Merci à Farida pour cette idée de thème qui m’a inspirée! Vous aussi, proposez des sujets à traiter sur Autisme Infantile en commentant sur l’article Choisissez les prochains thèmes abordés sur Autisme Infantile. Je ferai de mon mieux pour y répondre petit à petit!
Si vous êtes un minimum comme moi, vous ne confiez pas facilement votre enfant. En effet, en tant que maman, on a les yeux « dans l’avenir » et on imagine toutes les possibilités que les choses aillent mal en laissant notre enfant autiste à quelqu’un qui n’est pas habitué à sa différence.
Par exemple:
- quelqu’un qui pensera qu’il peut lui lâcher la main dans la rue, ou dans un magasin, et on retrouvera un enfant perdu, ou pire, écrasé sur la route, à cause d’un moment d’inattention,
- quelqu’un qui ne va pas avoir l’oeil constamment sur lui, et qui ne se rendra pas compte quand notre enfant attrapera la poële pleine d’huile bouillante sur la gazinière, parce que contrairement aux petits de son âge, il est assez ingénieux pour grimper sur une chaise pour aller tripoter les choses interdites hors de portée des petits,
- quelqu’un qui ne saura pas que notre enfant ne mange pas de pomme si elle n’est pas coupée en deux au milieu, avec les pépins enlevés et la peau juste lavée et pas épluchée, et qui ne saura pas gérer la crise qui s’en suivra s’il coupe la pomme en quartiers,
- quelqu’un qui ne fera pas attention à bloquer l’accès aux portes et aux fenêtres, et qui ne comprendra pas le risque que l’enfant ne s’échappe ou ne tombe de plusieurs étages, parce qu’il n’a pas vécu ça avec ses propres enfants,
- quelqu’un qui ne comprendra pas qu’il ne faut pas le laisser tripoter la porte et les lumières « pour avoir la paix », parce que c’est mauvais pour lui de le faire sans arrêt,
- quelqu’un qui le grondera pour des choses hors de son contrôle, comme par exemple les stéréotypies verbales et les petits cris qu’il ne peut pas s’empêcher d’émettre,
- quelqu’un qui risque de renforcer ses troubles du comportement, ou qui ne saura pas quoi faire si notre enfant se tape ou tape les autres…
On peut donner des milliards de raisons pour ne pas confier son enfant. Et évidemment, toutes sont bonnes, justifiées, raisonnées. Personne autant que les parents ne peut imaginer les difficultés rencontrées en élevant et éduquant un enfant autiste. Seuls les éducateurs spécialisés peuvent avoir une idée des problèmes qu’ils vont rencontrer, et encore… je parierais qu’ils sont souvent surpris par les ressources de nos enfants quand il s’agit de risquer leur vie ou de s’enfoncer parfois dans leurs problèmes.
Seulement, parfois, il est nécessaire, voire même obligatoire de laisser ses enfants à autrui, que ce soit parce qu’il faut se rendre dans un endroit où ils ne sont pas admis ou bienvenus, ou tout simplement parce que parfois il faut pouvoir se ressourcer entre adultes, avec son conjoint ou ses amis, pour éviter de péter un plomb. Alors donnez-vous les moyens de le faire en suivant ces quelques petits conseils.
Le confier en terrain connu
Pour partir l’esprit tranquille, il vaut mieux confier son enfant en terrain connu: chez soi, ou chez un des membres de la famille où on a l’habitude d’aller avec lui. Ainsi, il est possible de s’assurer qu’on connait tous les endroits « risqués » ou pouvant entraîner des problèmes, et les sécuriser en les bloquants (portes fermées à clef, volets tirés, etc.) ou en éliminant l’objet pouvant poser problème. De plus, on peut attirer l’attention de la personne qui le garde sur les problèmes potentiels si on connait bien les lieux et objets de l’endroit où il sera gardé.
Le confier à des horaires « tranquilles »
Il y a un moment où, c’est clair et net, votre enfant ne pose jamais de problème? Pendant sa sieste ou la nuit? Pendant qu’il regarde tel dessin animé? À l’heure du bain? Quel que soit ce moment, autant en profiter! La personne qui le garde aura moins de difficultés pendant ce moment-là, et aura un temps d’attention moins long à fournir par la suite.
Le confier « sous surveillance » pour les premières fois
Les premières fois, je vous conseillerais de faire venir la personne qui va le garder à la maison, et lui proposer de faire quelques « séances de garde/jeux » avec lui pendant que vous faites autre chose. Comme ça, cette personne pourra s’habituer à votre enfant et ses difficultés, alors que vous êtes pas loin et que vous pouvez réagir au moindre problème.
