J’ai reçu il y a quelques temps un article à propos d’une CLIS Autisme par Delphine Dangien qui a sa fille Mathilde, et qui est très enthousiaste par rapport à la prise en charge qu’elle y reçoit. Je partage avec vous son ressenti:

Une CLIS Autisme, ça existe?
La réponse est OUI! Ma fille Mathilde a intégrée sa CLIS il y a maintenant deux ans et demi. Les enfants, tous autistes, sont six dans la classe mais ont un emploi du temps adapté et sont rarement plus de quatre à la fois en classe.
L’enseignement est délivré par une institutrice spécialisée en binôme avec une éducatrice spécialisée. Les enfants sont donc toute la journée pris en charge par la même equipe, autant pour les repas que pour les loisirs, donc hors enseignement scolaire.
Voici, par exemple, comment se déroule la journée à l’école de Mathilde le mardi:
- Séance d’équithérapie aux écuries du village pour quatre des enfants (départ de l’école avec la maîtresse et l’éducatrice)
- Apprentissages scolaires au retour
- Récréation dans la cour avec toutes les autres classes
- Préparation du déjeuner en classe (equipée d’une cuisine) mais prise du repas au self de l’école avec tous les autres élèves
- Sport en salle avec des élèves de 6ème (barres, poutre, sauts, roulades…)
- Retour en classe pour un jeux de société ou quartier libre pour un loisir choisi par l’enfant (DVD, ordi, lecture, etc.).
Les autres jours, toute la « petite equipe » va faire les courses au supermarché, se promène au parc ou en ville, va à la bibliothèque, participe à des journée sportive… Je peux vous dire que quand je récupère Mathilde à 16 heures, elle est bien fatiguée!
Je ne peux que faire un constat très positif de cette forme d’accueil que je trouve complètement adapté à mon enfant: à l’école, Mathilde apprend les règles de la vie que je n’arrive pas à lui enseigner, et en plus je n’ai pas toutes les clefs pour le faire et ce n’est pas non plus mon métier.
Par exemple, au self, elle reste assise pendant 3/4 d’heure pour le déjeuner, alors qu’à la maison elle refuse de s’asseoir à table. Mais, je suis rassurée parce que je sais qu’elle est tout à fait capable de le faire…
Tout se fait en douceur et dans le respect de l’enfant mais, et c’est tout à fait normal, quelquechose que l’enfant a acquis à l’école doit trouver sa continuité à la maison (vraiment pas facile parfois!).
Pour la petite histoire, j’ai testé l’intégration de Mathilde en milieu ordinaire avec une AVS, mais elle n’y avait pas du tout sa place. Mathilde avait vraiment besoin d’un accueil adapté pour progresser, et en deux ans et demi je peux voir tous ses progrès. Et si parfois je me dis « ohlala mais ce n’est pas possible, ça je n’y arriverai pas », je me reprends très vite en nous revoyant quelques années en arrière!
La CLIS Autisme n’est reconnue comme telle par l’Éducation Nationale que depuis l’année dernière. C’est pour cela qu’elle porte ce nom et n’est pas classifiée avec un numéro (comme la CLIS1 où l’accueil des enfants est un mélange des genres). Mais tout y est fait dans les « règles » auprès de la MDPH pour l’orientation et le PPS, les services de soins spécialisés….
Il faut plus de CLIS AUTISME, c’est le mieux pour certains enfants. Apparement les choses avancent, croisons les doigts!
Votre enfant est-il en CLIS ou en CLIS Autisme? Qu’en pensez-vous? Partagez dans les commentaires.

mon fils est scolarisée dans une CLIS TED pour la troisième année…
)
J’en suis extrèmement satisfaite.
Toutefois les journées ne se déroulent pas à priori comme celle de Mathilde:
Xavier est donc scolarisé dans une CLIS au sein d’une école « ordinaire », où tous les enfants sont extrèmement sensibilisés à la différence…
L’institrutrice a un DEA en psychologie et est spécialisée en autisme, ce qui est une chance formidable, elle applique avec les enfants la méthode TEACCH…
La journée commence par un temps de rassemblement pendant lequel chaque enfant prend connaissance de son emploi du temps de la journée avec des pictos…Chaque enfant est « représenté » par une couleur différente, qu »il a choisi.
