La zoothérapie
Béatrice nous avait parlé du bienfait de la zoothérapie avec son article Zoothérapie et autisme: plus original et accessible que les dauphins, Charlène Périolat et les Lamas des Plaines. De même, Catherine nous avait fait part des grands progrès faits par sa fille Maëlle depuis qu’elle a obtenu un chien d’assistance de la fondation Mira: Un chien d’assistance pour mon enfant autiste: Bonne fête Labelle!
J’ai envie de vous en reparler aujourd’hui, parce qu’il est question de trouver une activité de loisir qui puisse se faire en groupes limités pour aider Matthieu à mieux s’intégrer l’année prochaine à l’école, et l’équithérapie a été mentionnée, car là où nous allons déménager d’ici la fin de l’été il y a un lieu pas loin du tout qui propose aux enfants (même aux enfants handicapés) d’approcher et de monter des chevaux.
L’équipe thérapeutique de Matthieu pense que cela peut lui être bénéfique, car cela lui permettra d’apprendre plusieurs notions, comme de patienter, de faire chacun son tour, de faire doucement, etc. Il y a aussi tout le côté approche de l’animal qui peut lui permettre de communier un peu avec le cheval, de s’intéresser à un autre être vivant, de réduire son stress. Nous ne savons pas encore sur quelle activité de loisirs nous allons nous porter (il y a aussi une question de logistique et de coût qui n’est pas négligeable), mais c’est une possibilité parmi beaucoup d’autres.
Comme toujours, je mets en garde par rapport à la confusion que peut apporter le suffixe -thérapie dans zoothérapie. Ce n’est en aucun cas une possibilité alternative à une prise en charge adaptée, qui doit comprendre de l’orthophonie et de la psychomotricité, et si possible un suivi pédopsychiatrique avec un professionnel de la santé qui comprend bien l’autisme. Mais cela peut être, dans le cadre d’un divertissement, un moyen comme un autre de progresser, d’apprendre des comportements adaptés, de vivre en groupe, etc. Le choix de passer du temps avec des animaux est à faire selon les goûts de l’enfant: d’autres préfèreront la musique, le sport… l’important étant de donner à son enfant la possibilité de faire une activité de loisirs qui l’intéresse et qui le « tire vers le haut ».
L’intérêt de passer par les mains de thérapeutes, même si la zoothérapie ne « soigne » pas, est que ces personnes sont familières avec la plupart des handicaps, savent les précautions à prendre pour la sécurité de l’enfant, là où des personnes comme vous et moi ne verraient pas forcément de risques ou de dangers.
Avez-vous choisi la zoothérapie pour votre enfant? Avec quel animal? Que pouvez-vous nous en dire? Partagez dans les commentaires.
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Tu fais bien de le préciser que la zoothérapie n’est pas une prise en charge mais un plus, d’ailleurs je n’aime pas ce terme pompeux et trompeur.
Nicolas débute l’équitation cet été en individuel puis intégrera un cours collectif en septembre.
Pour répondre à ta question, comme tu seras loin de tout, il veut mieux l’inscrire dans cet écurie au lieu de faire des kms pour une autre activité. Au bout, tu t’y retrouveras.
bonjour ,
Gérante d’un foyer d’accueil médicalisé à Liège, j’ouvre un nouveau foyer de 80 lits. Je vais accueillir un jeune autiste hyperactif, qui détruit énormément tout ce qui lui passe dans les mains…
Pourriez vous me conseiller un ouvrage pour l’aider à diminuer ces comportements?
voici mon mail :sam@aupetitbonheur.eu
Merciii
Bonjour Sabine,
je vous recommande le livre Les troubles du comportement associés à l’autisme et aux autres handicaps mentaux, par Gloria Laxer et Paul Trehin, qui vous éclaireront sur les raisons des troubles du comportement, et vous donneront les moyens de les faire diminuer.
Amicalement,
Nathalie Hamidi