Il ne faut pas rester dans la même pièce, mais plutôt aller se détendre dans votre chambre pour lire un bon livre, ou faire une sieste, en tendant tout de même l’oreille (ce que vous ferez naturellement, de toute manière).
Le confier à plusieurs personnes à la fois
L’union fait la force! Plusieurs paires d’yeux et plusieurs cerveaux peuvent faire la différence. Il y a moins de probabilité qu’il y ait un moment d’inattention si plusieurs personnes (par exemple, papy et mamie) surveillent à la fois. Pendant qu’un d’entre eux a une diversion (coup de fil, sonnette, préparer le goûter, etc.), l’autre peut faire une garde plus « intensive » focalisée sur l’enfant.
Et vous, avez-vous des soucis pour confier votre enfant à autrui? Quels sont les moyens que vous employez pour être en confiance? Les gardes par d’autres personnes se sont-elles bien passé? Racontez-nous dans les commentaires.

bonjour,
(
j’avais mis 2 comm mais ils ont disparu
Je ne les trouve pas en attente ni dans le spam, Karine… désolée! C’est bizarre!
Peux-tu les réécrire?
Amicalement,
Nathalie Hamidi
bonsoir Nathalie et merci d’avoir évoqué ce sujet!
Confier son enfant à la famille, des amis ou des voisins est très anxiogène voir impossible dans certains cas. mais au cours de notre vécu avec mon fils atteint d’autisme, je me suis rendu compte que ça s’avérait nécessaire.
Nos enfants sont comme tout individus des êtres sociaux, et ils ont besoin d’expérimenter, expérimenter, expérimenter comme tous les autres enfants mais autrement, de façon plus structurée.
ils ont besoins de rencontrer les autres.
Nos enfants s’ennuie surement plus que les autres car, souvent seul, moins avec les copains, les fratries sont souvent réduites, ils sont souvent à la maison ou dans les transports pour voir leurs thérapeutes.
C’est dans cette idée que je me suis fait violence pour confier mon fils à des adultes, bien sur responsables, pour qu’ils voient d’autres tête que la mienne.
c’est aussi dans l’idée de souffler pour revenir mieux oxygéné, c’est pas du luxe je dirai même que c’est vital. les parents d’enfants ordinaires s’octroie plein de moment de libre et se disent encore fatigués, et nous alors???!!!
passé le relai est essentiel, pour notre enfant, pour le parent et pour celui qui va l’accueillir (surtout la famille). comment familiariser un univers avec son enfant, l’handicap, développer des liens, si on reste enfermé. c’est un vrai punition, une injustice supplémentaire.
il y a quelques semaines, un week end, une dame qui me précédait chez le coiffeur avait amené son fils, surement TED, d’une dizaine d’années avec elle. ce fut un supplice pour l’enfant et pour la maman. l’enfant c’est tant bien que mal contrôlé pendant deux heure… et la maman coiffée, n’a tiré aucun bénéfice de ce moment de détente. pendant les deux heures je me suis demandée pourquoi ce garçon devait se coltiner un salon de coiffure un samedi après midi au lieu d’être au parc ou jouer dehors, pourquoi personne n’a pu l’occuper ailleurs… je le revoit encore déambuler, croisant ses doigts en regardant la sortie…
il faut au plus vite faire connaître à nos proches, nos enfants différents, les « coatcher » sur leurs particularités leur montrer que ce n’est pas impossible que c’est même enrichissant .
nos enfants ont besoins d’eux, ne serait-ce que pour la fameuse généralisation, et la société à besoin de les connaitre pour mieux les intégrer. ce sera usant, ça l’est déjà, mais c’est nécessaire.
merci Nathalie et promis la prochaine fois j’essaierai de faire plus court
je suis totalement d’accord avec ce que dit farida, sur le fait qu’il est necessaire à ces enfants d’être en contact avec d’autre personnes non autiste, et pas forcement les parents!!!! alors il est vrai que cela doit être très dur de confier son enfant à une personne inconnu… d’où l’importance d’apprendre à connaitre les gens… mais aussi de faire les choses doucement, et le plus strucuturé possible. l’enfant que je garde à donc des parents très frileuxx à l’idée de laisser leur anfant à quelqu’un et je les comprends!! en ce qui me concerne, l’adaptation s’est faite en douceur en leur présence au départ, et petit à petit il m’ont laisser 10 minutes pui 30 puis 1h seule avec lui… la confiance a pu donc s’installer entre tout le monde.
