Intégrer l’enfant autiste au groupe

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Intégrer l'enfant autiste au groupeL’enjeu de mettre l’enfant autiste à l’école, bien avant de lui faire faire les apprentissages comme les autres enfants (lecture, écriture, maths, etc.), c’est de lui apprendre les règles sociales qui font que l’on peut s’adapter dans la vie de tous les jours.

Lorsque j’ai amené mon fils Matthieu à l’école l’autre semaine, pour la période d’intégration avant la vraie rentrée après les vacances d’été, j’ai joué le rôle de l’AVS pour la maîtresse, afin qu’elle ne soit pas en sous-effectif avec 30 enfants plus un qui demande une attention et une vigilance constantes.

Pour dire la vérité, j’ai souhaité ainsi donner l’exemple de ce que je souhaite que l’on fasse avec mon fils lorsqu’il ne sera plus sous ma supervision.

Ce que j’ai fait n’est pas bien compliqué, mais demande une réflexion au préalable, et un peu de tenacité pour faire suivre la ligne d’action choisie. Se mettre d’accord avec la maîtresse est aussi très important, car c’est elle qui fera appliquer la méthode quand vous ne serez pas là.

Amener l’enfant à jouer avec ou parmi les autres

Lorsque nous sommes arrivés dans la classe pleine d’enfants, j’ai commencé par laisser Matthieu redécouvrir les lieux (que nous avions découvert la veille au soir sans les enfants) pour prendre les consignes de sa maîtresse. Lorsqu’elle m’a dit que ce matin-là ils commençaient les activités libres, je suis allée chercher mon fils tout de suite pour éviter qu’il n’aille jouer seul dans un coin, et je l’ai attiré vers une table remplie de feuilles et de crayons, une activité qu’il connait bien et aime faire à la maison.

À la table se trouvaient cinq petites filles qui se sont empressées de me poser mille questions sur Matthieu. En faisant la causette avec elles, je prenais garde à ce que Matthieu ne fasse rien d’interdit (courir avec les crayons, par exemple), et je sensibilisais légèrement les petites filles à son handicap en leur disant qu’il ne parlait pas trop mais que ça ne voulait pas dire qu’il n’appréciait pas leur amitié. Je crois que Matthieu s’est fait beaucoup d’amies ce jour-là, qui attendront avec impatience de le revoir la semaine prochaine ou à la rentrée.

Refuser que l’enfant ne s’isole

S’il a évolué aisément pendant l’heure d’activités libres, et même aidé à ranger avec un peu d’encouragements de ma part, Matthieu n’avait pas du tout envie de rester assis pendant que la maîtresse racontait une histoire et qu’elle faisait écouter une chanson et chanter les petits. Au bout de deux minutes d’efforts inutiles, j’ai expliqué à Matthieu qu’il allait pouvoir se déplacer, mais en restant dans l’espace où tout le monde s’était réuni.

Il a fait une ou deux fois le tour du coin lecture, en écrasant quelques pieds au passage, et puis j’ai eu la bonne idée de lui donner une activité à faire (tripoter des fruits et légumes en plastiques). Il s’est donc assis avec tout le monde, et a tenu le temps qu’il fallait rester calme sans plus de problèmes.

Ne pas céder à la facilité

Lors de la lecture, j’ai eu une grosse envie de baisser les bras. Et franchement, s’il n’avait pas été question de mon propre enfant, dont l’avenir m’est important, je l’aurais peut-être fait. J’ai bien vu qu’il était pénible pour les autres que Matthieu tourne et retourne dans le coin lecture. J’ai même eu une réflexion. « Mais laissez-le aller! »

Je me dis qu’ils ne savent pas comme moi combien Matthieu est capable d’apprendre malgré son handicap. Je sais pertinemment que si on le laisse aller faire ce qu’il veut, il n’apprendra jamais à aller s’asseoir avec les autres. Je sais aussi que ce n’est pas facile de faire respecter les règles. Mais nous avons eu de bons résultats par le passé, avec son orthophoniste et sa psychomotricienne, qui ont réussi à le faire rester calme et assis pendant leurs séances, donc je sais que c’est une question de volonté et de tenacité.

J’ai donc ignoré la personne qui m’avait dit de le laisser aller, et j’ai continué à le focaliser sur l’activité en cours. Cette personne ne sait pas ce que c’est que d’avoir un enfant autiste, et je crois avoir fait le bon choix en ne partant pas dans milles explications (justifications?), mais en montrant l’exemple de ce qu’il faut faire pour aider Matthieu.

Intégrer l'enfant autiste au groupe

Demander l’aide des autres enfants

Après la lecture et la chanson, la maîtresse a expliqué aux enfants avec des mots adaptés à leur âge que Matthieu « n’avait pas grandi de la même façon qu’eux », et qu’il avait besoin d’aide pour faire certaines choses. Elle leur a aussi dit que Matthieu avait du mal à parler et à rester assis.

Les enfants étaient tous prêts à aider. À cet âge-là, ils ont apparemment énormément besoin de rendre service, et si c’est demandé gentilment, ils sont partants pour faire ce qui est leur est demandé. Une jolie petite fille a réclamé qu’il s’asseoit près d’elle, lui a rappellé qu’on ne se lève pas de la table avec les crayons dans la main, et a entraîné les autres à s’occuper aussi de lui.

Ne pas trop en demander

Lorsque nous sommes sortis dans la cour faire des activités de groupe, je n’ai pas demandé à Matthieu de rester en rang avec les autres pendant dix longues minutes le temps que son tour arrive. J’ai coupé devant une autre petite fille, qui n’a pas demandé mieux que de nous faire plaisir en nous laissant passer, et puis nous sommes allés, une fois le parcours fini, faire d’autres acrobaties entre un banc et des poteaux juste à côté du groupe. Puis nous sommes à nouveau revenus une dernière fois faire le parcours d’obstacles avant que l’heure de partir ne soit arrivée.

Intégrer l'enfant autiste au groupe

Au-delà d’apprendre les mathématiques et les langues vivantes, il est important que l’enfant autiste soit aidé dans sa démarche de sociabilisation. Il ne faut pas le laisser tomber, il a besoin qu’on l’accompagne dans ces moments difficiles pour lui, et ce, malgré le regard pas toujours compréhensif des autres.

C’est aussi une chance d’éduquer les enfants qui seront les adultes de la prochaine génération à connaître l’autisme, à ne pas en avoir peur, afin que plus tard les personnes ayant ce handicap soient mieux acceptées.

29 thoughts on “Intégrer l’enfant autiste au groupe

  1. D’abord chapeau… il y a beaucoup de réflexion sous-jacente qui frôle le travail d’un pro (en fait une maman d’enfant en situation de handicap est de facto une pro !!!).

    Je déplore comme au quotidien (dans mon travail) le laxisme absolu des recteurs, IA et autres IUFM qui non seulement n’assument pas leurs missions : à savoir mettre en place les moyens adaptés aux enfants les plus fragiles mais en plus ne forment pas leur personnel à l’accueil de ces enfants (je doute que l’enseignante ait eu la moindre formation à la gestion de l’autisme en classe en dehors d’une éventuelle présentation blahblah des différents troubles de l’apprentissage… jargonné en TDA mais qui cachent mille et une choses)…

    Vivement une AVS formée par une maman de choc !!!

