Céline Bruntz, psychologue spécialisée en autisme, répond à vos questions sur la psychologie et l’autisme. Écrivez-lui à celine@autismeinfantile.com pour lui poser des questions plus spécifiques.
Comment réagir face à une régression?
C’est une question intéressante mais difficile car elle appelle des réponses diverses qui varient en fonction du vécu de chacun et de sa place auprès de l’enfant. En effet, les réactions sont différentes si on est parent ou professionnel car l’implication par rapport à l’enfant n’est pas la même.
Je répondrai de ma place de psychologue en disant que face à la régression chez l’enfant, il est important de continuer à le stimuler et à l’aider à s’ouvrir à la relation.
C’est vrai qu’il faut continuer à stimuler son enfant en cas de régression mais dans ces moments là, on a le sentiment de beaucoup s’agiter pour pas grand chose alors qu’en fait, régression ne signifie pas régression permanente.
Parfois, Adam a été en régression totale sur certains de ses acquis, sans explication connue, mais je me suis aperçue qu’en fait ce qu’il avait acquis était définitif car c’est revenu après quelque temps, toujours sans explication.
Avait-il été perturbé ou bouleversé par ce qui avait pu se passer à l’école, au centre de loisirs ou à la maison ? Je ne le sais toujours pas.
Bonjour,
Pour Brandon les spécialistes parlaient d’ « acquis instables ».Je ne sais pas si nous parlons bien de la même chose mais j’ai l’impression que oui.
Il en a connu de nombreux.Et bien je recommencais du début,et un jour je me suis aperçue que ces acquis étaient définitivement acquis.
Pour exemple a l’école il apprenait la soustraction qu’il maitrisait parfaitement et lors de l’évaluation rien.J’essaie à nouveau à la maison:rien.On a recommencé les explications.Sans acharnement,mais fermement.
Il est à 13 ans en 6è et je ne sais pas de quoi sera fait demain.Je pense en terme d’objectif à très court terme pour lui.Je m’adapte sans cesse.
C’est aussi un peu le cycle naturel du développement de tout enfant qui est ainsi. Avec de l »‘gères régressions, pour bondir plus loin ensuite, des stagnations, pour s’assurer par exemple que gagnant en autonomie, je ne vais pas perdre ma maman , etc etc.
C’est la vie, c’est normal, c’est comme çà, il ne faut pas baisser les bras.
Dans le cas des enfants autistes, on voit bien effectivement qu’ils ont des périodes de régression qui sont souvent liées aussi à des phases de repli important. Je suis d’accord avec vous quand vous dites que cela ne correspond pas à une régression définitive car les acquis sont bien là. Je l’observe également dans le cadre de mes thérapies. Ce qui me paraît essentiel c’est de répéter les choses car c’est un moyen pour l’enfant de les apprendre et de les mémoriser. Bien sûr que parfois ça peut paraître décourageant mais il faut s’accrocher à l’idée que ce n’est pas du temps perdu car l’enfant en aura gardé une trace dans sa mémoire. Cela veut dire que quand il va mieux, il retrouve ces acquis et peut les mettre en oeuvre à condition d’être stimulé.
j’aimerais savoir comment reagir face a un enfant autiste dans un milieu scolaire normale
Tout dépend de ce que vous entendez par là. J’ai besoin plus d’éléments pour vous donner d’éventuelles pistes de réflexion car le sujet est vaste.
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peut-on régresser de façon autiste par « trauma » très lourd psychologique, (avec une tendance, sur surdouance non dépistée), troubles dissociatifs de personnalités, sous forme de régression émotionnelle , et à la fois, notez un isolement, conditionnant durant des années entières de pré-adolescence à adulte (ceci, peut-il conditionner un autisme ? souvent, j’ai eu droit à des réactions négatives à poser cette question, de la part de parents et certains spécialistes .. car je suggérais qu’il puisse être des causes psychologiques).. je sais que mon propos n’est pas adapté à votre page .. mais ce n’est pas une plaisanterie
isolement contraint.