Autisme, violence et punitions

Céline Bruntz

Céline Bruntz, psychologue spécialisée en autisme, répond à vos questions sur la psychologie et l’autisme. Écrivez-lui à celine@autismeinfantile.com pour lui poser des questions plus spécifiques.

Mon fils est autiste – il a 4 ans, il dit que quatre mots. Depuis deux mois, il a commencé à me mordre, se mord et mord ses soeurs. J’ai essayé de lui faire mordre une balle mais sans succès.

Il est rendu qu’il mord les prises électriques et les bords de murs, les portes d’armoire etc. Je ne sais plus quoi faire pour le punir. J’ai essayé de le mettre dans un coin sur une chaise mais il me lance la chaise dans la face ou sur ses soeurs.

Aussi, il frappe tout le monde quand une chose fait pas son affaire et il frappe ses soeurs aussi. Et pendant le temps du  repas, il refuse de manger, et quand je le force à manger il me crache la nourriture dessus. La seule chose qu’il mange ce sont des biscuits.  Il peut en manger quatre en deux jours, pas plus.

La nuit, il ne dort pas. Il fait que crier. Il peut dormir deux heures par nuit.

Je suis très découragé, je ne sais plus quoi faire. Il fait des trous dans les mur la nuit quand il est fâché et qu’il doit rester couché,  il réveille tout la famille. Il prend du Decédryle et Clonidine pour la nuit  mais rien ne marche. Comment le punir?

Je comprends que la situation de votre fils soit très difficile à vivre pour lui et pour votre famille. Effectivement les enfants autistes peuvent réagir par de la violence face à une frustration.

Dans le cas de votre fils, je pense qu’il n’a pas conscience de la violence dont il peut faire preuve à son égard ou à l’égard de ses proches. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas mettre des limites afin d’avant tout pouvoir le protéger de sa violence et protéger les autres. Poser l’interdit est  essentiel.

En fonction de la compréhension de l’enfant, il est important d’utiliser des mots simples. Ce qui peut aider aussi c’est de repérer les choses qui l’apaisent, pour s’en servir le plus possible pour l’aider à se désangoisser.

Dans tous les cas, je vous conseillerai de prendre rendez-vous avec un pédopsychiatre pour faire le point au niveau du traitement et mettre en place des prises en charge adaptées.

14 thoughts on “Autisme, violence et punitions

  1. Les prises en charge comportementales et éducatives telles que TEACHH et ABA aident beaucoup à faire face de manière adaptée aux comportements que vous décrivez en structurant l’environnement de l’enfant pour le rendre plus prévisible et donc moins angoissant, ,en repérant les causes et donc les réponses adéquates aux comportements problématiques, et en les remplaçant par des comportements adaptés.

    Malheureusement tous les enfants autistes ne comprennent pas toujours les mots m^me simples.

    L’ouvrage de Gloria Laxer et Paul Trehin « les troubles du comportement associés à l’autisme et autres handicaps mentaux » peut vous apporter des pistes.(éditions AFD)

  2. En effet, ce livre est une référence et je pense qu’il pourra intéresser nos lecteurs.

    Pour vous répondre, je dirai que je nous nous rejoignons car je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait qu’un enfant autiste ne peut pas être soigné juste par une psychothérapie basée sur la parole. Mon propos n’est pas de dire que la parole suffit. Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que l’enfant autiste a besoin d’un environnement structuré pour se désangoisser et que les méthodes Teacch et ABA sont des moyens efficaces pour permettre à l’enfant de se rassurer, de communiquer et d’apprendre des comportements adaptés.
    Ce qui ne m’empêche pas de constater par mon expérience que les mots simples sont nécessaires pour accompagner l’enfant en utilisant aussi des supports visuels comme les pictogrammes et les signes. On utilise cette technique d’aide à la communication au sein de l’IME où je travaille et on obtient des résultats avec des enfants qui sont moins angoissés et qui commencent à accéder à la communication et au langage. Je pratique également la thérapie d’échange et du développement crée par Catherine Barthélémy qui est une méthode psycho éducative et pas du tout psychanalyse pure dure ce qui me semble pas efficace dans le cas de l’autisme soyons clair. Cette méthode porte également ses fruits.
    Ma position qui vient de ma pratique quotidienne est de dire que les approches doivent se compléter et en cela je me réfère à l’ouvrage de Michel Lemay L’autisme aujourd’hui qui est un ouvrage de référence.
    Après, dans le cas de l’interrogation de ce papa, seul un professionnel qui aura vu l’enfant en consultation pourra déterminer ce qui sera le plus pertinent pour l’enfant. Mon rôle ici est d’apporter une écoute et un soutien aux parents et des pistes de réflexion pour les orienter vers telles ou telles structures et prises en charge sans déterminer exactement ce qui leur faut car cela relève d’une consultation que je ne fais pas sur ce blog.