  2. Merci Chryjs de ton commentaire! En fait, la maîtresse va avoir une formation du CRA très bientôt, ainsi que ses collègues. Un excellent psychologue du CRA de Toulouse, que j’apprécie beaucoup, va se déplacer exprès pour leur expliquer l’autisme en général, et répondre à leurs questions par rapport à Matthieu en particulier. C’est pour cela qu’ils ont tenu à le voir avant, afin de pouvoir avoir une meilleure idée sur les renseignements qui leurs seront les plus utiles.

    Il est clair que je n’envisage pas l’AVS comme une entité rattachée seulement à l’école, même si sur le papier, elle l’est. J’attends un minimum de coopération pour que le suivi que Matthieu a à la maison soit respecté à l’école (pas de flapping, demander à ce qu’il parle, regarde dans les yeux, etc.). Je suis plutôt contente de la situation pour l’instant, puisqu’avec la maîtresse nous sommes sur la même longueur d’onde, et qu’elle est ouverte à ce que Matthieu continue à travailler à l’école les points importants de son travail à la maison (en particulier comportemental).

    Pour l’instant, l’équipe thérapeutique est fantastique, et l’équipe éducative s’annonce plutôt bien! Je pars optimiste dans cette aventure pour Matthieu, en espérant qu’il s’adaptera le mieux possible, avec notre aide.

  3. Moi je pense que je vais craquer !!!
    certes, je ne connais pas Mathieu ; moi j’ai X… en CP. Insupportable. Une enfant bruyante, violente à l’égard des autres dès que quelquechose ne lui convient pas, et c’est fréquent. Une AVS étudiante en psychologie, qui se forme sur le tas. Je suis sans cesse obligée d’intervenir, l’équilibre de la classe est tenu à bout de bras. Et je m’y recolle l’an prochain.
    Qui va oser défendre le droit des autres enfants à une année de CP sereine ? Arrêtez cet angélisme de mauvais goût, l’intégration de certains handicaps d’accord, mais pour d’autres, non!

  4. Mayette, qu’est ce que tu proposes pour ces enfants ? Qu’on les retire définitivement du circuit éducatif, sous prétexte qu’ils sont différents ? Et qu’on refuse tout accès scolaire aux enfants qui ont des difficultés ?
    Si c’est là le seul avenir qu’on peut proposer à ces enfants, alors j’ai franchement honte.

  5. Je comprends que parfois ça puisse être dur, cependant l’enfant que vous décrivez (est-elle autiste?) fait tout de même partie des cas les plus durs, tous les enfants autistes ne sont pas comme ça: violents et bruyants – ça serait plutôt le contraire!

    Et pour illustrer un peu plus, j’ai une personne dans mon entourage qui a fait toutes ses études en dérangeant fortement ses instituteurs et professeurs de la manière dont vous décrivez, et qui n’est pas autiste – comme quoi, ça n’a peut-être pas tant que ça à voir.

    Les AVS apparemment ne courent pas les rues. Si elle est étudiante en psychologie, déjà, ce n’est pas si mal: j’ai entendu que parfois ce sont seulement des chômeurs de longue durée, qui n’ont aucune formation. Je continue à penser que si la personne est motivée, il y a toujours moyen de s’en sortir, la preuve: moi, qui ne suis diplômée de rien du tout, et qui arrive à gérer un enfant hyperactif et à lui faire faire des progrès.

    La violence à l’égard des autres et de soi, évidemment, il faut l’empêcher – et c’est le travail de son AVS de lui expliquer, de la restreindre, de la calmer. Si elle est laissée à elle-même, elle ne pourra pas évoluer.

    Si elle dérange trop la classe, il faut savoir aménager des temps de calme où l’AVS l’amènera ailleurs faire une activité. Mais vous ne pouvez pas envoyer tout le temps balader ainsi tout ce qui peut vous déranger, ce n’est pas une méthode d’éducation valable: ça veut juste dire que vous ne voulez pas avoir d’effort à fournir.

    Vous parlez du droit des autres enfants à une année de CP sereine. Je pense qu’effectivement ils y ont droit, mais et le droit de X à apprendre, à être admise au sein d’un groupe? Est-ce qu’il ne faudrait pas que tout le monde fasse un effort, au lieu de demander à une enfant de porter toute la culpabilité d’une prise en charge scolaire ratée?

    Je pense qu’autisme et école sont complémentaires dans le cadre d’une prise en charge réussie. Peut-être pourriez-vous contacter le CRA de votre département pour obtenir de l’aide et des conseils? Je peux sans doute vous fournir son adresse si vous ne la trouvez pas, contactez-moi par mail (nathalie@autismeinfantile.com).

  6. Pas d’effort à fournir? Mais qui êtes-vous donc pour oser dire une telle énormité ? Et cela ne vous dérange pas le moins du monde de sacrifier les autres ? Je le répète encore : et le droit des autres enfants ?
    Peut-être cela irait-il mieux si les AVS étaient remplacés par de vrais professionnels. En attendant, posez- vous d’autres questions concernant l’intégration, la façon dont elle est menée. Mais en aucun cas vous ne pouvez vous autoriser à mettre en doute mes efforts.
    Par ailleurs, il y a X qui ne fait aucun progrès, mais il y a l’AVS qui ne sait pas où elle va. Pendant ce temps, il y a le bataillon de l’année qui a été gêné toute l’année , celui de l’an prochain qui va aussi subir tout cela. Pour conclure, il y a aussi le droit de X d’être prise en compte, X qui pour le moment est surtout en souffrance. Mais pour faire des economies, on va supprimer les clis. Ne pas se faire d’illusions: la suppression des clis est seulement un problème d’argent. Oui, les clis sont (étaient) implantées en école de quartier, et accueillaient ces enfants dans de petites unités. Ce que je vois, c’est aussi que certains professionnels préfèrent bercer les parents de X d’illusions: la « psy » prétends voir des « émergences » … et moi, je vois bien qu’il n’y a aucun progrès.

  7. Très bien. Vous me donnerez donc une liste des handicaps « acceptables » dans votre classe et nous en ferons part à qui de droit.

    Vous dites que le nombre prévaut sur l’individu? Donc on n’accepte pas certains types de handicaps. Et bientôt quoi d’autre? Les enfants turbulents à la trappe, eux aussi? Ceux qui ont un déficit de l’attention? Et puis pourquoi pas, les enfants qui viennent de familles pauvres! Faudra-t-il que nous frisions le point Godwin dans cette discussion pour que vous voyez à quel point il est inacceptable de votre part de proférer de telles paroles?

    Je vous tends une main amicale pour vous aider avec vos problèmes, essayer ensemble de vous aider à trouver des solutions. Mais non, vous n’êtes pas intéressée. Vous préférez continuer à reporter la faute sur les autres: la gosse, l’AVS, le manque de moyens… Vous par contre n’avez aucun tort là-dedans, c’est bien ça? Vous fournissez tous les efforts. Vous êtes patiente, compatissante avec X? Il m’est avis que cette enfant vous sort par les yeux, la preuve en est de la manière dont vous en parlez. C’est beau les principes tant qu’on n’a pas d’effort à fournir.

    Alors je ne connais pas X, et je comprends combien un enfant peut être difficile. Ceci dit, rien ne vous autorise à vouloir l’ostraciser comme ça.

