Le reste de la famille et les traits autistiques

Cela fait quelques jours que je remarque que certaines des mamans qui participent à Autisme Infantile parlent de leur passé, et des similitudes entre leur jeunesse et celle de leur enfant autiste.

Moi la première, je ne me suis pas inquiétée de suite des traits autistiques de Matthieu parce qu’il me rappellait mon enfance. Mon mari, pareil.

Je me rappelle ne pas avoir eu beaucoup d’amis. Je ne regardais pas les gens dans les yeux, j’avais ce que je crois être un petit délire de persécution du moment où quelqu’un s’adressait à moi. Je me rappelle avoir passé beaucoup de temps à tourner sur moi-même, à tripoter les interrupteurs des lumières, à regarder la poussière voler dans les rayons de soleil.

Quels sont vos « traits autistiques »? Avez-vous eu des similarités entre votre comportement, actuel ou passé, qui peut se comparer au comportement de votre enfant?

Est-ce que vous vous souvenez comment vous avez surmonté tel ou tel « trait autistique »? Est-ce que vous avez pu trouver un moyen de vous améliorer tout seul, ou est-ce que vous avez eu besoin d’une aide extérieure? Est-ce qu’encore aujourd’hui vous avez encore ce comportement?

Est-ce que vous pensez que tout cela peut être lié? Que le fait que nos « traits autistiques » soient passés à la génération suivante, peut-être moins chanceuse que nous sur leur intensité?

Discutez, partagez vos opinions dans les commentaires. Ce n’est pas important de savoir si c’est possible ou pas, ce qu’on veut c’est savoir ce que vous, vous en pensez.

22 thoughts on “Le reste de la famille et les traits autistiques

  1. Tu connais mon pint de vue sur la question Nathalie , je crois que c’est un des tous premiers trucs dont j’ai parlé avec toi lorsque je t’ai eue au tel la première fois ….Je pense que chez nous c’est absolument évident, d’ailleurs quand nous avosn rencontré V.R., on était en famille, dans un cadre vachement informel, la vraie vie quoi… Et çà n’a pas fait un pli , elle nous a tous mis dans le m^me panier :-) )) Hop , emballé c’est pesé :-) ))
    Mon mari comme moi, on a passé notre enfance et notre adolescence chez les psy…(avec de brillants résultats d’ailleurs ouarf !).
    Dans mon cas : agressivité contre les autres et contre moi m^me, très mauvaise gestion de la frustration, très lourds problèmes de sommeil (je ne dormait pas ni la nuit, ni à la sieste), très précoce intellectuellement , gros problèmes d’interaction sociale (je ne savais pas du tout comment rentrer dans un groupe, une converstaion un truc comme çà…je ne comprenais pas), stéréotypies : je passias des heures à graboter des petits points sur les jambes de ma mère, j’vais toujours un truc dans la bouche (d’ailleur on m’a mis un appareil avec une sorte de grille dans la bouche pour stopper çà), moi aussi je passais beaucoup de temps à regarder la poussière, je me rappelle que le soir dans mon lit j’examinais les grains sur ma tête de lit parce qu’en les fixant au bout d’un moment je les voyait bouger et j’adorais çà .Problèmes de placement de lavoix (trop fort trop grave avec rééduc orthophonique parce que je me suis abimée les cordes vocales), hypersensibilité auditive (oreille absolue , je n’entends pas une mélodie, j’entends des notes, je n’entends pas des accords, mais des superpositions de notes. J’ai d’ailleurs poursivi des études au conservatoire alors que je viens d’un mileiu où l’on écoutait pas du tout de musique). Intérêts restreints à la lecture et à la lecture seulement(je ne jouais jamais, je lisais, m^me en cours, m^me à la récéré, m^me à la maison, tout le temps).Je ne supportait pas l’odeur de mes parents, ni leur calins, je ne supportait pas qu’on me touche.Gros soucis dans l’acquisition de la propreté surtout au niveau du popo :-) )

    Et le plus rigolo a été un test passé dans le cadre d’un recrutement par un cabinet psy anglo saxon, qui m’a recontacté ensuite parce que les résultats étaient absolument étonnants notamment au niveau de la discrimination détail / global, et de la spatialisation …

    Tout a toujours été mis sur le compte de ma précocité et de mon adoption.mais bon…j’ai une autre opinion aujourd’hui…
    Quant à mon mari, ben disons qu’on est en plein dedans aussi: dans les interactions sociales, les intérets restreints (lui c’était le dessin), etc etc.
    Les chiens ne faisant pas des chats , Adrien a de jolis traits asperger mais c’est super gérable, et Stan est plus atteint, mais je ne suis pas loin de penser , parce que je suis optimiste , qu’il s’en sortira comme nous, puisqu’en plus dans son cas on a la chance d’être mieux informés que nos parents, et de savoir comment s’y prendre.On part de plus « bas » mais on arrivera au m^me point !