et ensuite il a été question qu’il aille au sport avec des enfant ordinaire, alors je suis présente, mais les choses se sont faites aussi en douceur, et cet été il ira en centre de loisir par demi journée et deux par semaine, avant de venir doucement à une intégration pour qu’il puisse y aller lors des vacances et sans ma présence!!
merci du sujet, cela permets aussi aux non parents de comprendre, et d’encore mieux respecter!!
la confiance se mérite aussi, confier son enfant est ce qu’il y a de plus précieux, alors pour renouveler l’expérience, il faut aussi que l’accompagnant fasse des transmissions plus ou moins précises. les « tout c’est bien passé », « rien à signaler »… je les ai entendu pendant de long mois alors que mon fils était en grande difficulté.
oui moi aussi j’ai laissé un commentaire qui a disparu.
Mince! Il y a longtemps? Je n’ai rien trouvé dans le spam.
Depuis environ trois jours.
J’ai encore vérifié, je n’ai rien dans les commentaires spam ou en attente d’approbation… Mystère!
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moi je demande a ma sœur qui vient m’aider une journée ou 2 par semaine et qui habituer a cest crises ou habitudes mais quand elle ne peut pas je doit annulée car Alex n’accepte pas d’aller ailleurs il n’aime pas sortir de sa petites routine sauf dehors ah ca il aime trop mais je le trouve beaucoup trop vite et débrouillard pour le laisser a quelqu’un d’autre que papa et maman alors les sortie très limiter
Bon, moi ma fille, comme j’ai eu le diagnostic tardivement (presque 7 ans et confirmation à 11 ans), les gens de notre entourage ne pouvaient pas avoir de « mode d’emploi » puisque tous avaient plus ou moins leur avis sur la question et puis personne n’a voulu me la garder avant qu’elle ait 6 ou 7 ans justement, car ils avaient peur sans doute de mal faire ou peur que ça se passe mal, je ne sais pas, mais je n’ai pas eu vraiment de proposition de garde et les moyens que je cherchais, des aides extérieures à la famille, c’était des copines et bon, elles avaient des problèmes plus graves avec leurs gosses qui eux étaient des mômes juste capricieux et non obéissants, alors je n’allais pas rajouter en plus la mienne à leurs soucis. D’autant que ma gosse a été gardée une fois ou deux par une copine et que ça été une catastrophe. Elle s’est mise en danger et les gamins de la copine se sont mal comportés avec elle. Pour le coup c’est pas la mienne qui posait souci…Par la suite, j’ai mis en place les travailleuses familiales qui venaient à domicile, et là, j’ai pu dire ouffff ! Elle avait 6 ans environ, peut être un peu plus. Avant, je ne connaissais pas…
En revanche, je ne suis pas d’accord sur le fait de dire que les enfants s’ennuient s’ils n’ont pas de fratrie ou s’ils jouent seuls et même s’ils ont l’air de s’ennuyer, ils ne s’ennuient pas. Je sais que ma fille est fille unique et que je le suis également et je pense que ça aide à se construire aussi la solitude et trop les occuper peut justement nuire à la construction de leur imaginaire et les rend trop dépendants des autres pour tout. En tout cas, lorsque la prof de Votre école chez vous m’a dit qu’à l’envol (lors de son séjour cette année), elle n’avait participé à rien, aucune activité (à part le chant), qu’elle avait l’air de s’ennuyer…lors de son retour, j’ai eu un tout autre écho de la part d’Océane qui m’a dit qu’elle avait bien aimé et qu’elle y retournerait bien (bien qu’elle ait souffert du trop de monde et de ne pas pouvoir justement avoir un peu de tranquillité et qu’elle a eu besoin de s’enfermer dans sa chambre un jour ou deux pour récupérer). Comme quoi, on imagine parfois qu’ils s’ennuient, que ça ne leur a pas plu (comme lorsqu’on la traine à des sorties culturelles où elle nous épuise de questions de cékankonrentre et autres du genre)…et se mettent à nous réclamer un truc qu’ils ont vu à telle sortie ou entendue telle musique alors qu’elle se bouchait les oreilles pendant tout le concert…ou trépignait d’impatience…
Pour ce qui est des colo en revanche, non, je ne tenterais pas car je sais qu’elle a une manière de fonctionner trop personnelle et ce qu’elle aime c’est PARTIR en vacances, pas y être ! Ou faut vraiment que ce soit très court et qu’on bouge bcp sur place. Et les trucs un peu dirigés, où on doit manger à telle heure, se coucher à telle heure et se lever à telle heure…c’est pas son truc ! Pourtant, elle aime tout savoir à quelle heure on se lève, on mange, etc…mais elle n’aime pas quand c’est imposé.