    Permettez-moi de vous dire que vous ne savez rien de l’autisme et que vous généralisez (un enfant autiste n’est pas représentatif de tous les enfants autistes). Tous les enfants autistes ne sont pas bruyants. Tous les enfants autistes ne sont pas violents. Tous les enfants autistes ne sont pas quelque chose de pénible, qu’il faut subir. Et quand bien même ils le seraient, ce ne sont pas des bêtes ou des objets dont on peut se débarrasser parce qu’ils « ennuyent ». C’est votre travail d’éduquer TOUS les enfants.

    Le problème des CLIS qui ferment est certes important, mais ça n’empêche pas qu’un enfant handicapé a le droit à aller à l’école, si son état le permet. C’est la loi française. Je comprends que ça dérange! Qu’à côté de X tous les enfants sont sages comme des images! Des vrais bisounours. D’ailleurs si elle n’était pas là il n’y aurait jamais aucun problème, c’est tous des amours, si j’ai bien compris.

    Et en plus vous venez attaquer un site où les mamans essaient de s’entraider pour trouver des solutions pour leurs enfants autistes. Et vous les faites sentir que ça dérange, qu’elles feraient mieux de… de quoi d’ailleurs? Les mettre dans les hopitaux de jour, là où on ne les voit pas? Ne pas les aider? Ne pas les éduquer? Les laisser pourrir? Parce qu’ils sont difficiles à éduquer? Mais c’est pas votre métier, ça, d’éduquer?

    Je suis très heureuse que mon fils n’ait pas à aller dans une classe avec une institutrice comme vous. Vous nous montrez une image pitoyable de l’éducation.

  8. Nathalie,

    même si je ne souscris pas aux propos de Mayette, je retrouve la manifestation tangible des insuffisances que j’évoquais dès le départ.

    Je ne connais pas la situation de Mayette mais j’en connais d’autres qui semble lui ressembler. Je ne veux pas entrer dans la facilité mais le schéma en place qui conduit à de tels dérapages est toujours le même. D’un côté on a un (une) enseignant qui a une classe à gérer, de l’autre une (plusieurs) famille avec un enfant handicapé (car les TEDs sont bien des handicaps), au milieu le « système » qui en gros dit : la loi vous impose de le prendre en classe donc vous le prenez… On se moque du comment, du pourquoi, de l’objectif, des aides, des difficultés pire parfois on les nie ou on enfonce le bouchon. On se retrouve des semaines, voire plus après parfois avec une situation explosive, un petit mal intégré en crise, une famille qui ne sait pas quoi faire, un enseignant au bord de la rupture, une classe en vrac. Ce n’est pas un scénario catastrophe c’est juste du quotidien qui tourne mal. La faute à qui ?

    Pour moi les coupables s’il y en a sont multiples. Le problème c’est que Nathalie a raison : on ne peut pas attendre que ce système évolue pour résoudre la chose : les enfants sont là et il FAUT une solution. Je trouve sa démarche positive : coopérer avec les différentes parties (pro, enseignants, médecins, AVS etc) et mettre l’huile pour que ca tourne. Ce n’est pas de l’angélisme mais du pragmatisme.

    Je ne peux pas dire si Matthieu (ou un autre TED) pose problème, j’irai même jusqu’à dire que je suis quasi sûr que oui, il pose des soucis à ses petits camarades. ET ALORS ? Faire croire aux enfants que l’humanité est lisse et carrée comme « à la TV »… ça frôle la correctionnelle. Mais une fois qu’on a dit ça on n’a pas trouvé de solution pour les classe où ça va mal. Et c’est le fond du problème !

    D’autre part Nathalie tu le sais bien nombre de parents, de famille ont un long chemin à parcourir avant d’accepter le handicap de leur enfant. C’est terrible mais je crois qu’on paie une vingtaine d’année de folie où l’on a éloigné, caché, écarté, de notre vue tous ces être différents qui auraient pu nous choquer. Du coup quand on en a un très proche on a du mal à gérer.

    Des enseignants qui rejettent les enfants handicapés en se cachant derrière des raisons pseudo-pédagogiques ou autre, ça existe aussi. Une belle brochette est passé à la TV (comme quoi) il n’y a pas si long temps… mais plutôt que de jeter le bébé avec l’eau du bain… mieux vaut expliquer comme tu le fais sur ce site, c’est le meilleur moyen pour lutter contre ces peurs qui sont souvent la cause profonde du rejet.

    Moi-même ayant eu des « petits TEDs » (en classe) je sais que :
    - je suis quasi ignare en la matière (malgré l’excellente formation, pardon absence de formation, de mon employeur en tant qu’enseignant « spécialisé »… ou « pas »).
    - que les petits que j’ai eu étaient tous très différents avec des impact très différents dans la gestion de classe notamment,
    - que j’aimerai bien en savoir plus pour mieux gérer si jamais… j’en ai d’autres un jour,

    Voilà. Je suis peut être un peu à côté de la plaque mais c’est le problème quand on a les pieds des deux côtés… eh oui ça existe aussi !

    NB : Cette histoire de suppression de CLIS… est pour moi encore à l’état de rumeur… mais qui sait… D’autre part, chère collègue j’insiste pour rappeler que la CLIS est avant tout une classe d’intégration donc les élèves qui y sont inscrits vont de façon continue dans les autres classes dites « ordinaire » le plus possible. Ce n’est donc pas un endroit isolé au milieu (ou au fond) d’une école, au contraire ! Et je terminerai en disant que même si c’est parfois lourd, le PPS ce n’est pas fait pour RIEN ! C’est un droit et il protège aussi bien l’enfant, que l’enseignant et les autres enfants.

    Conclusion : la France est très en retard dans la gestion du handicap, son intégration dans la vie courante. Et non tous les handicapés ne sont pas des adultes avec un gros fauteuil blanc et le corps tout bleu…

  9. PPS : J’aurais bien aimé avoir la fonction ré-éditions pour corriger la petite centaine d’erreurs ortographiques, grammaticales et autres… bouhhhhhhhhhhhhhhhhhh

  10. En tant qu’enseignante, en maternelle et en élémentaire, il m’est déjà arrivé de me retrouver en effet avec une classe en vrac à cause d’un seul enfant. Absolument pas autiste, ni ne présentant aucun trouble psychologique reconnu. C’était juste un tout petit môme de 2 ans et demi avec une histoire familiale un peu rude, un papa violent, une maman dépassée. Ah bah si au final il avait un handicap, mais je ne m’en suis pas plus rendue compte que ses parents. Ni que la psy qui est venue l’observer en classe. Ni que les autres enseignants de l’école cette année là. Ce n’est que l’année suivante qu’un collègue a eu LE soupçon qui a été ensuite confirmé par un médecin: le petit trublion qui me mettait un bazar sans nom dans la classe, frappant les autres, se collant sur mes genoux en permanence, montant sur les tables pour se jeter dans le vide, hurlant, courant partout, était tout simplement atteint d’une perte d’audition de plus de 50%.
    Je me suis sentie bien bête, si j’avais su!
    Et pourtant, toute cette année là, où il me ravageait la classe, où je ne pouvais pas lire une histoire dans le calme, pas plus que chanter une chanson tranquillement, que les séances de motricité tournaient au champ de bataille, JE N’AI PAS BAISSE LES BRAS. J’ai trépigné, hurlé, pleuré, ragé, MAIS CHEZ MOI. En classe, je lui ai toujours porté une attention bienveillante, j’ai réfléchi, j’ai cherché, quand je me suis sentie dépassée, j’ai appelé à l’aide les collègues, on a cherché des solutions.
    Alors oui les 22 autres élèves (dont ma fille) ont passé une année moins idyllique qu’elle aurait pu l’être. Mais ça fait partie de la vie ça! Tout n’est pas rose.

