On m’a récemment parlé de la méthode des 3i, et j’ai voulu jeter un coup d’oeil sur ses principes, qui me semblent très bons. En fait, ce sont ceux qui j’applique déjà à la maison avec succès: une stimulation individuelle, intensive et interactive, basée sur le jeu, l’affection et l’enthousiasme.

Une stimulation individualisée
Matthieu et moi nous installons régulièrement, depuis qu’il est tout petit, pour jouer tous les deux. Quand il était plus jeune, il était passionné par les puzzles à encastrer, et il m’amenait régulièrement près de moi ses grands puzzles pour me montrer à quel point il réussissait bien. J’en profitais pour lui donner le nom des pièces qu’il encastrait: le soleil, la vache, le tracteur, etc.
Ces temps-ci, il s’intéresse plutôt à d’autres activités: les perles à enfiler, les cubes (et rectangles, cylindres, etc.) de bois à empiler pour réaliser des constructions, les gommettes ou l’apprentissage de la lecture. Là aussi, il me sollicite et nous passons tous les jours du temps ensemble à jouer rien que tout les deux, en profitant de la sieste de son frère.
Une stimulation intensive
Les 40 heures par semaine, soit 6 heures par jour, sont peu faisables pour moi: il faut aussi que je m’occupe de son frère, du ménage, de la construction de la maison à gérer, des papiers administratifs, etc. Cela dit, à côté de nos séances de jeu, il suit une rééducation intensive avec son équipe thérapeutique, avec une à trois séances par jour, et il va à la halte-garderie pour la socialisation.
Une stimulation interactive
Il est crucial d’utiliser toutes les occasions pour communiquer, accrocher le regard, faire des échanges. Ce n’est pas l’apprentissage en lui-même qui est important pendant ces séances, mais l’interactivité.

Tout doit être axé sur le jeu! Si l’enfant s’amuse, il recommencera plus volontiers que s’il s’ennuie ou s’il se sent obligé. Il faut donc savoir rebondir sur les activités qu’il amorce, en réclamant son attention, en verbalisant ses actions, en essayant de faire passer des notions (par exemple: chacun son tour). Il faut aussi le féliciter chaudement à chaque réussite de communication.
Allez jeter un oeil sur le site de l’Association Autisme Espoir vers l’école pour découvrir tous les détails de la méthode des 3i (méthode de stimulation individuelle des enfants autistes).

Juste une précision: la méthode des 3i est en fait la méthode SonRise.
Mon fils a eu l’occasion de la tester pendant quelques semaines avec une personne formée à la méthode aux USA à raison de 6 heures par semaine et les progrès ont été énormes!
Danièle, peux-tu nous parler de votre expérience avec cette méthode? Nous donner des exemples?
Nous participerons à notre 1er stage de formation à cette méthode en septembre : nous ne manquerons pas de revenir ici partager cette expérience avec vous !
Génial, j’attends d’en savoir plus avec impatience!
Je reviendrais plus tard parler de mon expérience, car j’ai assez peu de temps en ce moment. Je n’ai pas paricipé aux séances, mais je vais essayer de faire un résumé. A bientôt!
Bonjour Nathalie, le 15 septembre il y a une formation des 3i pour les bénévoles à Beauzelle, direction Toulouse-Nord, les parents concernés sont bienvenus.
Merci pour l’information Cléa!
je précise que je suis la maman d’un petit garçon venant d’étre diagnostiqué comme ayant un ted.
Bonne soirée
Lorsque nous avons commencé la méthode, mon fils avait juste 3 ans et cela a duré environ 3 mois à raison de 6h par semaine. En plus il avait 1h d’ergothérapie, 1h30 une personne qui venait jouer et le stimuler à domicile et une matinée de jardin d’enfant. Je le stimulais aussi beaucoup au niveau du langage durant la journée et je ne le laissais pas aller dans sa bulle. Les formules de politesse sont volontairement laissées de côté pour ne pas l’embrouiller.
Il parlait avec des phrases assez bien construites, mais faisait beaucoup d’écholalie directe ou différée. Il comprenait bien ce que nous lui disions. Il avait un regard très fuyant. Avec des moments où il était capable de soutenir le regard.
Ce qui m’a plu dans cette méthode c’est que tout se fait par le jeu et que l’on part des intérêts de l’enfant.
Je pense que ça a ouvert une chez lui, comme un déclic où il a compris qu’il peut influencer son environnement.
Exemples concrets :
« Lire » un livre interactif, en se mettant face à lui, à sa hauteur et retenir les pages. Lorsqu’il veut tourner la page, exiger un regard.
Mettre un jeu qu’il aime (par ex. la pâte à modeler) hors de sa portée. Lorsqu’il pointe pour le réclamer lui demander : » tu veux la pâte à modeler ? » avec une intonation exagérée. Mon fils répondait par écholalie en répétant la question. Répondre alors « ouiiiiii » d’un ton aussi exagéré. Au début, elle le refaisait plusieurs fois. Assez vite il a commencé à commencé à répondre par répétition immédiate, puis à la fin de façon spontanée. Puis sur le même principe d’apprentissage, il a appris à demander de façon spontanée les choses qu’il aimerait obtenir.
En fin de séance, elle ouvrait la porte et il devait m’appeler. Il le faisait d’une toute petite voix, car il ne comprenait pas que de loin, je ne l’entendais pas. ( Il n’a toujours pas compris). Mais plus il appelait fort, plus je venais vite. De manière générale, plus sa réponse était adéquate, plus il obtenait vite ce qu’il demandait, et plus il se faisait féliciter.
Lui donner les objets à partir de la hauteur des yeux, pour stimuler le regard. Un jour l’intervenante s’est même fait un gros point rouge sur le nez, pour attirer son regard.
Se mettre plus bas que lui pour lui donner les objets.
Contrôler l’accès au matériel : lors de séances de dessin elle retenait les crayons et il devait les lui demander :donne-moi le crayon vert » etc…
Elle faisait des jeux de faire-semblant avec des animaux et une ferme, mais là, il l’a surtout observée.
Il y a certainement des choses que j’oublie, mais ça date d’un an et demi.
Si vous avez des questions n’hésitez pas.
C’est clairement ce que nous faisons depuis son plus jeune âge, instinctivement. Et ce que notre pédopsychiatre recommande: attirer le regard par le jeu, réclamer des mots et des interactions par le jeu, etc. J’aime beaucoup le principe de cette méthode, et je pense qu’on peut l’adapter, entièrement ou en partie, à toute prise en charge d’enfant autiste.
Bonjour Nathalie,
A une semaine de l’après-midi d’information au sujet de cette fameuse méthode, mon mari et moi sommes pris de doutes, et nos questions n’ont jusqu’ici amené que des réponses évasives de la part de l’association…
En effet, trouver une solution de garde en semaine pour Matteo est un vrai défi, sachant que nous vivons loin de nos familles respectives (300 km pour la plus proche). Or l’association insiste pour que nous venions seuls à la réunion.
Par ailleurs, ils ne nous proposent pas de venir ensuite à la maison pour nous aider à adapter la méthode aux besoins particuliers de notre fils, mais nous demandent au contraire de « trouver des volontaires » dans notre entourage (inexistant, je le rappelle)…
Enfin, pour assister à cette après-midi d’information, outre la journée de congé posée par mon mari, nous devrons nous acquitter d’une participation de 100 € pour rembourser « les frais de photocopie et autre… », somme qui viendrait « en déduction du coût total de la formation ». Ce coût total ne nous ayant pas été précisé, et 100 € nous paraissant tout de même un montant élevé pour des frais de photocopie, nous sommes un peu refroidis, je l’avoue.. !
La question de la confiance se pose donc, car nous gardons à l’esprit qu’en tant que parents d’un enfant handicapé, nous risquons de croiser des personnes qui pourraient profiter sans scrupule de notre détresse…
Pouvons-nous nous faire confiance à Autisme espoir, et cette méthode sera-t-elle véritablement adaptée à notre situation d’isolement géographique quasi-total ? Et si nous devons assurer seuls, mon mari et moi, les exercices quotidiens pour Matteo, nous en sortirons-nous, sachant que je vis un début de grossesse difficile et que mon mari travaille à temps plein… ?
Bref, j’ai besoin d’urgence de l’avis des parents qui ont opté pour cette solution.
Clarinette, la méthode des 3i s’appuie en effet sur la participation de bénévoles. Pour ma part, j’ai joué avec mon fils depuis sa naissance, toute seule à la maison. Les résultats sont là, il se débrouille bien pour beaucoup de choses, mais comment savoir si c’est par ces jeux ou si c’est parce qu’il était déjà bien disposé?
Je trouve que 100€ de formation ça fait un peu cher, mais ça semble être la norme à plein d’endroits, je me rappelle avoir payé le PECS à prix d’or (et encore je n’ai pas fait la formation qu’il fallait payer cher aussi), et comme toi je ne pouvais pas laisser Matthieu à qui que ce soit.
Je vais sans doute me faire gronder de tous côtés en disant cela, mais je ne suis pas partisane:
- d’une seule méthode; je pense qu’il faut prendre un peu de chaque et l’adapter à son enfant, même si ces méthodes disent qu’elles doivent être suivies scrupuleusement
- de payer très cher du savoir; il vaut mieux garder l’argent pour la prise en charge psychomotrice, par exemple. On va bien trouver quelqu’un dans la communauté qui va t’aider et t’expliquer tout ça, non? Danièle?
En tout cas, je te recommande de vérifier d’abord si tu peux trouver des bénévoles pour venir vous aider avant de vous lancer dans un investissement de cette importance. La méthode des 3i me semble bien sympathique et intéressante, mais à mon avis elle peut être réduite en temps, et être faite chez vous, par vous, à moindre coût. C’est sûr que c’est plus usant pour les parents, et moins intensif, mais si vous n’avez pas la main d’oeuvre à disposition vous ne pourrez pas faire plus de toute manière.
N’hésite pas à poser d’autres questions, si je peux t’aider ça sera avec plaisir!
Amicalement,
Nathalie
Clarinette,
J’avais contacté cette association via e-mail il y a plus de 2 ans, lorsque je débutais et que je n’avais jamais entendu parler d’aucune méthode existante. Je voulais donc avoir plus de détail sur la méthode avant de me déplacer, pour savoir si c’était quelque chose qui pouvait m’intéresser et être utile. J’avais reçu un mail bourré de fautes d’ortographes qui ne répondait pas à mes questions, mais parlait aussi des 100 EUROS. Pour moi c’était un gros investissement en temps en argent d’aller sur Paris pour cette formation. En effet, je suis comme toi, je n’ai personne tout près. En plus, je vis en Suisse près de Genève.