  3. Bonjour Céline,

    Je ne connais pas la thérapie d’échange et du développement crée par C. Barthélémy ? Pourriez vous nous en dire plus ?

    Je suis d’accord avec vous que les approches doivent se compléter , certainement, ceci dit certaines approches semblent en première intention peut-être pârfois plus efficaces que d’autres au regard de certaines difficultés , enfin, pour ce que j’en sais de ma propre expérience quotidienne de Maman, et de l’expérience de quelquess autres parents de ma connaissance.Mettre des interdits avec des mots c’est bien mais faire diminuer un comportement et le remplacer par un comportement approprié , c’est encore mieux :-) ))

    Ce qui me gênait dans votre réponse par rapport aux mots, c’est que vous n’apportiez pas la précision que vous venez d’apporter au regard des pictos, des signes, bref des supports visuels. mais maintenant je me sens mieux avec votre approche :-) )

    Je comprends tout à fait votre rôle, et ‘en partage votre vision, en me disant que mon rôle en tant que maman incroyablement chanceuse de pouvoir bénéficier d’une prise en charge formidable, est d’informer que des approches cmportementales et éductaives, fonctionnent, et fonctionnent bien, depuis des années , partout dans le monde , avec des résultats prouvés scientifiquement.
    Je ne dis pas: il faut que vous les utilisiez (m^me si j’en conviens j’en trouve les bénéfices tellement considérables que je voudrais que toutes les familles y aient accès :-) ))) mais j’ai envie de dire, il y a des solutions, tenez le coup, çà va s’arranger !

  4. Je trouve très légers les conseils que vous donnez à cette mère desesperée par le comportement de son fils autiste, agé de 4 ans : il n’y a que la pédopsychiatrie à conseiller ? Que peuvent il lui proposer ? Une hospitalisation d’ou son fils risque de sortir encore plus détruit ?

    Apparemment, l’enfant à de grosses difficultés avec la nourriture : les parents devraient prospecter de ce côté là. Il y a peut être des troubles intestinaux graves et une intolérance au gluten et à la caseine…

    une prise en charge teach ou aba (ou les 2) avec structuration de l’espace devrait aider la famille et l’enfant.

    Et pour les troubles du sommeil, la melatonine fait des miracles ( mon fils autiste dort comme un ange et il n’existe pratiquement plus de troubles car il est en forme la journée et donc capable d’apprentissage)

    n’hesitez pas aussi à vous tourner vers les associations et les forums et sites de parents (valentin bragard, clemence cazeneuve tapis….)

    bon courage et bon combat

  5. Zazie, Vous êtes justement sur un site et un forum de parents.
    Et comme vous avez pu le constater, des avis complémentaires à la position de Céline se sont exprimés dans les commentaires.
    En effet la psy et notamment l’usage de mots m^me simples me semble moi aussi totalement inadapté à la situation.

  6. Mes réponses ne sont pas légères comme vous le suggérez. Je n’interviens pas ici dans une démarche d’évangélisation à la psychologie/psychiatrie, mais dans un souci et un objectif d’aide à la réflexion pour les parents d’enfants autistes qui en manifestent le besoin et qui m’écrivent régulièrement.

    Mon souci est de m’inscrire dans l’ouverture et la pluri-disciplinarité car je crois à la complémentarité des approches qui seule permet d’avancer de manière cohérente. A ce titre, jamais je n’ai dit que la psychologie ou la psychiatrie était la seule et unique réponse à apporter à la souffrance des parents et à la pathologie des enfants.