  2. Je n’étais pas sociable, n’aimait pas la compagnie des autres enfants, n’aimait pas les jeux collectifs.

    Je suis allée à l’école tard car je jouais très bien seule. j’aimais la compagnie des adultes pour discuter de choses intéressantes et pas de choses de « bébé ».

    J’étais très réservée, plus tard, on m’a dit que j’étais distante et froide. Je mets une carapace. En fait, je ne fais confiance à personne d’un prime abord. J’observe et accorde ma confiance à peu. J’ai très peu d’amis.

    Mon effacement en classe a été mis sur le compte de la précocité (j’ai parlé très tôt – 6 mois pour maman et papa, phrases/échanges à 18 mois). On avait proposé 2 sauts de classe que mes parents ont refusé car j’étais trop perfectionniste et je me mettais trop de pression. J’adore apprendre, tout sur tout.

    Je retiens des conversations, des numéros de téléphone, beaucoup de choses sans le vouloir.

    Pendant mon enfance/adolescence, je me suis intéressée dans l’ordre chronologique à la danse classique, l’égypte ancienne, l’aérospatiale, les Etats-Unis, les langues étrangères (commencées à 8 ans), la géopolitique, les relations internationales. Encore aujourd’hui je me documente sur tout: médécine, animaux, …

    Je n’aime pas les étreintes « subies » quand je n’ai pas demandé!! Et ma soeur jouait à me serrer dans ses bras pour me faire un câlin sachant que je n’aimais pas ça et que je me crispais. Ca la faisait et fait encore rire. Elle dit que je suis nerveuse!!!

    Je ne savais pas et ne sais toujours pas me comporter sans stress dans une assemblée de personnes non connues. C’est très stressant pour moi, en général je reste dans mon coin et parfois j’arrive à trouver dans ce monde une personne qui a les mêmes intérêts que moi et avec qui je peux discuter de choses réelles au lieu de faire du bla-bla sur la météo avec n’importe qui, ce qui ne m’apporte rien du tout.

    Esteban me ressemble sur certains points. Lui a en plus du flapping, des accès de violence envers son frère, des écholalies, des obsessions, des choses qu’il répète en boucle, des troubles alimentaires (sur ce point, je préférais aussi ce qui était mixé, liquide, ne supportait/supporte pas de trouver les fils de poireaux et autres petites particules insignifiantes dans une soupe ou une boisson) et une énorme carapace qu’il se met dès qu’on est à l’extérieur, qu’il n’est pas rassuré. Là il ne parle plus, s’agrippe à mes jambes et panique.

  3. Alors moi je viens tout contrebalancer dans cette théorie car ni mon mari ni moi n’avons de traits autistiques. J’ai toujours été très populaire à l’école, douée en classe (mais qui se reposait un peu sur ses capacités, il faut être honnête) avec pleins de copains et de copines. J’ai toujours été très sociable, mon père était musicien et dès mon jeune âge je suis montée sur scène, ai chanté, j’ai même joué de la basse dans des groupes, j’ai fait du théâtre, etc etc… Mon mari pareil, très populaire (un petit peu moins que moi quand même, a été un petit peu mis de côté quand il était petit mais ça n’a pas duré dans l’adolescence) mais bon, pas super doué à l’école et il n’aimait pas trop… Il a beaucoup d’amis, peut parler de tout avec tout le monde… Bref aucun souci d’ordre social pour ni l’un ni l’autre ni ailleurs dans ma famille d’ailleurs… Nous n’avons aucun cas de TEDs (et pourtant le père de mon mari a 16 frères et soeurs donc c’est une énorme famille) autour de nous… Nous n’avons même pas de TOC à vrai dire… LOL
    Nous adorons la foule, les gens différents, moi je peux blablater sur tout et n’importe quoi à vrai dire et mon mari aussi.. Donc je ne sais pas du tout si l’autisme de Pearl est génétique mais s’il l’est cela doit remonter à des générations!!!