Les journées sont très basées sur les apprentissages scolaires : lecture, écriture, maths, découverte du monde etc…et vise aux intégrations dans les classes ordinaires, sous la tutelle d’un enfant de ladite classe.
Sont également pratiquées les « intégrations inversées » au cours desquelles ce sont les enfants de l’école qui viennent en CLIS sur des temps bien précis.
Le matin, c’est un enfant de la CLIS qui fait le tour de l’école avec un autre enfant pour l’aider, afin de compter le nombre d’enfants à manger à la cantine pour le repas du midi…
Ils font des activités avec le reste de l’école, comme la chorale, par exemple…
La récréation et le repas sont en commun avec les autres élèves, sur une table à part cependant, où ils sont accompagnés.
Ils ont tous les jours des petits objectifs adaptés à leurs besoins : réussir à suivre une consigne, à rester assis jusqu’a la fin de l’exercice, reussir à garder le silence etc…le but est toutefois de ne jamais les mettre en échec, les différents moments de la journée sont « validés » par des bonhommes vert, orange ou rouge…
Lors de sa première année, Xavier avait des renforçateurs, maintenant il n’en a plus besoin, sauf nos félicitations quand il nous montre ses bonhommes verts à la fin de la journée
En fin d’année, il y a une fète pour toute l’école, pour laquelle les enfants de la CLIS préparent, comme les autres, un spectacle sous le tutorat d’un autre élève, cette fète est une grande réussite et un moment de grande émotion!!
Voilà pour la CLIS TED à laquelle va Xavier
Bonne journée à tous!
bonjour,
Comment avez vous trouvé les CLIS? Est ce la MDPH qui vous a orienté? A partir de quel âge votre enfant est-il rentré en CLIS? Je me heurte à pas mal de problème avec l’équipe enseignante qui doit prendre en charge mon fils à la rentrée 2011 (encore un enfant à problème selon l’équipe!!!) et je cherche une alternative autre que l’hôpital de jour… Merci d’avance pour vos témoignages
Bonjour,
Je voulais savoir si les CLIS suivent le programme scolaire?
Dans le cas de Xavier, c’est l’hopital de jour qui nous l’a proposé…
J’ai fait le choix inverse : laisser Adam dans une CLIS 1 pour qu’il soit en contact avec des enfants porteurs d’un handicap autre que le sien (ils ne sont que deux à être autiste) et j’en suis très contente car les progrès sont effectivement bien présents au niveau de la socialisation. Le groupe classe a fini pour se mettre en place et les enfants (9) sont très soudés entre eux.
En ce qui concerne les apprentissages, et pour répondre à Eglantine, le programme de la CLIS est celui de l’école élémentaire (cela a bien été rappelé par l’enseignante en début d’année), avec une accentuation comme dans les autres niveaux sur le français et les maths.
Le déroulement de la journée d’Adam intercale activités pratiques (cuisine, découverte du monde par des promenades …) et apprentissages scolaires. La CLIS a aussi eu un cycle poney (1h30 par semaine) sur les 5 premiers mois de l’année.
L’enseignante est spécialisée et comme elle ne connaissait pas bien les TED, elle a fait une formation de 15 jours (1 semaine le mois dernier et 1 semaine après les vacances de février).
Dans le cas de Mathilde, la CLIS a été créée en école privée sous contrat, la MDPH ne la connaissait même pas !!!!! Depuis la CLIS est reconnue par l’éduc nat et est « conforme » aux autres clis (orientation par la mdph, pps, suivi en sessad….).
Pour Eglantine : dans la clis de Mathilde il ne s’agit pas du tout de programme scolaire à proprement parlé ; il faut déjà que les enfants apprennent à tenir un stylo
, apprennent à lire, à compter, à connaître les couleurs, à comprendre le sens du travail et de l’apprentissage….
