J’ai longtemps été une maman sans aucune souplesse. J’avais une vision bien précise de ce qu’il fallait faire pour que mes enfants soient élevés de la manière que je voulais, qu’ils travaillent leur intelligence, leur créativité, et qu’ils deviennent les meilleurs des meilleurs plus tard.
Je crois que c’est quelque chose que veulent toutes les primipares: être parfaites, avoir des enfants parfaits, un mari parfait, une maison parfaite et immaculée, et que tout soit sous contrôle.
J’ai peu souvent mis mes enfants devant la télévision, en espérant qu’ainsi ils travailleraient leur imagination et trouveraient des moyens à eux de s’occuper. Les rares fois où je mettais des vidéos, c’était en anglais – parce qu’il fallait absolument que chaque activité ludique soit é-du-ca-ti-ve!

J’ai longtemps oublié que mes enfants sont des enfants. C’est seulement lorsque le handicap de Matthieu a été connu de nous que j’ai compris qu’il fallait aussi lâcher du lest. Les activités ludo-éducatives l’ont sans aucun doute aidé à progresser jusqu’à présent, mais il fallait aussi l’aider sur les points les plus difficiles pour lui: l’imagination, la compréhension des histoires, et les relations sociales.
Depuis le début des vacances, j’ai régulièrement mis mes enfants devant des vidéos, en français désormais. Et j’ai trouvé de nombreux bienfaits à la télévision.
Rester assis et faire la même activité pendant une heure trente
Matthieu n’avait jamais été capable de rester concentré sur une activité aussi longtemps. Ce n’est que depuis que son frère réclame la télévision régulièrement qu’il apprend à s’intéresser à ce qu’il s’y passe.
Comprendre l’histoire
Avec un visionnage régulier des mêmes vidéos (mes deux fils aiment regarder encore et toujours les mêmes dessins animés, ce qui ne m’inquiète pas puisque les enfants de nos amis, qui n’ont pas de handicap, le font aussi), Matthieu comprend de mieux en mieux les histoires qu’il visionne.
Comprendre les relations entre les personnages
Matthieu travaille petit à petit les émotions et les expressions des personnages. Les autistes ayant du mal à comprendre les expressions du visage, les expressions parfois exagérées des personnages peuvent l’aider, et nous pouvons ensuite faire des parrallèles entre nos expressions et émotions et celles des gens dans les dessins animés.
Par exemple, je suis sûre que Matthieu s’identifie beaucoup à deux personnages de dessins-animés: Quasimodo dans le Bossu de Notre-Dame, à cause de sa tristesse et de sa solitude, et la Bête dans la Belle et la Bête, à cause de sa différence. Je suis persuadée qu’il voit le fait qu’ils sont différents, et fait le parallèle avec sa situation. Quasimodo et la Bête ne veulent qu’une chose: être aimés et acceptés. Matthieu le désire aussi, c’est évident, et c’est pour cela qu’il s’identifie et regarde ces dessins-animés plus volontiers que d’autres.
L’apprentissage de nouveaux mots
C’est bien beau de savoir le nom des animaux et de savoir répondre à ses jeux vidéos en anglais, mais ça n’a que peu d’utilité pour Matthieu, qui a déjà du mal à s’exprimer et communiquer en français. Petit à petit, en regardant les dessins animés de Disney, il apprend de nouveaux mots, et il les réutilise.
Apprécier la musique et les chansons
Mes enfants sont très amateurs de musique et de chansons. Pendant les vacances, je les ai régulièrement mis devant des films musicaux comme Hairspray (leur favori – qui parle d’accepter les différences), et ils adorent les passages musicaux. Nous surprenons souvent Matthieu fredonner ou chanter des passages de films.
La télévision a beaucoup de bienfaits
Il faut savoir doser, évidemment, et maintenant que les vacances sont terminées nous allons réduire la diffusion de leurs films préférés, mais pas l’arrêter complètement. Après presque un mois « tranquille » où j’ai laissé les petits apprécier la télévision selon leurs envies, j’ai noté que Matthieu a beaucoup appris grâce à ces dessins-animés.
