Petit, il ne se passait pas un jour sans que Matthieu tombe plusieurs dizaines de fois. On le pensait turbulent et un peu « évaporé », mais depuis l’annonce de son handicap, nous savons que c’est dû à une des facettes de l’autisme.
Depuis que Matthieu a été pris en charge en psychomotricité, il a fait de nombreux progrès:
- il tombe très peu, généralement quand il est fatigué,
- il regarde de plus en plus où il met les pieds.
Durant ses premières années de vie, Matthieu ne se gênait pas pour écraser tout ce qui passe: pieds, jouets durs ou mous, animaux, etc. Petit à petit, Faustine – sa psychomotricienne – lui a appris à regarder où il met les pieds, en le rappellant tout le temps à l’ordre, en lui rappellant qu’il ne faut pas marcher sur la pointe des pieds, et en organisant pour lui des parcours d’obstacles en séances de psychomotricité.
Vous pouvez, vous aussi, aider votre enfant à la maison, en laissant plein d’objets de consistences différentes étalés dans une même pièce, et en lui demandant de faire attention quand il traverse. Il faut attirer son attention sur les objets, l’aider à les enjamber, et lui dire non quand il marche sur l’un d’entre eux. Si votre enfant, la prochaine fois qu’il tombe, se retourne pour voir ce qui l’a fait tomber, c’est bon signe!

Je n’ai pas eu ce problème par contre Nicolas marchait sur la pointe des pieds mais je ne me doutais pas à l’époque que c’était un signe dans l’autisme.