Cet article fait suite à Après le diagnostic: les réactions, et fait partie d’une série d’articles consacrés aux difficultés rencontrées après la découverte ou la confirmation de l’autisme de son enfant.

« Pourquoi moi? Comment est-ce que je vais m’en sortir? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça? »

Une citation de Anne Bernard, une romancière québecquoise, me parait utile et tout à fait à propos:

Accepter l’inévitable sans révolte, ne pas s’apitoyer sur soi, penser encore à être utile, bien sûr, c’est cela le courage, beaucoup plus que des actes héroïques.

Nous, parents d’enfants autistes, nous ne sommes pas des victimes. Du coup, rien ne sert de nous apitoyer sur notre sort, même si après l’annonce du diagnostic, c’est plutôt tentant.

Nous ne sommes pas des personnes au bout du rouleau, nous ne sommes pas des pauvres petites choses à qui le ciel vient de tomber sur la tête: nous sommes des héros du quotidien. Les gens autour de nous n’ont pas à avoir pitié de nous, ils devraient au contraire nous envier notre courage, notre passion, notre amour pour nos enfants différents, notre acceptation de la différence, notre résistance, notre intelligence face à l’inconnue qu’est l’autisme.

Nous n’avons pas à pleurer sur notre propre sort, car nous sommes partis pour vivre la plus grande aventure de notre vie: le combat à la fois face au handicap, pour aider notre enfant, et pour le handicap, pour que celui-ci soit mieux compris et accepté à l’avenir. Nous avons un vrai rôle à jouer, vous avez une occasion d’être reconnu parmi les vôtres ou à la postérité comme des personnes fortes et de qui il faut se souvenir.

Avez-vous eu une période d’apitoiement? Est-ce que vous avez réussi à vous en sortir, et comment? Mais surtout, êtes-vous prêts à cesser et à devenir un héros du quotidien? Partagez dans les commentaires.