre à reconnaître quelle clé ouvrait quelle porte, et ainsi les différencier).

Ainsi, il ne se fait pas toute une idée de ce que peut faire une clé en essayant de s’en servir quand j’ai le dos tourné. Il ne faussera pas non plus le mécanisme de la serrure en bloquant une clé dedans.

Quand nous rentrons de l’école, c’est donc Adam qui doit composer le code, puis passer le vigik et enfin nous ouvrir la porte de l’appartement avant de retirer la clé de la serrure (ce qui n’est pas si facile).

Pour lui, c’est gratifiant, car il se voit placé au même niveau que son grand frère. Pour moi, non seulement c’est un pas en avant vers une autonomie plus grande, mais cela s’avère aussi pratique qu’Adam m’ouvre la porte quand j’ai les bras chargés de courses ou de paquets!

Je n’ai pas peur qu’il s’en aille, et il n’a d’ailleurs jamais essayé. J’ai préféré travailler sur le fait qu’il ne devait pas partir seul de la maison, mais toujours demander mon autorisation, ce qu’il fait.