J’y ai donc renoncé, car je trouvais que ça manquait de sérieux.
Mais tu peux te renseigner sur le forum de docitssimo il y a d’anciens posts sur la méthode et envoyer un messages aux personnes qui l’ont testée. Ils ont, je crois fait appel à des bénévoles, qui n’étaient pas forcément de leur entourage.
http://www.enjeu.info/temoignage1.html
Un témoignage sur la méthode Son Rise, car c’est bien de cela que l’on parle.
Nathalie, je suis comme toi, je pense je pense qu’il y a du bon dans chaque méthode, qui se rejoignent sur bien des points si l’on regarde de plus près.
Et n’oublions pas que l’ergothérapie, la logopédie, la psychomotricité sont des compéments très efficaces!
Clarinette, si tu as des questions n’hésite pas, mais n’oublie pas que je ne suis pas une experte!
Danièle
http://forum.doctissimo.fr/sante/Autisme/methode-sujet_554_1.htm
le lien sur doctissimo. C’est une longue discussion, mais il y a des parents qui ont utilisé la méthode via l’association, ils pourront mieux t’aider que moi.
Merci pour tout Danièle! Je pense qu’avec ça Clarinette va pouvoir se faire son opinion et voir si elle souhaite continuer ou pas dans cette voie!
Clarinette, tu nous tiendras au courant?
Nathalie, Danièle,
Mon mari et moi tenons à vous remercier bien chaleureusement de nous avoir éclairés aussi rapidement.
Nous trouvons que vos remarques sont pleines de bon sens et nous allons effectivement réserver cet argent aux futures séances d’orthophonie de Matteo (en libéral puisque son CMP ne nous en propose pas).
Pour les jeux d’éveil, nous allons aller à la pêche aux infos par nous-mêmes dans un 1er temps, et adapter les idées que nous y trouverons à notre fils et à nos contraintes à nous, démarche qui nous semble correspondre davantage à notre situation actuelle.
Danièle, tu vis en Suisse : la proximité de la Belgique offre-t-elle davantage de possibilités de prise en charge par des professionnels, comme on nous le dit souvent, ou bien est-ce un fantasme.. ?
Nous avons appris grâce à toi que « logopède » se rapprochait beaucoup d’ »orthophoniste » : nous en avons déduit que nous étions sur le bon chemin…
Nathalie, il y a quelque temps je t’ai proposé de réaliser une synthèse sur un bouquin génial, « Autisme et tabou » : je voudrais te rassurer, je vais la faire dès que j’aurai récupéré ce précieux livre, que je n’ai pas pu m’empêcher de prêter à ma belle-mère tellement il m’a enthousiasmée !
Merci encore de votre soutien à toutes les deux, décidément on se sent moins démunis grâce à vous !
Bien amicalement
Claire & Jérôme
C’est quand je reçois ce genre de message que je me rends compte à quel point une communauté d’entraide est précisément ce qu’il faut. On peut se conseiller, s’épauler, se donner les informations que l’on a – gratuitement et rapidement!
C’est beaucoup mieux qu’une seule personne, qui forcément aura une opinion bien tranchée sur quelque chose, ou ne saura pas répondre à une question bien précise. Ici, il y a de nombreuses personnes qui peuvent débattre amicalement, et les points de vue différents sont la richesse de cet échange.
On a tous eu des expériences différentes, on a tous un témoignage à faire, un avis à donner, une question à poser, qui servira aux autres, jusqu’au moment où c’est les autres qui nous donneront une solution à nos problèmes.
Merci Danièle de ta rapidité de réponse, merci Clarinette de ce message, c’est ce genre d’échanges qui me donnent la force et la volonté d’écrire tous les jours un peu plus sur l’autisme, même quand je suis un peu flagada et que j’ai l’impression de ne rien faire de bon!
A la demande de Nathalie, je viens vous confirmer tout ce que vous vous dites déjà ici, Daniele, Clarinette et Nathalie ; je suis d’avis que Son-Rise est une très bonne méthode, tous les témoignages que vous entendrez et lirez seront toujours enthousiastes, parce que ceux qui peuvent appliquer cette méthode l’ont fait parce qu’elle leur convenait ! Mais il ne faut pas se lancer dans des méthodes qui exigent des pré-requis qui ne vous conviennent pas, par exemple, si le pré-requis est que vous disposiez de vingt-quatre bénévoles alors que vous n’avez pas les moyens techniques, logistiques ou autres de les rassembler, c’est impossible à mettre en place. Inutile de culpabiliser pour autant, cela ne mettra pas votre enfant en danger de ne pas progresser !
Sinon, oui, logopède = orthophoniste, c’est la même profession, mais une appellation différente dans les différents pays francophones, et si vous lisez des références en anglais, cela correspond à « speech therapist » ou « speech pathologist ».
Pour l’ergothérapie, vous verrez également le terme « psychomotricien », ou thérapeute occupationnel, selon le pays (occupational therapy), bien que les psychomotriciens ne soient pas toujours à la base formés pour les troubles envahissants du développement (se méfier des explications pseudo-psychanalytiques à chaque fois que vous en entendrez, ça n’a aucun sens dans le cas qui vous occupera).
La thérapie par le jeu, c’est évident que c’est ce que l’on recherche avec des jeunes enfants, le jeu est la première source d’apprentissage. Mais cela veut dire que le jeu doit être attirant pour l’enfant. L’histoire des quarante heures, vous la retrouverez tout le temps et partout. C’est une manière commode de dire qu’à partir de dorénavant, tout le temps éveillé de votre enfant est une excellente occasion de « travailler » et vous verrez même à la longue que quarante heures, c’est parfois bien en deça du temps que vous pouvez consacrer, vous ou l’entourage aux troubles envahissants et à leur amélioration (ce qui est le but de l’équipe, constituée de parents, ou/et professionnels, entourage etc.).
Les quarante heures, cela veut surtout dire que la sonnette d’alarme est tirée pour tout programme qui vous propose « généreusement » une heure d’orthophonie par semaine avec une consultation d’un psy avec les parents pour assaisonner le tout.
A partir de là, chaque famille doit se mobiliser pour organiser ce temps d’éveil de l’enfant au mieux de ce qui convient à la famille. Chacune a des besoins et des logistiques particulières. Se documenter et s’entraider sont les meilleurs moyens de devenir les experts très rapidement.
Bonne continuation !
Clarinette, tu as deviné juste: logopédie est le mot utilisé en suisse pour orthophonie (orthophoniste=logopédiste, je crois qu’en Belgique ils utilisent le terme logopède). Parfois j’oublie que je ne parle pas à des Suisses et un « suissisme » m’échappe!
Sinon la Suisse n’a pas de frontière avec la Belgique. Nous sommes à plus de 700km au sud. Je pense que tu confonds avec le Luxembourg!
(le petit point au mileu de l’Allemagne, Autriche, Liechtenstein, Italie et France c’est nous!)
Question prise en charge, j’ai l’impression que notre système est très différent du vôtre, mais que nous ne sommes, hélas, pas mieux lotis.
Otir, la psychomotricité et l’ergothérapie sont des disciplines différentes, bien que similaires à ce qu’il me semble.
Mon fils a fait d’énormes progrès grâce à l’ergo, (Clarinette si ton fils peut en bénéficier n’hésite pas) j’aimerais bien qu’il puisse aussi bénéficier de la psychmotricité, mais le canton (=vos départements) ne prend pas en charge les deux, c’est soit l’un soit l’autre.
http://blog-alexandre.over-blog.com/
Clarintte, ceci est le lien vers un blog ou je vais parfois piquer des des idées! Cette maman a mis en ligne les exercices qu’elle fait avec son fils. C’est pour ta pêche aux infos.
Bon courage pour la suite!
Petite question pour ma culture personnelle: un orthophiniste en libéral, ça veut dire quoi exactment? Un privé pas remboursé?
Nathalie, ton site est mine d’or d’infos et j’aurais bien aimé en trouver un comme ça il y a deux ans lorsque je n’étais que questions!
C’est un orthophoniste qui ne travaille pas dans un hôpital, une institution, etc. Bref, quelqu’un que tu peux choisir pour ses qualités et ses méthodes de travail, critères qui peuvent varier d’une personne à l’autre. Par exemple la première orthophoniste de Matthieu avait une méthode de travail qui ne me convenait pas, alors je l’ai changé d’endroit, ce que tu ne peux pas faire avec des équipes en hôpital ou instituts, etc.
Sinon, l’orthophonie est remboursée en France, à condition d’avoir une ordonnance faite par le médecin. Ce sont des choses comme la psychomotricité qui ne sont pas remboursées.
De plus, en France toujours, si tu as fait la demande pour ton enfant de l’ALD, tu n’as pas à faire l’avance des soins, ils sont payés directement à l’intervenant. Ce qui est bien pratique, foi de maman qui a deux ou trois ordonnances à renvoyer toutes les semaines!
Bonjour,
Je suis le papa de Raphaël qui a débuté les 3i en Juillet 2009. 100€ pour son enfant, ce n’est pas cher payé. Si votre enfant est autiste, il ne vous réclamera pas des jouets à chaque fois que vous irez en grande surface. Ca peut paraître cher mais si vous vous lancez dans la méthode, vous verrez que des photocopies, il y en a beaucoup. La formation coûte 100€ afin de faire vivre l’association.
Les mails sont bourrés de fautes d’orthographe? Eh bien, si vous faites la formation, vous verrez que la présidente de l’association n’est pas une experte en Informatique, de plus, elle a très peu de temps car elle suit tous les enfants en France. En plus de faire les formations des parents, celles des bénévoles, animer les réunions mensuelles des bénévoles, lire et compléter les comptes rendu de ces réunions. Sachant qu’il y a un plus de 120 enfants qui suivent cette méthode… Ca prend du temps.
Je vous l’assure, ce sera bénéfique pour votre enfant.
Nous avons une équipe de 40 bénévoles qui viennent chacun leur tour jouer avec Raphael. Il a fait d’énormes progrès encore plus que quand nous (ses parents) jouions avec lui. Vous serez étonné de voir qu’à la formation (si vous vous lancez) il y aura autant de monde. (En plus, dans nos bénévoles, on a même une pschychomotricienne, une psychologue, des instits, des collègues, des retraités, des jeunes de 17 ans…)
Vu les progrès de Raphaël, je parle de cette méthode très souvent pour la faire connaître. J’espère vous aider à faire le pas, ça vaut le coup!
