Activités automnales

Esteban est autiste léger et verbal. Donc il y a pas mal de trucs à lui apprendre à faire, notamment le rendre autonome par rapport à tout ce qui se passe dans une maison. Un peu de Montessori par-ci et de guidance par-là, il progresse.

J’aime bien faire des activités avec Esteban (4 ans) et son frère Iléan (neurotypique, 2 ans et demi), pour leur faire découvrir notre environnement et s’amuser par la même occasion.

Voici les activités faites récemment avec les enfants:

  • Plantations diverses et variées
  • Mettre la table
  • Plier des serviettes en papier
  • Haricots coco
  • Faire la vaisselle
  • Balance et poids

Plantations diverses et variées

Esteban adore les fleurs, toucher la terre (ça le calme). Nous sommes allés à la jardinerie locale et il a choisi des pensées. Il n’y en avait pas d’oranges (il adore le rouge et l’orange), mais il a pris des blanches, jaunes, violettes et rouge foncé.

Arrivé à la maison, il s’est mis au travail avec moi: répartition des billes dans les jardinières, mise en place des plantes et remplissage avec le terreau. Mine de rien, il a travaillé sa motricité grosse et fine et les volumes (nombres de pensées par jardinière, terreau). Il a touché différentes textures (billes, terreau en vrac et terre des godets). Et il a arrosé. Là aussi, il faut mesurer son geste pour ne pas en mettre partout, pour ne pas faire de trous dans la terre.

Ça lui plaît et il est très fier de ses jardinières. « Je fais comme Stéphane le jardinier » de « Silence, ça pousse! ».

Quelques jours plus tard, nous avons continué l’exploration du jardin et des plantes avec des bulbes. Trois sortes de bulbes: glaieuls d’Abyssinie, anémones de Caen et renoncules. Je faisais les trous, il mettait le bulbe en place. Et on en a planté beaucoup! Je lui ai expliqué que nous plantons les bulbes à l’automne et que les fleurs pousseraient au printemps.

Nous lisons « Balthazar et le temps qui passe » (pédagogie Montessori), et il a une poutre du temps. On parle des saisons, des repères dans la nature qui indiquent les saisons. Il a déjà remarqué tout ça l’an dernier: « Maman, c’est l’hiver. Les arbres, ils ont plus de feuilles » – voilà le genre de choses qu’il nous disait pendant nos promenades. Avec les bulbes, quand ils fleuriront au printemps, on reparlera du jour où nous les avons plantés.

Mettre la table (activité Montessori)

Le but, c’est que mes enfants puissent le faire seuls. Donc, achat de sets de table en plastique où j’ai dessiné ce que l’on y met dessus: assiette, verre, petite et grosse cuillères, fourchette et couteau. Ils peuvent donc déposer tout ce qu’il faut au bon endroit. Ils travaillent l’équilibre pour transporter tout ça, ainsi que l’observation. Et quand on mange, ils remettent leur verre à la bonne place. Iléan nous reprend même si on ne met pas le verre à sa place.

Bientôt, je mettrai leurs assiettes et leurs couverts à leur hauteur dans un placard de la cuisine pour qu’ils fassent tout sans que j’ai à leur faire passer ce dont ils ont besoin.

Pliage de serviettes (pédagogie Montessori)

Oon ne veut pas en faire des champions de l’origami, mais pour l’instant travailler les formes de manière ludique et utile. Pas si facile que ça pour un petit de transformer un carré en triangle! Il faut trouver les angles qui s’opposent et ramener l’un sur l’autre. Après quelques essais, ça marche: ils sont fiers d’eux, et peuvent les disposer dans les assiettes.

Motricité fine

Activités automnalesEcossage de haricots coco

Achetez un sac de haricots à écosser, laissez les sécher. Puis, installez vous avec les enfants (dehors si possible). C’est magique pour eux, pas besoin de les appeler pour le faire, ils s’installent tout seul et écossent les haricots.

Faire la vaisselle

Ça fait partie des capacités de la vie courante dans la pédagogie Montessori, au même titre que mettre la table, plier les serviettes, répondre au téléphone, et j’en passe… Investissez dans une petite brosse à vaisselle adaptée à la main de votre enfant. Perché sur une chaise à côté de vous, laissez-le nettoyer la vaisselle. Ainsi, il apprendra que les choses peuvent glisser, se casser.