    Nathalie a bien raison, à quand l’éradication dans les classes des enfants qui ne rentrent pas dans le moule? L’école c’est quoi? Le confort des enseignants, ou le bien-être de TOUS les élèves?

    N’est-ce pas le travail de l’enseignant que d’accepter tout le monde, et de faire en sorte que tout se passe bien? Alors oui des fois c’est dur, mais enfin, qui a dit que la vie était facile?
    Pourquoi ne pas accorder plus de temps à cette petite X qui cause tant de soucis, essayer de faire qu’elle se sente relativement en confiance dans le groupe, peut-être peut-on faire venir ses parents et un psy à l’école, pour qu’ils expliquent aux autres élèves pourquoi cette fillette se comporte de cette façon, et ce qu’on peut faire pour l’aider. Ca ferait une relativement bonne leçon de civisme et d’entraide non?

    Un peu de compassion ne nuirait pas à votre enseignement Mayette. Il pourrait même y gagner en qualité. Essayez, pour voir.

    Votre démarche de venir sur ce site était louable, il est toujours bon de s’informer sur ce qu’on ne connait pas et qui nous fait peur, il faudrait cependant penser à enlever ses oeillères.

    Compassion, ouverture d’esprit, réflexion.
    Et action.

    Parce quelle image de l’adulte référent donnez-vous aux autres élèves de votre classe? Que l’adulte veut se débarrasser de ce qu’il ne maîtrise pas? Ne serait-ce pas plus pertinent de montrer que face à un enfant qui pose souci, on essaie de le comprendre, de l’écouter, de l’intégrer, que oui c’est DUR, mais qu’avec des efforts, on arrive à des améliorations?

    J’ai un peu mal à mon métier quand je lis des témoignages comme le vôtre.

  11. Bonjour Nathalie,
    Je comprends ton écoeurement. Dans mon entourage proche j’ai des amis qui ont un enfant trisomique. Il est très sociable, sage obéissant. Le gros souci c’est qu’il n’était pas propre mais du coup ses parents lui mettaient une couche le matin et une l’aprem car la maitresse et les ATSEM étaient réticentes pour le changer Le seul problème pour lui en classe c’est que si personne n’est derrière lui il ne fait rien, il n’apprend rien. Il n’a jamais fait de crise, jamais dérangé personne. Il a été scolarisé toute sa maternelle dans une classe traditionnelle. Chaque année, ses parents ont du se battre pour le faire accepter car les maitresses n’avaient pas envie de l’avoir dans leur classe. Au bout de quelques mois voyant qu’il etait si sage elles se detendaient et l’acceptaient mais le mal était fait aupres des parents usés et fatigués de se battre à chaque fois et auprès des enfants de sa propre classe qui ont fini par le rejeter. Parce que si la maitresse est réticente pourquoi ses camarades se donneraient la peine de l’accepter?
    Les gens comme Mayette préfère l’ignorer. Se mettre a la place des parents, imaginer leur combat quotidien ne les a pas effleurer.
    Pour ma part si mes enfants ont un jour un camarade handicapé j’espère que ça leur ouvrira les yeux et qu’ils deviendront de meilleurs personnes à leur contact, un peu moins égoïstes.
    Je te souhaite bon courage. Je suis très admirative de ton énergie, de ton regard si positif sur ton enfant.
    Lili

  12. Je voulais tous vous remercier pour votre participation à cette conversation.

    Chryjs, merci de nous avoir montré combien ça peut être difficile pour un prof, ce dont je ne doutais pas, mais qui est mieux expliqué que laissé dans le vague. Comme je le disais à Mayette, peut-être peut-elle faire appel au CRA, ou à l’équipe thérapeutique de X pour chercher un moyen d’alléger l’ambiance. Selon moi, c’est surtout l’AVS, qui est en première ligne, qui a le plus de nuisance et le plus de travail à fournir, et il faut voir avec elle ce qui peut être fait pour faciliter la vie de tout le monde sans pénaliser X.

    Angel, merci de ton témoignage qui prouve que ça peut être dur mais qu’il faut se donner les moyens de faire mieux, toujours. Je suis avec toi quand tu dis qu’un prof/instit/etc. doit enseigner à tout le monde et pas qu’aux enfants pas pénibles. En même temps, j’étais prête à essayer d’aider Mayette, mais apparemment elle n’a pas besoin d’aide, elle a déjà une solution toute trouvée: se débarrasser des autistes. X et les autres, sans y regarder à deux fois. L’autisme est encore un handicap mal connu, c’est vrai, mais là la généralisation va bon train!

    santalili, merci de ton commentaire chaleureux. Je comprends combien un enfant autiste peut être fatiguant (je suis 24 heures sur 24 avec mon fils), et combien on peut facilement avoir un coup de « marre ». Mais ce n’est pas une excuse pour baisser les bras. Je vais continuer à me battre pour mon fils, et je suis heureuse de dire que jusqu’à présent on a toujours réussi à trouver des personnes motivées et accueuillantes pour lui, et j’espère que ça va continuer!

    Bon, on arrête le troll ici, vous en pensez quoi? ;)

  13. Bonjour,
    je suis outré des propos de mayette concernant une élève qu’elle appelle X… Je suis aussi enseignant et de plus, papa d’un petit garçon autiste.

    Moi j’ai la solution pour mayette, une solution qui lui permettra de vivre sereinement sa vie professionnelle. Changez de travail !

    Visiblement, vous n’êtes pas faite pour être enseignante. Vous êtes incapable de vous remettre en question, vous ne savez rien du problème de cette petite fille et vos conclusions sont ignobles.

    Selon moi, vous êtes pour le corps enseignant aussi « nuisible » que cette petite fille en classe. Vous voulez privilégier le groupe ? Démissionnez !

  14. Alors là… Je suis un peu … Comment dire??!! Choquée? Troublée? C’est à cause de gens comme vous (Mayette) qu’on arrive pas à avancer en France.
    Vous proposez quoi? Qu’on les parque tous dans un coin comme des bêtes? C’est quand même de ma fille, et de tout ces enfants autistes ou atteint de TED dont vous parlez. Et je le dis, je suis en colère.

  15. Quand mon fils, lui-même atteint de malformations, certes non visibles mais néanmoins présentes était petit, il avait dans sa classe de maternelle un petit garçon autiste, le fils d’une amie. Ce petit garçon était généralement très calme et replié sur lui-même. Un jour, cependant alors que je devais me rendre chez cette amie avec mes 3 enfants, j’ai expliqué à mes filles -qui ne le connaissaient pas-que Z ne parlait pas, qu’il comprenait, écoutait parfois mais ne répondait pas. Mon fils a été choqué par mes explications, pour lui Z parlait, puisqu’il disait « caca » lorsque ce besoin se faisait sentir, il n’avait simplement pas envie de dire autre chose pour le moment…Une leçon de compréhension et de tolérance, peut-être parce que mon fils est un habitué des hôpitaux depuis sa naissance, peut-être tout simplement parce que c’est un enfant et que notre logique de « grands normaux » leur semble parfois bien étrangère.
    La conclusion de cette petite histoire est triste puisque Z a fini par quitter l’école maternelle, tant sa maman était découragée de le voir si peu intégré par l’enseignante, qui par ailleurs préparait un spectacle sur…l’intégration et l’acceptation de la différence…
    Bien sûr, cela se passait il y a plusieurs années (mon fils entrera en 6 émé à la rentrée, avec un PAI, comme il se doit) et j’espère que depuis, les choses ont (un peu) changé

  16. Merci JOCHABLA pour votre témoignage. J’imagine que ça n’est pas toujours rose pour les enseignants, mais normalement des choses doivent être mises en place pour intégrer nos petits: AVS, formations, etc.