Courage!
François
Merci François de votre témoignage. En effet, ici nous ne connaissons pas forcément toutes les méthodes, alors c’est important d’avoir des personnes qui sont en plein dedans pour nous renseigner.
Ceci dit, nous ne critiquons pas la méthode qui nous semble à tous intéressante et bénéfique pour les enfants autistes, mais nous avons conseillé à Clarinette, qui n’a personne autour d’elle pour faire du bénévolat, d’éventuellement garder cet investissement financier pour une méthode qui puisse mieux lui convenir.
Comment avez-vous trouvé des bénévoles? Quand on n’a pas sa famille auprès de soi, n’est-ce pas un peu difficile?
Par définition, le bénévolat c’est gratuit, la méthode ne coute que les interventions du psychologue de l’association qui suit votre enfant…
Il n’y a pas 300km de champs autour de Clarinette? Il doit bien exister un collègue capable de garder son enfant pour une journée. Au pire, un seul des parents assiste à la réunion.
Bon courage Clarinette (et franchement, fonce!), j’ai lu également les forums doctissimo etc sur internet et quelques instants j’ai douté. Mais pourquoi tenir compte des avis de personnes qui ne connaissent pas la méthode des 3i. Nous aurons assez de lucidité pour savoir si nous devons continuer. Pour l’instant, c’est sûr, on continue!
Nous avons vu les videos en novembre sur autisme-espoir.org, avons appliqué la méthode à deux et Raphaël s’est transformé. Depuis Juillet, il progresse encore plus vite.
François, comment as-tu trouvé des bénévoles pour ton enfant? Si j’étais dans la situation de devoir en trouver, je ne saurais pas par où commencer, donc n’hésite pas à nous donner des tuyaux!
Vas voir sur la petite page que j’ai fait pour Raphaël (Clique sur mon pseudo, il renvoit vers http://jouer.avec.raphael.free.fr/), il y a eu deux articles dans des journaux, des affiches dans des pharmacies, des boulangeries, des paroisses, etc…
Tu trouveras les articles sur la page de Raphaël
Sur votre site, il y a écrit que vous cherchez des bénévoles, pas comment vous les avez trouvés. Et je doute que tout le monde puisse avoir une couverture médiatique, de toute manière! =)
Je continue à dire que la méthode est intéressante à condition de s’assurer qu’on pourra obtenir le nombre de bénévoles suffisant pour la mettre en place, au risque de se retrouver tout seul à devoir jouer quarante heures avec son enfant. Ce qui n’est pas facile: je le sais, je me suis consacrée à jouer avec Matthieu, entièrement, toute seule, pendant plus de deux ans. Même s’il le faut, même s’il n’y a pas d’autre solution, c’est pas franchement une vie.
Alors: la méthode des 3i, OUI! Mais assurez-vous quand même avant de vous lancer là-dedans que vous pourrez avoir de l’aide pour la mettre en place.
Il y a nos coordonnées téléphoniques dans les articles. Ils nous appellent pour venir à la réunion d’information et de formation.
Ne doutez pas de la générosité des gens. La plupart d’entre eux nous disent « merci! » quand ils appellent alors on les rectifie « non, c’est nous qui vous remercions! »
Je ne doute pas de la générosité des gens, je dis seulement que trouver, non pas deux, ou cinq, ou dix, mais quarante bénévoles me semble un peu difficile. En même temps, si vous y arrivez, c’est super, j’en suis ravie! Et je souhaite à tous autant de bénévoles pour aider leurs enfants! =)
Et pourtant, ça marche avec tous les parents qui suivent la méthode. Nous avons des personnes qui se sont proposées après le début de la méthode, « contaminés » par nos bénévoles.
Mais comment les trouvez-vous? Simplement en mettant des affiches un peu partout? Ou via votre site web? Ou est-ce l’association qui vous aide à les trouver?
Est-ce que ça ne pourrait pas être utile de demander les bénévoles avant de suivre la formation, pour voir combien on arrive à en récupérer?
Le jour de la formation nous savions exactement le nombre de bénévoles que nous allions avoir.
Ce sont les articles qui nous ont rapportés le plus de bénévoles.
Les articles étaient dans les éditions locales de La Voix Du Nord et de l’Observateur du Valenciennois.
Il faut que vous soyez au courant des principes de la méthode avant de vous lancer… Quand les bénévoles vous contactent, ils vous posent des questions, les grandes lignes quoi. Il faut savoir qu’il n’ya pas de compétences particulières à avoir pour être bénévoles.
C’est un peu dur pour moi de comprendre: vous saviez que vous alliez avoir X bénévoles avant la formation, mais il faut avoir fait la formation avant de se lancer?
Surtout, ne prenez pas mes questions comme une attaque sur vous ou sur la méthode des 3i, je cherche à comprendre comment pourrait faire Clarinette pour avoir une « sécurité » avant de se lancer dans des dépenses si jamais elle ne peut pas obtenir les bénévoles nécessaires.
Autre question: où se passent les séances avec les bénévoles? Qui assure les passages de l’un à l’autre? Je suppose qu’il faut absolument que quelqu’un soit là en permanence pour ouvrir aux bénévoles, etc?
En fait, il y a la formation des parents sur Paris (vous savez les 100€) et plus tard la formation des bénévoles près de chez vous.
Il faut aménager une salle de jeu à la maison et effectivement, pouvoir accueillir les bénévoles. Ma femme est a mi temps et moi j’ai une journée dans la semaine. Le vendredi, les grands parents se relayent pour l’accueil.
La formation des bénévoles est-elle payante? Si oui, qui la paie? Un bénévole doit-il s’engager à être bénévole un certain temps, ou est-ce que ce n’est pas grave? Combien de temps durent ces formations?
Vous me dites si je suis pénible avec mes questions!
// j’ai été long: changement de bénévoles
//
Elle coute la fin du prix des photocopies (les 100€ de la formation des parents comptent je le rappelle dans ce prix) à la charge des parents. Chaque bénévole repart avec un dossier et aura un livret d’évaluation par la suite. Les formations durent environ trois heures.
Une chose est certaine, le prix de revient de la méthode des 3i est modique quand on voit les résultats. Il l’est encore plus quand on compare aux 3000€ mensuels de la méthode ABA. (Merci de ne pas lancer un débat 3i/ABA).
On demande une certaine implication aux bénévoles, en moyenne, deux ans.
Loin de moi l’idée de faire des comparaisons entre méthodes, que ça soit en terme de prix, style, réussites, etc. Ce que j’en dis, surtout, c’est que c’est difficile de se lancer dans une méthode sans rien en savoir.
Chacun choisit la méthode (ou, comme moi, les bouts de méthode) qui lui convient, chacun a des impératifs, ressources à disposition, moyens financiers différents, et on ne peut pas savoir mieux qu’eux ce qui leur conviendra.
Sinon, pourquoi ne pas mettre la méthode en ligne gratuitement? Il suffirait, pour que l’association vive, de ne faire payer que les formations pour ceux qui en ont besoin, et un coût additionnel pour les photocopies pour ceux qui n’ont pas internet…
Je suis pour la gratuité de l’information, tant que possible. C’est à ça que sert cette communauté, et j’espère qu’avec les connaissances de tous nous pourrons faire quelque chose de bon ici.
Il faut un suivi de l’enfant par des professionnels formés à la méthode. Plusieurs professionnels qui ont rencontré Raphaël nous on dit qu’il connaissait « un peu » la méthode des 3i… Mon oeil… Pas du tout!
Il faut bien l’assimiler et il est nécessaire de remettre les points sur les i pour des bénévoles qui ont reçu une formation alors pour des bénévoles qui auraient « lu » la méthode à mon avis ca ne pourrait pas fonctionner. Si la méthode des 3i est mal appliquée, cela ne pourrait de lui nuire. Au final, on dirait qu’elle ne marche pas…
Oui, ça c’est comme l’histoire de la méthode PECS qui a un manuel de trois cent pages et qui a, pour chaque étape, vingt contre-indications, et selon eux si on ne suit pas tout à la lettre (a.k.a. « suivez la formation sinon ») ça ne peut pas marcher.
L’orthophoniste de Matthieu, la psychologue du CeRESA que j’avais vu m’avaient dit que je pouvais m’y mettre sans tout cela, et que ça marchait bien même sans être extrémiste dans l’application de la méthode.
Je ne parle pas de remplacer les méthodes, mais de donner une vue d’ensemble aux personnes qui vont s’engager là-dedans et payer. Ceux qui le souhaitent pourront toujours, par la suite, demander à suivre les formations, ainsi que les bénévoles.
Le but de l’association est de faire reconnaitre cette méthode par l’état afin qu’elle soit proposée aux parents.
Adepte du libre comme vous, je crois au partage de l’information et je trouve que cette méthode est presque « donnée », pas totalement mais pour la bonne cause.
Il existe le forum des parents des enfants suivis par la méthode des 3i:
http://parentsaeve.forumparfait.com/
Bonjour François,
Dans la méthode ABA , il est aussi possible de faire apple à la générosité et au bénévolat.
Une fois formé , bien formé par une personne compétente (et dont la compétence est prouvée , j’insiste).
Le coût ne s’élève pas forcément à 3000€ …
Merci François, on va pouvoir aller lire tout ça à tête reposée.
Pour info, je ne sais pourquoi, WordPress a reconnu ton message précédent comme du spam, donc il a fallu que j’aille le repêcher dans les indésirables. Si jamais tu vois que ça se reproduit, laisse moi un mail à nathalie@autismeinfantile.com pour me le signaler – ça ne sert à rien de reposter plusieurs fois, au contraire, je crois qu’au niveau filtre à spam ça empire les choses! =)
Vous pouvez lire sur le forum d’Asperansa les articles passés dans la presse locale sur le sujet, et les discussions.
Manifestement, c’est l’appel par la presse à des volontaires qui permet de mettre en oeuvre la méthode. Et pour cela, il n’est pas nécessaire d’avoir un réseau préalable. Mais il peut y avoir un problème de renouvellement de volontaires.
Le principe ressemble à la Thérapie d’Echanges et de Développement pratiquée à Tours depuis longtemps par des professionnels. Mais quand des professionnels l’utilisent, cela dure peu de temps.
Or, la multiplication des intervenants – a priori déstabilisatrice pour des autistes – semble acceptée, compte tenu du contexte de jeu et de l’absence de contraintes fortes. Seuls des bénévoles permettent ce renouvellement d’expériences, qui, par leur caractère répétitif, peuvent avoir un effet bénéfique.
