À l’heure où la rédaction de la DSM-V soulève un débat fort autour de la nécessité ou non de distinguer le syndrome d’Asperger de l’autisme (la DSM-V semble opter pour la confusion du syndrome d’Asperger et de l’autisme de Haut Niveau), il est intéressant de lire cet ouvrage de Peter Vermeulen, grand spécialiste Belge de l’autisme, préfacé par Bernadette Rogé.
L’auteur resitue le syndrome d’Asperger et critique la définition qu’en a fait Hans Asperger. Il nous rappelle combien nous devons nous garder d’être aveuglés par les compétences intellectuelles, et les capacités de camouflage de ses difficultés de l’autiste de haut niveau.
Être autiste de haut niveau, ou souffrir du Syndrome d’Asperger, n’est pas « moins grave ou moins autistique », écrit Bernadette Rogé. Essayer de survivre dans un monde que l’on ne comprend pas, entouré de codes que l’on ignore, dans la nécessité de poursuivre des relations sociale que l’on ne maitrise pas, est terriblement angoissant et épuisant, même si les capacités intellectuelles permettent de faire écran et de donner le change.
Peter Vermeulen, avec son sens de l’humour et ses anecdotes toujours très parlantes, nous explique clairement quelles sont les difficultés structurelles d’un autiste de haut niveau et quelles aides nous pouvons lui apporter afin de soulager ses difficultés de communication et de relations sociales.
Ce livre s’adresse à un grand public: parents, associations de parents, professionnels de l’accompagnement au handicap mental et professions psy et paramédicales.
Comprendre les personnes autistes de haut niveau: le syndrome d’Asperger à l’épreuve de la clinique
Peter Vermeulen décrit et illustre dans ce livre la manière d’être des personnes autistes de haut niveau dans les domaines de la communication, de la fréquentation d’autrui et du quotidien, dans un style concret, clair, souvent avec une pointe d’humour…
L’auteur relit de manière critique le travail inaugural du psychiatre Hans Asperger. Mesurée et réfléchie, la conclusion est évidente: le syndrome d’Asperger diffère fondamentalement de la description classique de l’autisme.
Pour compenser en effet leur relative pauvreté en bon sens et en intuition sociale, et camoufler leurs difficultés à
déchiffrer les codes d’interaction, les personnes porteuses d’un autisme de haut niveau s’entourent de connaissances parfois encyclopédiques associées à une certaine éloquence.Cette façade dissimule en fait des personnes pour qui le monde est un spectacle désordonné et incompréhensible.
Leur intelligence leur permet certes de mieux fonctionner, mais à condition de masquer leur handicap pour le rendre presque invisible à leur entourage.
Peter Vermeulen
Docteur en sciences sociales au Centre de communication concrète, il est rédacteur en chef du magazine Autisme Centraal.
Citation de Bernadette Rogé
« Peter Vermeulen a une connaissance clinique approfondie des troubles du spectre autistique et il parle « vrai » lorsqu’il évoque les anecdotes vécues qui viennent illustrer son propos. On comprend ici toute l’utilité de cet ouvrage. »
Table des matières
- Quand l’autisme ne ressemble pas à l’autisme
- La difficulté du diagnostic
- Quand l’autisme s’appelle Asperger
- Quand la communication est aisée mais pas évidente
- Des relations sociales plus intellectuelles qu’émotionnelles
- Quand intérêts et activités ne sont pas limités mais limitatifs
- Quand la vie est angoissante et menaçante
- Quand l’ordinaire exige une prise en charge inhabituelle.

tiens c’est pour toi Beatrice ce livre, en premier!
n’est ce pas?
Livre certainement très interessant, tu nous feras part de tes impressions ?
De tout ce que j’ai pu lire, j’ai l’impression que l’autisme de haut niveau se diffère, du moins à l’âge adulte, de l’asperger surtout par l’apparition du langage qui est tardif.
Après, les AHN et les Aspergers ont souvent de bons QI, mais avoir un enfant style premier de la classe mais sans copains, c’est un peu triste…
Et effectivement, le monde leur est tout aussi difficile à comprendre que pour les autres autistes. Cependant, l’idée que j’en ai, c’est qu’ils ont plus de chances de s’en sortir. Enfin par s’en sortir, je veux dire : avoir de l’autonomie… qu’en penses tu Béatrice ?