    Et je constate tristement parfois, qu’il n’en va pas de même des tenants de l’ABA qui s’inscrivent dans une démarche qui parfois me gêne aux entournures. Je ne doute pas que l’ABA fonctionne pour certains enfants. Je ne doute pas de son utilité, ni de son efficacité. Je regrette néanmoins les tentatives de sape régulières des réponses que j’apporte à ceux qui me posent les questions.

    Je doute du fait que les parents inquiets se satisfassent de la seule réponse « TEACCH et ABA vous soulageront » qui pour le coup est une réponse légère. Je doute même du fait que l’approche ABA soit à la portée de toutes les familles. Dans ce cas-là, quelle réponse apporter aux parents. Devrai-je les laisser sans aucune piste?

    Je suis ici parce que Nathalie me l’a proposé, et le suis dans une démarche d’aide et de solidarité en prenant sur mon temps libre. Je ne suis pas ici dans une démarche d’affrontement, ni d’enrôlement pour mon activité professionnelle mais motivée par un sincère envie d’apporter des pistes alternatives aux concepts dominants actuels.

    Il n’y a pas de vérité absolue… Il y a de multiples approches! Les parents doivent avoir le droit et la possibilité de choisir. Et pour cela ils doivent être informés comme le font les Centres Ressource Autisme, et comme j’essaie de le faire ici avec ma contribution au portail que veut créer Nathalie.

  7. Céline, il ne s’agit pas de tentatives de sape régulièrede vos réponses.En tout cas pas en ce qui me concerne.
    Il s’agit simplement justement d’apporter des compléments aux réponses que vous apportez.

    On ne pas répondre uniquement à un papa aux prises avec les diffiultés qu’il décrit avec son enfant autiste qu’il faut poser des interdits avec des mots simples…

    Enfin je ne sais pas si l’attque anti ABA m’est destinée … Je n’espère pas…

  8. Hop, j’arrive sur mon blanc destrier pour calmer un peu les esprits, vous serez sympa d’admirer mon armure brillante et ma monture altière! ;)

    Céline a toujours été ouverte aux prises en charge multiples, et ses conseils sont toujours de s’adapter à l’enfant, ce qui selon moi est indispensable. Cela dit, elle est avant tout là pour parler du côté psychologie de la prise en charge, parce que c’est son métier, et selon moi elle a raison de ne pas s’avancer sans avoir vu l’enfant, ni sur un domaine qui n’est pas le sien (elle a souvent pris des renseignements pour aider les parents auprès de collègues lorsque ça dépasse ses champs de compétences, ce qui est beaucoup plus que ce qui lui était demandé au départ, qui utilise sans doute du temps personnel qui aurait pu être de la détente, et qui dénote une bonne conscience professionnelle).

    Je suis d’accord que tous les pédopsychiatres ne sont pas au fait de l’autisme, surtout les approches psychanalytiques, qui ont peu de résultats sur nos jeunes enfants. Mais tous les pédopsychiatres ne sont pas des escrocs (et même le mien qui est de tendance psychanalytique est fantastique, car il sait faire la part des choses et s’adapter à la situation). Mais au départ, il faut choisir un bon pédopsychiatre. Vous allez pas continuer à aller voir quelqu’un qui vous dit des bêtises et vous fait culpabiliser, si? Si votre pédopsychiatre n’est pas, selon vous, capable de vous orienter correctement, renseignez-vous pour en trouver un qui saura. Je pense que c’est important que le pédopsychiatre puisse orienter les parents, pousser dans un sens ou dans l’autre pour les prises en charge, etc.

    Ensuite, ici, c’est un site collaboratif. Donc, si vous avez des astuces à rajouter, des conseils à donner, allez-y. Au contraire, c’est même mieux, car on ne peut jamais penser à tout. C’est le regroupement de nos idées et bonnes volontés qui va aider les autres, et peut-être même nous-même au passage.

