Nous sommes tous pareils, même lorsque l’on est différents: ce qu’on aime par dessus tout, ce qui nous donne envie de réussir et d’apprendre, c’est le succès.
Si on prend comme exemple l’analyse des tâches qui permettent de retirer un pantalon, les premiers maillons de l’apprentissage ne sont vraiment pas faciles. Ce n’est pas évident de déboutonner, il faut de sacrées capacités motrices fines pour y parvenir. L’enfant aura beaucoup d’occasions de se démoraliser, de subir de multiples occasions d’échec et n’aura pas beaucoup de renforcement et donc de motivation à apprendre à enlever son pantalon si on commence par l’étape la plus compliquée: le déboutonnage.
L’enseignement de cette compétence va donc débuter par la dernière tâche: vous morcelez donc bien les différentes étapes vous-même, en mettant des mots dessus, en utilisant systématiquement le bon geste calmement, et votre enfant réalise la dernière étape: mettre le pantalon sur la chaise ou dans le bac à linge sale.
Il réussit à le faire, dans 80% des cas, au cours de trois séances successives? Renforcez-le! Et maintenant laissez le réaliser lui-même l’étape précédente: ramasser le pantalon, et ainsi de suite… Remontez la chaîne jusqu’au début.
C’est le chaînage arrière.
Prenons un exemple de chaînage différent, celui qui permet d’enseigner à jouer au Colorino. Je crois que nous sommes tous d’accord, le plus difficile est certainement la dernière étape: enfoncer le pion dans le bon trou. Par contre, prendre un pion dans la boite ce n’est pas trop compliqué. L’enfant a beaucoup de chances d’y parvenir et donc d’être dans une situation de renforcement très motivante pour pousuivre cet apprentissage, alors on va commencer par cette première étape.
C’est le chaînage avant.



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