On n’en parle pas souvent, mais les beaux-parents des enfants autistes sont aussi concernés, il n’y a pas que les parents. Dans une position plus délicate encore que les parents, ils peuvent aussi participer à la vie et aux progrès de l’enfant autiste qui fait maintenant partie de leur famille. Quel est le rôle des beaux-parents dans la vie d’un enfant autiste?
Comment votre conjoint a-t-il trouvé sa place dans le tourbillon de la vie et des prises en charge de votre enfant? Quel rôle a-t-il pris, quel est son apport pour votre enfant? Partagez dans les commentaires.


Merci Nathalie, d’avoir posé la question !
C’est un peu l’occasion pour moi, et sûrement pour beaucoup d’autres mamans, de faire honneur à l’implication quotidienne et au soutien sans faille de mon mari.
Il n’est pas le père biologique de Matteo. Ce dernier, comme beaucoup, a préféré partir dès qu’il a appris que notre fils avait un handicap mental.
Mon mari, lui, a accepté Matteo avec sa différence, tout de suite.
Pourtant à l’époque, Matteo n’était pas encore l’enfant qu’il est aujourd’hui : il était vraiment dans son monde, sa stéréotypie orale par exemple, était extrêmement présente et très fatigante.
Il a beaucoup testé Jérôme, au début, et ça n’a pas été facile : c’était le premier petit enfant que mon mari côtoyait…
Au début il a pensé que les attitudes de Matteo étaient de la provocation, il ne savait pas comment réagir, il a fait quelques erreurs en se posant parfois en rival plus qu’en adulte.
Mais il a très vite accepté de se remettre en question, il a rencontré les soignants de Matteo, et une phrase de la psychologue, surtout, a provoqué le déclic : « Matteo cherche à savoir jusqu’où vous l’aimez ».
Depuis, Jérôme est le papa de Matteo, un papa de cœur, celui qui est là dans tous les moments du quotidien, les faciles comme les difficiles.
Il est là quand Matteo est malade, quand il apprend à jouer, quand il apprend à communiquer, à devenir propre ; Il l’accompagne à l’école et à ses séances de soin, et suit tous ses progrès avec fierté, puisqu’il sait qu’il y contribue grandement.
Aujourd’hui, Matteo, qui pourtant ne prononce que quelques mots, l’appelle « papa » avec conviction, il le répète d’ailleurs plusieurs fois par jour, cherchant toujours la réaction de Jérôme, qui ne manque jamais de lui répondre : « Papa ? Oui, c’est moi ton papa ! ».
Matteo ne s’y trompe pas.
Mon mari, son beau-père, est bien devenu son papa.
Un très beau-papa !
Très beau témoignage Claire et bisous à ta petite famille.
ce sont des supers papas
mon fils aime mon mari autant que son père. Mais je sens qu’il trouve plus de réconfort par rapport à ses soucis avec son papou qu’avec son papa.
Mon mari a des soucis de santé aussi et du coup il comprend mieux ce que le petit vit. Donc pour lui cela n’a rien changé à l’affection qu’il porte à notre petit loup et c’est un vrai soutient pour avancer.
J’étais une maman isolée avec mon enfant autiste quand il y a peu un homme est entré dans notre vie mon bout de chou a fait des progrès énorme et attend toujours avec impatience le retour de son beau papa car ils font la bagarre et ont une complicité hors du commun pour la première fois mon amour est a son comble
Hum, hum … Comme cette question me parle !
Mon fils, Léo, a eu un beau-père durant 2 ans.
Entre eux tout allait bien dans le sens où Léo n’a jamais vécu avec son père alors il a apprécié cette présence masculine à ses côtés : les jeux des mamans et les jeux « entre homme » étant trés différents !
Mon fils a tout de suite aimé cet homme qui conduisait (moi je ne conduis pas), qui jouait à la bagarre, qui courait …
Ce beau-père n’ayant pas (encore) d’enfant ne jouait pas de rôle éducatif auprès de Léo.
Je travaillais à mi temps, Léo était scolarisé à 90 % et avait seulement à l’époque 2 rdv/semaine donc c’est moi qui gérais tout.
Je n’en demandais pas plus à cet homme car il travaillait à temps plein, loin de notre domicile et je pensais que ce n’était pas son rôle (nous n’habitions pas complétement ensemble).