    Sérieusement, je suis heureuse de voir comment ce site tourne bien. C’est en grande partie grâce à vous tous, moi je n’amène que la structure. De plus, jusqu’à présent, nous nous sommes tous donné la main, nous nous sommes tous encouragés; ça serait bien si ça continuait comme ça. Ne nous déchirons pas, au contraire, entraidons-nous.

    Pour en revenir au problème de ce parent, je pense que le livre que recommande Béatrice est en effet très intéressant dans ce cas, et pourrait donner des pistes pour aider l’enfant à s’exprimer autrement que par la colère.

    Ensuite, je pense comme Céline qu’il faut utiliser des mots simples. Je m’explique en donnant mon cas particulier: Matthieu n’écoute pas toujours toute la phrase. Parfois il n’écoute pas du tout. Par contre, il y a certains mots qui ont du sens pour lui, comme « non », « bientôt », etc. Sa grand-mère a tendance à lui expliquer avec de très longues phrases pourquoi il ne peut pas faire ci ou ça, je sais qu’elle veut bien faire mais ça ne marche jamais. Alors j’ai pris l’habitude d’intervenir pour lui dire « utilise le mot ‘non’ », ou « dis-lui ‘bientôt’ ». De suite, Matthieu se calme, et on peut alors essayer de rajouter des informations. Sinon la spirale de l’énervement continue et augmente de puissance chez Matthieu, et ça finit toujours par des cris.

    Il n’y a pas qu’une seule approche, et vous le savez. C’est aux parents de savoir ce qui convient le mieux, ce qui va marcher ou pas avec leur enfant. Ensuite, c’est au pédopsychiatre, une fois qu’il a entendu l’opinion des parents et ce qui se passe à la maison, de voir si les progrès sont satisfaisants ou pas, de proposer de travailler plus tel ou tel comportement, et de proposer des pistes alternatives.

    Ce que propose Céline, c’est la base. Comme elle dit, et comme tu le sais Béatrice, certaines méthodes ne sont pas données. Que ce soit le PECS, ou ABA, (je ne sais pas pour TEACCH, si vous avez des infos, partagez-les), tout cela a un coût, qui n’est pas forcément facile à absorber par les parents. De plus, et j’en discutais avec l’orthophoniste qui travaille dans le cabinet à côté de celui du pédopsychiatre de Matthieu l’autre jour, ce n’est pas non plus toujours à la portée de la volonté (ou intellectuelle) de certains parents. C’est ignoble à dire, mais certaines personnes sont tout simplement trop simples pour pouvoir mettre en place un programme très strict comme ABA, ou n’ont tout simplement pas le courage et préfèrent la solution de facilité. Tous les parents ne sont pas des battants, il y en a beaucoup qui baissent les bras et préfèrent laisser le système médical se dépatouiller de leurs enfants.

    Pitié, pitié, ne nous déchirons pas. Nous allons tous dans le même sens: aider les autres, trouver des informations sur l’autisme, et partager nos soucis pour les alléger un peu. Continuons ainsi, pour nous, pour nos enfants, et tous les gens qui comptent sur ce site pour trouver des informations.

    Moi je sais que vous êtes tous des gens adorables, volontaires, pleins de bon sens, et amicaux! Alors pas de disputes, d’accord? On échange calmement! ;)

  9. Je souhaite ajouter que dans le cadre de ce site, j’interviens pour donner des pistes de réflexion aux parents. Je ne peux pas aller plus loin car nous ne sommes pas dans le cadre d’une consultation où les parents et l’enfant sont reçus. Dans ce cadre, on fait en général une batterie de tests pour étayer son observation de l’enfant. Ici je ne peux pas faire de diagnostic mais je peux au moins donner des premiers conseils et orienter vers des professionnels qui pourront prendre en charge l’enfant et aider la famille.
    Bien sûr que je suis bien consciente que ça peut être frustrant de ne pas avoir plus de réponses concrètes mais ce n’est pas possible dans ce cadre car je le rappelle on ne se substitue pas à une consultation.
    J’espère que les familles qui viennent sur ce site pourront se sentir un peu soutenues par ce qu’on leur apporte et qu’elles n’hésiteront pas à faire appel à des professionnels des centres ressources autisme qui eux pourront prendre le relais pour les guider par rapport au diagnostic, prises en charge et autres en ayant reçu l’enfant et sa famille.
    En tous les cas, merci pour vos questions.