Une autre étape où il peut vous aider est le rinçage et/ou la mise en place sur l’égouttoir. Il ne faut pas avoir peur de ces activités. On aurait tendance à utiliser des ustensiles en plastique avec les enfants, mais en faisant cela, ils ne peuvent pas apprendre à mesurer leurs gestes, ni la fragilité des choses.

Logique / Mathématiques

Balance et poids

Si vous avez chez vous, chez vos parents, une vieille balance de ménage avec des poids, sortez-la du placard! De nos jours, les enfants n’ont jamais vu une balance avec 2 plateaux. La plupart la découvriront en cours de science physique au collège. Pourtant un enfant peut passer de longs moments avec une balance, des poids et des objets à peser.

Mon père a gardé la balance de sa mère, où les poids sont rangés dessous. Esteban a d’abord été attiré par cette étrange machine, avec deux plateaux qui montent et qui descendent. Puis, il a trouvé les poids, de 1g à 500g. Il a vu, tout seul, qu’en mettant un poids d’un côté, le plateau s’abaissait, et que l’aiguille du milieu penchait aussi. En mettant des poids des l’autre côté, il a vu qu’il pouvait faire basculer les plateaux. Seul, il a découvert l’usage d’une balance, les poids, les équivalences… Il a fait des maths sans s’en rendre compte. Du coup, mes parents la laissent à disposition quand nous venons.

Activités saisonnales: Les citrouilles d’Halloween

J’ai trouvé ces idées sur Teach Preschool.

Travail sur la symétrie

Coupez la forme d’une citrouille dans du papier cartonné orange. Coupez-la en deux. Collez une moitié sur une feuille de papier, et collez sur cette moitié un œil, la moitié du nez, et dessinez la moitié de la bouche. L’enfant doit compléter la citrouille avec les autres moitiés.

Activités automnales

Découpage et collage

Dans du papier crépon orange, faites lui découper des formes. Dans du papier crépon noir, faites-lui découper des carrés et triangles. Prenez une assiette en papier. Faites-lui mettre au pinceau de la colle vernis, puis faites-lui coller les morceaux oranges. Enfin, faites-lui placer les yeux, le nez et la bouche!

Faites un don à l’association Autisme Aveyron pour un meilleur diagnostic, une prise en charge efficace, et pour éviter que nos enfants finissent en hôpitaux psychiatriques où ils n’ont pas leur place. Aidez-les pour qu’ils puissent s’intégrer dans notre société.

Toujours perséverer

Voici une vidéo très courte pour illustrer mes propos dans l’article précédent: Ne pas accepter automatiquement les refus.

Faustine, la psychomotricienne de Matthieu, utilise plusieurs stratagèmes pour l’inciter à faire le travail qui lui est demandé:

  • elle le guide physiquement à aller sur les briques en carton,
  • elle lui montre l’exemple en faisant l’exercice elle-même,
  • elle replace inlassablement les accessoires que Matthieu essaie de repousser,
  • elle insiste gentilment jusqu’à ce que Matthieu accepte.

À un moment donné, le coût de refuser l’exercice est plus fort que celui d’accepter de le faire et d’en terminer avec les demandes. En étant persévérante, Faustine s’assure que Matthieu fasse les exercices et les apprentissages qui lui sont demandés.

Comment se passent les séances de travail avec votre enfant? Comment faites-vous quand il refuse de faire les exercices? Avez-vous d’autres astuces pour lui faire accepter les activités qu’il ne veut pas faire? Partagez dans les commentaires.

Ne pas accepter automatiquement les refus

Ce n’est pas toujours évident de faire travailler nos enfants autistes, car ils ont tendance à s’opposer vivement, plus fortement que la plupart des autres enfants, et à affirmer leur volonté (ou, dans ce cas, leur refus) de manière plus inquiétante pour la personne qui n’a pas l’habitude.

C’est comme ça que, ne voulant pas de crise, on les laisse souvent faire ce qu’ils veulent, plutôt que de risquer qu’ils ne hurlent, ou ne se roulent par terre, ou ne tapent dans tout ce qui passe à leur portée.

Matthieu est comme les autres à ce propos: quand il ne veut pas faire une activité, il est très démonstratif. Il hurle, se roule par terre, pleure, se laisse tomber, fait le poids mort, ou donne un coup de pied dans l’activité qui lui déplait.

