Ne pas accepter automatiquement les refus

Ce n’est pas toujours évident de faire travailler nos enfants autistes, car ils ont tendance à s’opposer vivement, plus fortement que la plupart des autres enfants, et à affirmer leur volonté (ou, dans ce cas, leur refus) de manière plus inquiétante pour la personne qui n’a pas l’habitude.

C’est comme ça que, ne voulant pas de crise, on les laisse souvent faire ce qu’ils veulent, plutôt que de risquer qu’ils ne hurlent, ou ne se roulent par terre, ou ne tapent dans tout ce qui passe à leur portée.

Matthieu est comme les autres à ce propos: quand il ne veut pas faire une activité, il est très démonstratif. Il hurle, se roule par terre, pleure, se laisse tomber, fait le poids mort, ou donne un coup de pied dans l’activité qui lui déplait.

Et pourtant, Matthieu peut être raisonné, si on prend l’habitude de ne pas céder, et qu’on a la patience de lui remontrer l’activité encore et encore jusqu’à ce qu’il l’accepte.

Il faut évidemment savoir s’arrêter si jamais on remarque que la crise est trop violente, mais si on n’insiste jamais, l’enfant va comprendre que s’il fait une colère il obtiendra ce qu’il veut (ne pas faire l’activité), donc il faut toujours revenir à la charge, même si c’est plus tard, ou de manière détournée, ou en échange d’une récompense.

This entry was posted in Suggestions aux parents and tagged , , , , . Bookmark the permalink.

6 Responses to Ne pas accepter automatiquement les refus

  1. Marie-Claude says:

    Il y a des activités négociables. Je lui propose donc en amorçant avec : «Veux-tu faire ceci ou cela?»

    Mais, il y a des activités non-négociables et il sait faire la distinction entre les deux. Le mot «NON-NÉGOCIABLE», il connaît.

    Si je ne faisais pas cette distinction, j’aurais droit à des NONs systématiques pour tout (accompagnés régulièrement de pleurs).

    Pour l’inciter à faire une activité, parfois je ne dis rien. Je sors le matériel (peinture, casse-tête ou autre) et je commence à jouer seule. La plupart du temps, il veut faire la même chose que moi.

    Puis, les récompenses, cela marche presque tout le temps (collants, petites surprises, gâteries). Voilà 7 nuits de suite que je peux dormir grâce à un système de récompenses à chaque matin. Ses insomnies, il réussi à les gérer seul jusqu’aux premières lueurs du matin.

  2. Florence says:

    Comme je suis d’accord avec cet article !
    Avec ma fille, les devoirs peuvent provoquer des crises très fortes.
    Ce n’est pas toujours facile de rester ferme ou de trouver d’autres stratagèmes.
    C’est parfois usant.

  3. Catherine says:

    Ces derniers temps,Quand les crises commencent, je lui rappelle immédiatement qu’il risque de perdre sa récompense et ça stoppe rapidement la crise;mais j’ai peur pour le long terme.
    En fait il faut avoir un éventail d’astuces.

  4. nisha says:

    I always use a quick distraction. A tickle on the tummy, or imitate the tantrum. Big gestures for my little boy to move his eyes from inward looking to actually look outside himself. But the best remedy for those crisis is a firm pressure on both his temples to lessen his trauma.

  5. halima chnaif says:

    Et oui Nathalie il faut bcp de patience c’est sûr! …c’est parfois usant mais on n’a pas le choix, on ne peux céder à tout!
    J’utilise souvent les récompences aussi, ça ne marche pas tjs mais ça aide bcp!
    Nos enfants sont très dur à éduquer mais ils ont aussi des capacités que d’autres n’ont pas, il faut le dire!

  6. Pingback: Un 9 mars sur Autisme Infantile | Autisme Infantile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>