Barbara Donville est une psychothérapeute spécialisée dans la thérapie parentale des enfants autistes. Je viens tout juste de terminer son livre: Vaincre l’autisme. Elle y témoigne de ses succès tout au long des années où elle a conduit des parents à aider leurs enfants autistes.
J’ai tout particulièrement aimé la manière qu’elle a d’expliquer la manière d’aider les enfants autistes par des exemples. Cela reste agréable à lire même lorsque le cas ne s’applique pas à son propre enfant.
Elle y démontre combien la persévérance peut rapporter, du moment où on adapte la prise en charge à un symptôme spécifique.
Évidemment, le titre Vaincre l’autisme peut décevoir si on le prend au pied de la lettre – ici, pas de recette miracle, mais un professionnel de la santé compétent qui sait adapter son travail à chaque enfant, car tous sont différents dans leurs problèmes et leurs capacités.
Cet ouvrage ne suffira pas en lui-même à aider votre enfant, et sa lecture et compréhension ne remplacera pas une bonne prise en charge par une équipe compétente et soudée. Mais ce livre est porteur d’espoir: il est possible de s’en sortir si on ne baisse pas les bras, et que l’on sait où focaliser ses efforts.
Ce livre s’adresse aux parents qui souhaitent faire partie intégrante de la prise en charge de leur enfant et faire des exercices avec eux à la maison pour les faire progresser.
Vaincre l’autisme
L’autisme, maladie mentale du siècle? Les témoignages abondent de vies brisées dès la naissance. Devant les carences institutionnelles et les menaces d’exclusion, Barbara Donville a conçu une méthode d’éducation spécifique qui lui a permis de maintenir un enfant autiste en milieu scolaire, où il a pu briller.
Fondée sur un traitement adapté à chacun des symptômes – maîtrise de l’espace, éducation de la sensorialité, apprentissage du « faire-semblant », etc. -, sa méthode a déjà permis à plusieurs dizaines d’enfants de vaincre l’autisme. Ou comment le courage et la persévérance, l’empathie et l’amour permettent tous les espoirs.
Table des matières
Introduction
Chapitre 1 – Observer l’enfant
- Que doit-on observer chez l’enfant?
- Comment s’y prendre pour observer l’enfant?
Chapire 2 – Concevoir des ateliers
- Pourquoi créer des ateliers?
- Qu’est-ce qu’un atelier?
- Les exercices intérieurs
- Les exercices extérieurs
Chapitre 3 – Comprendre la nature des angoisses de l’enfant
- L’angoisse comme unique ancrage
- Passer par l’étranger pour mieux se construire dans la réalité
- Le nécessaire passage par la monstruosité
Chapitre 4 – Comprendre et gérer les symptômes
- Comprendre la nature des stéréotypies
- De la naissance du signe d’indication à l’attention partagée
- Attention partagée, signe d’indication et adaptation sociale
- De la naissance de l’imaginaire à la naissance de l’empathie
- La naissance de l’empathie ou la nécessité d’être l’autre

Ce que je trouve trompeur dans cet ouvrage, c’est son titre: lorsque l’on est autiste, on le demeure.
Bien évidemment, les prises en charge peuvent faire progresser les enfants de façon spectaculaire mais le trouble reste là.
Sinon, il y a effectivement des exercices intéressants pour faire « travailler » les enfants.
Je pense effectivement que le titre est trompeur à dessein: c’est plus vendeur que « vivre avec l’autisme ». Il est clair que l’autisme ne se guérit pas, ce n’est pas une maladie. Ceci dit, les exemples donnés dans ce livre sont intéressants, et il ne faut pas hésiter à adapter ses méthodes à son enfant.
Le titre peut paraître trompeur mais il faut prendre cette phrase au second degré, d’un point de vue absolument symbolique.
Arriver à apprivoiser le syndrôme autistique et trouver des stratégies d’apprentissages qui apportent des progrès significatifs à son ‘enfant est une énorme victoire!!
Une victoire sur soi-même tout d’abord car il n’est pas évident d’ « accpeter » le handicap de son propre enfant, mais ensuite il faut aussi « se bouger » et prendre le taureau par les cornes pour aider son enfant.
Et lorsque on comprend son enfant, qu’on sait ce qui lui est bénéfique, et qu’on voit le chemin s’ouvrir devant nous, alors oui on peut parler de victoire.
Simon,
papa d’Adam, 6 ans.
Association AutiProches (belgique)
PS :
au passage, félicitation pour votre site. Il est magnifique.
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