Et pourtant, Matthieu peut être raisonné, si on prend l’habitude de ne pas céder, et qu’on a la patience de lui remontrer l’activité encore et encore jusqu’à ce qu’il l’accepte.

Il faut évidemment savoir s’arrêter si jamais on remarque que la crise est trop violente, mais si on n’insiste jamais, l’enfant va comprendre que s’il fait une colère il obtiendra ce qu’il veut (ne pas faire l’activité), donc il faut toujours revenir à la charge, même si c’est plus tard, ou de manière détournée, ou en échange d’une récompense.

Remplacer une activité gênante par une autre

Hier, à l’école, la maîtresse et l’AVS de Matthieu ont eu une très bonne idée, que nous pouvons utiliser à notre profit à la maison. Lorsqu’elles se sont rendu compte que Matthieu était obsédé par les robinets d’eau, et qu’il adore jouer avec des contenants pour verser de l’eau de l’un à l’autre, elles ont remplacé l’eau par un bac de semoule.

Mon premier réflexe serait de dire: oui, mais ce n’est pas pratique, la semoule, il y en a partout, c’est gâché, pareil que l’eau, et il est aussi obsédé par ça.

Mais en fait, c’est une idée très fine, car Matthieu va peu à peu remplacer son habitude d’aller aux robinets par celle d’aller au bac de semoule. Le bac de semoule est facilement disposable: on peut l’enlever, ne le donner qu’à certaines conditions, alors que le robinet reste fixé au mur, et on ne peut pas facilement couper l’eau pour des raisons de praticité. On peut alors progressivement supprimer le bac de semoule, le proposant comme récompense, par exemple.

Avez-vous réussi à remplacer une activité gênante par une autre, plus facilement contrôlable? Racontez-nous ce que vous avez fait ou ce que vous comptez faire dans les commentaires.

Première rentrée

La première rentrée de mon fils: la vraie, celle où je ne passerais pas mon temps à courir derrière lui dans la classe en endossant le rôle d’AVS de fortune. La vraie, celle où je le confierais à sa maîtresse et son AVS, celle où pour la première fois de ma vie je n’ai plus le contrôle sur ce que mon enfant fait de ses (demi-) journées.

J’avais lu plein d’histoires d’horreur sur des prises en charge scolaires qui avaient mal tourné, je m’étais affollée de lire vos témoignages l’autre jour. Et puis quelque chose de super est arrivé. Un coup de fil, un mail, des messages sur Facebook: tout le monde m’a encouragée et rassurée. Même si, je l’avoue, je me suis un peu retournée dans mon lit cette nuit, je suis arrivée à l’école sereine ce matin.

Matthieu, janvier 2010

La maîtresse de Matthieu a toujours l’air aussi gentille, elle m’a paru toujours aussi motivée, et ouverte à la discussion et au dialogue: je n’en demande pas plus, je vous avoue! Je suis contente que nous soyons sur la même longueur d’onde.

Je n’ai pu discuter que cinq minutes avec l’AVS de Matthieu, Nadia, avant de les laisser commencer la classe, mais elle m’a semblé agréable et a une figure avenante avec un gentil sourire! Elle m’a dit ne pas être formée à l’autisme, mais comme elle est bien disposée à communiquer avec les intervenants de Matthieu et moi-même, je pense que ça ne posera pas de problème.

Le référent de scolarité va le suivre un petit peu pendant son adaptation à l’école. Il paraît que ce matin, Matthieu a parlé plusieurs fois (j’attends avec impatience la liste des mots qu’il a notés), et ils l’ont aussi pris en photo pendant ses activités.

Matthieu a été très mignon ce matin, si on ne compte pas les habituels trifougnages d’interrupteurs et l’ouverture des robinets d’eau. La maîtresse m’a dit l’avoir trouvé beaucoup plus calme qu’il y a quelques mois, et m’a dit qu’il s’était bien comporté durant toute la matinée.

La maîtresse et l’AVS lui ont proposé plusieurs activités comme l’encastrement de briques, verser d’un contenant à un autre, le laissant jouer avec d’autres camarades avec un bac rempli de semoule (très bien pour remplacer son obsession avec l’eau). Il a très bien compris que Nadia, son AVS, est là pour lui, car c’est elle qu’il est allé chercher à chaque fois qu’il voulait quelque chose, ce que je trouve très encourageant!