  4. Moi aussi, avec le recul, je me dis que j’ai quelques traits autistiques ! Par exemple, j’ai toujours eu beaucoup de difficultés à me lier d’amitié. Une fois, de tous ceux que j’avais invités à mon anniversaire, personne n’est venu. Les amis que j’avais, j’avais du mal à les « partager » : il fallait que ce soit une amitié à deux, trois ou quatre, c’était trop.
    En grandissant, tout cela s’est estompé. Cependant, je ne suis toujours pas à l’aise en collectivité. Je ne sais pas parler de tout et de rien, je ne suis pas sociable du tout. Et je sens bien qu’il y a une sorte de « distance » entre les gens et moi, qui s’établit naturellement dans quelque groupe que ce soit, et sans que je sache pourquoi.
    Bon, cela dit, depuis que j’ai des enfants autistes, j’ai tendance à voir des autistes partout : je pense que mon regard est aussi déformé par mon expérience. J’ai peut-être quelques traits qui se rapprochent de l’autisme, mais à mon avis il y a beaucoup de gens qui sont dans mon cas et qui pour autant n’ont aucune personne autiste dans leur famille proche ou lointaine !

  5. Je n’ai pas eu de problème d’ordre social durant mon enfance ni mon mari d’ailleurs. Par contre, vers l’âge de 25 ans, après un très gros stress, j’ai commencé à être maniaque, phobique, etc….. en gros on peut appeler ça des tocs. Quand Nicolas a commencé à faire ses stéréotypies, je pensais que c’était du mimétisme : la manie de ranger par ex. Aussi, je me sentais super coupable. Maintenant, je sais que ce n’est pas du mimétisme donc je me sens encore coupable mais moins. Enfin les traits autistiques, les tocs, tout ça fait partie de la même famille.

  6. A une conférence, j’ai entendu nos bons docteurs parler de « phénotype élargi ». Et les mères dans leurs conversations de bistrot (pardon, de groupes de paroles)diagnostiquent allègrement les pères. Revanche sur les psychanalystes qui mettaient l’autisme sur le compte de la « mère froide ».

    Ma femme écrit dans un forum : « dans presque toutes les familles on trouve des ressemblances entre la personne Asperger et certains comportements d’autres membres de la famille.Dans plusieurs cas cela retarde même le diagnostic car de nombreux parents retrouvent dans leur enfant des traits communs.(…) Il s’en occupe donc seul le mercredi, et il est moins affecté par son étrangeté. Il retrouve chez elle certaines attitudes, certains types de fonctionnement qu’il partage ou a partagé. Il va donc freiner la prise en charge médico-psychologique. »

    Faute avouée est à 100% pardonnée ?

  7. Non mais c’est clair… moi je me suis revue petite, mon mari aussi, donc tout ça nous semblait bien normal au final. Mais maintenant que Matthieu grandit, ça se remarque de plus en plus.

  8. Mise à part une extrême timidité quand j’étais petite (d’où ma thérapie en devenant avocat !), aucun trait autistique en ce qui me concerne et idem pour mes soeurs et mon frère.

  9. En tout cas, c’est vrai, cela peut retarder le diagnostic, cela a été notre cas.

  10. Alicia a dit : « Donc je ne sais pas du tout si l’autisme de Pearl est génétique mais s’il l’est cela doit remonter à des générations!!! »

    Je n’en sais pas plus que vous au sujet des gênes. Quand il y a une prédispositon héréditaire, cela peut en eftet remonter à une ou deux générations.

    Il y a aussi ce qu’on appelle les mutations spontanées : c’est génétique, mais çà ne provient pas de l’hérédité.

  11. Pour nous en tout cas, il n’y a AUCUN cas signalé dans aucune famille (qui sont toutes extrêmement nombreuses : mon père avait 11 frères et soeurs, la mère de mon mari en avait 9, son père en avait 7 et ma mère avait 3 frères et une soeur ; ils ont tous eu des familles nombreuses à 4 ou 5 enfants, qui à leur tour ont eu à peu près tous des familles nombreuses).
    Juste chez nous, deux enfants atteints…

