La plupart des gens avec lesquels je partage mon expérience de l’ABA s’imaginent que nous passons nos journées rivés à un bureau. Non, l’ABA c’est deux façons d’éduquer et d’enseigner.

On peut enseigner à table, c’est un enseignement structuré qui convient bien à certains apprentissages. L’enfant est assis en face de la personne qui intervient, et si une guidance physique est nécessaire une seconde personne se place derrière l’enfant. On donne des consignes que l’enfant réalise et l’on renforce immédiatement après la réponse adaptée.

Mais aussi, en parrallèle, et à chaque instant de la vie, on procède par enseignement incidental: dans toutes les occasions possibles, de jeu, de toilette, de courses, de promenade, à l’école, à la piscine, dans la rue, n’importe où, on guide l’enfant, on observe ses comportements, on y répond convenablement, et on renforce tous les comportements positifs. C’est la vie… Comme dans l’éducation de n’importe quel enfant qui est le terrain d’apprentissage.

D’où l’importance d’impliquer tout l’environnement de l’enfant, pour que chacun réagisse de la même manière, d’où l’importance de partager les programmes en cours avec l’institutrice, l’atsem, la baby-sitter, la famille… Pour que l’enfant, en ne rencontrant que des réponses identiques, et des renforcements systématiques, comprenne et expérimente quel est le comportement que l’on attend de lui.

C’est lorsque tout l’environnement de l’enfant bouge, systématiquement et dans le même sens, que les progrès arrivent.