    J’insiste aussi beaucoup sur le fait qu’il ne faut pas laisser de côté les conseils des parents, qui connaissent bien leur enfant, et qui peuvent donner des trucs et astuces essentiels pour l’aider à s’intégrer.

    Je suis consciente d’avoir beaucoup de chance, parce que la future maîtresse de Matthieu semble être partante pour son intégration, elle est motivée et si nous parvenons à avoir une AVS il n’y a aucune raison pour que Matthieu ne puisse pas aller à l’école, faire les apprentissages comme les autres, et se sociabiliser.

    Les enfants autistes mutiques ne parlent pas non pas pour nous embêter, ou parce qu’ils ne veulent pas communiquer avec nous, mais surtout parce qu’ils n’y arrivent pas. Lorsqu’ils ont trouvé un moyen qui fonctionne pour communiquer, ils le réutilisent, ce qui explique pourquoi certains d’entre eux semble avoir un vocabulaire limité: ils répètent ce qui fonctionne, en attendant que se fasse une connexion dans leur cerveau pour un autre cas de figure.

    Je vous souhaite bonne chance pour l’intégration de votre fils en 6ème, et vous remercie de votre amitié et compréhension envers l’autisme. Dans un monde où l’on peut trouver des gens infects avec des petits enfants parce qu’ils sont différents, ça fait du bien de voir qu’on n’est pas seul à chercher à accepter les autres comme ils sont.

  17. Je tombe ce matin, à la veille de la rentrée scolaire, nouvelle école pour Lucas, nouvelle maîtresse qui prend son poste, nouvelle directrice, sur ces posts et je suis effrayé.
    Pourvu qu’elle ne soit pas  » une » MAYETTE
    Je lance un défi à cette personne : GWEN a parcouru 1000 kms en courant pour la scolarisation de nos enfants en milieu ordinaire et il à réussi, voyons un peu si Mayette peut avec le courage et la volonté faire le même chemin inverse pour crié à la déscolarisation de nos enfants.
    je me porte volontaire pour lui faire le roadbook, s’il elle en a le courage et je suis sur que tous, amis du forum Asperanza, seront sur le parcours pour constater qu’il existe bien des gens au sein de l’éducation Nationale qui nous empêchent d’avancer ( un fait rassurant, c’est qu’on en connaît beaucoup plus qui sont de notre coté
    Faites en sorte, Mayette que nos routes ne se croisent jamais
    J’aime pas les copines de A H, et votre discours rappel celui sur la « race supérieure « 

  18. Que de discussions enflammées autour de ce grave sujet qu’est l’intégration d’un enfant autiste à l’école.
    Avec 4 ans de recul, j’essaye de garder une certaine sérénité sur ce thème :
    - 1ère petite section d’Adam, un échec cuisant pour lui, l’enseignante, les parents et finalement de l’école qui n’a pas su l’accueillir dans de bonnes conditions.
    - 2ème petite section : très bien, maîtresse et AVS très impliquées, Adam a nettement progressé en terme de communication. Pour les apprentissages, peu d’amélioration.
    - 3ème année moyenne section : un véritable cauchemar avec une instit qui ne voulait pas d’Adam car elle trouvait qu’il n’avait pas sa place à l’école (au moins, elle a eu la franchise d’annoncer la couleur dès le départ). Malgré tous ces obstacles, année de grand changement pour Adam et de gros progrès
    - 4ème année grande section : à suivre … pour l’instant ça se passe bien même sans AVS.
    Ma conclusion, c’est qu’avec la Loi du 11 février 2005, les écoles doivent scolariser les enfants handicapés. Comme l’école n’a pas les moyens qui vont avec cette obligation, je demande que les enseignants soient volontaires pour intégrer les enfants. Ce n’est pas un gage de réussite mais au moins, il y a une volonté de faire.
    Aux parents de faciliter l’intégration en proposant des outils adaptés à leur enfant car tous sont différents.
    Ce qui est certain, c’est qu’avec un enseignant réticent, on va droit à l’échec.

  19. Mayette a disparu ?! Grand bien cela fasse a nos enfants !

    « Comme l’école n’a pas les moyens qui vont avec cette obligation, je demande que les enseignants soient volontaires pour intégrer les enfants. Ce n’est pas un gage de réussite mais au moins, il y a une volonté de faire. »
    Je pense que cela n’arrivera jamais !!! Mais on peut rêver, hein !

  20. J’ai lu une partie des commentaires , pour détendre l’atmosphère et vous faire découvrir des lieux d’apprentissages et de liberté , quitte a passer pour une faiseuse de pub, j’ai envie de vous donne 4 adresses d’ateliers de peinture et /ou de terre dans lesquels les enfants autistes peuvent s’exprimer comme tout le monde et parmi les autreS : sur Google, atelierdescourlis, aubonheur de peindre, latelierdecharenton, atelier tablepalette.

  21. Je tombe sur ces messages un peu par hasard et suis tout de même choqué : cette enseignante qui refuse toute intégration… Ccet enfant porteur de handicap (lequel au fait ?) perturberait toute une classe bien qu’il ait une AVS. Le rôle de l’AVS justement sous la responsabilité de l’enseignant, et j’ajouterais à titre personnel en concertation avec les parents qui sont les meilleurs connaisseurs de ses différences et difficultés (sauf cas exceptionnel), est de canaliser l’enfant, adapter les activités, les décomposer s’il le faut etc…. Que l’effectif soit très nombreux, nombreux, probablement trop comme cela arrive souvent, mais là c’est le problème général de l’éducation nationale, on n’y parle pas non plus de l’ATSEM qui est là en soutien à l’instit pour tous les élèves (1 au minimum pour 2 classes) des autres élèves.. pas de turbulents, pas d’enfant à peine propre ou pleurant du matin au osir la mamn ou la nounou ? Quelle chance. Alors oui on peut ne pas être très réceptif à l’accueil de quelqu’un de différent, mais à ce point … c’est grave docteur ???? Heureusement, ces cas sont peu fréquents et il n’y a pas 36 solutions pour nous les familles : signalement rapide à la HALDE et à l’inspection académique si ces propos sont cités devant nous et sans effet notoires sur ce comportement changer d’école fissa ! J’espère personnellemnt ne jamais devoir en arriver là. On trouve encore des enseignants motivés et qui prennent le mot enseigner au sens le plus noble. Nous en avons rencontré.
    je cite  » « Comme l’école n’a pas les moyens qui vont avec cette obligation, je demande que les enseignants soient volontaires pour intégrer les enfants. Ce n’est pas un gage de réussite mais au moins, il y a une volonté de faire. »
    Je pense que cela n’arrivera jamais !!! Mais on peut rêver, hein ! » j’approuve complètement

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  24. Bonjour à tous,
    je suis zoothérapeute et j’exerce mon métier auprès des enfants autistes 3-5 ans en ontario, au Canada. La rentrée scolaire n’est facile pour personne, surtout pour vous, chers parents, qui vivez à tous les jours la culpabilité, le jugement, le rejet…
    Après la lecture de ce débat, il n’y a qu’une chose qui me vient en tête:
    La différence de l’autre nous aide à se dépasser soi.
    Bravo à ce site, où le libre échange est permis. Tous en ont besoin.