Il ne faut pas se mettre martel en tête : même s’il n’y a pas 40 heures de jeu, c’est utile. Et certains parents préfèrent limiter la méthode, pour pouvoir continuer de bénéficier de prises en charge.
Je trouve assez sommaires les explications « théoriques » avancées sur le site de l’association, mais finalement peu de conneries (à mon avis) : http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?p=8146#8146
Les 3I ont été critiquées – assez violemment, je trouve – dans ma région, mais sur un point, pas du tout : sur l’aspect financier, il n’y a rien à dire.
A ma connaissance, il ne s’agit pas de « professionnels » formés à la méthode, mais de non-professionnels bien expéirmentés. Mais surement plus efficaces que des professionnels déformés.
Ensuite, il s’agit de savoir pour qui c’est le plus efficace, quand, dans quelle proportion ?
Je crois qu’il ne faut comparer avec la méthode PECS. Celle-ci a fait l’objet d’une longue expérience. Elle est très efficace : je crois que personne ne le conteste, bien que les preuves scientifiques suivant les principes canoniques manquent un peu. Des spécialistes chevronnés qui ont utilisé la méthode sans la prendre au pied de la lettre, qui se sont heurtés à des difficultés, ont avoué ensuite que les conseils ou contre-indications résolvaient déjà les problèmes rencontrés.
Les méthodes de communication alternative ne sont pas toutes labellisées de la même façon.
La formation PECS labellisée peut coûter cher.
Mais l’idéal est d’avoir une équipe de professionnels formés, qui aident les parents à compléter la prise en charge : car il faut utiliser les mêmes techniques de communication en institution et en famille.
« Ce sera tut pour aujourd’hui « (principe Shadock)
Merci a tout le monde.
J’étais passée a côté de ce sujet.
Oui c’est merveilleux toutes ces interactions,
Cette communauté est un trésor.
Bonne journée.
Caroline.
Bonjour,
J’ai été amenée à voir un enfant qui a été suivi par la méthode des 3i, et voici ce qui m’a froissée :
- aucun diagnostic d’autisme n’avait été posé pour cet enfant, aucun bilan effectué en centre référent, et à mon sens cet enfant n’était justement pas autiste (mais je ne suis pas qualifié pour poser un diagnostic à moi toute seule…)
- je suis allée voir sur le site de l’association, et j’ai retrouvé beaucoup de formules qui me semblent martelées à toutes les pages et dans tous les témoignages vidéo, comme « l’enfant doit sortir de sa bulle »… encore et encore et encore…
- je suis gênée par le principe de la déscolarisation complète, en attendant que l’enfant aille mieux, soit sorti de sa bulle, et puisse retourner à l’école quand il sera guéri.
- je suis embêtée par la multiplicité des intervenants non formés.
- je n’ai eu aucun contact avec cette association, la maman m’a dit que l’équipe estimait que ce n’était pas nécessaire car nous ne travaillons pas de la même façon.
- la maman m’a dit qu’un des principes de la méthode est qu’il ne faut rien imposer à l’enfant, sinon il ne peut pas sortir de sa bulle, donc aucun principe éducatif n’est mis en place.
Maintenant j’aimerais bien me faire mon idée par moi-même, mais c’est un peu difficile sachant que c’est en conflit avec la discrétion professionnelle à laquelle je suis soumise.
Moi je pense que c’est bien quand ils sont tout-petits et qu’on ne peut pas encore leur demander des choses compliquées. C’est quelque chose que j’ai fait à moi toute seule quand Matthieu était tout petit, d’instinct, alors qu’on ne savait pas qu’il est autiste. Mais je suis plus favorable à un « gloubiboulga » de méthodes, en prenant un peu de chaque jusqu’à ce que ça convienne parfaitement à l’enfant et à ses besoins.
La déscolarisation, si on peut s’en passer, il vaut mieux selon moi. Nos enfants ont besoin de la structure et du « bon exemple » des petits copains.
Le fait que les gens qui viennent « pour jouer » avec l’enfant ne soient pas tous formés ne m’inquiète pas outre mesure, vu que l’enfant doit être pris en charge à côté par des gens dont c’est le métier, et qui doivent avoir un regard sur ce qui se passe à côté, le plus possible. Par contre, il ne doit pas y avoir que ça!
Pour conclure brièvement, je pense qu’il est essentiel de poser un diagnostic, d’agir et de communiquer avec une équipe pluridisciplinaire, en essayant d’être le plus ouvert possible, que ça soit avec les intervenants, les professionnels de la santé, l’école, la famille, etc. Car en sachant ce qui marche avec l’un, on peut essayer de le reproduire et de le généraliser avec les autres.
Vos réflexions me semblent justes, Charlotte. Maintenant, chaque parent fait comme il l’entend pour son enfant, mais il me semble obligatoire de bien peser les pour et les contre de chaque méthode, et de faire pour le mieux en cherchant à ne pas tomber dans un extrémisme (d’un côté comme de l’autre). Prenons le meilleur de chaque chose, pour le bien de nos enfants!
Oui, tout à fait d’accord, c’est aux parents de choisir la méthode qu’ils préfèrent pour leur enfant.
Ce choix se fait en accord avec leurs principes éducatifs, avec leur propre éducation, leur ressenti… et malheureusement également les moyens financiers, la situation géographique…
Etant à Paris, mes patients ont le choix et me demandent souvent mon avis sur les différentes méthodes, j’ai donc intérêt à me tenir au courant!
Je ne dénigre jamais rien, j’essaie toujours de me faire une idée, qu’on me parle de 3i, d’hypnose, de communication facilitée, d’ABA, de Padovan… J’essaie de rester ouverte et objective, signalant par exemple le manque de preuves scientifiques ou de recul pour certaines méthodes (je ne mets pas tout dans le même panier).
Pour en revenir aux 3i, à part tout ce que j’ai cité plus haut, il y a encore d’autres choses qui me gênent :
- sur la page d’accueil du site, ils préconisent le régime sans gluten, sans caséine… Rien n’a été prouvé à ce niveau là, bien au contraire.
- Ils mettent également en cause les vaccins et les antibiotiques, recommandant d’éviter de vacciner les enfants.
Nous avons donc une association qui pour guérir les enfants de l’autisme (j’emploie leurs termes!) propose :
- un régime sans gluten, sans caséine (bonjour l’exclusion)
- une déscolarisation complète (exclusion encore), éviter les lieux collectifs
- éviter les vaccins (ils citent notamment ce fameux ROR porteur de métaux lourds, ce mythe a été depuis longtemps contredit et réglé)
- éviter toute contrainte, laisser à l’enfant une expression totale par le jeu, ne pas décourager les stéréotypies.
Alors, l’enfant ne sera plus un enfant autiste….
Tout ceci est écrit sur leur site internet!!! Je reste donc très sceptique!
Enfin (je suis longue, je m’excuse), juste un petit mot à propos de la formation.
Même si elle est très bien faite, lorsqu’on assiste à une formation, on intègre ce qu’on est capable de comprendre, en fonction de ses connaissances théoriques, de son vécu, de sa vision de l’autisme, de l’image que l’on a d’un enfant en particulier…
40 personnes qui suivent la même formation n’en tireront pas les mêmes conclusions, ça reste toujours très subjectif, que ce soit la formation du PECS, des 3i, ABA ou autre.
Tout le monde n’a pas la même façon de retenir, de conceptualiser, de comprendre, de se créer des images mentales… bref, d’appliquer en situation concrète les résultats d’un apprentissage.
Il y a des personnes plutôt visuelles, auditives, motrices… et que des professionnels de l’autisme disent qu’on ne peut pas comprendre une méthode en lisant un bouquin, mais seulement en assistant à une conférence, ça me gêne encore une fois!
Tout le monde n’utilise pas les mêmes processus cognitifs, et quand on travaille avec des personnes autistes, nous devrions en avoir d’autant plus conscience.
Merci de m’avoir lue. Je ne fais que partager des interrogations.
J’aimerais beaucoup rencontrer les psychologues de l’AEVE, mais pour l’instant je ne peux pas (ou alors il faudrait que je le fasse de façon anonyme et je n’en ai guère envie).
On est bien d’accord: les régimes sans gluten et sans caséine ne sont pas la réponse à l’autisme, même si parfois ils peuvent, dans le cas des enfants qui sont effectivement allergiques, réduire l’intensité de certains troubles du comportement (voir le génialissime livre Les troubles du comportement associés à l’autisme et aux autres handicaps mentaux par Gloria Laxer et Paul Trehin, qui explique qu’un enfant autiste en souffrance peut avoir des troubles du comportement accrus), et donc apporter une amélioration.
Je parle de la vaccination et des régimes ici: Les non-causes de l’autisme: opinion et débats.
Ne pas décourager les stéréotypies, là encore, si vous avez eu l’occasion de lire mes articles à ce sujet(Encourager ou décourager les routines, Ne rien lâcher, Important: réduire les rituels au maximum, Être plus permissif ou moins permissif?), vous savez que je ne suis pas d’accord: il faut selon moi essayer d’éliminer les plus gênantes ou dangereuses, et essayer de limiter les plus bégnines dans le cadre privé.
Par contre, ce qui me plait dans la méthode, c’est le fait de stimuler l’enfant constamment, réclamer son attention, et surtout: jouer! Anne Idoux-Thivet a basé toute la prise en charge « à la maison » de son fils Matthieu sur le je par le jeu (voir son livre-témoignage Écouter l’autisme ainsi que son blog). Même si son fils Matthieu est beaucoup moins handicapé que la plupart de nos enfants (dont le mien), la méthode fonctionne, même si c’est à moindre niveau.
En prenant le meilleur de chaque méthode, le plus adapté, on aide nos enfants à progresser. C’est aux parents à réfléchir, se faire leur opinion, envisager les possibilités et déterminer le plan d’action – enfin, je sais que moi je ne laisserais cette place à personne! Dans l’équipe de Matthieu, tout le monde respecte mes décisions, et personne n’hésite à me donner son avis ou opinion, que je reçois toujours avec plaisir et intérêt, car ça m’aide à prendre des décisions informées.
Merci pour cet échange Charlotte! ^^
Charlotte, je plussoie totalement
bonjour; je suis en école d’éducatrice et cette méthode m’intéresse beaucoup; j’aimeari savoir si quelqu’un connait une association qui pratique cette méthode en dordogne notamment à sarlat; j’aimerai y travailler
merci!!
cordialement
Bonjour,
J’ai une fille autiste de haut nivau je voudrais avoir acces a la methode 3i , j’ai ecris plusieurs fois a autist espoir vers ecole sans repnse,je pense que la raison est que je n’hbite pas en france;
est ce que la methode est accecible autrement.