  12. Par contre, il y a dans nos familles un nombre significatif de : dépressifs, schizophrènes, maniaco-dépressifs…

  13. je dirais juste…
    Quand j’étais gamine..des heures et des heures enfermée dans ma chambre à écouter de la musique,à écrire…et à compter mes cheveux lol!!!
    une socialisation proche du zéro….due à une timidité extrème aussi….presque pas de sortie sauf vers l’adolescence mais je déteste la foule elle me fait paniquer encore aujourd’hui…..je n’irais jamais voir un concert par exemple ou alors il faut qu’il soit en plein-air et que je puisse avoir accés à un échappatoire
    je suis hyper claustrophobe
    j’ai des phobies en pagaille..

    je déteste lorsqu’on déplace les objets de place..dans les placards si les verres ou les boites de conserves ne sont pas au bon endroit ça me destabilise et je dois savoir qui les a déplacé et pourquoi!!
    je déteste les « surprises » et les imprévus me stressent à mort même pour des petits trucs.
    je gère trés mal les situations que je ne maitrise pas de bout en bout !!
    je ne sais pas trop utiliser la ‘diplomatie » si je dois dire une chose je la dis et souvent de façon trés maladroite et vexante alors que moi je ne vois pas le mal !!
    j’étais bonne élève mais il fallait toujours qu’il y ait une « carotte » sinon je ne faisais rien et il pouvait m’arriver de recopier 2 ou 3 fois le même cours si la présentation n’était pas parfaite et trés propre.
    alors je ne sais pas si cela relève des TED ou autres mais on je ne peux nier certaines similitudes évidentes !!!!!!!!!!

  14. Lorsque Pépite avait 6 ans on a fait passer des testes cognitif et affectif chez le psychologue scolaire. Elle avait eu des soucis avec la prof qui mettait tous ça sur ma maladie et mes absences.
    Haut la main qu’elle s’en est sortie avec l’affectif un peu en dessous de son âge. Mais rien de grave. On se ressemble comme deux gouttes d’eau…

    Teddy diagnostiqué SA, Pépite vient de l’être aussi,… et pas définition je suis bonne à mettre dans le même panier.

    Problème relationnel mis sur ma grande différence d’âge avec mes aînés, j’étais toujours avec des adultes. Puis différence de langue maternelle, autres centres d’intérêts vu que j’étais pas dans le même milieu que mes camarades de classe…
    Maintenant adulte, j’ai toujours autant de mal à rencontrer les gens hors de mon ordinateur. Voir des amis que j’aime beaucoup mais qui sont au départ les amis de mon mari ça m’angoisse énormément.
    Enfin pleins de petites choses qui font que… la manière d’écrire sans ponctuation ( j’essaie de m’améliorer continuellement) les tournure de phrases,..

    Mais du coté de leur papa ils ont deux TDAH et sûrement un SA aussi mais non diagnostiqué.

    Je n’ai pas peur pour les grands parce que maintenant on connaît leur différence et on va pouvoir les aider. Mais je me pose des questions sur le petit dernier que nous aimerons avoir. Parce que nous avons la chance de n’être que des cas relativement léger. Si nous sommes dans une branche de l’autisme transmettons nous cette branche la ou un peu d’une autre aussi ?

  15. article super intéressant et commentaires supers intéressants.

    je ne suis pas confrontée à l’autisme mais au TDA/H (trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité), et comme je te l’ai souvent dit, les parcours sont similaires.

    et donc pour la génétique, c’est similaire aussi ;)

    Alexandre, 10 ans 1/2 maintenant, a été diagnostiqué à 7 ans 1/2 et depuis qu’il est tout petit j’entends ma belle mère me dire qu’il est comme son père au même age : il bouge comme son père, il est nerveux comme son père, il n’en fait qu’à sa tête comme son père …

    Le diagnostic d’alexandre a donc permis à son père d’être diagnostiqué (enfin pas officiellement vu qu’il ne veut pas voir de spécialiste)

    hier, j’ai déjeuné avec la pédiatre qui a diagnostiqué alexandre, on a parlé génétique et elle m’a demandé si moi je n’avais pas vécu ce qu’alexandre vit. je lui ai dit que non. elle m’a demandé pourquoi je n’avais pas poursuivi mes études (j’ai le bac F8). j’ai répondu ce que je pensais, que j’éavais été une ado sage, qui n’avait fait aucune connerie, qui était moyenne dans ses études et qu’après le bac j’en avais ras le bol de l’école, j’avais envie de « vivre ».
    elle m’a répondu que vu ma finesse d’esprit et mon intelligence j’aurai pu sans problème aller plus loin dans les études et qu’en général les TDA n’ont pas le niveau d’étude qui leur correspond vraiment.