Matthieu a trouvé le temps de la récréation un peu long, et donc en a profité pour se familiariser, avec son AVS, avec le parcours que la maîtresse allait proposer aux élèves par la suite, et a donc pu par la suite l’effectuer quelques fois en même temps que ses camarades.

Je suis très contente de cette première journée, très fière de mon fils, et j’ai bon espoir pour l’avenir. Merci à tous pour vos gentilles paroles de ces derniers jours, vos messages et attentions m’ont touchées bien plus que les mots ne peuvent le dire. Promis, je vous tiens au courant pour la suite!

L’immuabilité

Les enfants autistes ont très souvent une grande résistance au changement. C’est un des signes de l’autisme, et pas un des moindres, car cette peur/horreur du changement est très handicapante dans la vie de tous les jours pour l’enfant et ses parents et accompagnants.

Cela peut aller de la simple organisation d’une pièce, où les objets doivent absolument rester au même endroit, aux hurlements parce que sur le trajet de retour de l’école, on ne passe pas par la même rue que d’habitude.

Quelles sont les solutions?

À vrai dire, il y en a peu. Tout dépend du degré de tolérance de votre enfant, et selon moi c’est quelque chose qui se travaille, mais il faut y mettre du temps et de la patience.

Difficultés à sortir de ses habitudes (spatial)

Quand Matthieu a commencé à devenir trop exigeant avec l’emplacement des jouets dans les étagères, j’ai commencé à les déplacer quand il n’était pas devant, me forçant moi-même à ne pas toujours les reposer à la même place. Petit à petit, Matthieu a accepté de ne pas retrouver ses jouets là où il pensait les trouver. Même s’il a tendance à parfois les reposer à un endroit habituel des premiers temps, généralement il les repose juste là où il les a trouvés.

Difficultés à sortir de ses habitudes (organisation)

Après avoir fait manger son frère et l’avoir mis à la sieste, c’est le moment où Matthieu et moi cuisinons pour le déjeuner. Lorsque nous ne cuisinons pas (parce que nous avons prévu de manger dehors, ou bien parce que je n’ai qu’un plat à faire réchauffer au four), Matthieu a du mal à le supporter, et tente de me sortir les ustensiles habituels (généralement pour faire des pâtes, ses préférées).

Avec le temps, il a commencé à comprendre qu’il faut m’écouter quand je lui explique qu’on fait différemment, et fait moins de crises, mais elles arrivent encore occasionnellement. Dans ces cas-là, je suis intraitable et je ne cède pas, et je revois avec lui les étapes du changement du jour.

Difficultés à changer d’activité

Parfois, Matthieu hurlait quand on voulait qu’il change d’activité, en particulier quand c’était une de ses activités ludiques favorites. Sur ce coup-là, je pense qu’on ne pouvait pas faire plus que de lui réexpliquer qu’il fallait s’arrêter maintenant, changer d’activité (comme venir manger, par exemple, qui est pourtant une autre activité qu’il apprécie), et qu’il pourrait y revenir par la suite. Avec patience et tenacité, il a fini par accepter plus facilement les passages d’une activité à l’autre.

Difficulté à laisser tomber une activité annulée de manière inattendue

Il nous est arrivé de mettre les chaussures pour aller, par exemple, voir le pédopsychiatre, pour avoir un coup de fil la minute d’après pour reporter le rendez-vous. Matthieu, évidemment, a beaucoup de mal à accepter d’enlever les chaussures et de revenir à l’étape précédente: rester à la maison.

Il y a peu de solutions. Une solution facile serait de céder et d’aller faire un tour dehors deux minutes, mais c’est renforcer un comportement qui va être pénible très vite. Dans ces cas-là, je choisis donc de faire diversion en lui présentant un jouet auquel il a rarement accès (j’en ai quelques uns en hauteur exprès pour ces cas-là). Cela marche relativement bien dans le cas de Matthieu.

Difficultés à supporter un changement de trajet

Pendant quelques mois, nous sommes allés voir une orthophoniste à un autre cabinet que celui que nous fréquentons maintenant. Du coup, Matthieu ne supportait pas qu’on passe en voiture dans cette rue sans s’y arrêter pour aller à la séance d’orthophonie. Pareil pour la halte-garderie: ne pas s’arrêter signifiait une crise, ce qui, en voiture, peut être dangereux.