  10. bonsoir,

    un regret pour ma réponse : celui de vous avoir vexé en utilisant le terme de « réponse légère »…. Les parents d’enfant TED dont je fais parti ne peuvent que remercier les professionnels qui donnent de leur temps et de leur compétence à tout ceux qui cherche une réponse, des solutions pour leur enfant en souffrance.
    Il est vrai cependant que connaissant très bien la psychatrie, ma crainte dans leur prise en charge de l’autisme est la facilité parfois déconcertante avec laquelle ils répondent aux troubles du comportement par une prescription de neuroleptique !

    Enfin, pour partager notre expérience, nous avons décidé avec mon époux de stopper l’hopital de jour il y a 5 ans. Pour faire avancer mon fils, nous avons recruté une éducatrice à domicile qui s’est progressivement formée au programme teach (le livre de Schopler « enseignement pour enfants autistes » nous a beaucoup aidé). Nous avons aussi fait intervenir une neuropsychologue qui nous a fait un PEI (programme individualisé). Les progrès de notre fils ne se sont pas longtemps fait attendre !

    A l’heure actuelle, nous faisons appel à une thérapeute ABA qui vient à domicile tout les 2 mois et qui nous élabore des programmes que nous mettons en place avec les différentes intervenantes. Le coût est certes lourd et absorbe la totalité de l’allocation d’éducation( mais après tout cette prestation est bien faite pour cela !) et nous devons completer le coût de la prise en charge certain mois….

    La conclusion de ces propos est qu’il est très difficile de faire progresser son enfant mais que l’on y arrive avec des conseils et l’expérience des uns et des autres mais aussi avec une volonté et des objectifs que l’on se fixe et que l’on essai de tenir même si le découragement n’est pas loin. Le jeu en vaut vraiment la chandelle lorsque l’on constate les progrès !!!
    bon courage à tous.

  11. Pingback: Un 17 novembre sur Autisme Infantile | Autisme Infantile

  12. Sans me glisser dans « les guerres de chapelles » (qui ne se justifie pas dans la mesure où chaque enfant est différent et que, outre la psychanalyse, il est bien de pouvoir envisager différentes approches pour trouver celle qui correspond le mieux aux spécificités de l’enfant), la situation initiale de cet enfant m’amènerait aussi à m’orienter vers un dentiste. Le fait qu’il aborde son environnement « à pleine dent » et qu’il ait des difficultés à se nourrir peut être lié à un problème dentaire (et les douleurs dentaires peuvent aussi provoquer des troubles du sommeil). C’est juste une des pistes à explorer… Par ailleurs, ce peut être bien effectivement de lui proposer autres choses à mordre ; si la balle ne convient pas, il faut essayer autre chose, une autre texture, une autre forme (il existe entre autres des outils de mastication et de motricité bucco maxillaire intéressants). Enfin, structurer son environnement et adapter son mode de communication sera toujours bénéfiques. Bon courage!

  13. Bonjour,
    je suis stupéfaite de voir quand 2011, alors que la plupart des pays de l’hémisphère nord reconnaissent que l’autisme est un handicap neurologique d’origine génétique (OMS), un professionnel de santé puisse encore conseiller d’aller voir un pédopsychiatre pour un enfant autiste, c’est une honte.

    Maman d’un petit garçon de 6 ans autiste asperger, mon fils est passé par la « case » hôpital de jour qui n’a servi qu’à le renfermer d’avantage sur lui même alors que les méthodes TEACCH et ABA lui ont fait faire des gros progrès.

    Certes, nous ne sommes pas à lourdes, il n’y a pas de miracle, on ne guérit pas de l’autisme mais l’on peux améliorer sensiblement les capacités cognitives de nos enfants et les ouvrir aux autres pour une avenir plus serein. Je vous conseille de contacter l’association Vaincre l’autisme (anciennement Léa pour Samy), ils vous seront utiles pour apprendre à gérer les colères de votre fils, bon courage, Magali, maman militante.

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