    et donc depuis hier je me questionne, est-ce que j’ai eu des amis étant enfant ? et bien j’avais des copines, oui, mais une meilleure amie, non, j’étais toujours la 3ème, celle qui se rajoutait au binome. je n’étais remuante mais je déborde d’énergie (encore maintenant). je ne pense pas avoir eu de troubles de l’attention, ni d’impulsivité, j’étais juste moyenne à l’école, en bossant plus j’aurai pu faire mieux mais bon.

    bref, plus j’y pense et plus je me dis que sans être TDA/H comme alexandre, je dois avoir des prédispositions génétiques et donc le mélange de gêne a donné un alexandre TDA/H et un mathieu pas diagnostiqué mais ayant quelques signes quand même.

    donc la génétique c’est OUI pour le TDA/H et je pense aussi pour l’austime.

    Maintenant ma petite contribution personnelle, est-ce que le TDA/H et l’autisme ne sont pas des évolutions de la race humaine ? on a bien perdu notre queue, nos machoires de carnassier, peut être que maintenant le cerveau mute et que bientôt tout le monde sera atteint d’un trouble quelconque. et c’est là qu’il faut que notre société change pour s’adapter à ce nouveau genre.

    j’espère ne pas avoir plombée l’ambiance avec mes élucubrations ;)

  16. Bonjour cest tres interessant toute ca, jai un enfant autiste de niveau leger un garcon, et moi je me rappelle de mon enfance pas beaucoup damis, timide, la difficulte a me communiquer avec les autres, peur au ridicule, pourrais avoir une liason, en fin maintenant je voudrais savoir votre opinion sur si je pourrais avoir une deuxieme enfant autiste mais avec une autre homme possible ou pas? merci

  17. Pingback: Un 26 novembre sur Autisme Infantile | Autisme Infantile

  18. perso, je pensais très fort que c’etait mon mari qui avait des traits autistes, et puis non, finalement, je comprends que c’est moi qui suis space. je me ssui tjrs sentie  » à part », mais sasn en prendre conscience, comme si ça allait de soi.
    Je ne savasi pas me défendre, pas comment agir dans un groupe. j’ia été tantot bocu émissaire ( je ne me défendais pas, je n’ai pas compris qu’il fallait riposter, je viens de comprendre ), tantot « la star » car je faisai la clown et je brillais par mes perf sportives ( en colo).

    je me susi refugiée dnas la musique à l’adoelscence. je restais seule à chanter dasn ma tete des morceaux de musique ( j’i al’oreille relative, je trouve toutes les notes en me référant à uen note de base pour que toute la musique se fasse en do majeur)

    j’ai craqué en seconde.
    fait de gros efforts pour m’accrocher niveau etudes.
    la guitar em’a rendu populaire dans les soirées, et m’ apermi de m’integrer. aux soirée j’avasi un role, c’ett clair, ej jouais de la guitare et chantais, ça evitait de parler comme ça.
    le sport aussi m’a sauvé, je faisais la clown.

    je passe pour spontannée, provocatriec alors que je dis simplement tout haut mes pensées, sans filtre.
    je suis tjrs sur le qui vive quand il y a une personne avec moi. j »ai l’impression que la personne voit mes pensées, me voit toute nue.
    je ne sais pas mettre de dsiatnce entre moi et une personne. Je susi vulnérable. Mais ça ne se voit pas, j’ai trouvé moyen de cacher cela. pourtant je transpire, mais apparemment ça ne se voit pas.

    Il n’y aqu’avec des personnes atyipiques que je me esn bien, rassurée, apaisée.

    J’ai été en remi sur moi à la petite enfance, de 0 à 3 ans. On m’a jugé « inadapté » « sauvage ».
    sinon..dans la lune dans la luen, et encore dan sla lune, vola ce qui ressort de mes bulletins scoalires.

    Je n’avais pas conscience de moi je crois à cette epoque. de comment m’habiller, comment bouger, quoi dire, je faisasi des grimaces.

