Les périodes de fin d’année sont un condensé de ce qui fait le sel de la vie avec un enfant autiste: changement de routines, maisons pleines de visages nouveaux ou inhabituels, odeurs de dinde au marron, nourritures diverses et variées, bruits de fête, festival de bougies et de guirlandes lumineuses… Ajoutez à tout cela l’autism-touch, et vos fêtes peuvent rapidement se transformer en une semaine d’enfer.

Alors comme d’habitude, il va falloir préparer le terrain:

  • Plannings détaillés et visuels avec les photos du barbu habillé de rouge, mais aussi de la tante Jacqueline (barbue, elle aussi) qui voudra un bisou, la description détaillée des lieux où l’on se rendra, seront de mise.
  • On n’oublie pas les sacs de renforçateurs (le DVD préféré, la balle sensorielle adorée, le sachet de smarties…), et même si on est légèrement comateux après 3 coupettes, on n’oublie pas de renforcer les bons comportements, aussi fréquemment que nécessaire.
  • On n’oublie pas de glisser le classeur PECS dans le sac, d’ailleurs on en prend un de rechange au cas où.
  • On informe famille et amis que non, on ne forcera pas notre nain à manger du foie gras, ce n’est pas la peine d’insister, de la même manière que oui, il faut le laisser tranquille quand il a besoin de calme. Ce n’est pas un enfant impoli, c’est un enfant en overload.
  • On ne s’attriste pas si notre ange n’est pas plus intéressé que ça par les cadeaux sur lesquels les autres enfants de la famille se jettent avidement, on reste concentré sur ce qui est positif—il a été émerveillé par le sapin—pour ne pas se bousiller la soirée.

C’est la fête, que diable! Profitez-en! Amusez-vous! Pour une soirée oubliez ce que votre enfant devrait faire, ne fait pas, ne fera jamais: c’est Noël, c’est magique! Et vous, quels sont vos trucs pour passer un bon réveillon en famille?