Merci de me repondre.
Bonjour
Je suis la maman d’un garçon autiste de 12 ans , nous avons commencer la méthode de 3 I depuis 3 semaine.
Pour contacter l’association compléter le formulaire.
Pour plus des infos sur la méthode en pratique vous pouvez me contacter en privée.
zak.lucyna@yahoo.fr
(j’habite en Belgique ) nous avions utilisée tous les méthodes possible officiels en Europe ABBA, Pics TEACH et autres, malheureusement pas des résultats, avec 3 semaine de la méthode 3 i les premiers résultats sont la.
Désole je n’est suis pas francophone
Bonjour, je suis élève de terminal en ST2S. Dans le cadre de nos activitées interdisciplinaire, nous avons choisi le thème de l’autisme. je souhaiterais devenir bénévole auprès de personnes atteinte d’autisme afin de mieu comprendre cette maladie et me faire une expérience car j’espère devenir éducateur spécialisé. Merci de me communiquer de la documentation sur la méthode des 3 i.
Bonjour Erwan ^^
Je vous recommande de vous adresser à Autisme Espoir Vers l’Ecole (http://www.autisme-espoir.org/) pour la documentation sur la méthode des 3i. Petite correction amicale: l’autisme est un handicap et non une maladie.
Bon courage pour vos activités.
Amicalement,
Nathalie Hamidi
Bonjour à toutes et tous,
J’ai eu la chance d’appliquer la méthode d’abord en tant que bénévole puis en tant que stagiaire au sein de l’association, et surtout au début de son existence.
La méthode présente évidemment de gros avantages mais possède aussi des inconvénients (comme toutes les méthodes en fait).
Pour moi le principal défaut est qu’elle est trop subjective, trop partiale. Comme l’a dit très justement Charlotte, plus haut, l’association suggère de faire des choses qui ne sont pas prouvées objectivement. Le régime sans gluten et sans caséine n’est vraiment pas convainquant.
Par contre je vais aller à l’encontre de ce qu’a dit Charlotte par rapport à la déscolarisation. Je rejoins l’avis d’AEVE à ce sujet. Si votre enfant est en souffrance à l’école, qu’il y éprouve un grand nombre de difficultés (qui sont plus que nombreuses pour les enfants autistes), l’utilité, pour l’enfant, est relative. Donc le déscolarisé pour mieux l’aider avant de le réinscrire par la suite une fois qu’il pourra vraiment en profiter, ne me semble pas une si grande aberration. (bien que je comprends les parents qui ont peur que le retour à l’école soit difficile par la suite. Le principal problème reste administratif, mais l’enfant lui aura bien moins de difficultés à y aller)
Voilà. Si vous avez des questions à ce sujet n’hésitez pas.
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Bonjour,j ai suivi la formation 3i à Paris,.Je ne sais plus quoi penser en lisant tout vos commentaires.Alors que la methode m avais bien convaincu, je me sens maintenant perdu.Comment etre sure de faire le bon choix.Merci de m aider.A bientot
Bonjour Queyras,
Toute formation est bonne à prendre, cela vous fait de l’expérience et une piste de réflexion de plus pour vous faire votre propre idée de ce qu’il faut à votre enfant. Personnellement, je pense que cette méthode des 3i est intéressante pour les très jeunes enfants, jusqu’à trois ans, notamment s’ils ne sont pas de haut niveau ou Asperger, étant donné qu’ils ne sont pas du tout dans la communication et que tout échange peut les aider. La demande d’accrocher le regard est importante.
À côté, il vaut mieux, selon moi, continuer la prise en charge (orthophonie, psychomotricité, éventuellement psychologie), qui doit avoir été commencée dès que possible, et avoir aussi une prise en charge comportementale en parallèle pour travailler (ABA, TEACCH, PECS ou Makaton).
Amicalement,
Nathalie Hamidi
Il n’y a hélas pas de méthode miracle. Toute la difficulté est dans l’adaptation au cas par cas. Ensuite, elle réclame toutes un temps énorme ! Nous travaillons à temps plein mon mari et moi et pour l’instant nous ne pouvons ni l’un ni l’autre réduire notre temps de travail. Notre fils (3 ans 1/2) est pris en charge en hôpital de jour à Lyon, 4 h par semaine. Je sais que nombre de parents ne veulent pas en entendre parler mais là je dois préciser qu’ils fonctionnent en fait sur des tcc et pas sur du psychanalytique : tunnel de psychomotricité, jeux de socialisation (tour de rôle), (re)connaissance du corps, habiletés sociales, compréhension et respect de consignes, concentration, mémoire, etc.. C’est sûr il sont 3 enfants pour deux infirmières spécialisées, sans compter les autres intervenants : medecin chef pédo-psychiatre, cadre infirmier, une psychologue (plus pour les parents en fait que pour les enfants
), assistante sociale.
Enfin bref, tout ça pour vous dire que eux aussi fonctionnent en variant et en intégrant différentes méthodes et prennent ce qui marche dans tout ce qu’ils connaissent et c’est vrai que comme nous, parents, parfois ils tâtonnent ! Et oui l’humain, avec autisme ou TED, ou pas, n’est pas simple à comprendre. L’avantage est qu’on peut parler avec eux de toutes les méthodes : ABA, TEACCH, 3I,… Il faut préciser aussi que notre fils est plutôt TED (ou TED NS ou autiste atypique, enfin prenez le terme que vous préférez) et qu’il parle, mal certes, mais il parle. Nous envisageons également une prise en charge à domicile en complément mais à voir par quel biais (association, en libéral ?). Sans oublier l’école bien sûr (2 jours 1/2 par semaine sans AVS cette année) et les séances d’orthophonie qui vont reprendre (au moins 2x par semaine). Je trouve que tout ça lui fait un beau programme de ministre !
Bonjour,
tous ces messages remontent, mais je voulais apporter mon temoignage et je regrette de ne pas avoir connu ce site avant…
moi aussi, mi janvier, quand un pedopsy du CAMSP m’a appris que mon fils avait des « troubles autistiques » (mais n’etait pas forcement autiste, ce que j’ai toujours du mal a comprendre…), j’ai passé mes nuits sur internet.
J’ai entendu parler de cette methode des 3i, qui avait l’air super et surtout peu onereuse comparee a la methode ABA par exemple…j’ai regarde des videos du site de l’association, j’ai deja commence a comprendre en ecoutant le temoignage des parents qu’il y avait une « gueguerre » entre la methode ABA et la methode des 3i…ca n’a fait que me brouiller l’esprit, quelles methodes fallait-il choisir? qui ecouter?
J’ai vu qu’une formation d’une journee se faisait sur Paris fin janvier…c’etait 100 euros « par famille ». J’ai envoye un mail a l’association, la directrice m’a repondu en me donnant une fiche a remplir, avec notamment les noms des parents et des autres personnes de la famille à noter (je suis sûre que des parents pourront témoigner). J’ai appelé la psychologue de l’assoc, tres gentille, je lui ai dit que mon beau pere pouvait prendre sa journee pour venir, ma belle mere egalement..elle m’a repondu que c’etait tres bien que la famille vienne, que c’etait tres encourageant.
Je remplis donc cette fiche, je la renvoie par mail. Le samedi, 2 jours avant la formation du lundi à Paris, coup de fil sur mon portable, la directrice de l’association: « vous avez noté 5 personnes sur votre fiche (les 2 parents, maman, beau papa et belle maman), c’est beaucoup trop, je n’ai qu’une salle de 30 places, comment voulez vous que j’accepte 5 personnes? » d’un ton tres agressif. Beau papa et belle maman avaient pris leur journee, je le rappelle, et maman avait deja pris un billet de train derniere minute non remboursable
Je reste polie bien sur, bien que destabilisée par le ton de ces propos, cela ne fait meme pas 15 jours que j’ai appris que mon fils etait autiste et que ma vie basculait, et je reponds: « excusez moi, j’ai appele la psy de l’association, elle m’a dit que c’etait tres bien, sur votre fiche il est indique de mettre le nom des accompagnants de la famille..je ne comprends pas ».
Et toujours, sur le même ton tres agressif: « oui, mais ce n’est pas la psychologue qui gere la reunion, moi je n’ai pas assez de place, la salle est trop petite, vous n’avez qu’a venir, vous attendrez dehors que tout le monde passe, s’il y a de la place, vous rentrerez, sinon vous irez faire un tour dans Paris (dixit je vous assure) ».
et egalement: « vous n’etes meme pas surs de vouloir choisir cette methode, alors… » (et bien non je me renseigne sur les differentes methodes)
Ce a quoi je reponds, maintenant enervee et les larmes aux yeux: « vous plaisantez j’espere? ma famille a pris ses dispositions pour venir, on paie 100 euros la formation, vous ne pouvez pas louer une salle plus grande? a quoi servent-ils? »
La, Madame encore plus agressive: « Ne m’insultez pas, les 100 euros servent aux photocopies, vous n’avez qu’a trouver vous meme une salle, moi quand j’ai appris l’autisme de mon petit fils j’ai du me debrouiller toute seule (j’ai du mal comprendre qu’une association devait venir en aide aux familles…) »
J’etais abasourdie et completement depitée…je lui ai ensuite repondu par mail qu’elle pouvait garder ses 5 places et que moi je gardais mes 100 euros pour une prise en charge plus concrete…j’etais ecoeuree, et malheureusement, cela m’a eloigne de cette methode des 3i, qui je pense peut effectivement etre bonne, de toutes facons, cela ressemble a ce que l’on fait aussi avec mon fils de 3 ans, de l’ABA mais toujours de maniere ludique.
J’etais deja par terre, mais cette conversation m’avait achevé….
Longtemps cette conversation m’est restee en tete, elle l’est encore d’ailleurs, et je me demandais quand je pourrais la diffuser, parce que je trouve cela plus qu’honteux qu’une directrice d’une association parle de cette manière à des gens aussi fragilisés. Maintenant cela va beaucoup mieux, et je pense être forte psychologiquement, mais quel effet aurait pu avoir cette conversation sur une personne completement deprimée? car qui n’a pas pensé au suicide en apprenant que son enfant était autiste, même furtivement? mon mari et moi on y a songé le temps d’une journée…
J’aimerais egalement que ce temoignage ne soit pas « censuré », je ne sais pas s’ils peuvent l’etre sur ce site, mais je pense qu’il est important pour les parents d’avoir ce genre d’information.