À quel fréquence laissez-vous votre enfant autiste regarder la télévision? Est-ce que vous avez noté des progrès, ou au contraire est-ce que cela empêche votre enfant d’en faire? Dites-moi tout dans les commentaires.

Pour Teo ça était la chaine de BABY TV de TPS depuis qu’il est bébé ! Très canaliser par les dessins-animés !
Depuis peu il la regarde moins mais par contre aime « OUI OUI » / « PETIT OURS BRUN » / « DORA » etc les dessins animés d’une autre chaine.
J’ai remarqué aussi qu’il regardait les PUBS avec attention. La météo le canalise aussi.
Isabelle, est-ce que tu remarque des progrès grâce à la télévision? Si oui, lesquels?
Chez nous, les dessins animés sont un formidable support de discussion, Stan attire notre attention sur ce que fait Lala , ou petit ours brun, je réponds, il commente, il dit si un personnage est triste ou content , ou faché, il me raconte l’histoire (s’il reste seul devant un épisode de petit ours, je lui demande ce qui s’est passé, et il me l’explique, plutôt bien d’ailleurs).
C’est un peu le m^me usage qu’un livre, sauf que çà bouge, qu’il y a de la musique, des effets lumineux auxquels Stan est sensible et qui stimulent vraiment son langage, sa motivation, son envie de communiquer à propos de ce qu’il voit.
Il ne regarde la télé que quelques instants le matin, et en fin de journée, avant le rituel du coucher. C’est aussi un moment que l’on partage en famille, on est tous assis ensemble, o se fait des calins, tout le monde est détendu, c’est un moment chouette.
Adrien a pas mal regardé la télé aussi, ce qui ne l’empêche pas d’être un enfant super éveillé, qui adore bouquiner, a une vie sociale intense, et qui fait du sport, des activités avec plaisir. Je crois que ce qui compte c’est ce que l’on fait de l’activité télévisuelle. Si on s’en sert de baby sitting bon marché , çà n’a aucun intérêt, quelque soit l’enfant, autiste ou non.
nicolas n’a pas été vraiment télé… il y a même des séries ou autres émissions que j’aurais aimé le voir regarder, pour lui faire prendre conscience de certaines réalités de la vie…
… mais, soit, il n’avait pas la concentration voulue pour regarder longtemps… soit, il y avait des personnages qu’il ne supportait pas… tellement, il les trouvait stupides;
par contre, il se renfermait dans les bouquins… à faire envie à nombre de mamans… moi, je savais que ce n’était pas si simple…
… et maintenant, c’est scotché à son ordi;
heureusement, que physiquement, il a besoin de bouger… donc, il va courrir… ou faire du vélo… il a le coeur de cycliste de sa grand-mère… sinon, il ne serait pas sorti de la maison.
pour revenir à la télé, il la regarde peu… mais, étant dans la pièce d’à côté, il l’entend… et suit tout aussi bien que celui qui la regarde… dés fois, on entend un grand éclat de rire à travers la cloison… alors, on ssoourrrriiit……………………
maintenant, en tant que maman, je trouve que la télé est un bel outil… tout étant question de le maîtriser.
Adam a toujours regardé la télé et toujours en français. C’est la seule langue utilisée à la maison alors que son papa est turc. Il a déjà suffisamment de difficultés à apprendre le fançais que je n’ai pas voulu multiplier les obstacles.
En fait, il a commencé à parler en répétant les phrases de dessins animés ou des spots publicitaires. Je précise que je garde toujours un contrôle sur ce que les enfants regardent en ne passant pratiquement que des DVD car je trouve que la plupart des dessins animés diffusés sont assez violents.
Du coup, comme Adam regarde régulièrement les mêmes vidéos, cela qui lui a permis dans un premier temps de répéter (la fameuse écholalie!), puis de répéter en prenant la même intonation que celle entendue (il a ainsi accédé à plusieurs registre dans les émotions).
Il a eu une phase où il ne s’exprimait presque sans aucune imagination, répétant ce qu’il avait déjà entendu à la télé. Jai eu un peu peur qu’il ait ensuite un discours stéréotypé. Mais finalement, non.