  25. Je n’ai pas lu les commentaires mais je suis tombée sur cet article en faisant des recherches sur l’inclusion des enfants handicapés. Je fais des recherches en tant qu’ AVS pour le petit que j’ai à suivre en classe. Le petit est un enfant qui a été scolarisé puis descolarisé car la maîtresse ne pouvait pas le gérer dans sa classe ( ce qui en soit je comprend) il n’avait pas alors d’AVS. Ce petit de 5 ans présente des troubles de comportements et un problème de langage. Lorsque je suis arrivée près de cet enfant on me l’a décrit comme étant un enfant violent avec la maîtresse et les autres, se roulant par terre, faisant des crises et ne voulant rien faire. La seconde scolarisation se fait donc dans la même classe avec la même maîtresse. Avant mon arrivée une Avs était prèsente sur un moment qui ne m’a pas été communiqué mais le but semble t il a été d’empêcher par tous les moyens d’ empêcher les  » crises » dans a classe.
    Je suis arrivée avec cette description de cet enfant, j’ai observer durant les pauvres 6h qui lui sont donner sur 1 semaine et je me suis trouvée face à un enfant qui faisait ce qu’il voulait, il arrivait il allait dans le coin jeu ( alors que les autres avaient du travail préparer pour eux), il en avait marre de jouer il balancait tout au sol, je lui demandais de ramasser je m’opposait à un non catégorique, moment de regroupement il n’y participe pas, on le laisse sinon il se met à crier, moment de salle motricité on le laisse dans un coin avec un jeu si il part il part l’ Avs peut le suivre …, bilan pour ma part de ces 6h  » il y a un truc qui m’échappe, ne suis je pas là pour l’intégrer et essayer de lui faire comprendre qu’il y a des régles dans l’école? »
    Je ne suis pas d’accord sur la  » méthode » emproyer jusque là et qui me gène car je sais qu’ainsi il ne fera pas de progrès sur son intégration.
    Durant ces 6h d’observation, j’ai pu « jouer » avec lui et je me suis aperçue qu’il savait pas mal de chose avait un bon vocabulaire si on veut se donner la peine de l’écouter, son problème de langage est certainement vu à l’extérieur par un orthophoniste mais si je le fais répéter il fait un effort de prononciation et j’arrive bien à le comprendre, je n’arrive pas non plus à capter son regard.

    Donc j’arrive en 2ième semaine avec la ferme attention de casser tous les rituels qui on été mis en place pour je le vois aujourd’hui qu’il ne dérange pas!!
    Je préviens la maîtresse et je lui indique qu’il risque de crier voire s’opposer mais qu’après observation je pense qu’il a besoin de reprendre  » contact » avec l’ école, que si il s’oppose en hurlant c’est peut être car il a perdu confiance et qu’il a besoin d’être contenu pour retrouver cette confiance et je glisse qu’il a pris de  » mauvaises habitudes » et que pour tout enfant et je précise même les plus sages ça ne passera pas sans cris et larmes. Bref, j’ ai son accord le premier jour mais les jours suivants elle me fait sentir qu’elle n’en peut plus de l’entendre crier et de s’opposer!
    Je me suis dit que si effectivement il avait d’être contenu pour participer j’allais me confronter avec lui mais que ça passerait assez vite si je me trompais il se débattrais de sorte que je sois obliger de le lâcher. J’ai donc durant les moments de rassemblement ammener ce petit au rassemblement ( je lui avait expliquer les choses) et là effectivement je le tenais dans les bras de sorte à le maintenir il crier et voulait partir je n’en est pas fait cas et j’ai continuer à chanter avec les autres enfants, arriver à un moment il s’est calmer et à pris les chansons comme si de rien n’était. Son opposition à durer que l’espace de 10 minutes, ce n’était pas la mère à boire et au moins ça a fonctionné mais car il y a un mais le lendemain rebellote rassemblement , opposition, calme par la suite participation mais on m’a éjà fait sentir que là il y en avait marre! Je prècise que les autres enfants ne sont pas dérangé par cet enfant ils chantent un peu plus fort et point.
    Cette semaine on m’a clairement dit que ça ne pouvait pas continuer ainsi et qu’il n’avait pas sa place dans l’école!!!
    Il crie car on lui dit non , il ne suit pas les consignes, il ne se met pas avec les autres, il ne veut rien faire et la maîtresse demande une descolarisation or moi ce que j’ai vu c’est que le matin il arrive essaie de se sauver je lui indique les consignes, il va à sa place et travaille ( d’ailleurs avec une grande rapidité comparé à d’autres) il fait une pose ( qe je lui autorise car l’attente est longue entre les activités) en allant jouer, au regroupement vue les propos que j’ai entendu pour aujourd’hui j’ai laissé courir car ce que j’ai entendu cet enfant l’a entendu aussi, il ne regardait pas il fixe maintenant à la demande lorsqu’on lui parle, lorsqu’il parle en parler incompréhensible je lui demande de me répété car je n’ai pas entendu il le fait en articulant, lorsqu’il  » chouine » pour avoir quelque chose je lui dis que je ne le comprend pas et il demande sans chouiner, il verbalise les choses avant il commencait à hurler lorsque je le prenais si il ne voulait pas venir maintenant il dit  » lâche moi » il ne jéte plus les chose et si il le fait car je n’ai pas anticipé, j’ avoue que parfois je n’anticipe pas pour voire si il va aller jusqu’au bout car il n’y a qu’ainsi que je vois si il avance, bref il ramasse ce qu’il a lancer.
    La chose qui aujourd’hui m’a choqué c’est que je l’ai emmené aux WC il ne voulait pas revenir je lui ai donc indiqué qu’ on y retournait, il s’est mis à crier( pas hurler) et puis chouiner, la maîtresse l’a pris par le poignet il s’est rebifé en voulant la  » taper » elle lui a donné une claque sur les mains. La maîtresse aurait ce geste sur mon enfant je ne le tolèrerais pas ne le faisant pas moi même et je n’ouvre aucun débat sur les droits mais je crois que ce geste est pour moi la goutte qui fait déborder le vase!!!!
    AVS ne veut pas dire qu’un enfant ayant un handicap et quel qu’il soit va franchir la porte de la classe avec son AVS et que tout va être régler.
    Pourquoi accepter un enfant dans sa classe, qu’elle connaissait pour ensuite lui interdir tout moyen de progression.
    Pourquoi aurait elle le droit de décider que cet enfant devrait avoir ou non sa place à l’école, faut il dans les écoles que des enfants qui ne bougent pas, ne se révolte pas?
    Je n’ai pas envie que cet enfant soit descolarisé car une personne n’y croit pas et non pas comme on me l’a laissé entendre que je voulais qu’il reste pour garder ma place, je trouve déjà limite de penser qu’un soit juger inapter au cursus scolaire au bout de même pas 18h de suivie par une AVS mais alors plus que limite si une seule personne doit juger de sa descolarisation, je cherche à savoir si c’est possible!!