Je suis persuadee que la methode des 3i fait progresser l’enfant et que des benevoles s’y investissent a fond, avec conviction, mais je pense egalement que lorsqu’on est amene à parler aux gens de cette maniere, on doit abandonner le domaine associatif, ce n’est pas fait pour cela…
Merci d’avoir pris le temps de me lire, et merci d’avoir pu me laisser enfin m’exprimer sur cette histoire qui me tenait beaucoup à coeur…
Céline,
Cela ne m’étonne pas du tout! Les mail que j’ai reçu de l’association, outre les fautes d’orthographe, étaient assez secs. Et l’on m’a bien fait comprendre que je n’aurai aucun renseigenment tant que je n’aurais pas payé les 100 EURO et que je ne me sois déplacée jusqu’à Paris. En plus je le répète, c’est méthode SonRise, apliquée, il me semble de façon peu professionnelle.
Bonjour à tous,
Je souhaite compléter le fil de discussion en faisant référence au livre de la fondatrice des 3i en France (une grand-mère qui a sauvé son enfant autiste par cette méthode et qui cherche à savoir pourquoi ça a si bien marché) : « Lettres à un petit prince sorti de sa bulle ». Il s’agit d’un petit livre qui se lit rapidement tout en montrant le fonctionnement global de la méthode. (un retour d’expérience)
Attention toutefois : faites la part des choses -> le livre a tendance à lancer un peu trop les mérites de la méthode par rapport aux autres. (ce qui est peut-être mérité mais attention !).
Après la lecture, je pense qu’il faut comprendre que cette méthode mérite d’être approfondi « scientifiquement » et « médicalement » afin de l’améliorer (besoin de moins de contrainte, durée requise plus courte…)
Ce que j’en ai retenu en quelques lignes :
- la méthode 3i se base sur la méthode SonRise mais a été modifié / adapté (SonRise limite le nombre de bénévole (environ 10) alors que 3i n’hésite pas à utiliser 30 ou 40 bénévoles pour remplir le planning sur une ou deux semaines)
Les bénévoles :
- Le nombre de bénévole dépends surtout du planning possible : si un bénévole est présent 10h par semaine, le nombre requis est moins important que s’il est présent 1h par semaine.
- La présence d’un bénévole doit se faire selon une certaine régularité : Par exemple, tous les mardi de 14 à 15h. l’enfant s’habitue à sa présence et est contrarié s’il y a un changement de planification)
- Chaque bénévole ayant ses propres qualités et façons de « jouer » avec l’enfant, l’enfant bénéficie des qualités de chaque bénévoles
- En cas d’indisponibilité, la notion de « bénévole remplaçant » apparaît (pour les bénévoles qui sont intéressés mais ne peuvent être tout le temps présent)
La méthode 3i :
- Par le jeu, rentrer dans le monde de l’enfant (pour lui donner confiance) et le laisser s’ouvrir à nous (en profitant, par le jeu, de lui expliquer « notre monde » et l’attirer). Ainsi, on suit le rythme de l’enfant, on n’impose rien : c’est sans doute ce qui fait que ça dure entre 1 et 3 ans selon les enfants et leurs handicaps.
- Après chaque séance, le bénévole décrit sa séance dans un document (ce qui s’est passé durant les 1h30 de séance et les progrès constatés, même minime)
- Ces documents sont ensuite analysé (quelle fréquence?) par une psychologue qui donne ainsi une analyse constructive.
Comme le souligne Nathalie : il faut vraiment s’assurer d’être capable de la mettre en place avant de la commencer, cela impose :
- Avoir une salle de jeu adaptée pour que l’enfant se sente dans son monde, qu’il se sente à l’aise.
- Trouver les bénévoles pour une longue durée, avec une certaine régularité et qui remplit la semaine. De mon point de vue : je pense qu’il s’agit surtout de trouver des bénévoles lorsque les parents sont indisponibles, et plus si possible (ainsi alléger l’emploi du temps des parents et faire bénéficier des qualités de chaque bénévole à son enfant).
- Être patient et ne pas se décourager si l’enfant semble stagné. Ne pas arrêter trop vite si les progrès vous apparaisse « suffisant ».
- Oser dé-scolariser votre enfant durant la pratique de cette méthode (-> scolarisation à domicile)
Après la lecture de ce livre, la formation m’a semblé nécessaire pour :
- Quelques informations sur les interactions à avoir avec l’enfant. (comment rentrer dans son monde ? comment l’attirer vers le notre ?). Les façons de s’y prendre. Et ainsi l’expliquer aux bénévoles en retour également.
- Les documents fournis, si cela facilite grandement l’analyse (?)
- Avoir une meilleure d’idée de la dite « Salle de jeu » (jeux spécifique à installer ? Taille spécifique ? etc.)
Vu les retours dans ce billet, assez décevants visiblement pour la procédure de formation, j’aurais tendance à dire :
- Vérifier si vous pouvez remplir les pré-requis.
- Si la communication avec l’association « Autisme Espoir vers l’école » se passe mal ou ne vous inspire pas confiance (notamment pour la formation) alors tenter de vous rediriger vers une formation de la méthode Son-Rise (anglais requis je suppose (?))
En espérant que cet ajout vous sera utile…
Cédric.
Merci beaucoup Cedric, effectivement c’est tres interessant…et transparent! Je me suis deja dirigee vers l’ABA, et je suis convaincue, mais comme je le disais, je suis sure que la methode Son-Rise est aussi encourageante (est-ce ce qu’on appelle aussi floor time?).
Merci Daniele de me rassurer sur mon temoignage, je me sens moins seule
Bonsoir tout le monde , je suis maman d’un enfant autiste(asperger) très intelligent , malheureusement dans le pays ou nous vivons actuellement nous n’avons pas de centre spécialisé dans le domaine d’autisme et nos spécialiste connaissent très peu de chose sur cette méthode dite de 3i , pourriez vous svp m’orienter afin que j’en apprenne d’avantage sur cette méthode et pourquoi pas l’appliquer sur mon fils , surtout qu’en ce moment il est très perturbé à cause de son age (adolescence) et aussi parce qu’on l’a chassé de l’école publique ou il n’arrivait plus à suivre les programmes non adaptés à sa maladie , merci pour votre aide , emilie
Bonjour Celine !
Non, floor time n’est pas la meme methode que son rise.
SonRise : on tente de suivre l’enfant, de rentrer dans sa bulle et de l’amener vers nous, selon le rythme et l’acceptation de l’enfant
FloorTime : la méthode part du principe que l’autisme à des origines psychologiques plutôt que organique (sens de la recherche actuelle). La thérapie utilise l’interaction et les relations en cherchant à motiver l’enfant à communiquer et à se découvrir.
Mais j’avoue : différence dans la pratique : aucune idée
Selon moi, après plusieurs lectures, la plupart des méthodes ont les mêmes points communs :
- Motiver l’enfant, par le jeu notamment
- Le rassurer, lui donner confiance en lui (apprentissage par étape, environnement adapté, respecter l’enfant, etc.)
- Créer des occasions, multiples et fréquente, afin qu’il puisse apprendre
- Intensivité de la thérapie
La où je trouve que l’ABA se différent des autres, c’est que l’ABA possède une logique scientifique (adaptation de la méthode à chaque enfant pour qu’il surmonte ses difficultés et apprenne à apprendre). Les autres méthodes font la même chose mais sans vraiment savoir ce qu’il faut faire pour arriver à un point : on aide l’enfant, note son évolution au cours du temps puis on tente d’adapter la thérapie à l’évolution mais sans fondement précis. (avis perso -je répète-)
Ainsi, les méthodes ont pour moi les mêmes finalités mise à part leurs origines et les détails de leur pratique.
(Méthodes dont je parles : ABA, 3i/SonRise, Floortime (courte lecture), Méthode de l’antenne 110 basé sur les recherches de Lacan (en cours de lecture).
Mon retour sur la méthode Floortime se base sur l’explication du livre « L’approche comportementale de l’autisme » chapitre 6 (traitements alternatifs) et 7 (pensée critique).
Bonjour Emilie,
je vous propose d’aller sur leur site (Espoir vers l’école) et/ou de lire leur livre (sur lequel je me suis basé pour clarifier certains points) et/ou de suivre des témoignages la pratiquant (recherche google ?).
Bon courage à vous tous.
Bonjour à tous !
Nous avons commencé la méthode des 3i depuis octobre 2010.
Un blog est consacré aux progrès d’Arthur et à son cheminement grâce aux bénévoles :
http://arthur3iaventure.over-blog.com/
Cela peut être intéressant pour les parents qui s’interrogent quant à cette méthode.
Merci pour ce beau blog.
Christelle
PS : à propos de la directrice de l’AEVE Paris, oui cette dame est un vrai despote toujours sur le pied de guerre…hélas elle se trompe parfois d’ennemi et peut se montrer très agressive avec les parents.
Ces traits de caractère ont leurs revers et leurs médailles :
+ c’est une battante. Elle se bat pour les autres et fait bouger les choses.
+ elle a 100% confiance en l’enfant.
- Son agressivité fait mal et fait fuir des parents.
- elle est sans pitié pour les gens qui doutent, qui sont abattus…pourtant ce sont eux qui ont le plus besoin d’écoute et de douceur…
re-PS : désolée pour l’orthographe. J’ai sûrement laissé des fautes…
Zut alors! J’ai l’impression d’avoir effacé mon message précédent! Pfffff…si c’est le cas, je redonne simplement l’adresse de mon blog sur les progrès quotidiens de notre Arthur à travers la méthode des 3i.
http://arthur3iaventure.over-blog.com/
Merci et A+
Bonjour à tous
Je suis maman d’un enfant autiste et nous nous sommes lancés dans les 3i il y a 15 mois parce que cette méthode nous a semblé facile à mettre en place ….et en plus nous constatons certains progrès.
Pour répondre aux grandes questions que j’ai pu lire dans les échanges
- oui c’est facile de trouver 30 bénévoles, surtout en province a priori: on a distribué des tracts dans les boîtes aux lettres des 5 villages alentours et on a eu 65 personnes à la 1ère réunion des présentation de la méthode. On tourne actuellement avec 35 bénévoles en permanence du lundi au dimanche. pas besoin donc d’une grande couverture médiatique
- oui la Directrice n’est pas une personne très agréable (!!!) mais il ne faut pas s’arrêter à elle: les psy de l’asso sont vraiment bien..et puis vous ne verrez cette dame qu’à la 1ère formation….