Comme nous parlions d’avoir un enfant ensemble, j’attendais que cet homme devienne père, qu’un enfant « à nous » arrive dans notre couple pour former vraiment une famille.
J’étais déjà super reconnaissante à cet homme d’accepter mon enfant, mon enfant « différent », mes contraintes, mes angoisses, mes peurs etc
Nous avons eu un enfant ensemble et nous nous sommes séparés trés vite à la naissance de notre bébé.
Impossible de nous mettre d’accord sur la résidence du bébé puisqu’il demandait une résidence alternée … Notre bébé avait 6 mois et n’était même pas sevré !
Bataille juridique … Cet homme s’est servi de l’autisme de mon ainé pour me discréditer en tant que mère !
Il a demandé une expertise médicopsychologique. Il l’a obtenue. Dessus on peut y lire :
»
« L’autisme de Léo semble un point extrêmement sensible; en effet, dans une attitude très défendue, Mme H. (c’est moi !) n’explique cette pathologie que dans sa dimension neurologique et génétique. Or, l’état actuel de la science n’exclut pas, dans la survenue de l’autisme, un trouble de la relation mère enfant. Nous ne sommes pas en mesure de poser la moindre hypothèse sur l’étiologie de cette pathologie pour Léo, mais nous avons noté la véhémence, voire l’animosité, de Mme H. envers toute position théorique divergente de la sienne. Elle ne peut envisager le moindre questionnement sur son fonctionnement psychique et autour des liens instaurés avec son fils. Nous devons reconnaître ses bonnes dispositions maternelles mais elle est peut être trop exclusive en tant que mère.
Bien entendu, ce point n’est pas au centre de notre intervention, mais il nous a semblé révélateur du fonctionnement de Mme H. Ainsi, à la suite de ce positionnement, s’est organisé un ensemble de comportements et d’intervention très actives voire militantes pour que Léo soit suivi par des organisations spécialisées et qu’il reste scolarisé dans les établissements de secteur.
Nous voyons une analogie dans la façon dont Mme H. appréhende la maladie de son fils et la façon dont elle conçoit la paternité … »
« Il (le père du bébé) n’ose formuler ouvertement les angoisses qui le préoccupent : comment vont s’instaurer les liens mère enfant pour son propre fils et y a t-il des risques pour qu’il (le bébé) développe une pathologie et des troubles du comportement tels ceux de son frère ? »
» Bien évidemment, nous ne risquerons pas à des hypothèses étiologiques quant à la pathologie spécifique de Léo, mais il nous semble important de tenir compte des inquiétudes et des angoisses de Mr A (le père du bébé) , formulées à demi-mot, sur le développement psychologique de son fils. »
La résidence alternée de notre bébé a été statué.
Notre bébé n’avait que 16 mois !
J’ai fait appel du jugement, notre appel est pour fin juin.
Oh là là Muriel, ça me choque, ça me choque, ça me met hors de moi! Tu nous tiens au courant de la suite, surtout! Si on peut faire quelque chose pour toi dis-le nous.
Merci Nath,
J’y réfléchis … Je te tiens au courant …
Peut être rien pour mon appel mais une suite de courriers à la psy qui a fait cette expertise pour une assoc’ qui travaille avec le TGI mais qui consulte aussi en libéral dans le 11ème à Paris ?????
Chaipas … A voir …
Merci en tous cas.
Hello,
Oh la la Muriel, oui, ça m’a tellement abasourdie cette histoire avec Léo pris en otage par ton ex ! Quelle horreur ! Je ne comprendrais jamais à quel point les gens peuvent être pervers…et c’est la raison pour laquelle je pourrais dire que l’autisme est un handicap…plus par rapport au fait qu’il y a des gens qui ne se gêneront pas pour en profiter et user de leur malveillance. Enfin…je ne veux pas m’égarer de sujet…J’ai eu principalement 2 ex et un ami depuis 4 ans, alors je peux parler des deux autres…entre plusieurs autres de passage…ah ben oui, que voulez vous…si la chaussure de Cendrillon a du être essayée par plusieurs pieds…moi c’est le contraire, j’ai du en essayer plusieurs paires pour trouver « la bonne »…et encore, on n’est jamais vraiment sûr(e)…Mais tant qu’il y a de la vie, y a de l’espoir !