Sur ce coup-là, je ne pouvais pas la jouer fine, car Matthieu, quand il est dans cet état-là, n’écoute pas ce qu’on veut lui expliquer. J’ai donc décidé de le gronder pour son comportement, en lui interdisant de hurler et de se jeter de son siège réhausseur (heureusement, ce n’est pas moi qui conduis, sinon je n’aurais jamais pu régler ce problème) et en lui ordonnant le silence. Plus tard, je lui réexpliquais pourquoi on n’y allait pas, et que parfois on pouvait passer par la même rue sans forcément s’y rendre.

Combattre l’immuabilité pour éviter que les comportements ne deviennent trop lourds au jour le jour est plutôt difficile. Comment faites-vous? Est-ce que vous cédez et essayez de composer avec, ou est-ce que vous vous battez pour que ces troubles diminuent?

Maëlys et les travaux manuels

Plus les jours et les semaines passent et plus il est évident que Maëlys est très « manuelle ».

Déjà dans ses jeux Maëlys adore tout ce qui est cérébral, dès qu’il faut réfléchir ou que c’est concret, elle adhère. Dès que cela fait appel à l’imaginaire, par contre, il n’y a plus personne. Elle est incapable de se faire des histoires, jouer au bébé et à la maman ou se créer des histoires avec des petits bonhommes…

Mais la grande découverte de ces derniers mois, ce sont les travaux manuels. La pâte à modeler, la peinture, ou juste le dessin sont des loisirs récurrents chez elle. Et je peux dire qu’elle adore ça!

Je fais un album photo en scrapbooking de la puce depuis sa naissance. Et quand je m’y mets, elle aime être sur mes genoux et m’aider à coller, positionner, choisir, etc. Donc l’autre jour, en faisant les courses, quand je suis tombée sur de la colle pour enfant, je me suis dit « Tiens, pourquoi pas? ».

Eh bien, BINGO! Je l’ai installée avec une feuille blanche, mes chutes de papier, et son tube de colle. Elle est restée une demi-heure à encoller et positionner. Je ne l’ai aidée qu’à appuyer sur le tube de colle. Pour tout le reste, le choix des papiers, des couleurs, l’endroit sur la feuille, tout a été fait par elle même.

Je trouve son oeuvre finale magnifique, et je suis contente qu’elle aime ce genre de chose. Pourvu que ça dure! En tout cas, comme quoi, le bonheur d’un enfant peut tenir à un bâton de colle…

Jeu de loto

Faustine et Benjamin, la psychomotricienne et l’orthophoniste de Matthieu, ont accepté que je filme des séances de temps en temps pour pouvoir vous présenter le travail qu’ils font avec notre enfant. Je vous proposerai donc des vidéos pour illustrer les activités que l’on peut faire faire à un enfant autiste de quatre ans.

Matthieu a joué à un jeu de loto avec Faustine. Le but du jeu est de mettre la carte sur son équivalent sur une feuille.

Il faut savoir que c’est seulement la deuxième fois que Matthieu joue à ce jeu avec Faustine, et que la fois précédente il n’a pas utilisé le même support. On voit qu’il a bien compris le principe, et je remarque aussi un léger pointage de doigt pour indiquer à Faustine quelles sont les cartes qui manquent (l’impatience des enfants, c’est mignon parfois).

Séance de psychomotricité

Matthieu est resté assis à la table durant toute l’activité, ce qui est quelque chose de nouveau pour moi puisque d’habitude à la maison il ne tient pas en place cinq minutes. C’est une bonne chose, puisque comme ça il s’habitue à rester assis pour quand il commencera l’école et qu’on lui demandera de s’asseoir pour faire des activités scolaires.

De plus, il travaille l’appariement et les notions de « pareil » et « différent ». Ces notions pourront lui être utile dans d’autres apprentissages, ainsi que dans la communication de tous les jours.

N’hésitez pas à choisir les jeux de loto selon les intérêts de vos enfants pour que ça soit plus attrayant pour eux de jouer! Voici quelques jeux de loto qui pourraient leur plaire: Babar, Winnie l’ourson, Petit Ours Brun, les animaux familiers, premier loto P’tits Incollables, et un autre jeu de loto P’tits Incollables.

Jouez-vous au loto avec votre enfant? Comment se débrouille-t’il? Avez-vous des histoires à partager à ce sujet? Exprimez-vous dans les commentaires.