- effectivement, on a parfois l’impression qu’il n’y a pas de réelle méthode de travail
On se dit avec mon mari que les 3i ont été un tremplin pour notre fils pour s’ouvrir suffisamment aux apprentissages pour passer ensuite sur d’autres méthodes (aba ???)
On ne met pas dos à dos les méthodes: on fera ce qu’il faudra pour qu’il réintégre notre monde
- la méthode des 3i, par la présence des bénévoles, nous a permis de reprendre notre souffle: d’autres jouent avec notre fils et nous, on peut se reposer, s’occuper de soi et de nos autres enfants……. rien que ça, c’est énorme et en plus on note du progrès
Bref, que ce soit 3i ou ABA ou … ce qui compte, c’est de stimuler les enfants autistes, les respecter, les aimer…et les emmener pas à pas vers les apprentissages et l’autonomie
Mi à part la voie psy qui est une impasse…on ne peut pas trop se tromper
Si vous avez d’autres questions….n’hésitez pas
Hé beh quelle chance d’habiter en province !
J’habite à Paris, depuis 3 ans dans le même immeuble et je ne connais même pas tous mes voisins !
S’il m’arrivait qlq chose, je ne saurai pas qui appeler pour confier mes enfants (un AHN super calme eet super gérable et un NT turbulent de 2 ans) alors trouver des bénévoles pour « faire travailler » mon grand c’est mission impossible !
Nous non plus nous ne connaissions personne avant de rechercher des bénévoles. Mon mari et moi travaillons à temps pleins alors pas facile de nouer des contacts. Nos voisins ne savaient pas tous que Pierre était autiste…. rechercher des bénévoles nous a ouvert aux autres. Des gens auxquels nous n’aurions jamais pensé demander de l’aide sont venus nous voir et sont des bénévoles formidables et actifs.
C’est sur que les premières séances sont difficiles: pierre pleurait beaucoup, mordait, ne voulait pas qu’on le regarde. Et puis en moins d’une semaine, il a compris que l’autre n’était là que pour lui, sans attendre rien d’autre qu’un début de demande de jeu, un regard….un sourire (?)
Au bout de 15 mois de méthode, il y a de vrais progrès alors qu’on partait de super loin (autiste hyperactif, non verbal). Le chemin est encore long mais on avance à son rythme.
On se donne encore entre 12 et 15 mois de méthode pour voir jusqu’où on peut aller dans le développement puis s’il le faut on changera de méthode
Nous sommes allés en formation ABA-VB en Suisse et on a retrouvé des passerelles entre les méthodes.
Pour finir, concernant la déscolarisation, depuis cette rentrée, Pierre va à l’école avec une AVS et des bénévoles mais pas en classe avec les autres: il a une salle de jeu pour lui dans une classe adjacente puis petit à petit nous verrons pour le réintégrer en classe par moment.
Tout arrive à force de courage et de patience…
A bientôt
Sandrine
Bonjour, je voudrais réagir au post de Céline, qui date du mois de Mai dernier, au sujet de la directrice de l’association.
Je précise que nous suivons la méthode 3i depuis 2 ans pour mon fils autiste.
Je suis vraiment écoeurée que cette conversation ait eu lieu, car autant Mme de la Presle a été un bulldozer sans tact à ce moment-là, autant son intuition sur l’autisme et les personnes qu’elle suit est remarquable. Je pense qu’il ne faut pas s’arrêter à sa personalité, qui est certes brutale parfois, mais elle en reçoit tellement dans la figure que j’imagine elle a pris le pli…
Sur le site internet il faudrait marquer « attention, ne restez pas sur le premier contact! » car vraiment cette méthode est formidable pour l’enfant et même l’adulte autiste. C’est un travail de longue haleine, mais les résultats sont surprenants.
Plus qu’une béquille pour aider la personne à se débrouiller dans la vie, cette méthode permet de faire renaître l’e^tre et de développer sa personalité propre, je l’ai expérimentée avec mon fils. Et je sais que c’est le cas pour la plupart des parents qui suivent cette méthode.
Donc vraiment, renseignez-vous mais essayez de passer outre un premier contact avec Mme de La Presle qui, nous l’avons tous eu, peut s’avérer peu compréhensive au premier abord.
Et je répette, elle a une excellente intuition sur les enfants qu’elle suit (nous avons suivi ses conseils à la lettres et nous n’avons jamais regretté, même lorsqu’elle nous disais d’aller plus lentement par ex. alors que nous souhaitions accélérer), et elle se révèle très bonne dame, lorsqu’elle se sent en confiance… elle peut blesser je le sais, mais elle est vulnérable, comme nous!
pardon, je relis mon paragraphe, lorsque je dis « je suis écoeurée que cette conversation ait eu lieu », je me mets à votre place et suis dégoûtée qu’elle ait réagit comme ça! …et non pas l’inverse!
et dsl pour les fautes d’orth inombrables… j’ai honte!!
je suis d’accord avec le post de Toinon. Catherine de la Presle est son pire ennemi… effectivement, la méthode nous a beaucoup aidée au début car notre fils était trés conflictuel et cette méthode simple nous a bcp aidé. maintenant, tout ne marche pas toujours à 100% pour tous les enfants et il faut que Mme de la Presle l’admette … et par son caractère, elle a dégouté plus d’un parent et plus d’un bénévole…..
Bonsoir,
Je n’ai pas essayé cette méthode avec mon fils, mais je voulais juste faire penser aux parents de consommer sans modération les jeux des LUDOTHÈQUES.
C’est un moyen peu couteux d’essayer des jeux avec nos loulous qui ont des intérêts restreints.
Mon fils, Alexandre ne s’intéressait à aucun jeu (dur dur pour une ludothécaire). En lisant sur le net, que les autistes étaient attirés par l’outil informatique, je l’ai installé devant ZAC BROWSER (navigateur internet avec jeux, histoires, dessins animés…).
Il s’est d’abord ouvert aux jeux virtuels, puis quelques semaines/mois après aux jouets et jeux.
Maintenant, il adore que je lui amène un nouveau jeu/jouet.
Bon courage à tous et toutes.
Bonjour,
J’entend parler de troubles autistiques depuis 3 semaines seulement et suite à une IRM cérébrale qui a révélée une anomalie donnant des TED (dixit le radiologue…).
Mon fils va avoir 4 ans et ne prononce aucun mot, il babille de temps en temps, par contre il nous regarde bien dans les yeux, il communique beaucoup par gestes et nous imite. Il sait très bien se faire comprendre, et tout va bien à l’école, il n’y va que les matins. Il commence à avoir quelques gestes « stéréotypés » comme faire des files ou se promener avec un dvd dans les mains toute la journée, mais c’est récent.
Concernant la méthode 3i je souhaitais savoir si elle peut être bénéfique pour un enfant qui n’est pas dans une bulle… je n’ai pas encore de diagnostic, tout est très récent mais je ne reconnais pas mon fils dans les descriptions d’enfants ayant suivis cette méthode. Je ne sais pas laquelle choisir pour lui donner les moyens de parler! ils bougent les lèvres mais rien ne sort! l’ortho chez qui il va 2 fois par semaine ne suit aucune méthode.
J’ai appelé autisme espoir vendredi mais je n’ai pas eu les réponses souhaitées, la dame voulait que je vienne ce soir! impossible de m’organiser, et les autres dates pour avril et mai je suis déjà en formation, elle m’a dit « ça ne vaut pas le coup d’annuler pour sortir votre fils de sa bulle » mais n’a pas voulu entendre mes explications, à savoir que tous les enfants atteints d’autisme ne sont pas forcément dans une bulle.
Pensez-vous que cette méthode puisse stimuler mon fils et l’aider à parler? (je sais bien que personne ne sait à l’avance…). Cela fait 4 ans que je m’occupe de lui en jouant toute la journée avec lui mais sans savoir qu’il pouvait avoir ces troubles donc les jeux n’étaient pas axés sur le développement du langage.
MERCI d’avance de vos réponses
Bonsoir,
Je ne connais pas la méthode des 3i alors je ne pourrai rien vous en dire, j’ai juste lu les recommandations de l’HAS alors je ne chercherai même pas à en savoir plus sur cette méthode sans parler même du fait que je ne saurai pas où trouver les bénévoles disponibles.
Mais bref … Je vous conseillerai de voir avec le psy qui va vous donner le diag’ de votre enfant.
C’est, je pense, cette personne qui à la lecture des bilans et des tests que votre enfant a fait que vous pourrez voir ce qu’il y a de mieux pour lui.
Sans être une specialiste non plus, si vous dîtes que votre enfant ne parle pas, il faudrait peut être envisager les pecs (système de communication par l’échange d’images).
Bon courage.
La méthode des 3i a totalement été écartée des méthodes efficaces par la HAS. Celà pour les raisons suivantes:
- C’est une méthode qui se veut exclusive: l’enfant est déscolarisé, d’autres méthodes ne peuvent pas être entreprises en parrallèle (ABA , pECS etc)
- C’est une m’thode qui implique la partcipation d’un grand nombre de personnes (30-40) , bénévoles et le plus souvent totalement inexpérimentées. L’intervention efficace auprès d’un enfant autiste , c’est compliqué, les personnes doivent être formées.
- ‘est une méthode dans aquelle la supervision ets très inégale: vous pouvez fort bien vous retrouver avec des psy psychanalysants parmi les bénévoles, qui fera absolument le contraire de ce qui est demandé par le superviseur, vous n’y verrez que du feu.et gérer 40 personnes, dans le m^me sens, réclame des qualités manageriales de patron de PME
- La méthode n’a pas fait la preuve de son efficacité, les exemples qui figurent sur le site comme guéris ont été récupérés dans un bien sale état par d’autres associations…
Pour toutes ces raisons, nous vous recommandons de vous orienter vers des approches éducatives et comportementales, en incluant, pourquoi pas des approches developpementales si cela vous convient comme floortime par exemple,qui privilégie aussi le jeu.
Voilà, Béatrice m’a devancée. Les 3i, si on pouvait se poser la question avant, maintenant on en sait plus: c’est très très bof, voire même ça pourrait être dommageable si les bénévoles font n’importe quoi.
Je pense que par ailleurs vous pouvez continuer à investir le côté jeu dans tout ce que vous faites à la maison, et avec toute la famille quand vous avez besoin d’être relayée. Le jeu, ça marche super bien avec les enfants. J’aime le principe du jeu intensif des 3i, mais je n’aime pas comment c’est mis en place, et pour ma part je ne recommande plus cette méthode.
