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Aider la fratrie d’un enfant autiste

L’année dernière, nous avons commencé à nous inquiéter pour Julien, le petit frère de Matthieu, qui avait un retard de parole, passait beaucoup de temps à imiter son frère, et faisait de nombreuses crises de colère pour les moindres raisons.

La pédiatre nous avait inquiétés car il avait fait une crise dans son cabinet de consultation, et nous avait dit qu’elle voyait des signes de l’autisme chez son frère. Malgré les réassurances du pédopsychiatre de Matthieu, qui voyait Julien toutes les semaines en même temps que son frère que nous accompagnions aux séances, je m’inquiétais beaucoup du comportement de mon cadet.

Dans le cas de Julien, qui prenait son frère pour exemple, il est clair que cela influait sur son comportement. Son caractère, lui, était très fort et trempé, il voulait s’affirmer pour prendre une place plus grande dans une vie tournée autour du handicap de son frère.

Il nous aura fallu quelques temps, mais petit à petit, avec l’aide des intervenants de Matthieu qui l’ont pris lui aussi en séance, et un travail avec lui à la maison pour qu’il trouve sa place dans la famille malgré les besoins de son frère, Julien a réussi a progresser très vite et réduire un peu ses comportements colériques.

L’orthophoniste a aidé Julien à commencer à rentrer dans la communication, même s’il disait déjà quelques mots de lui-même. La psychomotricienne l’a fait accepter petit à petit de faire des activités nouvelles, que Julien refusait à grands cris, et elle m’aide à l’amèner à l’autonomie. Le pédopsychiatre rassure Julien sur l’importance qu’il a pour nous, à relativiser la jalousie qu’il peut concevoir par rapport à Matthieu, et nous aide à trouver une balance pour notre ve quotidienne. De plus, tous ces spécialistes prennent le temps d’écouter, de prendre des renseignements, et de donner des conseils avisés.

Je suis persuadée qu’être entouré, notamment par des spécialistes, l’a beaucoup aidé. Julien n’est plus seulement l’accompagnant, mais aussi l’acteur des séances de thérapie, comme son frère – même si le travail n’est pas le même. Il ne faut pas hésiter à s’entourer de personnes compétentes pour aider la fratrie à progresser, ou à mieux vivre le handicap d’un autre membre de la famille.

Le handicap de votre enfant autiste est-il ou a-t-il été difficile pour ses frères et soeurs? Comment le vivez-vous, et comment essayez-vous d’y remédier? Partagez dans les commentaires.

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3 Comments

  1. Nous savons que l’autisme de corentin (5 ans) est difficile à vivre pour Titouan (8 ans), même si celui-ci ne s’en plaint jamais. Il a beaucoup de mal à en parler avec nous alors il le fait avec d’autres qui sont à son écoute (et nous rapportent les dires de notre fils afin de nous prévenir de ses inquiétudes).

    Je pense qu’il ne veut pas nous inquiéter! Nous savons qu’il appréhende l’arrivée de son frère à l’école, il se veut son protecteur, il a prévenu tout le monde à l’école et tient à ce que personne ne se moque de lui!

    Il s’assombrit quand un interdit tombe à la maison à cause de l’autisme de corentin car nous mettons en cause l’autisme de son frère et non Corentin! C’est difficile pour lui, mais il ne nous dit rien, alors que nous lui avons expliqué qu’il avait le droit de réagir, nous attendons donc car nous savons qu’un jour cela arrivera….ou pas!

    En attendant Carpe Diem mes amis!

  2. Bonjour,

    je suis une maman d’un enfant autiste de 7 ans, son demi-frère 4 ans
    le petit ayoub agé de 4 ans à vécu depuis sa naissance avec son frère autiste, c’est à dire qu’il a ouvert ses yeux sur le monde de Abdeljalil autiste.
    en 2009, je commençais à voir que le comportement de Ayoub était choquant, ça commençait avec le rangement des ongles et des crises de nerf avec cri strident, pendant 25 à 30 mn aprés il piquer des crises pour n’importe quoi. Il me tapais. Et des crises comme celles que faisait Abdeljalil à 4 et 5 ans, il jetter les chaises par terre, se tirer les cheveux, s’otomutiler le visage et corp, et se cogner la tête contre le mur.
    j’ai placer Ayoub dans une créche pour les séparer, mais çais difficile pour lui, ça fait trois jours et ne s’adapte pas, chaque matin pique sa crise (il ne veut pas aller à la créche).
    Aujaurd’hui, je m’inquiéte pour l’avenir et santé du petit Ayoub.
    que dois-je faire ? je demande un avis d’un pédopsychiatre ou d’un professionnel afin de m’orrienter.

    Merci

    Mme BEY OMAR Soraya

  3. Bonjour Soraya,

    je pense qu’il peut être bon pour votre petit Ayoub de faire des consultations régulièrement avec un pédopsychiatre. Mon fils Julien a pris beaucoup de stéréotypies de son frère Matthieu, par imitation. Il est aussi très difficile de caractère, très difficile à socialiser… Il va de mieux en mieux depuis qu’il est pris en charge.

    Je vous recommande de tenir bon et de continuer à le laisser régulièrement à la crèche, afin qu’il apprenne les règles de la vie en communauté le plus possible avant de commencer une scolarisation. Il va certainement finir par apprécier y aller, mais là il joue sur vos sentiments, le fait de piquer une crise c’est clairement un plan pour que vous le gardiez auprès de vous. =)

    Courage, tenez bon, et tenez-nous au courant!

    Amicalement,
    Nathalie Hamidi

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