Mon fils est en dernière année de CLIS (tout handicap confondu) et j’en suis très heureuse et Nicolas y est épanoui. L’année prochaine, il est orienté en ULIS, c’est la continuité de la CLIS mais au collège. L’institutrice s’adapte à chaque niveau scolaire mais son but est que les enfants sachent lire, écrire, compter. Je dirais que Nicolas a le niveau début CE2. Toute l’année, des activités sont mises en place avec les autres classes. L’année dernière, ils sont partis en classe découverte pendant 5 jours avec une autre classe. Les activités sportives c’est à dire patinoire, natation sont faites avec d’autres classes ainsi que le spectacle de fin d’année.
Pour répondre à liliji, l’enfant peut entrer en CLIS à partir de 6 ans et doit en sortir à 12 ans. C’est lors de l’équipé éducative que vous demandez l’orientation en CLIS que la mdph validera (assez facilement je pense) mais le problème est que l’effectif est de 12 enfants maximum donc il faut parfois faire des kms.
Je crois que les CLIS sont vraiment des lieux super adaptés pour nos enfants, il en faut encore encore encore pour qu’il n’y ait plus de listes d’attente et pour qu’il n’y ait plus de parents dans la tourmente !
Tout à fait d’accord Delphine.
Comment se passent les moments de récréations et la cantine ?
J’ai du mal à projeter mon fils dans un lieu ou à un moment, il serait confronté directement à d’autres enfants !!
Bonsoir Corine,
par exemple les moments à la cantine pour Mathilde, c’est au self de l’école qui compte quand même près de 800 élèves en primaire et collège, (mais évidement qui ne mangent pas tous en même temps), la classe des enfants autistes a une table attritrée et ils mangent avec leut maîtresse et leur éducatrice. En fait le moment du repas fait parti du temps de « clis » c’est-à-dire du temps d’éducation et de rééducation. Elles apprennent aux enfants à rester à table, à se servir des couverts, du verre, à prendre leur plateau, à le reposer, etc….. c’est vraiment un temps qui fait parti de la rééducation et du temps scolaire ! Ils ne sont absolument pas livrés à eux mêmes, le binôme de l’equipe educative est omniprésent !
Et pour les moments partagés, notamment en sport, les enfants de la CLIS ont des tuteurs (des élèves de 6ème). Pour les jeux de sociétés en classe, il y a aussi intervention d’élèves d’autres classes.
Les tuteurs sont des volontaires, et de toute façon, je crois que quelque soit l’école, les enfants sont très accueillants et s’adaptent à leurs camarades « différents ». Ils vont très souvent vers eux et n’attendent rien en retour, c’est qu’ils ont tout compris…..
Et pour vous encourager, je dirais que vous ne pouvez pas projeter votre fils tout simplement parce que vous n’êtes pas LUI. J’avais très peur aussi pour Mathilde (notamment pour le self, oh mon dieu quelle angoisse, je la voyais déjà perdre 5 kg à force de ne rien manger !!!!!). Rien de tout cela n’est arrivé….. Ma fille me surprend de jour en jour, parce que malgré leurs difficultés, ils sont capables de tant de choses que nous ne soupçonnons même pas….. Qui ne tente rien n’a rien ! Votre enfant saura bien vous montrer si tout va bien ou si tout va mal ! Lancez-vous et surtout lancez-le !
Le peu d’apprentissages scolaires me gênent un peu tout de même : que ce soit pour Mathilde où pour les autres, quel est le pourcentage d’acquisitions scolaires ?
Je vous remercie pour cette grande précision, Delphine.
Personnellement, c’est des enfants « normaux » dont j’ai peur pour mon fils.
Il est actuellement scolarisé 1h30 par jour mais il est toujours avec la maitresse de petite section de maternelle alors qu’il a bientot 6 ans. Son histoire est toute aussi compliquée que pour tous les enfants autistes et tout est précaire pour le moment. Rien n’est vraiment mis en place et je réfléchi beaucoup a ce qu’il va se passer dans les prochains mois.