  19. et bien je suis « rassurée » en lisant tout ça, les psys auraient raison, tout viendrait de la mère !! ^^
    je plaisante bien sur, mais en effet je me reconnais dans beaucoup de témoignages, timide, renfermée, introvertie, jamais un mot plus haut que l’autre pour pas attirer l’attention sur moi, très exclusif en amitié quand celle ci se présentait car étant tellement froide de premier aspect, pas beaucoup tentait de s’approcher ; beaucoup de tocs (encore aujourd’hui) : je ne peux pas quitter ma maison sans vérifier 10 fois que tout est bien fermé (gaz, eau, portes, fenêtres…)
    et surtout je dirais, toujours aujourd’hui, je ne supporte pas le contact physique, les bisous, les étreintes, les mains sur l’épaule même d’amis très proches sauf de mon amoureux et de mon fils.
    Je suis en cours de guérison ^^ et mon fils de 8 ans, diagnostiqué TED est beaucoup plus sociable que moi …comme quoi !!!

  20. Je suis contente de constater qu’on ne s’est pas fait de film avec mon amir le jour ou on a eu cette discussion sur l’éventualité de traits autistiques dans nos enfances respectives. Chez lui on a rien trouvé mais chez moi yavait matière, lol. J’ai toujours préféré être seule, même si je n’avais pas problème pour me faire des amis. J’avais une compréhension des chiffres différente (une psy scolaire en cinquième m’a dit que je souffrais surement de dyscalculie qui nécessiterait un apprentissage différent des maths, mes parents lui ont rit au nez en disant que j’étais simplement nulle en maths) qui m’a conduit d’échec en échec en cette matière au fil de ma scolarité. Le fait que je vois les chiffres en couleur n’a interpellé personne…
    Je n’arrivais à m’endormir qu’avec de la musique, je dormais avec une petite radio sous mon oreiller. Je passais des heures à écrire le même mot (mon prénom la plupart du temps), j’ai retrouvé des cahiers entiers de ces gribouillages. Et je continue à le faire aujourd’hui quand je veux me détendre, ça me met dans un état proche de la méditation.
    J’ai toujours mal supporté le contact jusqu’à ce que j’ai des enfants. Aujourd’hui je ne supporte d’être touchée que par ma famille tres proche (enfants, mari). Quand j’étais petite, mes parents trouvaient que je faisais beaucoup la tête parce qu’en fait, je ne témoigne pas beaucoup d’émotion visuelle au visage, ça me vaut aujourd’hui d’être considérée comme hautaine, froide voir méprisante quand on ne me connaît pas. Un détail, depuis que je suis en âge de parler, je n’ai jamais crié/hurlé et aujourd’hui encore, j’en suis incapable. Quand je suis vraiment en rage ou très affectée, je ne peux plus dire un mot.

    Bref, des tas de détails que seule une mère d’autiste qui se pose des questions relèvera dans son enfance en se disant : Et si…

  21. Non tous ces signes me dont totalement étranger , rien du tout dans mon enfance. Juste un peu timide mais ça n a rien à voir. Par contre mon fils ainée a une une petite enfance Tres difficile qu il surmonté vers 6 ans. Son frère lui a eu une petite enfance facile et les problèmes on commencé vers 18 mois. Et se sont agravé vers 3 ans pour s agraver chaque année. Mais le diagnostique de TED ne m a pas satisfaite , je crois que c est un diagnostique des apparences. Le vrai problèmes et ses causes est encore une vrai énigme . Il ne ressemble pas a un enfant autiste, que vu de l extérieur par des attitudes étranges.

  22. Je me reconnais aussi dans ce que vous dites, et je me suis déjà posée la question.

    J’étais souvent seule avec jamais plus d’une ou 2 copines. Le plus souvent, j’étais plus à l’aise soit avec des beaucoup plus jeunes, soit avec les adultes. Pratiquement jusqu’à mon entrée en fac, j’étais bouc émissaire. Au collège, je me réfugiai toutes les récréations dans la bibliothèque où j’ai beaucoup lu (j’adorai lire, je pouvais lire un we entier). J’étais très bonne en math, calcul, et vision dans l’espace. Je peux retourner un objet dans ma tête pour le visualiser différemment. Je suis aussi bonne sans apprentissage en orientation, ça me semble naturel quand d’autres doivent y réfléchir.
    J’ai eu mon premier petit ami à 24ans, avant je n’ai jamais regardé les garçons.
    J’ai de nombreuses phobies et j’ai horreur du téléphone, je préfère me déplacer et parler au gens en face, même s’il m’ait très difficile de faire une demande si la réponse peut être négative.
    Mon frère et ma soeur ont eu eux aussi des problèmes d’intégration dans les groupes d’élèves.
    Le père de mon fils lui est dyslexique.

    Peut-être que tout était réuni pour l’autisme de mon fils…

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