Adam a appris énomément de vocabulaire par ce moyen et il est capable maintenant de sélectionner ce qu’il a appris pour s’en servir dans un contexte adapté.
Pour moi, la télé reste un outil utile.
Maintenant, je limite quand même la télé car Adam reste un enfant et je ne souhaite pas qu’il soit « scotché » devant le petit écran toute la journée.
Voilà, moi c’est pareil que Cécile, sauf qu’au départ je ne savais pas que Matthieu est autiste, donc après concertation avec mon mari nous avions décidé de l’initier à l’anglais très vite (nous sommes tous les deux des linguistes). Maintenant, je trouve aussi qu’il a déjà assez de mal en français, alors j’ai arrêté presque totalement les vidéos en anglais. Et moi aussi je ne passe quasiment que des DVDs, car je ne trouve pas les programmes télévisuels pour enfants très intéressants.
A mon tour de parler des progrès de Solène avec la télévision. J’étais contre la télé bien-sûr
parce que je ne la regarde pas moi-même, il y a tellement d’autres choses plus intéressantes à faire !
Elle qui, à 2 ans et demi, zappait d’activités sans cesse, n’arrêtait pas de bouger, avec Dora, elle se pose, est attentive, absorbe les images et le son pendant une longue durée ! Nous l’avons encouragée dès le début à participer (bouge les hanches, fais des cercles, etc …).
Dumbo, Le livre de la jungle, Les artistochats, les Dalmatiens, Blanche-Neige, Franklin, Mimi la souris, Babar, Wallace et Gromit, Winnie l’ourson … : notre liste est longue.
Elle anticipe sur ce qui va se passer. Elle connaît l’ordre des épisodes de Tchoupie et Franklin. A l’époque de ses peurs, elle quittait la télé et la regardait de plus loin les personnages méchants ou impressionnants.
C’est certain, Solène a acquis du vocabulaire grâce aux dessins animés. Nous lui posons toujours des questions en direct ou en différé, c’est devenu un réflexe. Il y a quelques jours, je lui demandais : « grâce à quoi Dumbo sait-il voler ? » Les oreilles, évidemment … [elle fait une pause] et la plume !
Nous avons aussi remarqué une ou l’autre expression provenant en droite ligne des Dalmatiens (ou autres) du style : « j’ai crès faim, maman », avec la voix et l’intonation de Rolly.
Il y a souvent des références aux dessins animés dans nos discussions. Un rot sans excuse était souvent associé au lapin-garou de Wallace et Gromit ! Quand nous démarrons, il m’arrive aussi de dire « allons-y, let’s go ! ».
La règle, chez nous, c’est un dessin animé après le repas du soir, avant d’aller se coucher. La durée varie selon son état de fatigue. Elle choisit le dvd et nous ne remarquons pas de répétitions particulières.
Parfois je demande à Roman 17 ans qui n’est pas autiste où il a appris telle chose, il me dit que c’est à la télé. Alors j’ai l’intuition que ce doit être ainsi pour tous.
Pour le reste, quand je fais peindre les enfants sans thème, ni modèle; je note qu’il n’y a pas de différence de créativité entre celui qui a la télé chez lui et celui qui n’en a pas, sauf visionnage à outrance.
D’autres causes sont responsables de certains troubles et ça c’est un autre problème. La télé a bon dos.
Excellente analyse des bienfaits de la TV, à faire partager aux parents qui n’aiment pas la TV – comme moi.
A défaut de DVD à l’époque, Lila a eu droit à des doses répétées de « Lire, Lire, Lire » , de « Petit ours brun » et « Mimi Cracra » ( en dessins animés, mais d’abord en bouquins, of course !)
A signaler que pour certains chercheurs, la TV expliquerait en partie la progression de l’accès au langage pour bien des enfants autistes. Et peu importe que cela commence par des écholalies.
Le Dr Constant appellerait celà : « s’appuyer sur les mécanismes autistiques ».
Cela peut continuer. Je connais un jeune adulte qui retarde tous es soirs « Plus belle la vie » et qui discute ensuite avec ses parents des pourquoi et comment des comportements des acteurs.