    J’ ai oublier de préciser que lorsque je juge qu’il a besoin de sortir de la classe pour mieux y revenir je pars avec lui le faire courir dans la salle de motricité, lui faire faire certains exercices comme le jeu de ballon rouler , jeu de musique et on m’a clairement dit que je n’avais pas à le faire car j’étais seule avec l’enfant , ça c’est régler j’ai trouver pour contourner ce problème.

    Je cherche une solution pour faire comprendre à l’équipe que cet enfant à le droit à sa chance, qu’il faut lui laisser du temps ( pour moi il n’est que dans la période adaptaion) et que les cris finiront par arrêté, qu’il progressera si on lui fait confiance , j’aimerai qu’on le voit aussi plus comme un enfant qui a des besoins plus que les autres mais que ne peut pas lui demander toujours d’être égal à lui même , qu’il ne dérange que les adultes ( un enfant violent, refusant tout contact mais qui tient la main aux autres, dit pardon lorsqu’il veut passer, fait des bisous aux autres enfants!!!!) celà dit il n’est pas question pour moi de faire ce que la maîtresse aimerait c’est à dire le réduire au silence en me contentant de l’occuper pour le bien être d’une seule personne.

    Je m’autorise à faire une copie de cet article pour montrer que l’ intégration n’est pas laisser faire un enfant.

  26. Bonjour Flora, j’ai lu avec attention votre message et je vous trouve formidable. Vous avez bien cerné la difficulté entre arriver à intégrer un enfant et ne pas incommoder les autres, il faut malheureusement souvent en passer par là et selon la personne en face ça peut être très chouette ou quasiment impossible.

    L’année dernière, mon fils Matthieu a passé quasiment tout son temps d’école avec une AVS dans la salle de sieste des petits, on ne l’amenait pas au groupe parce qu’il criait, au final cette AVS servait de garderie, elle ne jouait pas ou peu avec lui, ne faisait pas le travail d’intégration, et au final vérifiait juste qu’il ne se mette pas en danger. Moi j’appelle pas ça du bon travail. Et pourtant, je suis la première à savoir combien c’est difficile, combien c’est usant d’entendre un enfant crier, refuser, s’opposer…

    Je pense que c’est une question de mentalité et volonté. Cette année, on a une maîtresse formidable, qui a la gnaque et qui a envie d’aider Matthieu, parce qu’elle a compris l’enjeu de l’intégration, et a décidé d’autoriser un peu de réduction du confort pour favoriser la scolarisation de Matthieu. Son AVS est formidable aussi: non seulement elle est à 100% sur mon fils, à jouer avec lui, à lui parler (ce que je n’ai jamais vu faire l’AVS précédente, qui ne lui parlait pas, et qui, contrairement à l’AVS de cette année, ne se mettait pas à sa hauteur et n’essayait pas de capter son regard), et surtout, ça se voit qu’elle a de l’affection pour lui, elle a des étoiles dans les yeux quand elle me parle de ses progrès, et ça, personnellement, en tant que parent, ça me rend très heureuse.

    Les petits (Matthieu est dans une classe avec des toutes petites sections, petites sections et moyennes sections) étaient un peu inquiets d’entendre Matthieu crier au début, mais, là aussi, une simple action de la maîtresse a tout changé: elle l’a fait prendre en rigolant aux enfants, en disant « ah tiens, c’est Matthieu qui crie, c’est pas grave » en souriant et en riant un peu, et maintenant les petits ont la même réaction d’être amusés par les oppositions de Matthieu, et ne sont plus effrayés. Du coup, ils sont aussi encouragés à aller lui parler, à aller le chercher, à l’attirer pour faire des activités (ou le rejoindre, car avec Matthieu ça marche mieux).

    N’hésitez pas à faire toutes les copies que vous souhaitez des articles de ce site, ils sont là pour ça, et revenez nous donner des nouvelles ou nous poser des questions, nous y répondrons avec plaisir!

    Vous faites du très bon travail, ça serait dommage qu’on vous empêche de continuer.

    Amicalement,
    Nathalie Hamidi

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  28. Je dois dire que je suis assez interloquée, comme bon nombre d’entre vous, parents…les propos d’une Mayette enseignante ? J’ai eu le même parcours avec Océane, j’ai même du préférer la déscolariser durant 3 ans et demi plutôt que d’accepter que l’instit la perde dans l’école. Quant à la violence, Océane n’a jamais été violente qu’à l’égard d’elle même…elle m’a juste répété un peu ce qu’elle vivait à l’école, c’est à dire humiliations, croche pieds pour la faire tomber, lui abîmer ses vêtements, et un jour, lorsque je suis venue la chercher, un élève de maternelle m’a dit qu’elle s’était perdue dans le lycée professionnel qui communique avec la maternelle, car elle s’est trompée de porte pour aller en récréation. L’instit n’a rien dit…j’ai attendu et demandé si ça s’était bien passé. Rien, elle n’a rien dit…Et là, je lui ai demandé de venir avec moi chez la directrice et c’est là qu’elle m’a sorti « ah oui, j’ai oublié de vous dire….votre fille s’est perdue…. » Là dessus, j’ai regardé la directrice et comme elle même semblait totalement indifférente et ne voyant pas où était le problème…j’ai préféré la retirer…surtout lorsque j’ai demandé comment cela se faisait que ma fille rentrait griffée, les genoux marqués par les chutes, les vêtements abîmés, déchirés…tous les jours et elle n’était scolarisée qu’à mi temps ! La directrice m’a dit que l’on ne pouvait pas accueillir une enfant comme la mienne car elle a déjà ses « cas sociaux » ! J’étais verte !!! J’ai écrit au Rectorat et je n’ai jamais….mais jamais eu de réponse !

    C’était avant 2005….

    Par contre, Nathalie, j’ai bien lu ce que tu as écrit et je voulais t’assurer d’une chose, cependant, que même si Océane n’a pas participé au jardin d’enfants, elle se mettait au fond de la classe et elle ne disait pas un mot, les autres disaient les prières en hébreu et participaient…Océane rien ! Cependant, en rentrant à la maison, lorsqu’elle était dans sa chambre, elle disait les prières en hébreu et elle se rejouait sa journée en répétant tout ce qui avait pu être dit, avec l’intonation de voix (c’était un jardin d’enfants israélite…je l’ai mise là un moment car elle n’était pas encore propre la journée et que la maternelle me la refusait si elle portait des couches, même des couches qu’elle pouvait enlever et remettre comme une culotte et que ça elle pouvait le faire elle même). Donc, je suis sûre que même si les enfants ont l’air de ne pas capter et ne rien en penser, ils absorbent tout et le ressortent le moment venu…je précise que je ne pratique aucune religion et que je n’ai jamais parlé hébreu de ma vie…du coup, tout ce qu’elle avait appris lors de son passage de 2 ans dans ce jardin d’enfants, elle n’a pu l’apprendre que là ! Je pense que parfois ils ont besoin aussi de souffler et de s’isoler un peu.