Pour Camille, je me suis posée la question. On a eu un contact indirect par le biais d’un grand-parent pour lequel son petit-fils a évolué de façon très positive, après 2 ans de méthode des 3i. Personnellement, malgré des retours positifs de parents et en référence à ce que soulignent Béatrice et Nathalie, je ne la mettrai pas en place. Je trouve que s’appuyer sur autant de bénévoles non formés, c’est dangereux et que les biais sont importants. L’accompagnement de personnes TSA, cela demande une solide formation, des connaissances sérieuses et c’est un métier! On peut avoir beaucoup de bonne volonté, des qualités humaines et de l’intuition, cela n’est pas suffisant. C’est mon avis personnel. Autre chose qui me dérange, c’est le fait que pour entrer en communication avec l’enfant, on renforce sa difficulté à tolérer la frustration puisqu’on accepte tout ce qui vient de lui, y compris les stérétotypies, les comportements problèmes…Bien sûr, on ne peut pas toujours les détourner.
Par contre, en lisant le livre sur la méthode, l’idée de la stimulation par le jeu est intéressante, de même que le fait de s’ajuster au niveau de développement de l’enfant. Le jeu est important pour entrer dans les apprentissages, se développer, imiter, entrer dans la communication… En cela, je rejoins Béatrice et Muriel, la méthode Floortime peut être intéressante associée à une méthode comportementale et la mise en place d’une communication alternative. Il existe beaucoup de blogs de mamans, d’une richesse considérable, qui peuvent vous donner des pistes, des outils…en attendant le diagnostic et une prise en charge.
Après lecture des derniers posts, je voudrais juste dire, au sujet de la méthode 3i que SI, dans la majorité de cas, ça marche, qu’on le veuille ou non.
Cela a été prouvé par le témoignage de plusieurs centaines de parents qui ont mis en place cette méthode depuis 2005, vidéos à l’appui. Aujourd’hui, ces enfants sont généralement à l’école comme les autres, et la vie continue. Alors oui, il y a des échecs parfois, mais vu l’écrasante majorité de succès, soyons objectifs et reconnaissons les bienfaits de cette méthode.
Lorsque l’association AEVE parle « d’exclusivité », cela ne veut pas dire qu’un forme de prise en charge en parallèle est exclue, mais par expérience lorsque la méthode est appliquée à fond, l’enfant progresse plus rapidement et de manière plus régulière, c’est tout. Pour autant, aller voir en paralèlle orthophoniste, psychomotricien etc, n’est pas du tout déconseillé pas l’association.
D’autre part, les familles et bénévoles sont formés avant de commencer la M3i, les familles ne sont pas laissées seules face à cette organisation qui, comme il est dit, est digne d’un management de PME. Chaque famille est suivie par un psychologue qui anime le bilan mensuel avec tous les bénévoles, comme une formation continue, et c’est très précieux.
Bref, cette méthode est inovante, d’où l’importance d’avoir une validation scientifique (ce à quoi travaille l’association), il n’est donc pas étonant que l’HAS ait ce positionnement.
Pour finir, cette méthode demande, certes, de consacrer toute son énergie pendant 2 ans environ pour l’application de cette méthode, mais si elle est appliquée correctement, les résultats parlent d’eux-même. Et je suis une parmi des centaines de parents qui ont réussi à sortir leur enfant de leur bulle. That’s it!
J’ajouterais juste que les bénévoles sont très encadrés par les parents et par le psychologue qui suit la famille. Dès qu’il y a une question ou une hésitation, ou un comprtement difficile à gérer avec l’enfant, le psychologue est là pour donner des conseils ou aiguiller, et s’il le faut, on contacte la directrice de l’association. C’est sûr que si les parents ne sont pas là pour « surveiller » que tout se passe bien, il peut y avoir un risque qu’un bénévole se trompe ou applique mal la méthode. Mais si les parents s’investissent, en général ces problèmes sont très rapidement détectés et ont donc une insidence mineure.
« dans la majorité de cas, ça marche, qu’on le veuille ou non.Cela a été prouvé par le témoignage de plusieurs centaines de parents qui ont mis en place cette méthode depuis 2005, vidéos à l’appui »
Merci de nous fournir les données exactes . En effet je ne les ai pas vues dans les documents de recos HAS, et par ailleurs, si j’additionne tous les témoignages qui me sont aprvenus depuis 3 ans, il y a bien une centaine de familles qui n’ont eu aucun résultat probant après plusieurs années de 3i.
« C’est sûr que si les parents ne sont pas là pour « surveiller » que tout se passe bien, il peut y avoir un risque qu’un bénévole se trompe ou applique mal la méthode. Mais si les parents s’investissent, en général ces problèmes sont très rapidement détectés et ont donc une insidence mineure. »
Récemment encore, sur Facebook, un psychanalyste connu JM demarque décrivait ses interventions 3i : L’observation d’uje petite fille dénudée …. un exemple qui contredit vos affirmations.
Bonjour à tous. je lis bcp de choses sur les 3i mais une fois encore ce sont les parents qui en parlent le mieux. Nous avons mis en place cette méthode depuis 2 ans pour notre fils qui en a 5 maintenant parce qu’on était à bout, qu’il n’y a pas dans notre région de psy ABA dispo (1 seule pour 4 départements….elle est hyper saturée), parce que le CMP était nul et ne savait que proposer l’hopital de jour (archi niet pour nous) et que l’école ne voulait de notre loulou que 6h par semaines malgré la présence de l’AVS. bref, on a mis les 3i en place car c’était à notre portée, qu’on a eu la chance de trouver plus d’une quarantaine de bénévoles de notre village et des alentours qui nous ont tenus à bout de bras quand on allait craquer, et parce que le loulou a super bien réagit: pleins de copains super pas fatigués et toujours super content de jouer avec lui. Alors tout n’est pas parfait mais on a repris le dessus, le loulou progresse (regard, attention, pointage , imitation, réponse aux consignes). Notre vie de famille en a été facilitée. Il reste encore du chemin mais, maintenant que nous sommes plus forts et lui plus « réceptif », nous proposons de nouveaux outils (nous avons commencé PECS il y a 1 mois et le loulou réagit bien). nous avons déscolarisé notre fils de maternelle 1 an afin de travailler sur un projet avec l’école: depuis septembre dernier, il va à l’école à temps pleins car une salle de jeux a été aménagée pour lui : il alterne avec son AVS périodes en classe (de plus en plus fréquentes et longues) et périodes en salle de jeu avec bénévoles. C’est à la carte et cela fonctionne. Ah oui, pour finir, on pratique l’extinction (pas prévue dans les 3i mais super efficace). Donc les 3i ne sont pas parfait mais cela nous a sauvé, donné de l’espoir et de la force pour aller plus loin. Parce qu’en attendant, il n’y a toujours pas de psy ABA formée et dispo à moins de 300 km……… Alors à tous les parents qui hésitent, si vous n’avez pas d’autres solutions court terme que d’attendre des années d’avancer sur une liste d’attente pour une prise en charge ABA, cette méthode peut déjà vous aider à progresser, sortir de votre isolement, souffler, ….. et votre enfant fera toujours plus de progrés ainsi qu’en tournant en rond toute la journée à la maison avec une maman au bord de la crise de nerf. Pour finir (mais ça je l’avais déjà dis), on a pas mal d’éduc spé dans nos bénévoles, d’AVS, de maîtresses car cette méthode leur donne la possibilité d’avoir une autre approche de l’autisme et de al relation avec un enfant autiste…donc ce ne sont peut être pas des pro mais cela y ressemble…. A bientôt pour lire vos réactions !!!
Tout à fait d’accord avec vous wonder, et merci de ce témoignage, je me sens moins seule!
Trois derniers points que je voudrais aborder, à propos des échanges avec Béatrice Bolling.
- Le rapport de la HAS met la méthode 3i prioritaire pour une étude scientifique qui pourrait ainsi donner un avis neutre, par des spécialistes, sur ce type de prise en charge. Je me suis renseignée, ça fait 4 ans que l’association le demande. Ils sont cependant bien obligés de la prendre en compte vu l’ampleur que cela prend, de plus en plus de parents se tournant vers cette solution.
- on reproche souvent, et injustement, à la M3i d’exclure l’intervention de professionnels (orthophonistes, psychomotriciens et autres), mais les parents qui souhaitaient doubler la méthode de soins particuliers chez les spécialistes font ce qu’ils veulent, c’est même mentionné dans le site internet d’AEVE, ils parlent bcp de la prise en charge en parallèle par des spécialistes
- le dernier point, c’est la mention de la surveillance des bénévoles. AEVE préconise d’ailleurs de poser un hublot à la porte de la salle de jeu, ou bien d’installer une caméra, pour la surveillance, et aussi pour observer les éléments intéressants d’une séance. Je reviens notamment sur le cas de cette petite fille apparemment dénudée dont parle cette personne sur facebook. Après de nombreuses lectures, avoir entendu un certain nombre de témoignages, en France, aux Etats-Unis etc, je me suis bcp documentée sur le sujet de l’autisme, au-delà même de la méthode 3i. Ce que tous les spécialistes de l’autisme disent, c’est que les personnes atteintes d’autisme ont des troubles sensoriels. Pour faire court, ils ont des sens soit trop, soit pas assez développés. Certains peuvent avoir une ouïe très développée jusqu’à entre des ultra-sons, et par contre n’avoir pas de sensation du toucher. D’où la très grande angoisse de ne pas sentir son corps. Plusieurs témoignages ont la même conclusion; ces personnes sentent leur corps « en morceaux », voire pas du tout. Il est donc fréquent que les personnes qui accompagnent ces personnes autistes, notamment par le jeu, se servent de grands miroirs pour travailler l’image de soi, l’image de l’autre, et cela contribue aussi à ce que la personne autiste ait une vue d’ensemble de son corps. Elle prent ainsi conscience de son unité, des sensations de chaud, froid, doux, rèche etc… Il est également fréquent que cette découverte du corps engendre, pendant quelque temps, des moments où les personnes autistes finissent par préférer rester très peu vêtus. Cela signifie qu’ils se voient, qu’ils peuvent supporter le toucher, et donc aussi, très souvent, c’est à ce moment-là qu’ils deviennent propres.
Donc ce témoignage de cette petite fille ne m’étonne pas, ils passent presque tous par là (ce fut le cas aussi de mon fils, qui, après une période de grande découverte du corps et souvent dévêtu, est parvenu à devenir propre, à 4 ans), et c’est au contraire un énorme progrès!
J’ai été très longue, je vous laisse.
à bientôt!