Sinon, maintenant, de temps en temps, elle peut aller chez ma mère, lorsqu’elle était plus petite, c’était difficile, car mes parents pour avoir la paix lui permettaient tout et moi après je devais rattraper les choses…c’était compliqué. Encore de temps en temps, je dois remettre les pendules à l’heure avec ma mère, mais bon, ça va mieux. Maintenant, c’est l’adolescence qui pose un vrai souci, car elle a tendance à manquer de pudeur et elle est totalement désinhibée et j’ai du mal à la laisser même seule aller à l’épicerie du coin, car elle a tendance à demander à tout le monde comment ils s’appellent et où ils habitent et à s’inviter chez eux ! Dans les transports d’ailleurs, je dois être prudente. Comme en plus elle est formée et réglée (depuis le mois dernier), je dois d’autant plus être trèèèèèèès vigilante ! Ce sera le nouveau challenge de l’éduc du sessad cette année. Pour moi, les sorties en solos sont assez limitées…j’en profite donc lorsqu’elle va à l’école…ne serait ce que pour souffler un peu…vivement l’école !!!! lol (pour elle aussi, elle est impatiente de retrouver ses « amoureux »….si si elle en a plusieurs, au moins 3).
Euh, je rectifie un point, depuis le diagnostic, à part ma mère, personne de la famille ne me la prend et ne me propose de la prendre même une demi journée ! Je pense que chacun est barré un peu dans son monde et qu’ils n’ont pas envie de s’embêter…ils ont leur vie à eux et on n’en fait pas partie (ou à distance).
Nous ne confions notre fils qu’aux grands parents et à sa nounou qui a été largement « briefé » avant de l’avoir, mais je pense qu’elle a découvert l’ampleur de la responsabilité au fur et à mesure (trajets d’école, tenir la main, le surveiller dans la maison, fermer certaines portes à clés,…pour anecdote : il a déplumé la colombe de sa nounou, depuis elle bloque la porte de la cage, oui ça fait sourire, moi la première… oops !)
En bref, nous ne confions notre fils qu’à des personnes qui le connaissent, qui l’ont bien cerné et dont on sait qu’ils auront la patience de le « supporter », de prendre sur eux pour le faire grandir, et non le réprimender à tout bout de champ pour des comportements qu’ils ne contrôlent pas toujours…
Certains membres de la famille le connaissent bien, c’est en ceux là que nous avons confiance…
bonjour mon fils enzo a etais diagnosiquer autiste leger,ils ont voulu le metre en hopital de jour mais d apres les temoignage sur le net vaux mieux le mettre a l ecole normale et le faire suivre,il dit des mot se fait tres bien comprendre avec des gest essaye de nous expliquer mais avec ses mots a lui il est propre il ecoute comme tous les autres enfants il comprends assez vite tout,il est propre depuis un mois jour et nuit .il est rentree a la maternelle la séparation du matin est tres difficile il pleur la maitresse doit me l arracher puis je part tout de suite ensuite tout se passe bien il ecoute et participe,parcontre a la contine scolaire il veux riens manger c est vrai qui a toujours étais difficile pour le faire manger il mange seulment si il aime ,ma question votre enfant mangais t il a la contine? ou vaux mieux le retiré et trouver une autre solutions
quel choix j ai pour le faire suivre pour le language et la motricité car la maitresse dit qu il court comme un bébé et que des fois il est dans son monde mais pas longtemps je serrai contente de discuter avec des maman pour partager nos experiance et avoir des conseille quoi faire car je ne veux pas le mettre en hopital de jour je vous remerci d avance pour votre reponse ne s achant pas vers qui me tourner
bonne journee
Bonjour
La scolarisation est importante pour les enfants autistes, en milieu ordinaire ou en classe spécialisées si on se rend compte qu’il n’arrive pas à suivre dans les classes normales.
Pour la cantine, en France, il est possible de faire un PAI, pour que votre enfant soit servi des repas spécifiques à la cantine, soit prévus par vous et réchauffés, soit dans les cas d’allergies, des repas sans gluten par exemple.
Surtout ne le retirez pas, il est difficile de remettre à l’école un enfant qui a été déscolarisé. Trouvez-lui une prise en charge en libéral (hors des structures style hôpital de jour, IME, etc.) en orthophonie et psychomotricité, et lisez beaucoup d’articles sur les méthodes PECS, TEACCH et ABA, qui vont pouvoir aider votre enfant.
Si votre enfant a un diagnostic, vous avez le droit à des aides financières, demandez un dossier à la MDPH de votre département.
Amicalement,
Nathalie Hamidi