    Lors de son récent séjour à l’Envol, avec la prof qui vient à domicile (l’association votre école chez vous, qui sont intervenus lors de sa déscolarisation et que j’ai demandé de remettre cette année pour l’aider à rattraper un peu les lacunes de la CLIS (niveau trop bas)…elle a été mise (malgré mes avertissements), avec des enfants qui avaient des troubles très importants, dérangeants, qui se mettaient en danger, fuguaient…et bien sur…Océane a suivi ! J’ai été vraiment découragée d’apprendre ça ! J’ai répondu « heureusement que j’avais prévenu… », mais bon, ils ont peut être été surpris aussi par le comportement des autres…je ne sais pas ce qui a pu motiver ces choix…mais je pense que je ne la mettrais pas l’an prochain à ce séjour ! J’ai encore un an pour y réfléchir…

    Océane est en ULIS (ex UPI) depuis 2 ans déjà. Dans un collège-lycée public ordinaire. Dans sa classe ils sont tous TED et les profils sont tous différents. Au début de l’année, j’ai été surprise que l’on mandate les enfants de la classe de surveiller l’un de leur camarade qui s’échappait et refusait d’apprendre quoi que ce soit, de dire quoi que ce soit et qui ne souriait jamais, on ne savait pas ce qu’il pensait…il ne parlait pas. Et pourtant, il y a environ une semaine ou deux, j’ai du accompagner Océane car la société de transport (PAM) avait « oublié » de mettre un transport ce jour là…et j’ai été l’accompagner et la chercher après…et je voyais ces copains qui étaient là, les yeux illuminés devant elle…tous, sans exception lui disaient au revoir avec le sourire (un sourire de petits gars pleins de leurs montées hormonales….hihihih) et son meilleur copain, cet élève qu’ils devaient surveiller, son regard s’illuminait en regardant ma fille, il était clair qu’il l’adorait…il lui tenait la main, et il lui souriait et a même dit « au revoir Océane »…ce gamin qui ne pensait qu’à s’échapper en début d’année était en groupe, dehors, ils attendaient chacun leur accompagnant et j’ai vu combien entre eux ils peuvent avoir une interaction très forte. La prof s’inquiétait qu’Océane étant pratiquement la seule verbale, qu’elle ne s’ennuie et voulait l’orienter vers une TED a troubles mentaux ou retard mental mental…j’ai finalement refusé voyant qu’Océane n’avait jamais, dans l’établissement précédent en CLIS (troubles mentaux variés) liés de liens avec aucun des élèves en particulier à part une fille qui en plus est partie la 2ème année. Pour elle cette scolarisation en CLIS a été un vrai calvaire. Les gamins étaient violents et intrusifs, elle détestait aller dans cette école et tous les matins c’était la guerre pour qu’elle y aille…alors que depuis 2 ans, si je lui fais manquer même une heure d’école….c’est terrible ! Elle adore tous ses camarades, elles sont deux filles et les 5 autres sont des garçons. Ils s’entendent merveilleusement bien et même si c’est Océane la plus verbale ! Je pense donc que d’avoir permis à ces élèves de se souder et de s’entraider, entre eux, a permis une formidable complicité qu’elle n’a jamais lié ! Après, dommage que les parents ne soient pas plus désireux de garder des liens pour leurs enfants. C’est là mon souci c’est que les parents ne font rien pour qu’ils se voient en dehors. A mon grand regret !

    Je pense que si on arrêtait avec cette chasse aux sorcières et qu’on permettait de réussir de vraies intégrations, les enfants n’en seraient que plus riches. Si elle n’avait pas été en ULIS TED, j’aurais préféré un milieu ordinaire, avec une AVS. Cependant, l’AVS n’est pas toujours souhaitable dans tous les cas, car par exemple pour Océane, je pense que ça peut être bien si l’AVS l’aide uniquement à se rapprocher des autres et l’aider dans ses interactions sociales, mais en classe, c’est difficile car Océane s’accapare l’adulte et le traite un peu comme son larbin, se met en opposition et ne cesse de provoquer. On a du retirer l’éducatrice du SESSAD qui venait en CLIS pour cette raison. Elle venait uniquement à la cantine, pour les moments de récréation à ce moment là…mais aussitôt repartie ça se passait mal à nouveau…en même temps, on ne peut pas les mettre sous cloche éternellement et les protéger trop. On peut tout faire pour les accompagner et aider les autres à mieux comprendre…mais après, les gamins (en maternelle c’est différent car les gamins ont envie de faire bien la plupart du temps…au collège, ils sont beaucoup plus égocentriques, c’est difficile…). L’intégration en classe ordinaire est difficile car les profs ne jouent pas forcément le jeu. On a même un prof qui a fini son année totalement déprimé et pensant qu’il ne servait à rien…car les élèves ont utilisé ses faiblesses contre lui. Je dis que c’est plus dur au collège car lors de l’ouverture de la classe il y a 2 ans, dans cet établissement, la plupart des élèves ont été séduits par le fait d’avoir chacun « leur autiste »…mais après, ils ont lâché le truc, parce que l’autiste n’étant pas malléable, ils n’ont pas pu en faire ce qu’ils voulaient…et s’en sont désintéressés. Les relations au sein de l’établissement ne sont pas simples…ils font à la fois partie du décor, mais pas vraiment intégrés et restent entre eux la plupart du temps…à part un ou deux qui sont vraiment extravertis et « draguent » les filles. Mais en même temps, pour rien au monde Océane ne voudrait quitter son collège !

    Mon expérience avec l’école a été très houleuse, les écoles visitées ont souvent mis des barrières, ne voulaient pas comprendre, les instits non réceptifs, non désireux de « s’encombrer » d’un cas qui leur faisait peur…n’ont même pas cherché à comprendre. Des Mayettes ? En revanche, en CLIS, l’instit était une prof non spécialisée, elle était juste une bonne et gentille instit pleine de bonne volonté (la 1ère car après les autres, j’ai eu un peu plus de mal…et la 3ème a carrément levé la main sur ma fille en lui disant « moi je tape les bébés »). Je pense que c’est comme partout, y en a pleins à qui le boulot d’enseigner n’est pas toujours une vocation ou une vocation trop superficielle…(instruire des élèves qui ne dérangent pas, obéissent du premier coup et seront bons élèves sans avoir besoin de gros investissements…c’est pas vraiment ça le métier de prof !).

    Parmi les autistes, il y en a bien sur de profils différents, mais il est rare de voir des autistes violents à l’égard des autres…la plupart du temps, s’ils sont violents c’est envers eux mêmes ! Et bien sur qu’il faut les aider à aller les vers les autres, mais aussi leur permettre de souffler en s’isolant un peu à certains moments…à son retour de l’envol, Océane n’a eu qu’une envie c’est de s’isoler dans sa chambre ! 5 jours avec 40 enfants et presque autant d’adultes…et 6 enfants par chambres…c’est trop pour elle ! Je préfère ne pas faire de généralité en ce qui concerne l’autisme, je préfère faire du cas par cas…en revanche, j’ai vu des élèves qui avaient de très bonnes capacités d’apprentissage être orientés en IME et les parents ne se sont pas opposés…l’une des mamans m’a dit qu’elle pensait ne pas avoir le choix. C’est là qu’il faut à mon avis travailler sur l’information…aider les parents à savoir qu’ils ont le choix et les aider à avoir les financements pour ces choix ! Bon courage en tout cas…

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