Et voir Lila pleurer en voyant « Bambi » nous montrait qu’elle avait accès à l’émotion, aux sentiments.
bonjour,
je viens de decouvrir votre blog grace a estelle
et je tombe sur un message a propos de la tele, ce qui m interresse enormement, car bcp de personnes autour de moi ne veulent pas que leurs enfants la regarde
alors que moi je vois les effets positifs
nous sommes francais expatries aux USA, mon mari et moi ne parlont que francais, mon anglais est a coucher dehors, donc pour moi , l une des facons pour que mes enfants s en sortent a l exterieur c est la tele
je suis impressionnee par ce qu ils y apprennent et que moi je ne peux pas apporter
je vous souhaite beaucoup de courage et bonne continuation
Je ne sais plus qui disait ça (flemme de regarder), mais je suis d’accord que l’important est ce qu’on fait de la télévision: si on s’en sert de baby-sitter c’est pas forcément le mieux, il vaut mieux les y accompagner (même si on regarde pas toute l’émission, au moins commenter de temps en temps, expliquer un peu l’histoire), et surtout choisir des émissions qui vont les aider.
Personnellement j’ai fait le chemin inverse.
Suppression totale de la télévision pour mon fils autiste, ainsi que vidéos sur les ordis, et même suppression quasi totale de la musique en CD.
Avant toutes ces choses étaient son monde et il en oubliait d’exister.
J’ai remplacé cela par des jeux interactifs de détente et de plaisir avec mes bénévoles.
S’il veut de la musique on a les tambourins, le xylo, le piano…
Il prend des des leçons de piano avec un prof qui sait introduire une vraie relation avec mon fils.
Il n’est plus dans la contemplation des images ou du son mais il agit pour savoir qu’il existe.
Méfions nous des images et des sons qui hypnotisent nos enfants même les bien portant.
En tout cas pour les autistes, je me permets de penser que cela n’est pas bon du tout même à petite dose.
Maëlys aussi ne regarde qu’un seul dessin animé, les autres elle décroche en 3 minutes. Mais les « cotoons »… Elle reste une heure et demi devant sans problème! Mais c’est le seul. J’essaie de temps en temps de nouveaux dessins animés, mais je n’ai guère de retour pour le moment!
Elios mon fils TED de 3 ans et demi ne regarde pas la télévision mais depuis l’apparition des troubles à 18 mois, il aime regarder des dvd, série des baby einstein à thèmes, la musique, les formes, les couleurs, les chiffres. Il est passé depuis aux petits einstein interactif, mimi la souris, barbapapa, dora, oui-oui, vie des animaux, la maison, etc… Il est très visuel, donc reste concentré 30 mn devant un film. Maintenant il choisit son film et il réagit devant le film (n’a pas le regard opaque dans le vague). Il apprend c’est sûr, du vocabulaire, des situations de cause à effet et il participe émotionnellement : « j’ai peur », « il rigole » (il commente les scènes)… J’ai aussi culpabilisé de le laisser devant un film mais maintenant non, je crois que les heures passées devant ces films ont réduits le temps passé à s’auto-stimulé dans les stéréotypies et lui ont permis d’apprendre plein de choses, ces choses qu’il ne peut pas forcément communiquer mais qu’il a intégré dans son propre système cognitif, notamment le vocabulaire.
ici pendant pas mal de temps je me suis posé la question de la tv … on entendait tellement de choses, la tv c’est mauvais, retarde le language, retard psycho etc … mais j’ai craqué, j’ai decidé de lui mettre des dvd et depuis ok il est collé a la tv, oui mais c’est soit ca, soit rien du tout, c’est quoi le mieux ??? je remaruqe une progression dans son developpement depuis :
- il commence a comprendre a reagir face a la tv … a se qu’il voit … je l’ai surpris a rire a une betise de trotro
a interagir en faisant : bouhhhhhhhhhhhhh
- lui qui deteste la musique, il commence a sortir des petits sons (tout rikiki hein) , il dit le nom des perso , enfin dit : croncron (pour trotro) pokaaaaaaaa (harry potter) , saussettes (lunettes)
honnetement je ne sais pas si il y a un coté negatif, des fois je me dis un peu quand meme parce que a coté de ca il s’interesse a rien … mais d’un coté si il s’interesse a rien c’est deja mieux que rien et puis si ca peut le faire rire, participé moi chui ok
Moi aussi, je suis d’accord avec la majorite (jusqu’a present).