L’homme que j’ai connu juste après ma séparation avec le père biologique de ma fille, était trop jeune et on n’avait pas de diagnostic à cette époque. Il était plus jeune que moi, nous avons vécu durant un an, mais je ne peux pas dire qu’il ait brillé par sa présence et par l’éducation qu’il apportait…la laissait faire un peu ce qu’elle voulait et se coucher tard lorsque je sortais, je rentrais tardivement, elle était encore debout, la couche pleine et la plupart du temps, lui collé à l’ordi et elle en train de faire pleins de bêtises (elle avait émietté une fois un pain de mie entier dans tout l’appart)…autant dire que j’étais furieuse en rentrant ! Par la suite, j’ai eu un ami durant 3 mois, il a été super avec elle…lui lisait des histoires…mais j’ai appris qu’il menait une double vie…ce qui a mis fin à notre relation…Mon ami, depuis 4 ans ne vit pas avec nous. Dès le départ, nous avons opté pour ne pas vivre ensemble et pour ne pas avoir d’autres enfants ensemble. Ayant une différence d’âge qui me semblait en effet justifier qu’il ne veuille pas à nouveau être père…puisqu’il a déjà 2 enfants d’une première union et ils sont à l’âge adulte…j’ai moi même mis un terme à la procréation en subissant une légère intervention pour me stériliser. Oui ça fait hard comme ça, mais je ne voyais pas d’autre issue possible au fait que je ne voulais plus assumer tout toute seule avec d’autres enfants en prime ! Sans compter que j’ai du batailler dur pour obtenir un logement plus grand dans lequel j’ai ma chambre…et donc trouver enfin mes repères et avoir mon intimité…eh oui ça compte ! Mon ami n’a pas vraiment participé à la vie de ma fille, à part qu’il l’a cherchée de temps en temps à l’école et au SESSAD pour me rendre service…uniquement parce que je n’avais pas d’autre solution. Il a mis longtemps à percuter qu’elle pouvait avoir des sentiments et avoir envie qu’on lui parle…j’avoue que j’ai souvent pensé qu’il n’était pas l’homme idéal comme substitut de père…mais les vrais papas et compagnons potentiels ne se bousculant pas au portillon, et ayant malgré tout une relation assez complice avec lui…j’ai attendu avant de me décider…après lui avoir mis les points sur les i, comme le fait qu’il m’avait choisie avec un enfant (et un chat) et qu’il ne pouvait pas se conduire comme s’il n’avait aucune responsabilité dans l’affaire, il a fini par se réveiller un peu et lorsqu’il est là, c’est limite s’ils ne se disputent pas pour savoir qui parlera en premier. Il y a plus d’interaction entre eux, ils s’adressent davantage l’un à l’autre sans passer par moi (car je délègue et je leur dis que je ne suis pas le messager). Je pense que c’est loin d’être idéal, mais qu’est ce qui l’est vraiment ? Je suis entourée d’ami(e)s, de personnes qui comptent pour moi et je continue à inclure dans ma vie des personnes que j’aime beaucoup….même si je ne les connais pas depuis très longtemps ou si on ne se voit pas souvent…du coup ça compense et ça permet aussi de donner l’exemple à ma fille : La personne qui partage notre lit ne doit pas avoir la responsabilité de tout dans notre vie…on ne doit pas mettre une seule personne comme pilier de sa vie…sinon, le jour où le pilier se barre ou s’il est défaillant, absent, tout se casse la figure. Il m’a fallu bien du temps pour réaliser ça…ça peut sembler banal et évident à certains…on ne le comprend pas toujours et pas de suite…mon ami n’est donc qu’un ami…il n’est pas tous mes amis…et encore moins toute ma famille. Et c’est cela que j’ai souhaité transmettre à mon enfant…Demain, je ne sais pas si mon ami sera toujours à mes côtés, peut être, peut être pas…qui vivra verra…mais je me dis une chose…Aucune autre personne ne remplacera jamais ma famille de coeur : mes ami(e)s ! Et pour mes ami(e)s, je pense que la plupart respectent mon enfant et respectent mes choix…s’il en était autrement, ils ne feraient pas partie de ma vie.