Merci encore
Quand l’inclusion scolaire en classe dite « normale » n’est pas envisageable, je trouve que le Clis est un bon compromis…
Pour les apprentissages scolaires, je sais que la majorité des enfants qui sortent de la CLIS de Mathilde savent lire, écrire, compter, il y en aura aussi qui ne sauront peut-être pas ! Maintenant je pense qu’il faut garder les pieds sur terre et se demander si l’enfant est « capable ». C’est ce qui se présente à moi en ce moment, Mathilde va refaire des évaluations au CRA pour que l’on sache vers où l’orienter. Chaque enfant est différent, il y en a qui « peuvent » et d’autres non….
Mathilde était encore en maternelle à 7 ans, ça faisait un peu « tâche » vue sa grandeur et son âge et en plus ça ne lui servait pas à grand chose, si ce n’est à être mélangée avec des enfants normaux. Ce qu’elle vit de toute façon dans sa CLIS, c’est le principe !
Je pense que pour la majorité des enfants une CLIS c’est plus adapté!
Une CLIS s’est formidable quand on a un groupe homogène en terme de handicap et de niveau, que l’intégration existe vraiment, que ce n’est pas un moyen sbtil et néanmoins efficace pour l’EN d’éviter d’attribuer des AVS -I (c’est tellement plus facile de coller tous les enfants autistes ensemble , avec une AVS et un instit pour une petite dizaine d’élèves…mais est-ce efficace du point de vue des apprentissages ? N’est ce pas le un pour un qui permet de progresser le plus rapidement ?)
Je suis d’accord avec vous Béatrice pour les apprentissages ma fille n’apprend qu’en situation de duelle. Mais les avs ne lui apprenaient rien à l’école! Une clis ça peut être une bonne solution si elle est adaptée, si elle permet à l’enfant la socialisation, si il y’a un suivi personnalisé! J’imagine que c’est bien rare.
D’accord avec vous Béatrice mais il y a des enfants qui ne peuvent pas suivre une classe normale, même avec une avs. Je ne compte pas que ma fille passe son bac, si déjà elle pouvait apprendre à lire et écrire, je serais contente. Et je sais que c’est possible dans sa clis, il ne sont jamais plus de 4. Ce n’est pas du un pour un mais du un pour deux, c’est déjà ça
bonjour,
mon fils de 5ans a des troubles autistique et le medecin du camsp me propose une classe CLIS . Ca m’angoisse terriblement . es ce que se sont des enfants avec le meme niveau de troubles ou ils sont tous melangés?
Merci de vos reponses
bonjour, je suis en train de faire le dossier d orientation a la mdph pour l orientation je l espere pour un cp clis je voulais comment cela se passait?
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Bonjour,
Mon fils Autiste de 7 ans était scolarisé depuis la maternelle en école « normale » avec AVS, l’année prochaine il passe en Ce1 (il sait lire, écrire, compter…) mais ce qui n’allait pas cette année avec sa maîtresse c’était son comportement, alors elle le faisait travailler dans le couloir avec son AVS.
Je viens de recevoir une notification d’affectation dans une CLIS TED pour la rentrée de Septembre et je me demande si je dois l’accepter, est-ce efficace concernant les apprentissages etc. ? Et si je n’accepte pas cette année cette affectation en CLIS et que cela se passe mal en école ordinaire pourrons nous encore avoir une possibilité de le mettre en CLIS TED.
Meri d’avance pour vos infos
Bonjour,
Je travaille comme éducatrice dans la classe dont parle Delphine. Il faut savoir que cette CLIS pour enfants autistes ne peut accueillir que 6 enfants , alors que d’autres CLIS TED peuvent accueillir jusqu’à 12.
Nous favorisons beaucoup le social, l’autonomie.. et bien sur pour les enfants qui rentrent dans les apprentissages scolaires, l’institutrice fait l’enseignement. Chaque enfant a son bureau avec ses tâches de travail bien spécifiques en fonction de ses capacités.
Dans cette classe les enfants sont appelés les PETITS PRINCES. Chaque Petit Prince est différent, avance à son rythme et chaque avancée est une grande victoire pour tout le monde. Même pour nous qui les entourons, Les Petits Princes apportent beaucoup de bonheur, de joie dans l’établissement…..
yeah