Tout est question de dosage et il est aussi important de regarder AVEC l’enfant.
C’est drole Nathalie, que ton petit aime la Bete de la Belle et la Bete. Chez nous, Bethany a adore cette cassette pendant longtemps. Maintenant, on n’a plus le VHS donc cette cassette est de cote mais on a les livres et elle aime bien cette histoire. Belle aussi est ‘differente’, donc peut etre que ma belle s’identifie un peu a elle.
En tout cas, nous on aime bien les DVD en anglais parce que l’on est biligue et puisque je repete souvent la meme chose (mon mari n’est pas bilingue, mais anglophone), je repete souvent les expression en francais ou commente en francais tout en regardant le film en anglais.
Ma fille fait tres bien la differene et on a tres tot vu dans ces jeux que les papas parlaient anglais et le mamans en francais!
Moi je suis une télévore. J’ai toujours la télé en sourdine, c’est une compagnie. Mon fils ne s’y était jamais intéressé. Et puis, quand vers 3 ans, j’ai vu qu’il avait un gros souci de langage et comme il ne parvenait pas à rester assis et à se concentrer sur l’histoire du soir (c’est toujours le cas d’ailleurs), j’ai décidé qu’après le bain, je mettrais un dvd aux enfants. Au début, j’ai mis Tchoupi, l’ours Tibère… bref, des programmes simples qui apprennent des choses aux enfants et qui captent leur attention.
Et je regrette presque de ne pas l’avoir fait avant!
Mon fils a commencé à répéter des bribes de dialogue, puis à les utiliser dans des situations appropriées (le langage plaqué comme on dit). Aujourd’hui, il est très bon public. Il rit de façon approprié à des scènes, il pose beaucoup de questions sur l’intrigue… La télé l’a vraiment aidé à progresser.
Océane depuis petite était fascinée par les films…je suis une cinéphile et j’aime pleins de genres de films…action, classiques, grands films, mais aussi séries…on pouvait aussi bien regarder un Hitchkock, qu’un gars une fille ou scène de ménage…Malcolm….et elle n’a aucun problème avec l’imaginaire…d’ailleurs, elle même met ses dessins animés en anglais…elle trouve ça sympa…elle adore les « maman, j’ai raté l’avion 1 et 2″…elle peut les regarder en boucle…comme elle peut regarder une émission avec moi sur l’écologie et se sentir concernée par la bio….Aujourd’hui, ma fille me fait la leçon si je ne prends pas un produit bio…elle ne me demande plus des produits de publicité et elle a même de vraies réflexions sur ce qui passe à la télé…on parle beaucoup de ce qu’on voit et ce qu’on lit…et elle préfère qu’on fasse un gâteau ensemble plutôt que de l’acheter tout prêt. Et pas question de préparation instantanée !
Pour autant, elle n’a pas perdu ses lectures et adoooore autant les livres que moi ! Je suis tout autant perdue devant l’écran de l’ordi que devant un bon bouquin ou devant un film ou un truc juste là pour me distraire passablement, comme j’aime le bricolage et faire des activités manuelles. Elle a beaucoup plus de vocabulaire (parfois grossier surtout depuis « Chouchou et Loulou » et Scènes de ménage…)…mais ça fait partie de la vie…
Je ne l’abrutis pas de télé pour autant. En revanche, elle même coupe les pubs car elle a vu mon ami le faire…Elle aime s’interroger sur ce qu’elle voit, les expressions des visages, mais aussi les expressions populaires et elle aime jouer avec les mots…
Oui Nathalie, moi aussi j’ai pas mal lâché du lest sur le contrôle et sur ce que je voulais dans un idéal très élevé…je ne me torture plus…même pour les devoirs.
