Archives (5)Je suis une maman câlins/bisous. J’aime bien, parfois, tenir mes enfants dans mes bras, les avoir tout contre moi, leur faire des bisous, des chatouilles, et leur frotter le dos pendant qu’on regarde ensemble la télévision.

Matthieu n’est pas totalement à l’aise avec la proximité physique, mais beaucoup moins que ce à quoi on aurait pu s’attendre d’un enfant autiste. Il ne fuit pas tous les contacts physiques, mais certains en particuliers, comme par exemple les bisous sur la joue, que j’aimerais tant pouvoir lui faire.

C’est un peu difficile pour une maman d’accepter qu’un enfant ne veuille pas qu’on l’embrasse (même si dans son cas c’est seulement dans certaines zones). Je me mets à la place des mamans dont l’enfant autiste ne veut pas qu’on le touche du tout. Il faut qu’elle désapprennent tous les gestes affectueux qui leur ont été naturels depuis leur petite enfance.

Ne pas trop insister

Si votre enfant est gêné par vos démonstrations d’affection, ou, pire, en souffre, il faut essayer, petit à petit, de perdre l’habitude de faire certains gestes avec lui. Après tout, si c’est aussi agréable pour lui d’être embrassé que pincé au bras, à quoi bon le forcer?

Apprendre à donner de l’affection autrement

Matthieu tolère, et même aime le contact, mais ce n’est que sous certaines conditions. Je sais que les bisous sur le haut du crâne sont bien acceptés, ainsi que sur les épaules. Je m’efforce donc de les faire là – une sorte de compromis entre mon besoin de lui donner de l’affection et son degré de tolérance. De même, j’évite les caresses sur la joue et je lui caresse plutôt la jambe.

Utiliser les gestes tolérés pour ne pas qu’il perde l’habitude d’être touché

Il ne faut pas se sentir rejeté au point de ne plus vouloir l’embrasser ou le caresser. Si votre enfant aime les chatouilles, faites-lui en souvent. S’il apprécie d’être tapoté, bercé, qu’on le fasse gigoter, profitez-en, afin qu’il ne risque pas de perdre ces sensations agréables aussi.

Il y a plein de choses que Matthieu aime. Il aime que je le fasse rouler sur le lit, que je joue avec lui à « la petite bête qui monte, qui monte », que nos pieds se touchent, que je lui tapote les genoux, que je le tienne dans mes bras… Plein d’occasions d’être proches physiquement, qui me permettent de ne pas me sentir trop frustrée dans mes élans affectueux, et qui servent aussi à renforcer nos liens parent/enfant.

Et vos enfants, quelles marques d’affection ne supportent-ils pas? Comment parvenez-vous à garder un contact physique affectueux sans que cela soit pénible pour eux?