Unir la fratrie pour faire progresser l’enfant autiste

Pour ceux qui ont plus d’un enfant, comme nous, il y a possibilité d’utiliser la bonne influence que peut avoir l’enfant neurotypique pour son frère, en essayant d’unir la fratrie et de valoriser tous les enfants.

Unir la fratrie pour faire progresser l'enfant autiste

Chaque réussite de chaque enfant est la réussite de tous

Quand un des enfants, qu’il soit neurotypique ou neuroatypique, réussit quelque chose, il faut que cela soit la réussite de toute la famille. Encouragez-les à s’applaudir les uns les autres et à se féliciter.

Encourager l’imitation chez l’enfant autiste

Pour aider l’enfant autiste à apprendre à imiter, pour l’aider aussi à apprendre de nouvelles choses, rien de mieux que de tout faire en groupe. Que ce soit apprendre à se laver les mains, à faire pipi dans les toilettes à l’école, de travailler une activité de motricité fine, si tout le monde s’y met, ça sera plus facile pour l’enfant neuroatypique.

Donner des missions à ceux qui en sont capables

Quand ils sont jeunes, les enfants adorent rendre service et qu’on leur donne des missions. Par exemple, quand nous allons voir ma nièce et mon neveu, je leur demande de dire à Matthieu de ne pas flapper, ou de me prévenir s’il allume et éteint une lumière en dehors de mon champ de vision. Ils sont très heureux de faire ça, ça les fait se sentir importants et ils savent que ça me fait plaisir.

Unir la fratrie

En unissant la fratrie, chaque enfant peut à son tour être encouragé, félicité, et avoir une utilité dans la vie familiale. Au lieu de leur demander de participer aux tâches ménagères, par exemple, vous pouvez leur demander d’aider leur frère ou soeur autiste à progresser, participant ainsi à la bonne marche de la famille.

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8 Responses to Unir la fratrie pour faire progresser l’enfant autiste

  1. Mathilde says:

    Moi, au contraire, j’évite d’insister sur cet aspect. Une soeur plus un frère autistes, pour mon aîné, c’est lourd. J’essaie de lui alléger ce poids au maximum, et par conséquent je m’empêche le plus possible de lui donner des missions par rapport à son frère ou à sa soeur ; pendant longtemps, il n’a pas osé râler contre eux, être jaloux, se disputer… Aujourd’hui, il commence à s’autoriser tout cela ; je considère que c’est un énorme progrès. Je ne veux pas le plomber en lui demandant de réfréner ces tendances naturelles et de s’occuper de son frère ou de sa soeur. Je veux qu’il puisse s’autoriser à penser : « J’en ai marre de l’autisme, j’en ai marre de mon frère et de ma soeur ». Ce n’est pas si facile que ça, pour lui. Une fratrie unie, c’est bien ; mais dans toutes les fratries « normales », il y a des tensions et des disputes. Je veux que ça puisse exister chez nous aussi. Une fratrie trop unie, ce n’est pas naturel.

  2. Catherine Kozminski says:

    De notre côté, la petite soeur de Maëlle, âgée de bientôt six ans, me parle déjà clairement de la différence de sa grande soeur et prend plaisir à la guider et à l’accompagner lors de moments déstabilisants, comme une fête, par exemple. Elle joue à la maman, au professeur, à l’éducatrice et ce, de façon naturelle. Pour le petit frère de Maëlle, c’est tout le contraire ! Il se fâche, tape sa soeur lorsqu’elle l’énerve et ne s’y prend pas par la douceur !! Alors, je n’insiste pas trop … Il faut dire qu’il n’a que 4 ans. Mais comme le dit Nathalie, pour l’instant, je fais tout pour que nos trois enfants soient unis le plus possible, en respectant les limites de chacun. Ce n’est bien sûr pas toujours facile. Merci, Nathalie !

  3. Cécile says:

    Relations toujours aussi compliquées à la maison entre Axel et Adam. Axel aime beaucoup son frère mais je sens le reproche, à peine masqué maintenant, que son petit frère n’est pas comme les autres et qu’il ne peut rien faire avec lui : jouer aux legos, aux playmobils…
    Finalement, ce qui les rapproche le plus en ce moment, c’est l’ordinateur car les mêmes activités les intéressent (musique et jeux).
    Et Axel est épaté qu’Adam puisse cliquer avec la souris pour mettre ce qui l’intéresse !

  4. Nadya Tremblay says:

    Pour ma part, je pense que mes autres enfants ont su tirer à quelque part, avantage de la situation. En bout de ligne, ils sont des personnes plus riches, capables d’empathie envers autrui. Cela peut paraître prétentieux mais je pense que c’est un des seul avantage de notre situation difficile. Ce que je déplore, c’est surtout le fait que moi, en tant que mère, j’ai moins de temps pour eux parce que mon fils autiste m’accapare grandement!

  5. BEATRICE says:

    Adrien est un grand garçon maintenat , à 9 ans, il comprend bien la situation. Et puis c’est un p’tit gar vraiment formidable, il aime son frère, il est respectueux, et il est généreux. Alors m^me si Stan le gonfle parfois , et c’est normal, entre frangins , d’être parfois agacés ,et bienn il essaie tout le temps de luia ppendre des choses, de l’entrainer avec lui dans ses jeux , ses betises, et Stan marche à fond !
    Ce qui m’attriste c’est qu’Adrien ait vite muri , veuille nous soulager, nous ait vus tristes.
    Mais après tout, c’est la vie, c’est notre vie, et à bien des égards, elle est vraiment géniale, et cela apprend aussi à Adrien à regarder les choses du côté soleil, et çà , çà lui servira toujours !

  6. Anne71 says:

    J’ai trois enfants, et vraiment ce qui me fait le plus de mal, c’est le temps que me prend mon petit autiste…Que j’aimerais avoir autant de temps avec les autres ! Mais c’est la quantité et pas la qualité qui compte, n’est ce pas? Sauf que quand on est fatigué et usé, pas évident. Quand mon grand rentre de l’école, le temps est plus pour lui, mais dans le bruit des deux autres; là encore il faut que je m’organise : baby sitting pour la petite?
    Le matin quand tout le monde est à l’école,le temps est plus pour la dernière.
    Il faut arriver à se partager, à s’organiser surtout le week end, et on n’est pas trop de deux dans ces cas là. Mais j’ai remarqué que ça se passe mieux si on décide à l’avance « qui fait quoi et quand ».
    Un avantage ENORME de l’autisme: ça a renforcé notre envie de rendre les enfants heureux, de bien s’entendre , d’apprécier le bonheur d’être un couple uni. Mon aîné a mûri sans doute plus vite, ils ont des partages de jeux physiques ,mais je ne l’oblige pas, il le fait naturellement. Je lui autorise grandement à dire qu’il en a marre de l’autisme, car moi aussi j’en ai marre parfois et je le fais savoir. On sait tous qu’exprimer ses émotions fait un bien fou. Je lui montre aussi souvent quand Basile fait des progrès, pour qu’il ait conscience de son potentiel et ne soit pas inquiet. Pour la culpabilité, je ressors souvent une phrase de grand mère: « c’est comme ça, c’est de la faute à personne, juste à pas de chance ». Pour la responsabilité, bien sûr jamais d’allusion à une responsabilité quand il sera adulte, ça se fera doucement selon lui et sa conjointe(?) , enfin mon grand n’a que neuf ans, donc chaque chose en son temps car avec un enfant ordinaire, on ne sait pas ce qui nous attend non plus!

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