J’ai grandit avec la TV allumée tout le temps et j’ai fait pareil avec mes enfants. Petits ils regardaient des dvds parce que nous n’avions pas de chaînes enfants. Et le soir avant de se coucher un petit dessin animé style Heidi, Bouba,… Il était une fois,… Le reste du temps ils jouent mais ne la regardaient pas vraiment.
la pédiatre a frôlé l’infarctus ^^
Leur lire des livres je n’aime pas. Souvent ils ne s’y intéressaient pas. Maintenant ils bouquinent dans leur lit avant d’eteindre.
En grandissant et en ayant les chaînes tv enfants, ils ont droit à un certains temps devant. Comme nous n’en avons qu’une ça facilite les choses.
Petite ma fille savaient faire la différence dans plusieurs races d’animaux au seins de la même espèce. Mais elle donnait le nom des teletubbis pour les couleurs
Un nouveau dessin animé ou film sera toujours visionné avec eux voir même avant.
Ma fille s’est motivée pour la lecture avec les jeux de sa DS. Elle a du l’acheter elle même sous cette unique condition.
Mon fils pareil même si il a encore du mal pour la lecture. Mais ça lui permet d’avoir un centre d’intérêt avec les autres garçons de son âge qui à ce moment là ne le rejet plus.
Pour la musique, on leur fait découvrir pleins de style en voiture, j’ai refusé les jouets musicaux pour enfant car ils sont la plus part du temps mal accordés et déforment l’oreille. Certes pour certains ça leur donne le goût de faire de la musique mais ça leur complique la tache après. Sans compter que ces jeux ont un volume sonor bien trop important non réglable.
La TV oui mais intelligente pour leur protection ET leur intégration avec les autres enfants. Comme pour les jeux, ça permet des discutions et de montrer qu’ils ne sont pas si différent que ça des autres.
Evan regarde la télévision plusieurs fois par jour mais par petits temps il ne reste pas concentré sur un dessin animé entier, par contre, comme Mathhieu, il aime regarder toujours les mêmes, en ce moment c’est Toy Story 1 (il regarde 45 min) et c’est super car depuis quelques jours je le surprend a créer des dialogues entre ces personnages jouets « buzz l’éclair » et « woody », je pense que les dessins animés sont des activités ludiques pour nos enfants autistes, ça développe leur imaginaire et comme tu le dis, pour les expressions des visages c’est aussi très interessant ! Evan commente souvent ses dessins animés « Woody il pleure »…
Bonjour Nathalie,
(une fois de plus) je me reconnais très bien en te lisant!Moi aussi j’avais de grands principes. He bien Valentin qui est hyperactif arrive à rester assis très longuement devant la télévision aussi. Bien sûr je sélectionne ce qu’il regarde : dessins animés élaborés, comptines …he oui la télévision est bénéfique. Autre principe : j’étais contre les jeux videos pour le stout petits…Valentin a maintenant son IPAD et OUI celà aussi est bénéfique pour lui. C’est un moyen ludique et attractif d’effectuer des activités intéressantes sur le plan cognitif.
Bien à toi : Marie-Jeanne
bonjour pour mon toni aussi c’est tres benefic la tele , je le laisse regarder les dessins animés sur tigi et com eux repete boucup d fois les memes episodes toni aprend boucup de choses, de mots , comportements, melodie, les chifres e etc, desole de mon fr je n sais p ecrire correctment aurevoir vera
je partage l analyse faite dans cet article. je contaste que la télépvision aide mon enfant autiste, notamment en ce qui concerne l’acquisition de vocabulaire. il la regarde environ 1h par jour mais plutot des dessins animés courts, type Diego, babar ou autres séries pour enfants.
Bonjour,
Pour Elisio, la télé lui a permis de commencer à mimer les gestes et à danser aussi comme dans les clips. Le soucis c’est que lorsqu’il est devant il monopolise entièrement le poste de télé et même nous on a du mal à changer de chaine sans provoquer une crise. Par ailleurs, il ne veut manger que devant la télé et là c’est un autre problème car du coup c’est du n’importe quoi. Par contre il est clair que l’identification aux divers personnages de dessins animés l’aide énormément même si des fois on ne sait pas pourquoi il est mort de rire lol